Patrimoine
 : Des trésors attendus

Le tapis rouge a été déroulé pour accueillir au Naturmusée les trésors autoproclamés des institutions luxembourgeoises. Jusqu’à la fin de l’été, cette muséographie originale propose de redécouvrir la richesse du patrimoine du pays.

Difficile travail que celui des musées d’histoire naturelle. Si leurs fonds sont impressionnants, renouveler l’expérience de visite est délicat tant les codes de leur muséographie semblent figés. D’où cette idée originale du Naturmusée d’innover sans pour autant révolutionner son offre muséale.

Avec l’exposition « Unexpected Treasures », l’approche se veut ludique et originale. À la manière d’une chasse au trésor, le musée met en avant le patrimoine des instituts culturels de l’État luxembourgeois. mehr lesen / lire plus

Archéologie
 : La bande originale des fossiles

L’idée pourrait sembler saugrenue, elle est pourtant évidente. Entre archéologie et musique, les points de rencontre sont trop nombreux pour ne pas les détailler dans une exposition. C’est le pari de « Rock Fossils », mise en scène étonnante du travail des paléontologues du monde entier, actuellement sous les voûtes de Nëimenster.

Le rock’n’roll ressemble souvent à une étude paléontologique. Entre les Rolling Stones, Bob Dylan et autres Beach Boys, nombreux sont les dinosaures à toujours écraser la scène. Ce que le public sait moins, c’est l’importance du rock pour les archéologues. Passer des heures à creuser se fait souvent en musique et les plus belles trouvailles ont une bande originale. mehr lesen / lire plus

Photographie
 : Su-Mei Tse change 
de dimension

Enfant chérie de l’art contemporain luxembourgeois, Su-Mei Tse est accueillie pour une première exposition à la galerie Nosbaum & Reding. Après le succès de « Nested » au Mudam, la lauréate de la Biennale de Venise 2003 s’impose comme un phare de la création locale.

Que serait une saison culturelle sans son lot d’œuvres de Su-Mei Tse ? La jeune femme poursuit son travail de création compulsif avec une exposition de photographies qui répond à son récent « Nested », tête d’affiche du Mudam jusqu’en avril dernier.

Dans sa course à la matière, Su-Mei Tse choisit cette fois la terre et le ciel pour ce « Walking and Pausing ». mehr lesen / lire plus

Art luxembourgeois
: La révolution abstraite


La Villa Vauban accueille jusqu’en mars 2019 une exceptionnelle rétrospective des artistes phares de l’art non figuratif du pays. L’occasion de voir, en un même lieu, les tenants de la modernité artistique du Luxembourg. En cinquante ans, ils ont révolutionné un paysage longtemps conservateur. Le pays ne s’en est jamais totalement remis.

(Photos : Villa Vauban)

Loin des concours d’aquarelle du Grund, l’exposition « Art non figuratif », accueillie par la Villa Vauban, est une démonstration de la richesse de la production locale. Car le Luxembourg possède un courant contemporain passionnant.

De Lucien Wercollier à Théo Kerg, en passant par Roger Bertemes ou Joseph Probst, l’exposition est un riche voyage dans la révolution artistique locale. mehr lesen / lire plus

Sculptures
 : Les autres possibles de Shingu


Pendant six mois, les jardins du Mudam s’habillent d’une œuvre spectaculaire du plasticien japonais Susumu Shingu. Avec l’exposition « Spaceship », le musée parle d’utopie grâce aux sobres créations d’un chantre de l’écologie.

Au pays de la troisième révolution industrielle, de l’économie circulaire et de la mobilité douce, rien moins qu’étonnant de retrouver l’artiste japonais écolo-contemplatif Susumu Shingu mis à l’honneur par le Mudam. Dans le parc du musée d’art contemporain, la « Wind Caravan » de Shingu se meut au gré du vent. Vingt-et-une sculptures, légères comme l’air, d’un jaune éclatant, dansent avec Éole sous le soleil du printemps. L’effet est réussi et fait de cette caravane une œuvre qui flirte avec l’invisible. mehr lesen / lire plus

Installations : Totalement CCOOOO

Projet au long cours de l’artiste autrichien Christoph Meier, CCOOOO se montre au Casino Luxembourg. Une expérience étonnante entre design et art, qui revisite l’architecture du lieu pour mieux interpeller les visiteurs.

