Peinture
 : Allen comme chez lui


C’est en habitué que le peintre écossais Joe Allen a retrouvé la galerie Clairefontaine, la semaine dernière, à l’occasion du vernissage de son exposition « Horizon ». Depuis 1991, ses œuvres sont régulièrement mises en valeur dans la capitale.

Pour les amateurs d’art luxembourgeois, Joe Allen est tout sauf un inconnu. Ses peintures à l’huile sont souvent à l’honneur au grand-duché avant de voyager dans le monde. Car le style de l’Écossais a su séduire et s’affirmer au fil du temps. De ses tableaux de jeunesse, montrés au tournant des années 1990, il reste cette technique immuable de la peinture à l’huile, qui s’est perfectionnée jusqu’à donner « Horizon », la nouvelle série du sexagénaire né entre Glasgow et Édimbourg. mehr lesen / lire plus

Fotografie
: Wer suchet, der …


Das CNA zeigt mit „Dystopian Circles/Fragments … all along“ ein Langzeitprojekts des luxemburgischen Fotografen Armand Quetsch. Die gezeigten Fotografien sind während eines Jahrzehnts auf verschiedenen Reisen quer durch die europäische Landschaft entstanden.

„Die Bilder die ich fand, passten nicht zu den Bildern, die ich suchte“  erklärt Quetsch, der sich seit einer kollektiven Residenz, im „Espace Photographique Contretype“ in Brüssel mit der Frage der fotografischen Darstellung des Begriffs Territorium beschäftigt. Das Projekt entwickelte sich zu einer Konfrontation mit dem Bild Europas. Dementsprechend spielt die Ausstellung mit der Rezipierung der Realität und ihrer Repräsentation: Bekannte historische, heroisch konnotierte Motive enthüllen ihre unterschwellige Gewalt in ihrer Kombination mit Bildern, die von wirtschaftlicher und politischer Ausgrenzung zeugen. mehr lesen / lire plus

Ausstellung
: Sterbliche Hülle


Im Rahmen der Kampagne „Les voix du féminisme“ sind noch bis zum 5. April feministische Werke der Künstlerin Désirée Wickler in der Abtei Neumünster ausgestellt. Leitmotiv der Ausstellung „Sweet Dreams?“ ist das Verhältnis von Frauen zu ihrem Körper.

In der Ausstellung „Sweet Dreams?“ dreht sich alles um mit Körpern verbundenen Sehnsüchte, Ängste, Zweifel und Normen. (Bildquellen : Facebook Page “neimënster”)

„Wer will ich sein? Welches sind meine Ängste, Sehnsüchte und Zweifel, und wie kollidieren diese mit der Gesellschaft? Wie will ich mich zeigen?“, so beschrieb Désirée Wickler das Anliegen der Ausstellung „Sweet Dreams“ auf der Vernissage am vergangenen Freitag. 1983 in Luxemburg geboren, absolvierte Wickler von 2004 bis 2008 ein Kunststudium in Deutschland. mehr lesen / lire plus

Photographie : Empire de l’indifférence


Le Mudam accueille jusqu’au 14 mai l’exposition « Empire », du jeune photographe français Samuel Gratacap. Une plongée dérangeante dans un camp de réfugiés à l’abandon, en plein Sahara.

Il est une des valeurs montantes de la photographie européenne. Samuel Gratacap, 34 ans, formé à Bordeaux et à Marseille, a passé deux ans entre la France et le camp de Choucha, dans le sud de la Tunisie, à quelques kilomètres de la frontière libyenne. Il a immortalisé sur Polaroïd, en vidéo et en photographies numériques la lente agonie de ce monde à part, qui a accueilli pendant plusieurs années des aspirants à une vie meilleure. mehr lesen / lire plus

Art public
 : Le 1 pour cent

« Repères – l’état de l’art public au Luxembourg » est l’occasion de découvrir tout un pan de la création artistique au grand-duché qui se joue – généralement – hors des murs.

