Death is back

(lc) – Wer dachte, die luxemburgische Musikszene würde unter der Flut der Metalcore- und Emo-Bands untergehen, wird nun eines Besseren belehrt. „Overture (The Burning Shrine of Hypocrisy)“, das erste Album von Ensis, beweist, dass es auch anders geht. Die fünf Metallköpfe besinnen sich hier auf die Wurzeln der extremen Musik – auf den Death Metal. Dabei ist ihre Herangehensweise sehr erfrischend und beweist, dass diese Musikrichtung alles andere als tot ist. Hinzu kommt, dass es sich bei den Musikern keineswegs um Greenhorns handelt, sondern um Szeneveteranen, die schon in Bands wie Tchaka, Desiderata oder Spyglass gelärmt haben. Es gibt also eine bewusste Weiterentwicklung, die weit über die Hardcore-Klischees und das Emo-Geheule hinausführt. mehr lesen / lire plus

Neue Staubfänger braucht das Land

(lc) – Es war an der Zeit, dass sich die luxemburgische Autorenriege selbst ein Denkmal setzt. Dass Luxemburgensia-Regale in den Buchhandlungen noch immer hauptsächlich Staubfänger sind, hat die AutorInnen Germaine Goetzinger und Claude D. Conter nicht davon abgehalten den Versuch zu unternehmen, sämtliche Schreiberlinge des Landes in ein Buch zu pressen. Herausgekommen ist das Luxemburger Autorenlexikon, ein wissenschaftlich anmutender Schmöker, der im Detail fast jeden auflistet, der in Luxemburg je zur Feder griff. Interessant sind zumal die Einträge, welche Autoren aus dem 18. Jahrhundert betreffen, zum Beispiel Michel Eiffes und seine Chronik über die Zeit als Soldat der napoleonischen Armee, die bis dahin dem breiten Publikum unbekannt war. mehr lesen / lire plus

MONDIALISATION: Ikea, mon amour

Ikea est une des marques les plus connues dans le monde. Mais alors que Macdo ou Nike sont régulièrement la cible de critiques, le gentil géant suédois semble plus à l’abri. Pourquoi donc ?

Si Ikea, c’est le rêve du consommateur moyen, c’est en même temps celui d’étudiant-e-s en sociologie, voire en marketing, car il leur livre d’excellents sujets pour leurs thèses. Qui peut échapper à l’attrait du catalogue Ikea – cet ouvrage qui hypnotise régulièrement des millions de gens ? Et qui en plus dépasse la diffusion de la Bible…

De même, tout comme le culte catholique, le géant du meuble suédois a réussi à s’introduire dans notre quotidien de façon à ce que nous ne nous posions pas trop de questions à son égard. mehr lesen / lire plus

INSTALLATION: Ecce merda

Selon le communiqué de presse, « Cloaca », les machines à chier de l’artiste flamand, allieraient pour la première fois « art culinaire et art contemporain ». Mais ce qui en ressort, c’est de la merde.

Pour une seule fois, celles et ceux qui ne pensent rien de bon de l’art contemporain peuvent être conten-t-e-s : oui, les machines qu’on peut voir au Casino et au Mudam produisent bien de la merde. De plus, elles sont loin d’être belles. Les diverses « Cloaca » exposées au Casino ont plutôt l’air de routes de production industrielles que d’oeuvres d’art. Mesurant chacune une dizaine de mètres, elles rendent visible la digestion humaine avec toutes ses composantes : les acides, les enzymes etc. mehr lesen / lire plus

SPONSORING: Vague muette

Cette semaine une polémique autour du sponsoring a fait des vagues dans le petit monde de la culture. A l’issue du conflit, pourtant, tout le monde semble content.

