Arts plastiques
 : Dans la tête de Florence Doléac

Florence Doléac propose aux visiteurs du Cercle Cité de partager son univers mental avec son installation « Minute papillon », mise en scène d’une étrange chambre à coucher.

Depuis plus de vingt ans, la plasticienne française Florence Doléac invente des tables, chaises et autres mobiliers qui ont fait sa réputation dans le monde entier. Des créations fantaisistes et fantastiques qui réinventent le quotidien par trop codifié. La Toulousaine n’hésite pas à alterner fonctionnalité et inutilité dans la frénésie créatrice qui est la sienne. Ce faisant, elle oscille sans cesse entre production et exposition, savant dosage d’imagination en constante invention.

Chaque objet est une invitation à partager avec elle son univers mental, foisonnant et délirant. mehr lesen / lire plus

Photographie
 : Un regard monde


La grande rétrospective consacrée au photographe canadien Jeff Wall est sûrement une des expositions qu’il faut retenir de cette rentrée. Une plongée dans son univers.

Certain-e-s critiques ont vu dans les œuvres de Jeff Wall des « productions cinématographiques dans un seul cadre », ce qui résume assez bien son art, sans pourtant en rendre la dimension humaine et empathique que l’artiste célèbre dans sa pratique. Car Wall englobe une telle flopée de concepts dans ses travaux qu’il est difficile – voire impossible – de les hiérarchiser. Il lui arrive aussi bien de jouer avec le regard du public que de mettre en relation les personnages qu’il photographie. mehr lesen / lire plus

Exposition monographique
 : La crise est une fête


Le touche-à-tout luxembourgeois d’origine polonaise Filip Markiewicz revient au Casino pour y exposer sa vision radicale du monde, dans une « Celebration Factory » intense et dérangeante.

(Photo : Filip Markiewicz)

Sélectionné en 2015 pour représenter le grand-duché à la Biennale de Venise, Filip Markiewicz n’est pas un inconnu du grand public. Il avait alors impressionné par l’intensité de son esprit créatif. L’œuvre présentée, « Paradiso Lussemburgo », se voulait une interprétation personnelle de l’eldorado luxembourgeois, dans un style caustique qui ne pouvait laisser indifférent.

Dans sa nouvelle création, « Celebration Factory », Filip Markiewicz s’en prend aux dérives du monde actuel sans pour autant en faire une tribune politique. mehr lesen / lire plus

Peinture
 : Tissage 
de l’infini


« En quête de vérité », c’est le titre de l’exposition rétrospective consacrée à la carrière d’Ivan Marchuk à Neimënster. Une immersion fascinante dans le monde d’un peintre philosophe dont la technique bien particulière est constante, mais les thèmes sans cesse renouvelés.

Extrait de la série « Look at the Infinity », 2008. (Photos : woxx)

Né en 1936 dans le village de Moskalivka, situé à l’époque en Pologne, mais rattaché à l’Ukraine après la conquête soviétique de 1939, Ivan Marchuk est le fils d’un tisseur. Pas étonnant dès lors qu’il ait développé pour son œuvre la technique du « plontanisme » – du verbe ukrainien « plontaty », qui signifie « tisser ». mehr lesen / lire plus

Photomeetings
 : Trois femmes fortes


Les Photomeetings version 2018 sont entièrement féminins et hispanophones. Avec Isabel Muñoz, Ada Trillo et Liza Ambrossio, ils donnent à voir un regard différé sur ce qui se passe dans le monde.

Mythologies, altération du corps et écologie – tels sont les trois termes sous lesquels on peut résumer les deux séries de photographies dans la galerie 1 appartenant à la galerie Clairefontaine. Au rez-de-chaussée, Isabel Muñoz montre ses « Mythologies » : inspirées soit du catholicisme, soit des religions précolombiennes, les images sont avant tout faites pour interpeller le regard du spectateur. Tant par leur grande taille que par leur contenu d’ailleurs – parce que presque tous les modèles utilisé-e-s par Isabel Muñoz sont des personnes ayant altéré leurs corps par des tatouages et des implants. mehr lesen / lire plus

Lithographies
 : Faust selon Kantor

Le touche-à-tout Maxim Kantor est à l’honneur de la galerie Simoncini avec ses dernières peintures inspirées notamment par l’univers de Faust. Un étonnant voyage dans l’univers mental de l’artiste.

À elle seule, la vie de Maxim Kantor est un roman. Né dans l’URSS de Nikita Khrouchtchev, l’écrivain a vu l’empire s’effondrer et Vladimir Poutine s’accaparer la Russie moderne. C’est loin de sa Moscou natale, entre l’Allemagne et la France, qu’il peint et écrit aujourd’hui, en toute liberté. Démocrate convaincu, le représentant de la Russie à la Biennale de Venise en 1997 s’est ainsi écarté de ses racines qui par trop l’étranglaient. mehr lesen / lire plus

Biografische Ausstellung: Wikipedianische Unterhaltung für 
regnerische Nachmittage


Unter dem Titel „Thierry! D’Expo“ präsentiert das Centre national de l’audiovisuel (CNA) in Düdelingen eine monografische Ausstellung über den Luxemburger Sänger und Schauspieler Thierry van Werveke (1958-2009).

