INDIE-ROCK: Go with the Flow

Artaban, c`est tout d`abord l`histoire de deux frères passionnés de musique depuis l`enfance et qui décident de laver leur linge en famille. Entretien avec ce dernier, Max Nilles, avant la sortie de leur second album « Flow ».

woxx : Quelles sont les origines d`Artaban ?

Max Nilles : Mon frère Charles et moi avons toujours écouté beaucoup de musique. Après nos études et notre retour au Luxembourg, nous avons créé Artaban en 2006 en tant que duo tout d’abord, avant de faire nos premiers concerts en 2007.

Quelles sont les influences du groupe ? Vos inspirations tant musicales que cinématographiques vu votre nom tiré de la série des films « Fantomas » ?

On écoute vraiment de tout ! Autant de l’indie des années 1990 que de l’electro de labels tels que Ninja Tune ou Warp, l’electro actuelle, du hip-hop ou des BO de films, c’est vraiment très varié. Côté cinéma, nous aimons particulièrement la paire Sergio Leone/E. Morricone, Michel Magne, John Barry, Lalo Schifrin ou plus récemment la BO de « Drive » par exemple.

Deuxième sortie pour le groupe, à quoi peut-on s’attendre de nouveau sur cette nouvelle livraison ? Y a-t-il une évolution par rapport aux précédents enregistrements ?

Le nouvel album est relativement différent, il sonne plus analogique. Entre-temps Aurélie nous a rejoint et joue divers instruments comme du Rhodes, divers synthés ou même de la flûte. « Flow » sonne pour moi un peu plus sombre que « Landscapes » et est aussi plus varié avec l’ajout de quelques parties chantées. Au final, on pourrait même dire un peu plus pop probablement.

J’ai entendu du chant sur le nouvel album. Aviez-vous besoin d’ajouter des mots à votre musique pour retranscrire vos émotions ?

Des mots oui, mais pas de longues histoires ou de narrations ; du coup l’ajout des voix n’était pas forcément impératif. Le besoin d’ajouter des voix est plus une volonté d’ajouter une nouvelle dynamique musicale. Ainsi le chant est plus utilisé comme un nouvel instrument, pas forcément comme le moyen de faire passer un message.

Artaban c’est maintenant toi, ton frère et ta femme. C’est important de travailler en famille ? Pas trop compliqué parfois de naviguer entre la dimension artistique et la vie de tous les jours ?

C’est forcément dangereux de travailler avec sa femme bien sûr, mais tu peux avoir une confiance aveugle avec ton frère et ta femme car nous nous entendons très bien et ne nous prenons pas au sérieux dans la vie de tous les jours. Il y a une stabilité que tu trouveras plus difficilement hors de la famille ; en tout cas, parmi mes expériences personnelles passées, j’ai souvent été déçu humainement à ce niveau-là.

Le son d’Artaban est relativement unique : dans quelle mouvance vous situez-vous ? Avec quels artistes rêveriez-vous de partager l’affiche et qui seraient en parfaite corrélation avec votre style ?

Avec « Landscapes » on faisait quelque chose d’assez aérien, de lumineux. Maintenant « Flow » sonne probablement un peu plus sombre, sans être plus rapide ni plus lent non plus. En gros, ce que je veux dire c’est qu’on pourrait aussi faire un troisième album qui n’a rien à voir, ainsi on ne s’accroche pas à un style en particulier. Partager l’affiche avec? il y en a tellement? Boards of Canada peut-être mais surtout collaborer ou travailler sur un projet cinématographique.

Quels sont vos projets futurs ?

Au cours des dernières années, nous avons fait beaucoup de remixes et de collaborations diverses, donc nous nous voyons bien continuer de la même manière. Je pense que l’aspect visuel du groupe est également une partie importante de notre musique que nous allons sûrement développer. Tout est possible, on ne veut pas s’enfermer dans un style ni une discipline. Personne ne nous impose quoi que ce soit, donc on fera ce que l’on sent au moment venu.

Qu’attendez-vous de votre release la semaine prochaine ?

Contents de remonter sur scène et surtout dans cette configuration, car ce sera le premier concert dans cette formation. Ravis de faire ça à l’Exit avec Raftside, qui fait son retour également, et Sun Glitters qu’on apprécie. Bref le rendez-vous des trentenaires (rires).

Ce vendredi 4 octobre à l’Exit07.


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