A la base, l’idée du mécénat est de faire le bien en promouvant la culture: l’édification des masses populaires pour les uns, le prestige social pour les autres. Peut-être même qu’il y en a qui le font simplement pour leur amour de l’art ou de l’artiste. Soit. Dans le contexte de la politique culturelle à un niveau national, le mécénat – ou en plus angliche: le sponsoring – est avant tout un plan de communication. mehr lesen / lire plus

ROCK: Elvis à la poubelle

Avec sa nouvelle formation Heavy Trash, Jon Spencer – ancien du Jon Spencer Blues Explosion – vient enfin au Luxembourg. La légende du punk-rockabilly fera frémir la Kulturfabrik.

Que l’on s’imagine un type qui ne peut s’arrêter de gueuler le nom de son groupe pendant tout le concert, « Blues Explosion, Blues Explosion! », toutes les 30 secondes. Car les chansons du trio ne duraient en général pas beaucoup plus longtemps que ça, ou du moins en laissaient l’impression. On serait alors amené à penser qu’il s’agit d’un énième petit blanc au cerveau hypertrophié par la coke qui tente péniblement d’imiter la tradition noire. mehr lesen / lire plus

CINÉMA: Parce que je le vaux bien …

« 99 F », le roman de Frédéric Beigbeder qui a rendu le mouvement anti-pub légitime et hype, a été mis à l’écran. Résultat: une bonne pub pour sa maison d’édition.

Octave en a marre. Il est publicitaire chez la « Ross&Witchcraft » et plutôt en haut de l’échelle sociale : un 200 mètres carrés en plein centre de Paris, une belle BMW décapotable, de la coke à gogo – la belle vie quoi. Mais il lui manque quelque chose. Oui, vous avez bien deviné : l’amour, toujours l’amour, le vrai, celui qu’on ne peut acheter, qu’on ne peut même pas vendre. mehr lesen / lire plus

Love is for the fishis

(lc) – Normalement, le minimalisme est un art réfléchi, précis et précieux. C’est l’art de gagner plus en faisant moins. Mais ce n’est pas le cas de ce trio. Si la musique de Minipli est – nomen est omen – minimaliste, la façon dont les dix chansons de leur premier album « Love is for the fishis » sont arrangées est plus intuitive que planifiée. Elles suivent de bien curieux itinéraires, à l’instar de « Fuego » : d’abord purement électro, elle virevolte dans un rockn’roll basique et fort et puis s’écrase dans de faux chants indiens. Ainsi, tout l’album est parsemé de surprises et de volte-faces, mais jamais on a l’impression qu’il y ait un plan   quelconque dans ce chaos ordonné … de façon minimale. mehr lesen / lire plus

ART CONTEMPORAIN: M. Nitsch sang fout

Une des figures de proue de l‘actionnisme viennois Hermann Nitsch expose au Luxembourg – cette fois sans censure mais sans grandes nouveautés non plus.

Ceci est mon gore, prenez et mangez tous.

„M. Nitsch doit encore faire des courses cet après-midi. Nous avons rendez-vous chez le boucher“, explique la galériste d‘un air grave. Le mécontentement monte chez les journalistes – tous conviés pour une interview à la même heure. Tandis que le caméraman tue le temps en réalisant quelques prises des tableaux et photos attachés sur les murs blancs immaculés de la galerie, les autres sont conviés vers la cave où trône Nitsch au milieu de ses oeuvres, entouré de ses assistant-e-s dévoué-e-s. mehr lesen / lire plus

THÉÂTRE: La totale, quoi!

Même si le projet du TNL d’organiser un festival de théâtre dans la Grande-Région sent un peu trop le cerf bleu, le menu du projet « Total Théâtre » en lui-même est consistant et non dépourvu d’une pointe d’humour.

Prendre le cerf par les cornes: un vrai travail d’homme
(photo: www.totaltheater.eu)

L’idée n’est pas vraiment originale et semble avoir été développée sur mesure pour satisfaire aux critères de l’année culturelle. Un festival, cinq théâtres, cinq villes – Luxembourg, Thionville, Sarrebruck, Trèves et Liège – ainsi que cinq nouvelles créations, c’est très symétrique et spectaculaire. Pourtant Frank Hoffmann, le cerveau du TNL et aussi celui du festival, avait vu plus grand. mehr lesen / lire plus

KULTURFABRIK: Leçons apprises

La Kulturfabrik – longtemps l’éternel enfant terrible du paysage culturel – renaît de ses cendres, grâce à 2007 et une programmation plus portée sur la création.

