Peintures tridimensionnelles
 : Une pensée holographique


Faites d’assemblages et de couleurs simples, les peintures tridimensionnelles d’Igor Ganikowskij à galerie Simoncini cachent, sous leur apparence élémentaire, tout un monde de complexité.

« Music », sur une partition de la compositrice russe Sofia Goubaïdoulina. (Photo : woxx)

Des tableaux aux fonds monochromes agrémentés d’objets aux formes géométriques basiques également monochromes, des découpages aux formes simples sans aplats de couleurs multiples aux motifs tarabiscotés… l’entrée dans l’univers d’Igor Ganikowskij à la galerie Simoncini, dont il est un habitué depuis 2004, semble au premier abord se faire sous le signe de la sobriété. C’est que l’artiste, né en 1950 à Moscou, s’est créé tout un langage géométrique spirituel qui ne se déploie qu’à l’aide de certaines clefs, un peu comme avec les représentations kabbalistiques. mehr lesen / lire plus

Dessins
 : L’œil de Tolkien


Il est rare d’avoir l’occasion de voir les dessins originaux d’illustrateurs comme John Howe. Connu pour son travail sur « The Lord of the Rings », le Canadien est à l’honneur du Cercle Cité à l’occasion du LuxFilmFest.

S’il est des artistes qui façonnent l’imaginaire collectif de nos sociétés occidentales, John Howe en est sans doute un. Son nom n’est pourtant pas connu du grand public, mais seulement d’une poignée de fans inconditionnels de J.R.R. Tolkien et de sa trilogie « The Lord of the Rings ».

Car Howe, Canadien de Vancouver formé au dessin à l’École des arts décoratifs de Strasbourg, a participé à l’aventure de l’adaptation cinématographique de l’œuvre maîtresse de l’écrivain britannique avec Peter Jackson. mehr lesen / lire plus

Film documentaire
 : Knokke Me Out !

Dans sa BlackBox du mois, le Casino montre le film documentaire « Exprmntl » de Brecht Debackere sur le Festival du film expérimental de Knokke – l’occasion de voir que dans le passé, la culture n’avait pas froid aux yeux.

Que la côte belge peut inspirer des artistes et même les changer, on le savait au moins depuis l’histoire d’amour entre le musicien et chanteur de soul américain Marvin Gaye et la ville d’Ostende. Mais pas loin de là, à Knokke-le-Zoute, a eu lieu une effervescence tout autre, plus folle et plus mondiale à la fois. C’est en 1949 que Jacques Ledoux, spécialiste belge du cinéma et futur fondateur du Musée du cinéma à Bruxelles, organise pour la première fois en marge du prestigieux Festival mondial du film et des beaux-arts le premier Festival international du cinéma expérimental de Knokke-le-Zoute. mehr lesen / lire plus

Marx: Arbeit und industrielle Revolutionen

Wie ein immer noch aktuelles Thema Eingang in die Trierer Landesausstellung im Mai findet.

Karl, erzähl mal einen Witz!
Copyright: Partner-Ausstellung Museum am Dom: Vincent Fournier, Reem B #5 [Pal], Barcelone, Spain, 2010

Eine Brücke schlagen zwischen damals und heute, das versuchen die Organisator*innen der Trierer Landesausstellung zum 200. Geburtstag von Karl Marx. Drei Monate vor der Eröffnung am 5. Mai erinnern sie in einem Kommuniqué daran, dass der berühmte Trierer „mit seinen umfassenden Analysen und seiner Kritik an den Arbeitsbedingungen seiner Zeit einen Meilenstein gesetzt“ hat. Und seit der Rifkin-Studie dürfte auch auf der luxemburgischen Seite der Mosel gelten: „Angesichts von Digitalisierung, Globalisierung und ungleicher Einkommens- und Vermögensverteilung rückt das Thema ‚Arbeit‘ immer mehr in den Fokus von politischen und gesellschaftlichen Debatten.“

Karl Marx 1818 – 1883.

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Exposition collective
 : Humain inhumain


Le Casino accueille une nouvelle fois les artistes Fabien Giraud et Raphaël Siboni. Après avoir présenté des parties de leur œuvre « The Unmanned » en 2014, ils proposent cette fois la première saison de ce projet dans son intégralité : 
« 2045-1542 ». L’occasion d’en mesurer toute la cohérence.

