POP-ROCK: All « Ex »’s

Loin d’être un tapis de pétrole, les gars d’Exsonvaldes, savent combiner mélancolie et cordes dures.

Ont un sens d’humour
comme une marée noire: Exsonvaldes.

Nous sommes fin 1999 quand le guitariste de Wildscream, un groupe de skatecore, rencontre les membres d’un groupe appelé Jamspawn. L’entente entre Antoine (guitare), Simon (guitare et chant), Guillaume (basse) – et Martin (batterie) est immédiate et voilà que ça ne durera pas longtemps pour qu’un nouveau groupe voit la lumière du jour: Exsonvaldes, ou tout juste ‚Exson‘, pour les habitués.

Les quatre musiciens répètent une fois par semaine, pour le plaisir de la chose, et se produisent sur une des scènes de la Fête de la Musique en 2000. Le concert est un désastre complet. Ils sont pourtant loin d’être découragés, bien au contraire. Les idées sont riches, leurs morceaux aussi…il y a assez de matière à être travaillée – et c’est ce qu’ils font. Quelque temps après suivent de longues heures dans un petit studio pour en sortir quatre titres regroupés sous le nom « Sons/Silences ». C’est avec ce petit CD-démo qu’ils se sont élancés dans le monde du pop-rock. Le second jet n’a pas tardé: « Someday If I Want To » sort en 2002. Les critiques sont séduits par un son qui se situe entre le post-rock et la pop et qui rappelle souvent celui de groupes comme Radiohead, Nirvana ou Chokebore. Les quatre musiciens ont la mélodie dans le coeur et le rock dans les cordes : une intensité faite pour plaire aux mélancoliques durs à cuire.

Depuis, ils ont joué une centaine de concerts, principalement en France, où le public est grandissant. Fort de ces premières expériences, le groupe signe avec le label Noise Digger et sort, en 2004, l’album « Time We Spent Together », masterisé par Mike Marsh (Klaxons, Depeche Mode). Ils ont maintenant accès à des scènes plus grandes comme l’Orangerie du Botanique de Bruxelles ou l’Elysée Montmartre à Paris, aux côtés de Girls in Hawaii ou Ghinzu.

L’année dernière, Exsonvaldes compose la musique pour un court-métrage de Naël Marandin, « Corps Etrangers », projeté au festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand il y a quelques semaines. Le film raconte l’histoire d’une rencontre entre une Chinoise tout juste arrivée en France et un jeune homme qui ne trouve pas de satisfaction dans la vie qu’il mène.

Pour Exson, c’est l’occasion de toucher un public nouveau, au delà des sonorités de la pop et du rock.

Le public luxembourgeois pourra se faire une opinion du groupe français mercredi prochain au d:qliq, où ils seront accompagnés d’Exnova, groupe genevois qui existe depuis plus de sept ans. Leur dernier album, « La Baveuse », est sorti en 2007. Ils jouent un style de musique plutôt inqualifiable entre noise-rock et chanson française. Sans synthétiseurs, ils mettent ainsi le poids sur le jeu des guitares et du Rhodes, un piano électronique, déjà utilisé par les Doors. Le quintet helvétique a su s’imposer dans le paysage francophone sans trop se prendre au sérieux, toujours avec une pointe d’humour dans leurs prestations.

Entre la pop, la chanson française, le noisy et le post-rock, mercredi prochain sera bel et bien une soirée « ex » au d:qliq, ce qui n’empêche pas de goûter à des sonorités – presque – nouvelles.

Exsonvaldes et Exnova, d:qliq, mercredi 23 avril, à partir de 21 heures


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