Éric Fassin : Gauche. Avenir d’une désillusion

Dans « Populisme : le grand ressentiment » (voir woxx 1418), Fassin estimait qu’il serait faux, pour la gauche, d’essayer d’adopter une rhétorique populiste, fut-elle de gauche. Pourtant, en 2014, il défendait à peu près les mêmes idées que les théoriciens du populisme de gauche – divergence due probablement au grand flou qui entoure le concept de populisme. Dans « Gauche. Avenir d’une désillusion », le sociologue français constate d’abord l’échec de la « gauche de gouvernement » – du Parti socialiste français, donc. À trop adhérer à « l’illusion de consensus » qui veut soustraire l’économie au champ politique, cette gauche en serait venue à se rendre obsolète. mehr lesen / lire plus

Bernd Stegemann: Das Gespenst des Populismus

Bernd Stegemann ist Dramaturg an der Berliner Schaubühne und hat sich vor allem mit seiner scharfzüngigen Kritik am postmodernen Theater einen Namen gemacht. Mit „Das Gespenst des Populismus“ greift er nun auch den politischen Postmodernismus an: Die Linke, so Stegemanns These, hat sich unter dem Deckmantel der „political correctness“ und der Beschäftigung mit Identitätsfragen mit dem Kapitalismus in seiner neoliberalen Variante arrangiert und die Befassung mit der Klassenfrage aufgegeben. Die VerliererInnen der Globalisierung – die, so Stegemann, infolge von Lohndumping und der Verlagerung von Produktionsstätten sehr real unter offenen Grenzen und der Migration zu leiden haben – werden derweil von der sogenannten „populistischen“ Rechten aufgefangen. mehr lesen / lire plus

Chantal Mouffe : L’illusion du consensus

Nous avions longuement parlé de Chantal Mouffe dans la première partie de notre article sur le populisme de gauche (woxx 1418). Ensemble avec son mari défunt, Ernesto Laclau, la philosophe belge, souvent qualifiée de « post-marxiste » compte parmi les théoriciens d’un tel populisme. « L’illusion du consensus » est la traduction française, parue en 2016, de « On the Political », paru il y a dix ans déjà en anglais. La thèse principale du livre de Mouffe est que le consensus – ou l’illusion d’un consensus – néolibéral qui s’est installé à la suite de l’effondrement du bloc soviétique représente un grave danger pour la démocratie. mehr lesen / lire plus

Didier Eribon: Rückkehr nach Reims

Als sein Vater stirbt, kehrt Didier Eribon nach Reims, seiner Heimatstadt, zurück. Der in Paris lebende, homosexuelle Wissenschaftler entstammt der französischen Arbeiterklasse, hatte aber bei seinem „Klassenwechsel“ auch alle Verbindungen zu seinem Ursprungsmilieu gekappt  – sogar die zu seine Familie. Nun begibt er sich auf Spurensuche in dieser Welt, die er vor langer Zeit hinter sich gelassen hat. Und diese Welt hat sich verändert: die abgehängte französische Arbeiterschaft, die sich wie Eribons Familie stets mit „der Partei“ – dem Parti communiste français – identifizierte, wählt nun Front national und schimpft statt über die Bourgeoisie über die MigrantInnen. Auf der Suche nach Erklärungen für diesen Wandel, die auch eine Suche nach seiner eigenen Identität ist, nimmt Eribon die LeserInnen auf eine schmerzhafte Reise in die soziale Realität Frankreichs mit, eine Reise, deren Bericht zwischen persönlicher Erzählung und soziologischer Analyse kunstvoll changiert. mehr lesen / lire plus

Éric Fassin : Populisme. Le grand ressentiment

Les déclassés du néolibéralisme forment la base sociale de l’extrême droite ; si seulement la gauche leur offrait une vraie perspective, la montée du populisme de droite pourrait être stoppée. C’est à cette lecture du phénomène des victoires d’extrême droite, très répandue au sein même de la gauche, que s’attaque le sociologue français Éric Fassin. Ainsi, il démonte, chiffres à l’appui, l’hypothèse selon laquelle les classes populaires auraient propulsé Trump au pouvoir aux États-Unis. Et s’attaque à une autre lecture largement acceptée de la montée en puissance des populistes de droite : celle du clivage entre néolibéralisme et populisme. Au contraire, Fassin avance l’idée que le populisme ne représenterait, d’une certaine manière, que le revers de la médaille néolibérale. mehr lesen / lire plus

Gaël Brustier : #NuitDebout. Que penser ?

« La gauche a perdu la bataille de l’hégémonie culturelle. » C’est le constat qu’avait fait le politologue Gaël Brustier dans son précédent livre, « À demain, Gramsci ». Il y avait montré comment, pendant que la gauche classique française s’était concentrée sur les échéances électorales, la droite avait, notamment à travers la Manif pour tous, remporté la bataille des idées. Mais voilà que peu de temps après est apparu, dans le giron de la mobilisation contre la loi « travail », le mouvement Nuit debout (woxx 1369). À l’heure où la campagne électorale française montre peut-être les premières retombées politiques du mouvement avec un candidat Mélenchon qui a le vent en poupe, Brustier livre un récit détaillé et analytique du mouvement. mehr lesen / lire plus