JAZZ: Michel Reis: „A young mind“

CD „A young mind“ chez WPR

Tandis que nos footballeurs continuent de perdre inlassablement, nos artistes, en l’occurrence les musiciens de jazz, gagnent de plus en plus souvent sur le plan international. Après la victoire de l’année dernière de Pascal Schumacher au tremplin international de jazz à Avignon, c’est au tour du pianiste Michel Reis de se faire remarquer. Et cela en obtenant une quatrième place lors de la première édition de la compétition internationale pour musiciens de jazz à Moscou, réservée cette année aux seuls pianistes âgés de 18 à 26 ans. Sortant du lot de 250 participants, Michel Reis a certainement dû impressionner les membres du jury international, dont le pianiste franco-algérien Martial Solal. mehr lesen / lire plus

CLASSIQUE: Saxophone – rossignol

Interpréter sur un saxophone soprano des airs d’opéra écrits aux 17e et 18e siècles pour voix de castrat constitue pour le moins une approche insolite de la musique baroque! Et pourtant, la tessiture ainsi que le timbre clair aux relents graves du saxophone soprano conviennent bien pour réinterpréter une musique qui risque de sombrer dans l’oubli parce que la pratique barbare de châtrer des garçons pour servir la cause de l’art vocal n’est plus de mise. Sur „Il canto dell’Usignolo Nadine Kauffmann, impressionnante de maîtrise instrumentale, fait chanter et pleurer son instrument avec une expressivité proche de la voix humaine. Georges Urwald l’accompagne au clavecin avec retenue et espièglerie, notamment dans les interludes qu’il a su pimenter de quelques accords bien contemporains. mehr lesen / lire plus

CONCERTS: Clervaux fait la cour au jazz

Resserrée sur deux journées au lieu de trois, la quatrième édition du festival „JazzClervaux“ met en valeur musiciens luxembourgeois et découvertes internationales.

Pascal Schumacher Quartette

Le seul festival de jazz au Luxembourg se met au régime pour mieux vivre, alors que tous les ingrédients semblaient réunis pour garantir un succès croissant: le cadre idyllique de la cour du château de Clervaux, une organisation sans faille, des tarifs plus que corrects, et de la diversité dans la programmation. Peut-être faut-il simplement tenir bon pendant quelques saisons pour fidéliser le public luxembourgeois et pour attirer les touristes de l’Oesling – étonnamment casaniers en soirée! mehr lesen / lire plus

JAZZ: Eric Alexander

Nightlife in Tokyo

(jitz) – A 34 ans, le saxophoniste américain Eric Alexander a sorti 16 albums personnels et a participé à plus de 70 productions d’autres musiciens de jazz plus ou moins renommés. Malgré cette activité débordante, il ne parvient pas vraiment à décoller. Et pourtant, il n’a rien à envier à d’autres saxophonistes de sa génération, comme le démontre de nouveau son CD récent Nightlife in Tokyo: gros son chaleureux, technique impeccable, et des idées mélodiques et harmoniques à profusion pour construire ses thèmes et ses improvisations. Peut-être qu’il n’y a plus de place dans la catégorie „jazz néo-classique“. mehr lesen / lire plus

JAZZ: Jeremy Pelt Sextet.

Insight. Criss 1228. www.crisscrossjazz.com

Talent énorme

C’est aux Pays-Bas que se forgent les futures stars du jazz américain. Alors que l’industrie musicale américaine néglige magnifiquement le réservoir intarissable de jeunes musiciens ultra doués, le label néerlandais „Crisscrossjazz“, accueille depuis 25 ans les meilleurs des indésirables pour des productions peu coûteuses, mais d’autant plus intéressantes. Dernière découverte de ce label: le trompettiste Jeremy Pelt, 130 kilos, à la sonorité énorme et agile comme une gazelle. Accompagné par d’autres jeunes loups, il a enregistré son CD en une journée (!). Sur celui-ci on trouve une majorité de compositions personnelles aux relents harmoniques des „Messengers“ d’Art Blakey, aérées de quelques échappées libertaires plus contemporaines. mehr lesen / lire plus