La Kulturfabrik n’est pas morte. Et mieux encore, elle ne mourra pas de si tôt. „Nous ne sommes plus forcés de survivre. Nous vivons, même si ce n’est pas sur un grand pied“, confirme son directeur Serge Basso. Et d’ajouter qu’il peut enfin verser des salaires dignes à son personnel tout en disposant d’une plus grande marge de manoeuvre dans la programmation. Pour la saison à venir – c’est-à-dire le prochain trimestre – celles et ceux qui iront voir ce qui se passe dans les anciens abattoirs d’Esch pourront y faire une chose avant tout: découvrir. mehr lesen / lire plus

JAZZ: Politique et libre

Jamaaladeen Tacuma possède – outre un nom mal prononcable – beaucoup d’atouts: il a côtoyé l’inventeur du free-jazz et il combine son style unique de bassiste électrique à son engagement politique.

Jamaaladeen Tacuma est une légende dans son genre et c’est assez rare que des gens comme lui trouvent leur chemin vers notre petit duché. Une autre particularité est que, pour une fois, un „grand“ du monde de la musique ou des arts en général n’a pas été engagé par le cerf bleu. Tout au contraire: il ne va même pas faire l’honneur à la capitale mais jouera dans un village situé au nord-ouest du pays, Redange. mehr lesen / lire plus

INSTALLATION VIDEO: L’éternel féminin

En entrant par la porte arrière de la galerie Nosbaum&Reding, vous croyez d’abord vous être trompés d’adresse. Même si la gentille secrétaire vous y a guidés tout à l’heure – tout en mentionnant que le lieu était surveillé en permanence par une caméra vidéo, ce qui lui donnait un petit air omni-scient – vous vous croyez d’abord dans une de ces expositions faite par des lycéens pour des lycéens. Collages et brouillons sur les murs. Des yeux, des seins et des insectes copiés-collés à partir de magazines divers juxtaposés à des dessins pas ou mal terminés. Tout cela a l’air d’un projet. mehr lesen / lire plus

HISTOIRE: „Attaquer davantage“

L’histoire luxembourgeoise est particulièrement jeune – du point de vue scientifique. Sonja Kmec, de l’université de Luxembourg explique pourquoi certaines vérités peinent à être vues.

Détecte des manquements dans notre façon de voir l’histoire: Sonja Kmec.
(photo:uni.lu)

woxx: De quelle façon t’es-tu investie dans le projet „Histoire, mémoire et identités“ de l’université du Luxembourg?

Sonia Kmec: En fait, il s’agit d’un projet déjà accompli. Nous avons commencé il y trois ans, au moment où j’étais encore en train de terminer mon doctorat qui traitait de l’histoire des femmes au 17e siècle. On m’a demandé ensuite de rejoindre l’équipe autour du professeur Margue. mehr lesen / lire plus

EXPOSITION: Le passé est le futur du présent

Le design rencontre la science-fiction. De cette rencontre sont nées les visions les plus incongrues du futur qui devait s’introduire dans le présent. „Tomorrow Now“, la nouvelle expo au Mudam, essaie d’élucider ce mariage pas commes les autres.

Maison du futur ou archaisme utopique?
(photo: Mudam)

Les visions du futur ont toujours fasciné l’humanité. Dès le 17e siècle, des savants se mettaient à concevoir des hommes-machines. Et les visions d’un Michel-Ange sont toujours d’actualité. Mais que se cache-t-il derrière ce désir de vouloir se projeter vers un futur fantastique? Une simple fuite devant un présent entrevu comme morne, lourd et sans couleurs? mehr lesen / lire plus