Folk-Clupp : « De vrais dinosaures »

En 2002, nous avons fêté le 25e anniversaire du Folk-Clupp. Et nous revoici pour lancer la célébration du 40e. Entretien avec Marco Uhres, Martine Goergen et Jérôme Levy.

Marco Uhres, Martine Goergen et Jérôme Levy, trois des cinq dinosaures du comité du Folk-Clupp. (Photo : Paca Rimbau Hernandez)

woxx : Y a-t-il des changements à signaler depuis 2002 ?


Folk-Clupp : Bien sûr. Pour commencer, le nombre de membres du comité s’est réduit à cinq : Marco Uhres, Martine Goergen, Jérôme Levy, Marc Espen et Aloyse Harles. De vrais dinosaures ! Et la vie est devenue un peu plus compliquée pour le Folk-Clupp, notamment en ce qui concerne l’organisation. mehr lesen / lire plus

Série « Après les papiers » (4/4) 
: Jeunes et pleines d’espoir


Originaire de Santa Rita do Planalto (Brésil), Ronane est arrivée au Luxembourg en janvier 2003, à l’âge de 24 ans. En 2007, dans l’exposition « Retour de Babel », sa tête était cachée dans une boîte en carton. Plus maintenant.

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« Je suis une habitante du Luxembourg. » (Photo : © Andrés Lejona/CLAE/Retour de Babel 2007
)

Je viens de Santa Rita do Planalto, un très petit village d’Itanhém, dans l’État brésilien de Bahia. Ma meilleure amie, marraine de ma fille, s’était installée au Luxembourg et m’a suggéré de la rejoindre. Les conditions de vie chez moi étaient vraiment difficiles et je me suis décidée. mehr lesen / lire plus

Série « Après les papiers » (3/4)
 : Comme une pierre taillée


Originaire de Berat en Albanie, Bashkim est arrivé avec son épouse en septembre 2000. Depuis seize ans, ils construisent leur vie ici avec leur fils, qui est né au Luxembourg.

Berat, située sur la rive droite de la rivière Osum. (Photo : Jason Rogers/flickr, CC BY 2.0)

Berat, située sur la rive droite de la rivière Osum. (Photo : Jason Rogers/flickr, CC BY 2.0)

Je viens de Berat, une ville très ancienne au centre de l’Albanie. Elle a hébergé de nombreuses civilisations, dont chacune a contribué à bâtir son histoire et a laissé des traces sur les pierres. Moi-même, je suis comme une pierre taillée : j’ai beaucoup bougé, dans le but de reconstruire le puzzle de la vie. mehr lesen / lire plus

Série « Après les papiers » (2/4)
 : Jamais de regrets

Aubert est originaire de Côte d‘Ivoire. Il est arrivé au Luxembourg avec sa femme en 2008 et a reçu ses papiers deux ans plus tard. Il revient ici sur sur sa vie depuis qu‘il a quitté son pays d‘origine.

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La ville natale d’Aubert, Man, est célèbre pour ses cascades. (Photo : Markos Kavesna/flickr)

Mon épouse, enceinte, et moi sommes arrivés en mai 2008. Des amis nous avaient aidé à quitter la Côte d’Ivoire. Après une première étape en Italie et un long voyage en voiture, nous nous sommes retrouvés à la gare de Luxembourg. C’était un jour ouvrable, tôt le matin. mehr lesen / lire plus

Série « Après les papiers » (1/4)
 : Être libre de vivre


Sandra a 20 ans. Originaire du Kosovo, elle est arrivée au Luxembourg en 2010. Ses papiers, elle les a obtenus en 2016 seulement. Elle revient ici sur son parcours de combattante.

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Vue sur Mogila, au Kosovo,
depuis Prilep en Macédoine. (Photo : Markos Kavesna/flickr
)

Je viens de Mogila, un petit village du sud du Kosovo, près de la frontière avec la Macédoine. J’y ai habité jusqu’à mes 14 ans, avec mes parents et mes deux frères.