JAZZ: Frotteur de frettes fragmentaire

Hétéroclite, diront les grincheux. Plurivalent, serait une appréciation bien plus positive pour la multitude de climats que dispense le nouveau CD du guitariste allemand Ro Gebhardt, basé dans la région sarrebruckoise et que l’on entend aussi régulièrement au Luxembourg. Que se soient des bossas, des numéros en „up tempo“, des standards réarrangés, du pop-jazz léché, ou encore cet arrangement symphonique grandiloquent, il affiche toute la palette de ses talents de compositeur et d’instrumentiste. Viser plus large que le seul public puriste est un exercice d’équilibriste périlleux que Ro Gebhardt a maîtrisé avec goût, en adjoignant des aspérités harmoniques et rythmiques bien jazziques aux quelques chansonnettes somme toute assez lisses. mehr lesen / lire plus

JAZZ: Ioddelhuttu!

Après une prestation stupéfiante, l’année passée au Melusina, la chanteuse-comédienne Erika Stucky reviendra au Luxembourg, mercredi prochain, pour un autre concert au studio du Grand Théâtre.

Rarement un concert organisé par le „jazzclub“ n’avait ainsi fait l’unanimité parmi le public, même parmi ceux qui ne sont pas trop branchés sur le jazz pur et dur. Suite aux multiples demandes des absents, qui, cette fois, avaient vraiment tort, les organisateurs ont donc décidé de réinviter la chanteuse de jazz suisse.

Jazz? Oui, dans la mesure où la spontanéité et l’improvisation sont parmi les caractéristiques essentielles de la chanteuse. Mais les concerts d’Erika Stucky sont bien trop riches en sonorités diverses pour qu’on la catalogue simplement sous une étiquette réductrice. mehr lesen / lire plus

TROMBONES A GOGO: Slide Hampton

Spirit of the horn

On se sent toujours à l’aise entouré de ses semblables, mais à défaut d’apport extérieur, on risque aussi de se confiner dans un monde morose et monochrome. C’est ce qui est arrivé au tromboniste Slide Hampton, qui s’est entouré de douze autres maîtres de la coulisse pour constituer un bigband où ni trompettistes ni saxophonistes n’ont obtenu de droit de séjour. Leurs interprétations trombonesques de quelques standards assez rabattus („April in Paris“, „Dolphin Dance“, „Cherokee“, …) peuvent paraître originales de prime abord, mais on se lasse rapidement de leur timbre peu variable. Respect tout de même pour Slide Hampton, qui à 71 ans est toujours au sommet de son art. mehr lesen / lire plus

JAZZ: Boston, New York, Luxembourg: parcours parfait?

Après six années passées aux Etats-Unis, le guitariste David Laborier est revenu au pays où il s’est directement placé en pole-position des gratteurs sans avoir dû trop forcer.

„Why Not“, „Jungle Juice“, „Galliver“, et puis le jazz … Les musiciens de rock luxembourgeois regrettent amèrement la métamorphose de David Laborier en un instrumentiste de jazz qui privilégie les sonorités nettes. Alors, plus jamais de guitare distordue?

„Je refais parfois du rock: l’année passée, j’ai joué en avant-programme des ‚Scorpions‘ au Knuedler, sous la direction de Gast Waltzing. Mais le jazz est la musique que j’affectionne. Je n’ai vraiment découvert cette musique qu’aux Etats-Unis. mehr lesen / lire plus

Jazz: John Taylor

Rosselyn

(jitz) – Le pianiste anglais John Taylor cultive l’art de l’équilibre musical instable. Son dernier CD, produit par le label ECM, ne comporte que de la musique aux pulsations lentes et à la dynamique plutôt douce. Mais cette sérénité apparente est bien trompeuse: les mélodies sont à peine saisissables, les phrases se développent sans début ni fin apparentes, et les tensions harmoniques ne trouvent que rarement la résolution que l’on attend en toute logique. Le contrebassiste Marc Johnson, avec ses contrepoints inhabituels, et le batteur Joey Barron, qui fait résonner ses cymbales et peaux sans coups secs, soutiennent à merveille cette philosophie musicale de l’alerte tranquille. mehr lesen / lire plus

