MARK NEVELDINE: Brave New World

De prime abord, « Gamer » est déjà un spectacle de science-fiction à couper le souffle. Mais ce film écrit et réalisé par le tandem Neveldine/Taylor est aussi une critique acerbe et jouissive de notre société.

« Gamer » n’offre pas mal de perspectives.

« Dans un futur pas si lointain », le milliardaire Ken Castle devient l’homme le plus riche du monde grâce à « Slayers », un jeu vidéo bien plus que réaliste. En effet, les combattants qui s’y affrontent, jusqu’à la mort, sont des condamnés à la peine capitale auxquels l’on promet la libération, s’ils survivent à plus de trente parties. Aucun d’entre eux n’est toutefois parvenu à en dépasser dix, mis à part Kable, qui n’est plus qu’à trois combats de l’amnistie. mehr lesen / lire plus

CEDRIC KAHN: Je t’aime, moi non plus

« Les Regrets », avec Yvan Attal et Valeria Bruni-Tedeschi : Un mélodrame nerveux qui ose le pathétique sans tomber dans le ridicule.

Ni avec, ni sans les détours de l’amour et de l’attraction sont au centre du nouveau film de Cédric Kahn.

Mathieu Lievin (Yvan Attal), un architecte parisien, revient dans la petite ville où il a grandi pour assister sa mère mourante. Dans la rue, il tombe sur Maya (Valeria Bruni-Tedeschi), son amour de jeunesse. Bien que les deux ne se soient pas revus depuis une quinzaine d’années, bien qu’ils aient refait leur vie et soient tous deux mariés, ils vont reprendre leur relation là où ils l’avaient abandonnée : dans la passion et la douleur. mehr lesen / lire plus

JACQUES AUDIARD: Les Années d’apprentissage

Dans « un prophète » le réalisateur français Jacques Audiard raconte l’ascension de Malik, un jeune délinquant. Une histoire épique sur fonds d’univers carcéral qui donne le film le plus magistral de la rentrée.

En prison, on n’apprend pas que le nettoyage…

Malik El Djebena a 19 ans, une gueule de gamin, il est maghrébin, analphabète, sans parents et sans le sou. Autant dire qu’il est plutôt mal armé lorsqu’il entre en prison pour y purger une peine de six ans. A l’autre bout de la chaîne alimentaire, le parrain corse César Luciani souhaite éliminer un rival arabe. Il lui faut pour cela quelqu’un qui pourrait approcher ce dernier sans éveiller son attention. mehr lesen / lire plus

MICHAEL MANN: Casseur de banques

Dans « Public enemies », le réalisateur américain Michael Mann nous raconte l’épopée de John Dillinger, l’« ennemi public n°1 » dans l’Amérique des années 1930. Un film de gangsters sombre, ambitieux et à la beauté formelle époustouflante, servi par une distribution impeccable.

Dommage qu’il n’y ait pas de Dillinger à notre époque…

Dans l’Amérique de la Grande Dépression, le braqueur de banques John Dillinger devient une véritable star. Narquois, téméraire et charmeur, il se bâtit une image de Robin des Bois en s’attaquant à des institutions largement discréditées par le rôle qu’elles ont joué dans le déclenchement de la crise. J. Edgar Hoover perçoit cette popularité comme une insulte directe à l’égard de sa personne et de l’administration qu’il est en train de construire : le FBI. mehr lesen / lire plus

WOODY ALLEN: Cheveux blancs, humour noir

Avec son dernier film « Whatever Works », Woody Allen revient à sa chère ville de New York. Une oeuvre charmante, sans plus, mais un formidable numéro de Larry David, l’interprète principal.

Mais où sont donc passés les chefs-d’oeuvre du passé new-yorkais ?

Boris Yelnikoff est un sexagénaire excentrique, bougeon et misanthrope. Depuis sa tentative de suicide ratée, ce génie autoproclamé – à ses dires il aurait failli obtenir un prix Nobel de physique – partage ses journées entre les cours d’échecs qu’il prodigue à de jeunes sous-doués et les terrasses de son quartier, où il déverse quotidiennement le flot sarcastique de ses idées noires. mehr lesen / lire plus

RIAD SATTOUF: Les années biactol

« Les beaux gosses » est le premier film de Riad Sattouf. Le dessinateur de bandes dessinées y raconte avec un humour corrosif les déboires de deux adolescents complexés. Une chronique de l’âge ingrat sensible et pleine de justesse.

