Lubitsch: The Shop Around the Corner

Vous avez aimé ou haï les esbroufes romantiques de „You’ve got mail“? Peu importe; on ne peut qu’adorer l’original. „The Shop Around the Corner“ est une comédie romantique que Lubitsch place entre pauvres vendeurs et vendeuses d’un magasin d’articles en cuir. Le film est une magnifique mosaïque, qui se compose de romance, de comédie, d’ironie et de drame. Même les personnages secondaires sont tous intéressants et très attachants. De plus, c’est l’une des meilleures prestations de James Stewart.

A la Cinémathèque, mercredi à 18h30

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Lars von Trier: Element of Crime

Afin d’élucider des meurtres en série, un policier – en psychanalyse – essaie de s’identifier au tueur. Il est intéressant de voir que, dès ses débuts, Lars von Trier affichait une excentricité d’auteur peu commune. Mais dans „Element of Crime“ (1984), il est encore bien loin de la caméra sautillante et du dogme spartiate qui font aujourd’hui sa gloire. A l’époque, tout était construit et figé. De longs travellings, des décors travaillés et des dialogues chargés de sens, s’agencent en symboliques lourdes et confuses, auxquelles il manque un certain sens de la simplicité.

Lundi, à la Cinémathèque mehr lesen / lire plus

Audiard Jacques: Sur mes lèvres

Une secrétaire, célibataire malentendante, trouve l’amour impossible avec un ex-taulard doué surtout pour le vol … ce qui risque de devenir dangereux. Emmanuelle Devos joue la timidité féroce, Vincent Cassel la violence contenue. Et ils forment ainsi un couple improbable absolument merveilleux. A quoi s’ajoute une réalisation de Jacques Audiard qui regorge de bonnes idées, comme ce dialogue à distance filmé comme une étreinte amoureuse.

A l’Utopia. mehr lesen / lire plus

COLLECTIF FINDEL: Pas de libertés en zone rouge

Ce mois-ci, une vingtaine de personnes seront jugées pour avoir manifesté contre un refoulement forcé.

Mercredi dernier, le Luxembourg a refoulé un célibataire du Monténégro, déserteur. Le jour d’après on a annonçé l’expulsion d’un Albanais venant d’une famille politiquement très engagée, ce que son frère a déjà payé de sa vie au Kosovo.

La pratique des expulsions forcées devient quotidienne au Luxembourg.

Flash-back: le 4 juillet 2000 Messaoud Ahmed fut refoulé (cf. encadré). Face à l’impossibilité de dialogue avec les autorités, une vingtaine de personnes de tous bords décidèrent spontanément d’accéder au tarmac du Findel pour s’approcher le plus possible de l’avion dans lequel le réfugié algérien fut finalement refoulé. mehr lesen / lire plus

A l’Ariston: Swordfish

Situé dans le monde du piratage informatique, „Swordfish“ est pourtant un film d’action à l’ancienne (une poursuite chasse l’autre). John Travolta joue la bête charismatique en terroriste anti-terroriste, ce qui finit par rendre le film grandiosement réactionnaire. Quand même, après les attentats du „World Trade Center“, on ne regarde plus les dernières images „explosives“ avec l’indifférence habituelle.

A l’Ariston mehr lesen / lire plus

Cycle du cinéma des Balkans: Le fantôme du Maréchal Tito

Bien sûr, le film à voir absolument dans le cycle du cinéma des Balkans est „No man’s land“. Mais les autres films peuvent aussi intéresser. Comme ce „Fantôme du Maréchal Tito“, qui montre un petit village de l’ex-Yougoslavie où les déceptions du capitalisme produisent soudain un revenant communiste, dont le charisme donne lieu à des réactions bien insolites. Une comédie grinçante, qui en fait parfois trop, mais qui reste sympathique de bout en bout.

Avant-première à l’Utopia, jeudi à 19h.

Germain Kerschen mehr lesen / lire plus

Rock: Lowgold

Tristement bien fait

(gk) – Ah la pop triste anglaise! Après „Coldplay“ et „Travis“, la presse musicale d’outre-Manche a déjà choisi ses nouveaux chouchous depuis quelque temps. Mais voilà, le succès en dehors de Grande-Bretagne ne semble pas être donné à Lowgold, contrairement aux deux autres groupes cités. Pourtant leur opus Just backward of square a beaucoup pour plaire. De très belles mélodies et des guitares chaleureuses s’accordent en chansons mélancoliques et entraînantes. A l’inverse de „Coldplay“, l’habillage sonore est ici bien plus électrique, bien plus rock. Ce qui ne change rien au charme des harmonies, ni à la délicatesse de la plupart des morceaux. mehr lesen / lire plus

DROGUES EN PRISON: La grande évasion

La prison est un milieu propice à l’utilisation de drogues de toutes sortes. Histoires d’un ancien prisonnier et promesses d’innovation du centre pénitentiaire de Schrassig.