« J’avais presque oublié l’essentiel », interjette Trixi Weis de l’AAPL (Association des artistes plasticiens du Luxembourg) – organisatrice de l’exposition – à la fin de notre entretien téléphonique. « Cette exposition est une première au Luxembourg. » Et il est vrai qu’on aura rarement vu autant de diversité artistique réunie sous un seul toit qu’au Luca en ce moment. Des décorations d’églises du « collaborateur » Théo Kerg, en passant par Michel Majerus et ses interventions urbaines à Berlin, jusqu’à la subversive et anarchisante « République de Clairefontaine » de Jerry Frantz – toutes ces œuvres ont en commun d’avoir été créées hors des murs et du cadre muséaux. mehr lesen / lire plus

Cinématographie
 : The Talented Mr Anderson


Avec « Welcome to Wes », le Cercle Cité explore – une fois n’est pas coutume – le monde créé par le cinéaste américain Wes Anderson. Une exposition amusante et éducative.

S’il fallait diviser le monde occidental en deux catégories, alors pourquoi pas entre les admirateurs et les détracteurs de Wes Anderson ? Le metteur en scène américain, originaire du Texas, divise depuis longtemps la communauté des amoureux du cinéma. Et cela non pas parce qu’il aurait un quelconque goût pour la provocation, mais parce qu’il a su créer un style – un univers même – propre à lui.

Car dès ses débuts, Wes Anderson a travaillé avec des constantes : des acteurs fétiches qu’on retrouve dans presque toutes ses productions, comme Bill Murray ou encore Owen Wilson, des décors aussi fantasques que détaillés et des histoires toujours décalées, comme issues d’un autre monde. mehr lesen / lire plus

Exposition pluridisciplinaire : Quand l’art fait de la résistance


« La douche » de Daniel Spoerri. (Image : Centre Pompidou)

« Un musée imaginé », exposition construite autour d’une histoire dystopique, interroge sur l’essence même de l’art et les rapports que celui-ci entretient avec nos sociétés.

On est en 2052. L’art est menacé d’une interdiction totale, et ce qui en reste est voué à la disparition. Il ne reste plus de musées sur terre, hormis un seul : un grand musée transnational qui héberge 80 œuvres-clés, préservées pour les générations futures. Face à la disparition imminente de toute notion d’art, le musée fait de la résistance et compte transmettre les concepts-clés de ce que fut l’art au monde de demain. mehr lesen / lire plus

Exposition collective: Do Not Go Gentle…


« Night Shift » du duo Fort est certainement à la pointe de l’art contemporain, car l’exposition joue avec les codes du « new materialism » – une approche certes froide, mais non dénuée d’aspects comico-poétiques.

(Photo : Eric Chenal)

Pour une entrée en matière, elle est plutôt réussie, la première pièce de l’exposition « Night Shift ». Pas annoncés dans le flyer, le sac de couchage rembourré et le sac en plastique rempli de bric-à-brac sis dans l’entrée du Casino laissent penser que le temple de l’art contemporain, généreux, aurait permis à un sans-abri de se réchauffer dans son entrée. mehr lesen / lire plus

Photographie : Il était une fois Cuba

Par deux fois, la galerie Clairefontaine rend hommage à l’île rebelle aux portes des États-Unis. En bas, des clichés originaux des années révolutionnaires, et en haut, les impressions du photographe Yvon Lambert.

Deux expositions donc en ce moment à espace 2 de la galerie Clairefontaine. Mais toutes deux tournent autour de Cuba, cette île qui attire les uns autant qu’elle révulse les autres. Pile poile pour le décès du Lider Maximo l’année dernière, la galerie revient sur le mythe Cuba. Dans la première, on peut admirer une longue série de photographies originales – dont certaines, comme le Che au cigare, sont devenues des icônes modernes – des années 1959 et 1960. mehr lesen / lire plus

Peintures : Devant la loi

« The Crushing Force of the Unappeasable Law », la deuxième exposition personnelle du peintre David Russon à la galerie Nosbaum & Reding, est d’une noirceur contemporaine qui interpelle.

Qu’elles soient kafkaïennes ou simplement liées à la gravité, transgressées ou respectées, notre univers comme nos sociétés sont régis par des lois. Parfois des garde-fous nécessaires, parfois fondamentalement injustes ; toujours est-il qu’elles reflètent aussi la relation qu’entretient la société avec les individus qui la composent. Et ce sont ces reflets qui se retrouvent sur les toiles de David Russon.