Depuis 2014, le duo de vidéastes composé de Fabien Giraud et de Raphaël Siboni travaille sur son projet « The Unmanned ». Une série de vidéos qui pose la question de la place de l’homme dans son environnement, ou comment l’espèce a évolué.

À intervalles réguliers, le duo produit ainsi des films étranges et dérangeants, faits de longs plans sans dialogues. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : La langue au chat

L’exposition « Pardon My Language » à la galerie Zidoun & Bossuyt explore de façon ludique les différents langages esthétiques et artistiques présents dans l’art contemporain.

Tout un programme, on vous le dit. « Pardon My Language », exposition collective curatée par l’artiste nippon Tomokazu Matsuyama, se propose d’explorer l’espace commun entre les pratiques européennes et américaines dans l’art contemporain. S’appuyant sur la thèse que désormais l’ancien contrat entre l’artiste et le critique est rompu en faveur de celui entre l’artiste et le marché de l’art – et que ces sphères s’interpénètrent et brouillent les perspectives –, Matsuyama a réuni quelques-un-e-s des meilleurs artistes contemporain-e-s dans une petite exposition qui vaut le détour. mehr lesen / lire plus

Literatur
: Tödliches Exil

Die Abtei Neumünster hat sich mit „Ich gehöre nirgends mehr hin! Stefan Zweigs Schachnovelle – eine Geschichte aus dem Exil“ eine großartige Ausstellung geleistet, die weit über den Horizont des posthumen Meisterwerks hinausreicht.

Die „Schachnovelle“ gehört seit ihrer Veröffentlichung Anfang der 1940er-Jahre in Brasilien – der letzten Zuflucht Zweigs und seiner zweiten Ehefrau Lotte – zu Recht zum literarischen Kanon. Mit der Metapher des Schachspiels, das zur Obsession und zur Persönlichkeitsspaltung des Protagonisten Dr. B führt, gelang es dem Schriftsteller, die Gräuel der Nazi-Schergen in seiner österreichischen Heimat heraufzubeschwören, ohne sie plastisch darzustellen. Horror in absentia sozusagen, und für Zweig das ihm gemäße Verfahren, sich mit dem Erlebten und dem ihm Zugetragenen auseinanderzusetzen. mehr lesen / lire plus

Photographie
 : Edward Steichen bien entouré


Comment renouveler les expositions sur Edward Steichen ? La Villa Vauban propose une mise en perspective intéressante des photographies de l’artiste luxembourgeois face à des peintures de la même époque, en écho à sa passion dévorante pour les arts.

Tout au long de sa vie, le photographe et collectionneur luxembourgeois Edward Steichen n’a eu de cesse de fréquenter les artistes de son temps. À tel point qu’il ne dressait aucune frontière entre les arts, mais en faisait une communauté d’esprit. Proche du sculpteur Auguste Rodin, du compositeur Richard Strauss ou encore du peintre Henri Matisse, qu’il a tous immortalisés dans des portraits, il organisait des expositions régulières dans lesquelles il n’hésitait pas à croiser les techniques et les signatures. mehr lesen / lire plus

Vidéos
 : Du cru à mâcher


« Raw Identities », la sélection de travaux vidéo à voir dans la BlackBox du Casino en ce moment, démontre que le thème de l’identité n’a pas cessé de passionner les artistes contemporains – les spectateurs peut-être un peu moins.

Toujours fringant, le thème de l’identité traverse les sphères de l’art contemporain telle une comète dont certains ne se lassent plus. Ce terme à l’étymologie aussi riche que paradoxale a de quoi fasciner. Il représente à la fois l’idée qu’une chose est la même qu’une autre ou que plusieurs choses peuvent être comprises sous la même idée ; il peut définir justement l’unicité de l’individu telle que décrite au plus basique sur sa carte d’identité – les possibilités de la décliner semblent infinies. mehr lesen / lire plus

Photographie
 : Flâneries dans la capitale

La ville de Luxembourg change chaque jour un peu plus. L’exposition « Leit an der Stad, Luxembourg Street Photography 1950-2017 », actuellement au Musée de la Ville, permet de voir cette cité en mouvement et ces petites choses immuables dans les comportements humains, à travers plus de 200 photos.