Depuis deux ans, Christoph Meier se plaît à décliner son œuvre débutée au Kunstverein de Hambourg sous le titre C&O. En 2017, elle était devenue C O CO au Kiosk de Gand. À Luxembourg, elle se nomme désormais CCOOOO. Difficile à suivre ? Pas tant que ça. L’artiste autrichien exploite une idée qui s’adapte aux lieux qui l’accueillent. À chaque fois, l’œuvre change, et avec elle son titre.

Le concept est de s’interroger sur la mise en scène de l’art contemporain. mehr lesen / lire plus

Peinture : Sous les yeux de Stylianos

La galerie Clairefontaine accueille la quatrième exposition au Luxembourg de Stylianos Schicho. Les grands visages interrogateurs de l’artiste autrichien devraient à nouveau interpeller les curieux.

Stylianos Schicho aime voir les choses en grand. Ses œuvres, année après année, conservent ce point commun de la démesure, de celle qui interpelle nécessairement le visiteur. Car l’artiste autrichien d’origine chypriote s’est construit en grand format, avec des visages aux yeux scrutateurs et inquisiteurs, peints sur des toiles séparées avant d’être rassemblées. Dans cette exposition, on retrouve quelques anciennes toiles, mais aussi ses dernières créations, qui laissent souvent deviner le trait de l’esquisse, l’ébauche derrière le résultat final. mehr lesen / lire plus

Exposition monographique : Un zeste de folie


Il avait animé le pavillon luxembourgeois à la Biennale de Venise fin 2017 : Mike Bourscheid est accueilli cette année par la galerie Nosbaum & Reding, à Luxembourg, avec son nouveau projet déglingué, « No Lemon, No Melon », et quelques-unes des œuvres exposées à Venise. Toujours aussi décalé, toujours aussi réjouissant.

Cousin luxembourgeois du chanteur français Philippe Katerine pour l’univers pop, Mike Bourscheid aime les fruits, tout comme lui. Pas de bananes ici mais du citron et du melon, dans son exposition « No Lemon, No Melon ». Quelques semaines après son passage à la Biennale de Venise, avec son travail « Thank You so Much for the Flowers », il débarque chez Nosbaum & Reding. mehr lesen / lire plus

Dessins
 : L’œil de Tolkien


Il est rare d’avoir l’occasion de voir les dessins originaux d’illustrateurs comme John Howe. Connu pour son travail sur « The Lord of the Rings », le Canadien est à l’honneur du Cercle Cité à l’occasion du LuxFilmFest.

S’il est des artistes qui façonnent l’imaginaire collectif de nos sociétés occidentales, John Howe en est sans doute un. Son nom n’est pourtant pas connu du grand public, mais seulement d’une poignée de fans inconditionnels de J.R.R. Tolkien et de sa trilogie « The Lord of the Rings ».

Car Howe, Canadien de Vancouver formé au dessin à l’École des arts décoratifs de Strasbourg, a participé à l’aventure de l’adaptation cinématographique de l’œuvre maîtresse de l’écrivain britannique avec Peter Jackson. mehr lesen / lire plus

Exposition collective
 : Humain inhumain


Le Casino accueille une nouvelle fois les artistes Fabien Giraud et Raphaël Siboni. Après avoir présenté des parties de leur œuvre « The Unmanned » en 2014, ils proposent cette fois la première saison de ce projet dans son intégralité : 
« 2045-1542 ». L’occasion d’en mesurer toute la cohérence.

Depuis 2014, le duo de vidéastes composé de Fabien Giraud et de Raphaël Siboni travaille sur son projet « The Unmanned ». Une série de vidéos qui pose la question de la place de l’homme dans son environnement, ou comment l’espèce a évolué.

À intervalles réguliers, le duo produit ainsi des films étranges et dérangeants, faits de longs plans sans dialogues. mehr lesen / lire plus

Photographie
 : Edward Steichen bien entouré


Comment renouveler les expositions sur Edward Steichen ? La Villa Vauban propose une mise en perspective intéressante des photographies de l’artiste luxembourgeois face à des peintures de la même époque, en écho à sa passion dévorante pour les arts.