Tenues dans des couleurs sombres – souvent même carrément en noir et blanc -, celles-ci se distinguent par un hyperréalisme qui confirme la maîtrise technique du peintre. mehr lesen / lire plus

Exposition historique
 : Notre-Dame dans tous ses états

Jusqu’au 21 mai, les visiteurs du Musée en Piconrue de Bastogne peuvent découvrir une exposition temporaire sur Notre-Dame du Luxembourg – la star des saints luxembourgeois.

Catholicisme luxembourgeois et pouvoir grand-ducal font bon ménage au 21e siècle – tel peut être un des constats des visiteurs de l’exposition sur Notre-Dame de Luxembourg au musée d’ethnologie, de légendes et d’art religieux de Bastogne. En effet, sur les 200 objets exposés, le musée présente la robe nuptiale que la Sainte Vierge portait lors du mariage du grand-duc héritier Guillaume et de la comtesse Stéphanie en 2012. Ce cadeau offert pour cette occasion par Maria-Teresa constitue une des plus de 60 pièces de l’actuelle garde-robe. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Paradis triangulé

Les trois artistes Olga Karpinsky, Nathalie Noé Adam et Désirée Wickler se sont réunies pour développer l’exposition « Parasite Paradise » – un jardin d’Éden personnel et plein d’impuretés.

En considérant le titre de l’exposition « Parasite Paradise », on aurait aussi pu le comprendre comme une allusion au grand-duché, ce paradis fiscal que d’aucuns considèrent depuis longtemps comme un parasite au sein de l’Union européenne. Pourtant, l’exposition conçue par les trois jeunes artistes n’a rien de vraiment politique – du moins, on n’y trouve pas d’allusion au scandale « Luxleaks ».

Par contre, le thème du jardin – voire de la végétation tout court – fonctionne comme un fil rouge à travers les œuvres montrées à Centre culturel de rencontre Abbaye de Neumünster. mehr lesen / lire plus

Art moderne 
: Passeur de modernité


Une exposition à Liège retrace la vie et le métier de Paul Rosenberg, marchand d’art français. Les curateurs ont réussi leur pari d’offrir, « en suivant l’itinéraire d’un homme, un panorama historique du 20e siècle »*.

Paul Reosenberg avec un tableau de Matisse, fin des années 1930. (© Archives Paul Rosenberg New York / MoMA, © DR.)

« Mes arlequins ! Mes arlequins ! Mes arlequins ! » Ce rappel en forme de supplique, Paul Rosenberg l’adresse, en 1921, à Pablo Picasso, en retard vis-à-vis de son marchand d’art avec sa production d’œuvres pour une exposition. Tous deux âgés de 40 ans, ils se connaissent alors depuis 1918, Rosenberg étant rapidement devenu le galeriste de Picasso. mehr lesen / lire plus

Collages
 : Le cabinet du 
docteur Delvaux


Avec « Im Schatten der Sphinx », le CNL a confié à Jean Delvaux le soin de concevoir sa propre exposition de collages et de livres d’artiste. Un assemblage captivant, pas aussi hétéroclite qu’il n’y paraît de prime abord, où la mythologie côtoie la géométrie euclidienne.

Photo : Christof Weber

C’est d’abord un vertige qu’on ressent, dès le premier espace d’exposition. Vertige du visiteur devant le foisonnement d’œuvres, de couleurs, de formes, d’objets détournés. Vertige aussi du journaliste qui se demande comment rendre compte en si peu de mots de tant d’exubérance. C’est que les cinq pièces du Centre national de littérature semblent pleines à craquer et leurs vitrines parfois près d’exploser. mehr lesen / lire plus

Peintures
 : Sympathique bestiaire


La galerie « Beim Engel » expose les peintures de la jeune artiste Aurélie de Heinzelin, lauréate de la bourse Francis André. « J’aime les souvenirs de cette époque nue » montre un univers à la fois surréaliste, expressionniste et très lourd.

On ne sait pas quels peintres sont invoqués par Aurélie de Heinzelin quand elle cherche son inspiration, mais gageons qu’on peut y trouver au moins Francis Bacon, Otto Dix, Paul Delvaux et Giorgio De Chirico. Par les couleurs sombres utilisées, les personnages oniriques mis en scène et les compositions d’une facture tout à fait classique, elle ancre son art directement dans le 20e siècle. mehr lesen / lire plus