Confusion autour des 116

Comme si souvent, une « harmonisation » européenne est à l’origine d’une série de confusions. En 2007, la Commission européenne décide de réserver un numéro – le 116 000 – pour les cas de disparitions de mineurs. Le Luxembourg a traîné des pieds jusqu’en octobre 2012 pour enfin instaurer ce numéro. Pourtant, un autre service – le 116 111, anciennement le 12345, Kanner a Jugendtelefon – réservé aux mineurs en détresse psycho-sociale existe déjà. Mais sa mission principale, justement cette écoute pour les mineurs, a été transférée au 116 000. Le hic : pendant les heures de bureau, c’est le personnel formé de l’office national de l’enfance qui décroche, mais en dehors, l’appel est transféré vers la police, dont les agents ne sont pas formés pour ce travail délicat, mais guidés par des « formulaires détaillés ». La députée verte Josée Lorsché a demandé des explications à la ministre de la famille sur cette situation pas claire et a reçu comme réponse une énumération d’arguments qui cachent mal le fait que même le ministère navigue à vue, mais ne veut rien changer. « Ce n’est pas la première fois que cela arrive », dit-elle, interrogée par le woxx. « Mais il est regrettable que même le ministère ne prenne pas au sérieux ces problèmes. Je n’ai rien contre la police, mais je doute que tous les parents veuillent directement recourir à ce moyen ultime en cas de fugue de mineur. Et en même temps, il n’est pas certain qu’un jeune en détresse veuille vraiment parler à la police en premier lieu. »


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