Tout au long de sa vie, le photographe et collectionneur luxembourgeois Edward Steichen n’a eu de cesse de fréquenter les artistes de son temps. À tel point qu’il ne dressait aucune frontière entre les arts, mais en faisait une communauté d’esprit. Proche du sculpteur Auguste Rodin, du compositeur Richard Strauss ou encore du peintre Henri Matisse, qu’il a tous immortalisés dans des portraits, il organisait des expositions régulières dans lesquelles il n’hésitait pas à croiser les techniques et les signatures. mehr lesen / lire plus

Photographie
 : Flâneries dans la capitale

La ville de Luxembourg change chaque jour un peu plus. L’exposition « Leit an der Stad, Luxembourg Street Photography 1950-2017 », actuellement au Musée de la Ville, permet de voir cette cité en mouvement et ces petites choses immuables dans les comportements humains, à travers plus de 200 photos.

Le noir et blanc est profond, contrasté et lumineux. Dans cette photographie de la Grand-Rue, prise par Marcel Schroeder en 1960, on reconnaît les façades luxembourgeoises, mais surtout ces voitures et ces tenues qui ne trompent pas. Les hommes portent des chapeaux, les femmes des manteaux à la mode d’alors. La circulation ne laisse planer aucun doute : il s’agit de la ville d’hier, de ce Luxembourg avant qu’il ne devienne empire de la finance. mehr lesen / lire plus

Photographie : Clergue à sa place


De Lucien Clergue, les amateurs de photographie savent qu’il est à l’origine des Rencontres internationales d’Arles. L’homme y a consacré tellement de temps et d’énergie que son œuvre de photographe est parfois restée dans l’ombre. Le Cercle Cité propose de redécouvrir son immense talent.

Il aura été l’intime des plus grands, de Henri Cartier-Bresson à Willy Ronis, en passant par Raymond Depardon et Robert Doisneau. Lucien Clergue aimait tellement la photographie qu’il peut être considéré, avec son ami Jean-Marie Rouquette et l’écrivain Michel Tournier, comme celui qui l’a démocratisée auprès du public.

Les Rencontres internationales de la photographie d’Arles sont aujourd’hui le plus grand-rendez-vous du huitième art, un incontournable qu’il aura construit année après année. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Un tremplin à succès

Cette année encore, le Cercle artistique de Luxembourg organise son salon au Tramsschapp. L’occasion de vérifier la bonne santé d’une institution qui a près de cent ans et ne cesse de grandir, avec des demandes de participation en progression constante.

Cent trente sur la ligne de départ, seulement quarante-deux élus. Les artistes luxembourgeois savent à quel point il est important de se montrer. Et le salon du Cercle artistique du Luxembourg (CAL) est l’occasion rêvée de sortir de l’ombre. Encore faut-il franchir l’épreuve du jury, mis en place pour sélectionner les meilleurs représentants de la création locale.

« Nous avons battu un record, cette année, ce qui montre la bonne santé des arts au grand-duché, alors que nous avions eu moins de cent candidats en 2014 », confie Marc Hostert, président du CAL. mehr lesen / lire plus

Exposition monographique : Étienne Schneider, 
muse des artistes


À force d’avoir la tête tournée vers les étoiles, il fallait bien que ça arrive. La stratégie spatiale du Luxembourg a donné à la jeune artiste Laura Mannelli l’idée de s’inspirer des rêves du ministre Étienne Schneider pour son projet « The Promises of Monsters », actuellement à la galerie Indépendance.

Demain, le Luxembourg exploitera peut-être les ressources minières de la Lune et des astéroïdes. C’est en tout cas ce qu’espère le ministre de l’Économie Étienne Schneider, qui développe avec force son programme spatial, malgré le scepticisme ambiant. En attendant de rapporter sur la planète Terre des métaux rares ramassés dans l’espace, l’artiste Laura Mannelli, passée par l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Malaquais, récolte déjà les fruits de cette science-fiction du réel. mehr lesen / lire plus