SPECTACLE MUSICAL: Sans bourdes

Avec son spectacle « Drumblebee », le metteur en scène luxembourgeois Dan Tanson, a raflé pour la deuxième fois de suite le « Yeah ! Award », une récompense méritée pour ce spectacle ludique et didactique.

Musiciens et acteurs en même temps : le « Quatuor Beat ».

Il y a des spectacles qui vieillissent mal, mais il y en a aussi dont on ne se lasse pas. « Drumblebee » se situe clairement dans la deuxième catégorie. Créé une première fois en avril 2012, à la Philharmonie Luxembourg, récompensé par un « Yeah Award – Young EARopean Award » en 2013 et montré sur les scènes internationales – les dernières représentations ont eu lieu en novembre 2013 au « Kids Euro Festival » à Washington -, il revient au Luxembourg ce weekend pour quatre représentations au Grand Théâtre.

Le spectacle, dont la base musicale utilise des thèmes connus comme le fameux « Vol du bourdon » de Rimsky-Korsakov, est en fait une combinaison de plusieurs disciplines. La musique d’abord, dont le Quatuor Beat est en charge. Formation parisienne, qui comprend quatre percussionistes aguerris – Gabriel Benlolo, Aurélien Carsalade, Jérôme Guicherd et Laurent Fraiche -, elle assure le fond aussi bien que la forme du spectacle. La percussion, ce ne sont pas seulement des instruments rythmiques, comme on pourrait le croire, mais aussi des supports mélodiques, comme par exemple le xylophone ou le marimbaphone. Et le Quatuor Beat excelle sur toute la gamme, c’est le moins qu’on puisse dire, quand on voit comment ils savent jouer à quatre sur un seul xylophone le « Vol du bourdon » en alternance et dans le rythme endiablé de cette pièce.

Mais la musique n’est pas tout. Il y a aussi la mise en scène et la chorégraphie. Assisté par l’experte Ela Baumann, qui fait partie du « Traffik Theater » de Luxembourg, le metteur en scène Dan Tanson a conçu un spectacle qui se passe de paroles – ce qui le rend compatible avec une audience internationale, tout en déjouant les différences linguistiques propres au public local. Ce n’est pas la première fois que Tanson choisit ce stratagème : pour toucher le coeur des enfants, c’est même une de ses spécialités. Depuis le milieu des années 1990 – et une première production à succès baptisée « Espèce d’espèce – Les Zerkiens »-, il a enchaîné les succès avec des pièces et des spectacles qui jouent tous sur la même corde – celle du théâtre pour enfants, mais pas forcément enfantin – en aquérant petit à petit une renommée internationale dans cette niche culturelle.

Et puis, s’il a choisi la langue internationale de la musique, il y ajoute aussi le comique. Ainsi, « Drumblebee » devient un voyage onirique dans le monde de la musique avec des pointes humoristiques qui se basent sur le comique de situation et les gags qui incluent les instruments autant que les musiciens. Les percussionistes tiennent alors un double rôle de musiciens et d’acteurs.

Donc, si vous voulez faire un beau cadeau de Noël à vos enfants et à vous-même, prenez le temps de passer au Grand Théâtre ce weekend.

Au Grand Théâtre, les 3 et 4 janvier, toujours à 11h et 15h.


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