FESTIVAL D’ECHTERNACH: Yo-Yo Ma enfin à la Philharmonie

Le vendredi 19 octobre 2007, Yo-Yo Ma donnera à la Philharmonie de Luxembourg un récital Bach. Le Festival d’Echternach reste fidèle à sa tradition, de nous offrir des récitals pour violoncelle par les plus grands cellistes du monde.

Yo-Yo Ma, violoncelliste américain, d’origine chinoise est né en France le 7 octobre 1955 de parents émigrés à Paris, venant de Hong Kong. Marina Lu, sa mère, était chanteuse et Hiao Tsiun Ma son père était violoniste et compositeur.

Par cet environnement familial Ma était prédestiné à la musique. A quatre ans il commence l’étude du violoncelle avec son père pour donner son premier concert à six ans à Paris avec une suite de Bach. A sept ans, il part avec ses parents à New York pour suivre l’enseignement de Janos Scholz puis de Leonard Rose à la Juilliard School of Music. Dès huit ans il débute sa carrière professionnelle auprès de Leonard Bernstein dans le cadre d’un concert donné à la télévision américaine. C’est d’ailleurs Bernstein qui l’orienta vers Leonard Rose. Sa curiosité exceptionnelle l’incita à interrompre ses études à la Juilliard et d’étudier l’histoire, l’anthropologie et la littérature à l’université de Harvard. Impressionné par l’art de Pablo Casals il revint à l’étude du violoncelle au début des années 1970. En 1976 il obtint le « bachelor’s degree » à Harvard. Parallèlement il développe son art de celliste, comme soliste avec des grands orchestres mais aussi comme interprète de musique de chambre, souvent avec son copain Emanuel Ax au piano, auquel le lie une franche amitié depuis les années à Juilliard.Yo-Yo Ma, artiste inspiré par une exceptionnelle ouverture et tolérance artistique goûte à de multiples formes musicales comme le jazz et le tango. Avec les peuples du désert Kalahari, il s’est passionné en Afrique aux musiques traditionnelles et « primitives ». A plusieurs reprises il a travaillé avec le compositeur de musiques de films John Williams (Sept ans au Tibet, Mémoires d’une geisha).

Rien d’étonnant non plus, qu’il ait parrainé l’Orchestre Divan occidental-oriental et l’Orchestre israélo-arabe dirigé par Daniel Barenboïm. En 1998, il prend l’initiative du projet « Silk Road » (Route de la Soie) dans le but de promouvoir l’étude des diverses traditions culturelles, artistiques et intellectuelles présentes sur le tracé de l’ancienne voie commerciale qu’est la route de la soie, de la Méditerranée à l’océan Pacifique.

Humaniste et citoyen du monde, Yo-Yo Ma s’engage beaucoup pour la liberté. Il n’a pas hésité à défendre l’intérêt des musiciens auprès d’une commission du parlement américain, afin d’obtenir des modalités simplifiées pour l’obtention d’un visa. Ceci après des harcèlements mesquins de deux musiciens iraniens du « Silk Road » par les autorités américaines. En 2006, Ma est nommé messager de la paix des Nations Unies. Mission dans laquelle il s’implique beaucoup plus que certains autres de ses confrères.

Yo-Yo Ma interprétera à la Philharmonie les suites pour violoncelle-solo No 3,2 et 6 de Bach. Selon des musicologues avertis, les six suites pour violoncelle-solo furent composées par Bach en contrepartie des six sonates pour violon-solo écrites à la même époque. Il est bien connu qu’accepter d’interpréter ces œuvres de Bach, équivaut à jouer aux échecs avec un maître dont le talent est mille fois supérieur à celui du joueur. Après tous les grands cellistes comme Rostropovitch et Bilsma notamment, Yo-Yo Ma relève ce défi. Nous espérons qu’il réussira dans l’interprétation de cette merveilleuse et vivante musique que sont ces Suites de Bach. Bien que comme le dit le très grand Anner Bilsma « Personne ne sera jamais tout à fait satisfait de l’interprétation qu’il donne de ces Suites. Il y demeurera toujours beaucoup de non-dit … »

Si vous voulez savoir comment cela c’est passé, rendez-vous sur le site http://paulmoes.over-blog.com, un compte-rendu y sera publié dans la semaine qui suit le concert.


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