Dreamworks studios: Shrek

Présenté en compétition au dernier Festival de Cannes, le dessin animé „Shrek“ des studios Dreamworks, a enthousiasmé toute la presse internationale, faisant de ce film la Palme d’Or du coeur.

La belle et la bête!
www.dreamworksfansite.com/shrek

Ne vous fiez pas aux apparences!

Comme tous les contes de fée, le film débute par „il était une fois“ sans toutefois refléter les sempiternelles rengaines des dessins animés Disney. On le sait, les studios Dreamworks sont les concurrents des studios Disney. Et, pour réussir leur coup, il fallait absolument montrer quelque chose de nouveau. Mission accomplie. Non seulement, ils nous ont évité les incontournables chansonnettes poussées pour un rien par les héros et le traditionnel Happy End, mais en plus, nous avons droit à des personnages tellement bien conçus que l’on peut voir, (et c’est une première) leurs sentiments, comme s’il s’agissait de véritables personnages.

Avec la qualité graphique, „Shrek“ marque un premier point. Le second est décroché grâce au rendu des personnages et de leur voix off. Principalement Eddy Murphy dans la peau d’un âne, aurait amplement mérité le prix de l’interprétation. Le troisième point, et ce n’est pas le moindre, est mérité parce que ce film a réussi à dérider toute la presse internationale lors de sa projection à Cannes, alors qu’en général la plupart sont des „culs coincés“. Le quatrième point est attribué pour l’humour et la subtilité de différentes scènes qui sont des références à certains longs-métrages dits „sérieux“ ou tout simplement des petites piques lancées au studio concurrent. Et enfin, si nous attribuons ce cinquième point pour atteindre le sans faute, c’est pour avoir pensé et conçu un dessin animé qui fera le plaisir des enfants mais aussi des parents.

Un ermite tout dégueulasse

Shrek est un horrible ogre vert tout dégueulasse représentant l’anti-héros par excellence comme les studios Disney les hait. Il vit en ermite dans les marais. Ce choix de vie n’est pas tout à fait le sien, mais son côté répugnant n’attire vraiment personne. Un jour, des créatures féeriques viennent squatter son domaine afin de se protéger contre le terrible Lord Farquaad. Furieux de voir sa vie paisible bousculée par tant de monde, Shrek décide d’aller voir le Lord pour lui proposer un marché. Il lui propose d’aller délivrer des griffes d’un horrible dragon une jeune et belle princesse afin que le Lord puisse l’épouser et ainsi donner un héritier au trône. Mais une fois la mission accomplie, Shrek se rendra compte que la princesse possède un secret qui changera sa vie une bonne fois pour toutes.

Avec la venue de l’informatique dans le monde du cinéma, ce dernier a nettement évolué au niveau des effets spéciaux. Mais lorsque Pixar a débarqué sur le marché avec „Toy Story“, le premier dessin animé entièrement conçu en image de synthèse, le monde du dessin animé c’est vu renaître. Aujourd’hui, avec „Shrek“, la technique va encore plus loin. Les personnages sont plus vrais que nature, les décors hyper-réalistes et le résultat l’est tout autant. Bien entendu, le dessin animé peut être d’un point de vue technique parfait, il ne serait rien sans un bon scénario. Dans ce cas précis, rien à redire non plus au niveau de l’histoire et encore moins sur l’humour, sans oublier la dimension psychologique que les auteurs ont su donner aux différents personnages. „Shrek“ est un dessin animé parfait même si certains vous diront que la perfection ne fait pas partie de ce monde.


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