Nous sommes arrivés à la gare de Luxembourg le dimanche 18 juillet 2010, après un long voyage en camionnette. Il n’y avait personne dans la rue. mehr lesen / lire plus

OPE: Témoignages

Louise (*)

Arrivée : Une connaissance m’en a parlé. Je m’intéressais au théâtre et en particulier à l’improvisation. Je n’étais même pas inscrite à l’Adem. Quand j’ai téléphoné à Archipel, une agente de développement culturel m’a dit que je devais le faire. Je l’ai fait, pour recevoir une carte d’assignation. La placeuse de l’Adem m’a posé beaucoup de problèmes, car j’étais trop qualifiée pour aller travailler chez Archipel. Je ne comprenais vraiment pas, car l’activité me paraissait intéressante. Je me suis battue pour cette carte d’assignation et après cinq mois, j’ai enfin intégré le projet Théâtre Forum. J’ai commencé à travailler en même temps que deux autres comédiennes. mehr lesen / lire plus

ÉCONOMIE SOLIDAIRE ET RÉEMPLOI: « Den OPE ass dout »

Deux mois après le licenciement des collaboratrices et collaborateurs d’Objectif plein emploi, le woxx tire un premier bilan.

Par Paca Rimbau Hernández et Richard Graf

Ce vendredi 28 juin, l’avant-dernière page d‘ « Objectif plein emploi » sera tournée : les responsables de l’initiative vont mettre définitivement la clé sous le paillasson au centre de ressources, c’est-à-dire le siège situé au Moulin Bestgen à Schifflange. L’a.s.b.l. va continuer à exister formellement, car une assignation en dissolution lui a été adressée le 29 mai. Les responsables devront donc comparaître devant le tribunal, qui dissoudra définitivement cette entité qui employait, il y a peu encore, plus de 100 personnes. mehr lesen / lire plus

LITTERATURE ESPAGNOLE: « Ces jours bleus et ce soleil de l’enfance »

Parmi les exilés qui n’ont pas eu l’occasion de retourner en Espagne se trouve le poète Antonio Machado, décédé à Collioure le 22 février 1939, quelques jours après avoir traversé la frontière. Le professeur de littérature espagnole de l’université de Saragosse, José-Carlos Mainer donne des détails sur son sort et son art.

ANTONIO MACHADO
Poète espagnol, né en 1875 et mort en 1939. Il fut un membre du mouvement littéraire connu sous le nom de génération de 98. Ses textes mélancoliques et intimistes racontent son amour de la terre mais aussi les tragédies qui le frappèrent de son vivant, comme la mort de sa jeune femme Leonor.

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GUERRE D’ESPAGNE: Récupérer la mémoire

Alicia Alted Vigil est professeure d’histoire. Elle est notamment spécialiste de la guerre civil et de l’exil espagnol qui s’ensuivit.

ALICIA ALTED VIGIL
est professeure d’histoire contemporaine à l’Université Nationale d’Education à Distance de Madrid (UNED) et membre du Réseau européen Exilio et de la direction d’AEMIC (Association pour l’étude des exils et des migrations ibériques contemporains). Lundi 23 novembre, à 19h30, au casino de Bonnevoie, elle tiendra une conférence intitulée: Les exilés républicains espagnols dans une Europe en guerre.

woxx : Peut-on parler d’étapes ou de moments marquants de l’exil
républicain espagnol ?

Alicia Alted Vigil : L’exil strictu sensu se produit suite à la défaite du front catalan, le 26 janvier 1936. mehr lesen / lire plus

SELMA HADROVIC-SCHAULS: Aidez-moi, j’ai un accent

Après « Sevdah de luxe », Selma Hadrovic-Schauls, née à Mostar en 1962, présente son nouveau travail : le CD « Aidez-moi, j’ai un accent ». Le lancement a eu lieu par des concerts à la Philharmonie et dans le cadre du 1er mai à Neumünster.

woxx : Depuis « Sevdah de luxe » en avril 2002 (1) jusqu’à « Aidez-moi, j’ai un accent », qu’est-ce qui a changé en vous ? Quelle est l’évolution depuis le travail précédant ?

Selma Hadrovic-Schauls : En 2002, suite au démembrement de l’ex-Yougoslavie, j’ai voulu présenter mon histoire en chantant comme je le faisais avec les amis de mon pays, pour soulager la douleur et garder les souvenirs. mehr lesen / lire plus

HANDICAP: L’essentiel est invisible

José Alfaro Gómez est né à Cadix en 1965, dans une famille de cinq enfants. Il est agent de développement social. Depuis septembre 2007, il travaille au Luxembourg, en tant que stagiaire dans le cadre du programme pilote du Parlement européen en faveur des personnes handicapées. Il interviendra lors de la soirée documentaire du 23 février, dédiée au thème « Handicap et accessibilité », dans le cadre de la troisième édition d’ « Autres Regards » – qui aura lieu au centre culturel de rencontre de l’abbaye de Neumünster.