„J’ai rapidement trouvé des combines pour me procurer des drogues et, en fin de compte, j’étais plus défoncé dedans que dehors.“ Pol (1) a passé, il y a une dizaine d’années, plusieurs mois au centre pénitentiaire de Givenich avant d’entrer en thérapie pendant plus d’un an. Il est clean depuis lors et dit que la période passée en prison y est certainement pour quelque chose. Pourtant l’endroit en soi n’était pas vraiment thérapeutique.

„Après mon arrivée à Givenich, j’ai tout d’abord simulé des douleurs ou petits malaises pour qu’on me prescrive des pilules. mehr lesen / lire plus

MANIFESTANT-E-S INTIMIDE-E-S : Le protocole à la Galerie Konz

Face à une manifestation spontanée, non-déclarée, la police grand-ducale cherche et trouve un bouc émissaire.

Mardi dernier, des réfugié-e-s de la partie serbe du Sandjak étaient convoqués au bureau d’accueil pour les demandeurs d’asile à la Galerie Konz, Luxembourg-Gare. C’était de cette manière que, vendredi dernier, trois réfugiés monténégrins avaient été convoqués pour être expulsés manu militari. Rappelons également le rapatriement de force du 2 août, de deux familles albanaises et de trois femmes monténégrines. Le gouvernement luxembourgeois semble surtout vouloir démontrer sa force face aux milliers de réfugié-e-s séjournant actuellement au Luxembourg.

Le „Comité pour le respect des réfugiés et contre les retours forcés“ appelait donc, à partir de lundi après-midi, à un rassemblement urgent devant la Galerie Konz. mehr lesen / lire plus

McGuire Sharon : Bridget Jones’s Diary

„Bridget Jones’s Diary“ de Sharon McGuire est une comédie qui sait convaincre durant … 45 minutes.

Bridget trouve rapidement l’amour
dont elle rêve …

FEMINISTES S’ABSTENIR

Mais quand vont-ils baiser enfin?

(gk) – Le film commence bien: Bridget Jones est une héroïne qui n’a rien du physique d’une top-modèle. Elle boit trop, fume trop et tient un journal intime pour pouvoir s’avouer ouvertement ses défauts, premier pas pour devenir une personne meilleure. Durant trois quarts d’heure on suit ainsi la radieuse Renée Zellweger de gag en gag et l’on rigole beaucoup. L’humour est parfois plutôt limite – le pire exemple étant la mère de Bridget qui lui conseille de ne plus s’habiller comme si elle sortait tout juste d’Auschwitz -, mais il faut bien avouer que cette presqu’heure passe de manière assez agréable. mehr lesen / lire plus

Tuel Laurent: Un jeu d’enfants

„Un jeu d’enfants“ de Laurent Tuel, qui raconte l’histoire d’une famille et de son autodestruction, laisse beaucoup de possibilités d’interprétation.

— Affiche —

Le remplissage des salles obscures, grâce à des produits estivaux hautement stériles – voire imbéciles – se reproduit anuellement. Cet été n’y fait pas exception. Il est donc recommandé de se tourner plutôt vers les, apparemment, „petits films“. Et dans nos parages cinématographiques, ceux-ci sont souvent français. Plutôt boudés, d’ailleurs, par un public las de se voir, soi-même et le monde, analysé à tort et à travers par des „auteurs“ auxquels il reproche un manque certain d’action. Les jeunes réalisateurs et réalisatrices français-es, bien qu’ils aspirent aussi à une certaine vision d’auteur, se montrent de plus en plus conscient-e-s de ce désir populaire. mehr lesen / lire plus

Herzfeld John: 15 minutes

En mathématiques, deux fois moins font plus. John Herzfeld, réalisateur-scénariste de „15 minutes“, le nouveau film avec Robert De Niro, applique cette règle à l’acte de tuer: Exécuter de sang froid un meurtrier devient ainsi profondément juste.

Un rôle pareil, il pourrait le jouer les yeux fermés. Robert De Niro dans "15 minutes".

L’idée de départ peut plaire: Afin de devenir riches et célèbres, des tueurs en série filment leurs exploits et les envoient à la télé, contre payement. Celle-ci règle la note et diffuse joyeusement un meurtre, sous prétexte, évidemment, du devoir d’information du public. Deux flics, joués par Robert De Niro et Edward Burns, s’occupent de l’affaire. mehr lesen / lire plus