Espérons qu’il n’est pas en train de rêver là.

Les beaux gosses, ce sont Hervé (Vincent Lacoste), avec ses pulls sans forme et ses joues de hamster et son pote Camel (Anthony Sonigo), qui arbore fièrement une coupe de cheveux qui n’aurait pas déplu au Rudi Völler du mondial 1990. Les deux collégiens se prennent rateau après rateau auprès des filles, jusqu’au jour où Hervé se rend compte qu’il aurait ses chances avec la jolie Aurore (Alice Trémolières). mehr lesen / lire plus

STIEG LARSSON: L’espoir qui venait du froid

Attendu par des millions de fans à travers le monde, « Les hommes qui n’aimaient pas les femmes », premier volet de la série « Millenium », sort au cinéma. Une production 100% nordique qui tient ses promesses.

Les rôles de Henrik Vanger et de Mikael Blomkvist sont interprétées par Sven-Bertil Taube et Michaell Nyqvist.

Le douloureux rituel se perpétue depuis la mystérieuse disparition d’Harriet, il y a près de quarante ans. Le jour de son anniversaire, Henrik Vanger reçoit un colis anonyme dont le contenu, une fleur encadrée, vient raviver la douleur causée par la perte de sa nièce bien aimée. Mais cette année, l’octogénaire baron d’industrie décide de confier l’enquête à quelqu’un qui n’a plus rien à perdre. mehr lesen / lire plus

J. J. ABRAMS: Vers l’infini et au-delà

« Star Trek » est de retour sur grand écran. L’immortelle série des années 1960 en est à sa dixième adaptation. Cette fois-ci J. J. Abrams a souhaité revenir aux sources.

Tout refait chez « Star Trek ».

En l’an 2.233, l’USS Kelvin, avec son équipage très beau et très gentil (ce sont les Gentils) est attaqué par un gigantesque vaisseau inconnu, piloté par des êtres très laids et très méchants (ce sont les Méchants). Son bâtiment étant rapidement mis hors de combat, le capitaine est contraint de se rendre sur la passerelle des assaillants où il est traîtreusement assassiné. Son second, Georges Kirk, ordonne alors l’évacuation de tous les passagers, y compris celle de sa jeune femme enceinte. mehr lesen / lire plus

BERTRAND TAVERNIER: A mi-américain

« In the Electric Mist », est le premier film du réalisateur français Bertrand Tavernier tourné aux Etats-Unis. Ce grand cinéphile a visiblement pris plaisir à manier les codes du cinéma américain, mais a raté son adaptation.

Et oui, la punition corporelle est toujours de mise au Sud des States…

Le corps mutilé d’une jeune fille est retrouvé dans un baillou des environs de New Iberia, en plein pays cajun. L’enquête est confiée au sheriff Dave Robicheaux qui va bientôt se retrouver sur la trace d’un tueur en série qui s’en prend de préférence à de très jeunes femmes. Au même moment, l’enquêteur va croiser le chemin d’Elrod Sykes, star d’Hollywood, buveur, fantasque et visionnaire sur les bords. mehr lesen / lire plus

STEVEN SODERBERGH: Marxisme lénifiant

Dans « Che – 2e partie : guérilla », le réalisateur américain Steven Soderbergh raconte la fin d’Ernesto Guevara. Un film qui, à force de coller aux événements, s’enfonce dans la lourdeur et l’ennui.

Long et interminable chemin de croix pour le Che et … le spectateur.

A la fin de l’épisode précédent, Steven Soderbergh avait abandonné Ernesto Che Guevara au bord de la route, celle qui devait mener le révolutionnaire argentin à la Havane, au pouvoir et à l’accomplissement de ce qui fut probablement la révolution la plus populaire de la deuxième moitié du 20e siècle. Dans le second volet de son diptyque consacré au Che, le réalisateur américain saute presque une décennie, pour reprendre le récit au dernier chapitre. mehr lesen / lire plus

STEVEN SODERBERGH: « Hasta la victoria » : Episode One

Les diptyques sont à la mode en ce moment. Après Mesrine 1 et 2, voici le biopic en deux parties que Steven Soderbergh consacre à Ernesto « Che » Guevara. Sortie cette semaine du premier volet : « Che : The Argentine ». Un film minutieux et didactique.