Le noir et blanc est profond, contrasté et lumineux. Dans cette photographie de la Grand-Rue, prise par Marcel Schroeder en 1960, on reconnaît les façades luxembourgeoises, mais surtout ces voitures et ces tenues qui ne trompent pas. Les hommes portent des chapeaux, les femmes des manteaux à la mode d’alors. La circulation ne laisse planer aucun doute : il s’agit de la ville d’hier, de ce Luxembourg avant qu’il ne devienne empire de la finance. mehr lesen / lire plus

Photographie
 : Nature branding


L’exposition itinérante « Nature’s Luxembourg », constituée de photographies de Raymond Clement, pose ses valises une nouvelle fois au grand-duché, dans la galerie Am Tunnel. Nation branding artistique assumé, mais heureusement un peu plus.

(Photo : Raymond Clement)

C’est un lieu idéal pour cette exposition : dans les vastes couloirs de la galerie Am Tunnel, les clichés de larges dimensions de Raymond Clement, souvent des paysages sous forme de panoramas, semblent s’étirer paresseusement, parfaitement à l’aise. Ici, c’est évidemment le vert qui domine. La couleur qui convient aux trois parcs naturels du Luxembourg, lieux de prédilection du photographe et qui représentent un bon tiers de la surface du pays. mehr lesen / lire plus

Tapisseries
 : Mr Anderson prend son pied

L’exposition « Get Lifted » de l’artiste américain Noel Anderson mise sur des techniques mélangées pour obtenir des effets inattendus, parfois drôles et parfois profonds.

La galerie Zidoun & Bossuyt s’est fait un petit nom au grand-duché pour exposer des artistes américains émergents et confirmés. Cette fois, son choix s’est porté sur le jeune artiste afro-américain Noel Anderson. Né en 1981 à Louisville au Kentucky et installé à New York, Anderson a enseigné entre 2011 et 2015 à l’université de Cincinnati avant de changer pour la New York University.

Les œuvres exposées dans la petite galerie du Grund ont de quoi étonner. mehr lesen / lire plus

Photographie : Clergue à sa place


De Lucien Clergue, les amateurs de photographie savent qu’il est à l’origine des Rencontres internationales d’Arles. L’homme y a consacré tellement de temps et d’énergie que son œuvre de photographe est parfois restée dans l’ombre. Le Cercle Cité propose de redécouvrir son immense talent.

Il aura été l’intime des plus grands, de Henri Cartier-Bresson à Willy Ronis, en passant par Raymond Depardon et Robert Doisneau. Lucien Clergue aimait tellement la photographie qu’il peut être considéré, avec son ami Jean-Marie Rouquette et l’écrivain Michel Tournier, comme celui qui l’a démocratisée auprès du public.

Les Rencontres internationales de la photographie d’Arles sont aujourd’hui le plus grand-rendez-vous du huitième art, un incontournable qu’il aura construit année après année. mehr lesen / lire plus

Exposition thématique
 : Correspondances baroques

L’exposition « Drama and Tenderness » en cours au Musée national d’histoire et d’art (MNHA) mélange grands maîtres et inconnus du baroque européen pour mieux montrer les parallèles artistiques déjà existants à l’époque.

Art de la Contre-Réforme catholique, qui sonnait le glas de la bouffée d’air frais apportée par la Renaissance, le baroque était la forme d’expression chérie de la papauté et des monarchies absolues. Mettant en avant la forme plutôt que le contenu, toute expression artistique baroque privilégie l’évasion à la contemplation. C’est donc aussi le produit d’une époque profondément réactionnaire et de restauration des privilèges d’un catholicisme mis en question par l’avènement du protestantisme. mehr lesen / lire plus

Sculpture : Mary le barbare


Le fer, ça nous parle au Luxembourg. Pourtant, l’exposition du jeune sculpteur liégeois Xavier Mary « The Enigma of Steel » n’évoque pas le bon vieux temps des hauts fourneaux – mais tout autre chose…

Que les Belges soient farceurs, surtout quand ils sont artistes, on le savait au moins depuis Magritte. Xavier Mary, né en 1982 à Liège et élève de l’École supérieure des arts Saint-Luc, n’est pas un surréaliste mais un bosseur qui sait combiner matériaux lourds et pensées légères. Mais attention : « The Enigma of Steel » dépasse de loin le stade de la blague à laquelle on est tenté de croire en entrant dans la galerie Nosbaum & Reding. mehr lesen / lire plus