On voit mal qu‘il voit mal, pourtant José Alfaro Gómez a été discriminé à cause de son handicap.

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LITTERATURE: Se souvenir du passé

Dans son roman „El vano ayer“, l’écrivain espagnol Isaac Rosa s’interroge sur la perception actuelle de la période franquiste. Entretien sur des questions de mémoire.

woxx: Au début de votre roman, vous posez la question ‚Sera-t-il possible, finalement, que le roman ne soit pas vain, mais nécessaire?‘ Nécessaire pour qui et pour quoi, en fait?

Isaac Rosa: Le voeu que le roman ’ne soit pas vain, mais nécessaire‘ relève plus de mes intentions en tant qu’auteur que de la perception éventuelle qu’en ont les lecteurs. Pour moi, un roman ’nécessaire‘ doit tenter d’esquisser une image du franquisme et ouvrir un débat, poser les bonnes questions, c’est-à-dire, son but ne doit pas être seulement de distraire le lecteur. mehr lesen / lire plus

DANSE: Pas d’art sans éthique

Danseur, chorégraphe et auteur d’une déontologie de la danse: l’Espagnol Javier Latorre présente son spectacle „Rinconete y Cortadillo“.

Javier Latorre danse à Paris en 1992. Désormais il consacre son talent à la chorégraphie.

Maestro et enseignant, ces deux qualificatifs apparaissent dans votre manifeste déontologique paru en 2001. Comment vous décririez-vous?

Javier Latorre: Lorsque je monte des chorégraphies ou lorsque j’étais danseur, je me considère et me considérais „maestro“, parce que je suis quelqu’un qui fait très bien son travail. Mais je me considère également comme un bon enseignant. En fait, j’ai une des meilleures équipes de danseurs d’Espagne.

Qu’est-ce qui vous caractérise en tant qu’enseignant? mehr lesen / lire plus

PILE ET FACE (4): PABLO SANCHEZ TRUJILLO: Cent pour cent espagnol, cent pour cent luxembourgeois

C’est à l’âge de onze ans que Pablo Sánchez Trujillo est arrivé au Luxembourg. Il est devenu entrepreneur, tout en militant dans des mouvements de gauche, persuadé qu’il faut se battre pour une société plus juste et plus égalitaire.

Woxx : Pablo, comment êtes-vous arrivé au Luxembourg?

Pablo Sánchez Trujillo: Ce n’est pas moi qui ai choisi. Mon père y habitait tout seul pendant deux ou trois ans. Je suis venu le rejoindre avec ma mère. Et nous sommes restés.

Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance et adolescence?

Mes souvenirs d’Espagne, de mon enfance, sont heureux. Ceux du temps après mon arrivée ici le sont moins, à cause du dépaysement, du climat … J’ai fait ma scolarité ici, avec tous les problèmes d’un enfant qui change de pays à l’âge de onze ans, notamment la différence de langues. mehr lesen / lire plus

PILE ET FACE (3): MIGUEL BETEGON: „Le lieu idéal n’existe pas“

„Mon chez-moi est l’endroit où se trouvent
mes livres“ …

Miguel Betegón: „Quand on aime quelque chose on s’y implique de plus en plus.“

D’apparence tranquille et posée, il est grand, brun et possède une voix belle et sonore. Tout petit, il voulait devenir employé des transports publics. Désormais, il en est plutôt devenu client. „Je travaille à la Cour des comptes européeenne et collabore au Cercle culturel Antonio Machado, ce qui me permet d’employer mon temps libre d’une façon très agréable et, je crois, constructive“.

woxx: Quel a été votre parcours professionnel au Grand-Duché jusqu’ici?

Miguel Betegón: Je suis venu d’Espagne en février 1988. mehr lesen / lire plus

PILE OU FACE (2): „Je veux garder ma liberté“

Si le papillon bat des ailes en Asie, le monde change.“ (Lao-Tse)

Jeannot Schmitz: „Si on est prêt à affronter les défis, on peut travailler n’importe où.“

Les cheveux longs, des petites lunettes „à la Trotski“- on pourrait s’imaginer que Jeannot Schmitz fait partie d’un groupe de musique ou d’un mouvement Post-soixante-huitard. C’est pourtant au Bureau des Enregistrements et domaines qu’il nous accueille. Surprise.