Jazz: Tord Gustavsen

Changing Places

(jitz) – Peut-on encore surpasser Brad Mehldau en matière d’alanguissement pianistique sans risquer de s’engloutir dans le kitsch le plus pâteux? Oui, c’est possible! Le pianiste norvégien Tord Gustavsen, absolument inconnu au bataillon, a réussi un coup de maî tre avec son premier CD produit par le label ECM. Une musique de nuit en demi-teintes, sensuelle, suave et rêveuse, produite par un trio qui sait modeler l’espace musical et éviter le superflu. Rarement aura-t-on entendu un contrebassiste comme Harald Johnsen jouer si peu de notes, mais exactement celles qu’il faut, là où il faut. Et peu de batteurs effleurent les peaux et les cymbales à la manière de Jarle Vespestad, qui vient pourtant de la scène du rock expérimental. mehr lesen / lire plus

LE CUISINIER EL BULLI: Stupeur et frémissements

Le récit d’un dî ner chez le cuisinier le plus créatif de la planète, qui, n’en déplaise à la Grande Nation Gastronomique, officie juste à côté, en Espagne.

Le cuisinier El Bulli.

Il faut passer par Rosas la bétonnée, emprunter un sentier sinueux à travers les collines avant d’aboutir dans une des rares criques préservées de la Costa Brava. Ici se niche le Restaurant „El Bulli“, lieu de pèlerinage des gourmets du monde entier. On y accourt pour une cuisine qui n’a plus grand-chose en commun avec la gastronomie classique: Ferran Adrià est cuisinier, mais aussi artiste, scientifique et un peu bouffon qui, à chaque représentation, emmène son public explorer un empire des sens bien à lui. mehr lesen / lire plus

Jazz: Kenny Barron

Canta Brazil

(jitz) – Le pianiste Kenny Barron est un caméléon musical. Outre ses projets personnels, il accompagne depuis une quarantaine d’années les plus grands du jazz, et quel que soit leur style, il s’adapte tout en restant reconnaissable. Mais son amour secret, ce sont les rythmes brésiliens, la samba, le „baiao“ et la bossa nova. Pour son second CD consacré à ce genre, „Canta Brazil“ (le premier, „Sambao“, est sorti en 1993), il a fait appel au groupe brésilien „Trio de Paz“, ainsi qu’à la flûtiste virevoltante Anne Drummond. Un CD aussi entraî nant que virtuose. Et quel plaisir d’entendre ce musicien américain se fondre dans l’esthétique d’une autre culture sans qu’il perde pour autant son identité. mehr lesen / lire plus

Jazz: Anne Ducros

Close your eyes

Bleu léger

(jitz) – La France se découvre une chanteuse de jazz: Anne Ducros, qui, après une belle série d’apparitions aux festivals d’été, sort un CD rythmé de tempi lents, dont elle a assumé elle-même la direction artistique. Chanteuse jazzy plutôt que de jazz, car elle ne pratique ni le scat, ni l’improvisation, mais se limite à interpréter des mélodies douces avec des inflexions vocales syncopées. Malheureusement, à l’instar de ses consoeurs américaines, elle met son talent réel au service d’intérêts bassement commerciaux: aucune prise de risque, production léchée et des arrangements frisant la banalité affligeante de la variété française. mehr lesen / lire plus

Pascal Schumacher: Vibrations bleues

Ses diplômes auraient pu lui valoir une carrière dans l’enseignement secondaire ou dans un conservatoire de musique. Le vibraphoniste Pascal Schumacher a cependant décidé de tenter une carrière de musicien de jazz. Avec Bruxelles comme centre névralgique.

Certains critiques ne savent même pas quel est l’instrument dont joue le musicien luxembourgeois Pascal Schumacher. Notre „saxophoniste- scribe“ Jitz Jeitz a trouvé la réponse. (photo: Christian Mosar)

Notre entretien a lieu juste avant la désormais traditionnelle jam du mardi au bistrot „Liquid“ au Grund. Cet endroit est devenu, depuis peu, un lieu de rencontre animé des musiciens de jazz qui peuvent, quel que soit leur niveau, enjamber la scène et se mesurer à leurs semblables. mehr lesen / lire plus