Même la révolution a besoin de sa pause-cigares syndicale …

En novembre 1956 une petite troupe de Cubains embarque sur un mauvais rafiot, le Granma. Ils partent libérer leur île du dictateur Batista. A leur tête se trouvent les frères Fidel et Raul Castro. Un jeune médecin argentin est également du voyage, Ernesto Guevara, surnommé « Che » en raison d’un tic de langage de son pays d’origine. mehr lesen / lire plus

ANTONELLO GRIMALDI: Banc de touche

Tiré du roman de Sandro Veronesi, « Caos calmo » est un drame italien qui parle du deuil et de l’aliénation de l’existence moderne. Un film poussif malgré un Nanni Moretti en pleine forme.

Il ne suffit pas de s’éterniser sur un banc pour explorer les tréfonds psychologiques du deuil et de la disparition.

En rentrant de la plage, Pietro Paladini (Nanni Moretti) découvre Claudia, sa fille, éplorée. La fillette vient de passer plusieurs heures auprès du cadavre de sa mère, décédée brutalement dans le jardin de la maison de vacances familiale. Accablé par les remords de n’avoir pu préserver son enfant et de ne savoir pleurer son épouse, ce cadre supérieur sombre insidieusement dans le « chaos calme » de la dépression. mehr lesen / lire plus

JAMES GREY: J’ai deux amours?

Avec « Two Lovers », son dernier film, James Grey nous raconte une histoire d’amour triangulaire où s’affrontent sentiments et nécessités. Amateurs d’eau de rose s’abstenir.

Le cercle
familial :
prison des
émotions ou havre de paix et de sécurité ?

Leonard (Joaquin Phoenix), la trentaine bien entamée, est un homme déprimé. Son existence étant après tout arrivé à un point mort, il accepte de rencontrer Sandra (Vinessa Shaw), la fille des Cohen, ce couple auxquels ses parents souhaitent revendre leur laverie. Le lendemain, dans sa cage d’escalier, il tombe nez à nez avec Michelle (Gwyneth Paltrow), la troublante voisine du dessus. Tiraillé entre deux pôles amoureux radicalement antagonistes, Leonard va peu à peu retrouver sa voie parmi les vivants. mehr lesen / lire plus

JEAN-FRANCOIS RICHET: Le rebelle sans cause

Suite de « L’Instinct de mort », qui racontait les débuts de la carrière de bandit de Jacques Mesrine, « L’Ennemi public n. 1 » dépeint la déraison des dernières années et sa fin inéluctable. Dernier acte de la tragédie.

La maturité d’un grand fauve : Jacques Mesrine, incarné par Vincent Cassel.

« Mésse-rine Jâaques » dit le policier à voix haute, tandis qu’il commence à taper son rapport. « Oh, la dactylo-là », s’emporte alors le prévenu, sans aucune indulgence pour les rondeurs de l’accent méridional de l’officier, « on dit pas Messerine, on dit Mérine ! Comme tu dirais Miroménil, pas Miromessenile. » La scène sur laquelle s’ouvre le deuxième volet de la saga consacrée au bandit légendaire, « L’Ennemi public n. mehr lesen / lire plus

JEAN-FRANCOIS RICHET: L’ennemi fait pour le public

« L’Instinct de mort » est consacré à Jacques Mesrine, l’ennemi public qui enfonça les portes de la société du spectacle, calibre en main. Du grand spectacle, efficace et sans complaisance.

Gangster aussi controversé que brutal: Jacques Mesrine a marqué l’imagination
de son temps.

« On a armé ma main au son de la Marseillaise et cette main a pris le goût de l’arme », confiait Jacques Mesrine dans « L’Instinct de mort », l’autobiographie qu’il écrivit à la prison de la Santé, un an avant son ultime évasion, deux ans avant sa mort. Adapté de ce livre, le film de Jean-François Richet semble tirer toutes les conclusions de la citation, avec ce qu’elle comporte d’esprit de révolte, de contradiction, de provocation, mais aussi de forfanterie et de perversité. mehr lesen / lire plus