Woxx: Jeannot, que faites- vous pendant les heures de bureau?

Jeannot Schmitz: Je travaille dans un service de l'“Enregistrement“ qui concerne l’application directe d’un taux de TVA inférieur au taux normal. Je reçois le courrier des demandeurs, je le trie, et je vérifie si les demandes sont bonnes pour accord ou à refuser. mehr lesen / lire plus

MARTINE PINZI: „Nous nous sommes enfermés dans de petites prisons“

Femme issue de l’immigration italienne, née en France, ancienne frontalière et résidant depuis sept ans au Grand-Duché. Responsable depuis 1986 de l'“International Kindergarten Luxembourg“, citoyenne militante pour la paix, mère et grande-mère. Voilà, en bref, Martine Pinzi.

Pour Martine Pinzi „Tous différents, tous égaux“ est un slogan qu’il faut savoir vivre sur le terrain.

woxx: Expliquez-nous le concept de l'“International Kindergarten“.

Martine Pinzi: Il a été crée par un collectif de femmes anglo-saxonnes et danoises, avec le but initial de donner aux enfants – anglo-saxons, américains et scandinaves, au départ – la possibilité de se retrouver et de jouer ensemble quelques jours par semaine. mehr lesen / lire plus

HENRI WEHENKEL: Résister ne se conjugue pas au passé

A l’occasion du „2e Forum social européen“ à Paris, nous nous sommes entretenus avec Henri Wehenkel, un des participants luxembourgeois, professeur d’histoire à la retraite, historien, chercheur, politiquement engagé „depuis toujours“, mais jamais politicien.

woxx: Parti communiste, Déi Lénk, ABI-L, Comité pour une paix juste au Proche-Orient Ù Tout cela fait-il partie de „votre“ résistance globale?

Henri Wehenkel: Bien sûr. Nous assistons à l’expansion du darwinisme social: la lutte de tous contre tous pour la survie. Ce qui est nouveau par rapport à ce qu’on vivait il y a 20 ou 30 ans c’est non seulement la disparition de la séparation entre le premier et le deuxième monde, mais aussi la „tiers-mondialisation“ du premier monde. mehr lesen / lire plus

SERGE HOFFMANN: La résistance ne se limite pas au combat patriotique

Entretien avec
Serge Hoffmann, président actuel des „Amis des Brigades
internationales – Luxembourg“.

„Au Luxembourg, 102 personnes se sont engagées dans les brigades internationales“. A côté d’être président des „Amis des Brigades internationales – Luxembourg“,
Serge Hoffmann est aussi conservateur des archives nationales.

Tout commence en novembre 1997, quand de nombreuses personnes ont rendu hommage aux volontaires des Brigades internationales partis du Luxembourg. Le sculpteur Lucien Wercollier a offert une oeuvre, inspirée par ses souvenirs de guerre, intitulée „-No pasarán!“, le cri le plus emblématique de la résistance anti-franquiste. En 1998 a été créée l’a.s.b.l. „Amis des Brigades Internationales-Luxembourg“ (ABIL) et chaque année celle-ci honore les personnes qui sont parties se battre pour le gouvernement démocratiquement élu de la deuxième république espagnole. mehr lesen / lire plus

NI VU NI CONNU: METIERS SANS VISAGE (FIN): Une vie derrière le rideau

A regarder ses yeux magnifiques et son beau sourire, on l’imaginerait bien dans un rôle d’un de nos films préférés. Elle, par contre, a choisi de rester en arrière-plan. „Ma place est derrière le rideau. C’est là où je suis le plus utile.“

Aurélie Elich: „Les films d’époque, c’est passionnant. C’est le cas par exemple du film réalisé par Peter Webber „La jeune fille et la perle“ où j’ai travaillé avec Jenny Shircore, qui a reçu l’Oscar du meilleur maquillage pour le film Elizabeth.“

Aurélie Elich est Bruxelloise, elle a 25 ans et travaille depuis sept ans comme maquilleuse professionnelle. Depuis deux ans, elle vit au Luxembourg, où elle aide les acteurs et les actrices à „se mettre dans la peau de leur personnage“. mehr lesen / lire plus