KPL: Beton

Vor 20 Jahren fiel die Mauer- kurz darauf wanderte der „real existierende Sozialismus“ auf die Mülldeponie der Geschichte. Die Woxx begibt sich auf die Suche nach den Verlierern des „kurzen“ 20. Jahrhunderts. Eine Reise durch die ideologische Antike und durch toten Jargon.

Auf Beton gebissen:
so unschön
kann Sozialismus sein.

Am Donnerstag, dem 9. November 1989, wurde im hauptstädtischen Theater „Ein deutsches Requiem“ von Johannes Brahms aufgeführt. Das Mitglied des Zentralkomitees der KPL, Serge Urbany, war aber an jenem Abend zu Hause geblieben. Er verfolgte den Mauerfall in der Direktübertragung des westdeutschen Fernsehens. „Gefühlsmäßig war ich auf der Seite derer, die rüberkamen“, meint Serge Urbany heute, 20 Jahre später. mehr lesen / lire plus

PARTIS POLITIQUES: « Ah, but I was so much older then?

I’m younger than that now », se rappelait, à l’âge de 23 ans, Bob Dylan de son passage par la scène politique. Les jeunes politiques seraient-ils des vieux cons ?
Nous avons enquêté.

Portraits de jeunes en candidats aux élections. De gauche à droite : Jean Krier (déi Lénk), Philippe Schockweiler (déi Gréng) et Taina Bofferding (LSAP)

Taina Bofferding, Phillippe Schock-
weiler et Jang Krier sont nés entre 1982 et 1987 dans la classe moyenne luxembourgeoise, dans des familles pas particulièrement politisées. Pourtant, ils ont décidé de s’engager à gauche, de sortir du consensus. Tous récusent la définition de « Jugendpolitiker ». Philippe, porte-parole des Jonk Gréng, se qualifie de « Grünling », « Müsli » voire de « Sponti ». mehr lesen / lire plus

VILLEROY ET BOCH: Chronique d’un massacre annoncé

Les ouvriers de Villeroy&Boch luttent pour leur dignité et leur survie économique. Le woxx a passé la semaine avec eux.

L’Internationale, Einheitsfrontlied, Bandierra Rossa. Lundi dernier, dans le décor seigneurial du siège social de Villeroy&Boch à Mettlach, le mégaphone crachait les classiques de la lutte des classes.

« Ah ! ça ira, ça ira, ça ira ! Les aristocrates à la lanterne ; Ah ! ça ira, ça ira, ça ira ! Les aristocrates on les pendra ». Amplifiée par un mégaphone, la voix d’Edith Piaf résonne à travers la cour du vénérable siège social de Villeroy&Boch à Mettlach. A l’intérieur, Charles-Antoine de Theux de Meylandt de Montjardin, directeur du site de Luxembourg, et son beau-frère Nicolas Villeroy, sont en train de renégocier le plan social pour les 211 salarié-e-s qui seront mis à la porte en décembre 2010. mehr lesen / lire plus

SEMAINE DU LOGEMENT: Dear Landlord

Le Luxembourg commence à devenir inhabitable. Entre la fraîchement créée Agence Sociale de Développement qui tente d’amadouer les propriétaires et de jeunes squatteurs plus irrévérencieux, les stratégies contre l’exclusion divergent.

Irrévérencieux et impertinents : les squatteurs de Clausen veulent « bouffer du riche ».

Le Luxembourg, une nation de propriétaires? 74% des habitants peuvent se proclamer fiers propriétaires de leur « home-sweet-home ». Propriétaires certes, mais propriétaires endettés : si en 1999 l’endettement des ménages privés était de 24 pour cent du PIB, il était en 2008 de 43 pour cent, selon les chiffres fournis par la banque centrale. Or, tandis que l’Etat prévoit des aides à l’achat et à la construction de maisons (prime de construction, prime d’acquisition, Prime House), il « néglige malheureusement les problèmes d’accès au logement locatif », comme le note la Caritas dans son Sozialalmanach 2009. mehr lesen / lire plus

UNION EUROPÉENNE: Barroso forever !

Dans les limbes institutionnels, coincé entre le Traité de Nice et celui de Lisbonne, le Parlement européen vient de réélire à une très large majorité Barroso. Retour sur une victoire annoncée.

Portrait du néolibéral en jeune mao.

Propulsé à la tête de la Commission européenne en 2004 par la grâce de Tony Blair, José Manuel Barroso a mauvaise réputation en ces temps de crise. Atlantiste et libéral, il est surtout resté dans les mémoires par son refus de toute réglementation des marchés financiers. Mais pour Jean-Claude Juncker, « M. Barroso est traité de façon injuste », car « d’aucuns ont oublié que ce fut la Commission qui proposa un paquet conjoncturel européen (?) de deux pour cent du PIB européen ». mehr lesen / lire plus

FINANCE: Cachez ces bonus que je ne saurais voir !

Le néolibéralisme est mort ! Ou presque… Car tel des zombies, les dogmes du libre marché reviennent hanter la planète. Retour sur le débat des bonus.

No more honey ?
Ci-dessus ruche du boulevard Royal.

Jusqu’au début des années 1980, le métier de banquier avait la réputation d’être réglé, calme, voire quelque peu ennuyeux. Aux Etats-Unis on parlait de la règle du « 3-6-3 »: emprunter à trois pour cent, prêter à six pour cent, puis, à trois heures de l’après-midi, partir jouer au golf. Vint le temps de la dérégulation des marchés de la finance. Trois décennies effrénées, rythmées par des slogans novlangue comme « diversification » « prise de risque » et « décloisonnement », durant lesquelles les « Wonder Boys » de la finance s’enrichirent en créant des produits financiers de plus en plus déconnectés de la réalité. mehr lesen / lire plus

CAMBODGE: Bolloré chez les Bunong

Le Luxembourg n’a jamais été une puissance coloniale. Pourtant, à travers sa place financière, il joue un rôle dans l’exploitation du Tiers-Monde. Par exemple au Cambodge, où l’habitat du peuple Bunong est menacé par l’expansion de l’industrie du caoutchouc.

La rentabilité d’abord. Récolte de caoutchouc.

Une contrée montagneuse au bout du monde. Pour s’y rendre, tout un périple. Rendez-vous donc en Asie du Sud-Est, dans la capitale cambodgienne Phnom-Penh. Arrivé là-bas, vous avez intérêt à vous lever de bonne heure, le départ quotidien en direction de Busra est matinal. Comptez entre huit et dix heures, selon la météo, pour le trajet qui vous amènera à Sen Monorom, capitale de la province montagneuse de Mondulkiri. mehr lesen / lire plus