Der Plot der Ausstellung trägt die Merkmale eines Melodramas: Held aus gutem Haus gerät im jugendlichen Alter auf die schiefe Bahn. Musik und darstellende Kunst sowie Förderer, die seine Talente erkannt haben, helfen ihm, bedingt im Leben Fuß zu fassen. Ein Schutzengel in Form einer verständnisvollen Ehefrau führt ihn schließlich zurück in die (klein)bürgerliche Ordnung. Die Drogenexzesse des früheren Lebens sowie der beständige Alkoholkonsum, auf den der Held nicht verzichten mag, fordern ihren Tribut. mehr lesen / lire plus

Photographie : Les chants 
de la chambre noire

Le CNA honore « Les univers photographiques de Michel Medinger » – et revient sur quatre décennies de créativité et de sensibilité hors pair.

Même s’il semble anodin, le titre « Les univers photographiques de Michel Medinger » est bien choisi. Car réduire le photographe à une période de son travail ne lui ferait pas justice. Medinger n’est pas un de ces artistes qui restent sur la même formule, une fois qu’ils ont trouvé une expression qui colle avec le public – et le fric qu’ils se font avec. Tout au contraire, son art photographique est avant tout une recherche, celle de la lumière et du motif approprié. mehr lesen / lire plus

Expo
: Eng super Plaz

Fréier war et emol eng Épicerie. Dono e Restaurant an op eemol guer näischt méi. Villäicht gëtt et geschwënn e Blummebuttek. Fir de Moment ass et erëm eng Épicerie, also esou ongeféier. Op alle Fall „eng super Plaz“, seet de Rafael Springer, den Initiator vum Projet.

E bësse vun allem, wéi beim Kachen, dat wier ideal – seet de Lëtzebuerger Kënschtler Rafael Springer. (Fotos: Menny Olinger)

Op dem Belairer Trottoir hunn sech eng Handvoll Leit versammelt. Si sëtzen net op Still, mee op wäissen, ëmgedréinte Plastikseemeren, déi bedréckt sinn mat donkelroude Motiver. E Wierk vum Rafael Springer. Hei däerf een sech op d’Konscht setzen, se gebrauche fir e Krees ze maachen, sech Plaz ze huelen a gär och eng Fläsch Béier aus dem Frigo. mehr lesen / lire plus

Art vidéo : Aux frontières de l’horreur

La BlackBox du Casino accueille le jeune artiste belge Emmanuel Van der Auwera. Trois de ses vidéos analysent nos rapports aux réseaux et aux horreurs qu’ils véhiculent. Une plongée dans les arcanes sombres d’un internet méconnu et dangereux.

Interroger l’époque au travers de moyens métrages de fiction, triturer la réalité pour la pousser dans ses derniers retranchements, tel est le pari de l’artiste belge Emmanuel Van der Auwera dans ses films visibles à la Blackbox du Casino de Luxembourg.

Dans le premier, « A Certain Amount of Clarity », le plasticien s’inspire des vidéos virales qui circulent sur l’internet. De ces objets qui prennent parfois une dimension inexpliquée auprès de leur public. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Expo écolo

Avec « No Man’s Land. Espaces naturels. Terrains d’expérimentation », le Mudam propose une exploration de la nature et des défis écologiques à venir à travers les regards d’artistes très divers.

Photo: © Remi Villaggi

Que le changement climatique soit devenu une réalité indéniable est une évidence dont chacun-e d’entre

nous a pu faire l’expérience ces dernières semaines. La canicule, les feux de forêt, les algues bleues dans le « Stau » sont des phénomènes qui s’installent dans la durée. Tout comme les discours catastrophistes qui nous accompagnent depuis les années 1980 et les premières prises de conscience des désastres climatologiques et écologiques à venir. mehr lesen / lire plus

Patrimoine
 : Des trésors attendus

Le tapis rouge a été déroulé pour accueillir au Naturmusée les trésors autoproclamés des institutions luxembourgeoises. Jusqu’à la fin de l’été, cette muséographie originale propose de redécouvrir la richesse du patrimoine du pays.

Difficile travail que celui des musées d’histoire naturelle. Si leurs fonds sont impressionnants, renouveler l’expérience de visite est délicat tant les codes de leur muséographie semblent figés. D’où cette idée originale du Naturmusée d’innover sans pour autant révolutionner son offre muséale.

Avec l’exposition « Unexpected Treasures », l’approche se veut ludique et originale. À la manière d’une chasse au trésor, le musée met en avant le patrimoine des instituts culturels de l’État luxembourgeois. mehr lesen / lire plus

Histoire
 : Un mariage clé


Le 22 juillet 1893, le grand-duché de Luxembourg célébrait son premier grand mariage royal. Cette union mélangeant passion et politique est évoquée dans la nouvelle exposition du MNHA.

(Photo : C. Bernhoeft, 1893 ; photothèque de la Maison grand-ducale)

En collaboration avec la Cour grand-ducale et l’ambassade du Portugal, le Musée national d’histoire et d’art consacre actuellement une exposition aux 125 ans de mariage du grand-duc Guillaume IV avec la grande-duchesse Marie-Anne de Bragance. Environ 70 objets et documents de l’époque racontent leur histoire.

Marie-Anne de Bragance et Guillaume de Nassau se sont connus pendant une fête familiale en 1880. À l’époque, les parents de Marie-Anne, le roi Michel 1er du Portugal et la princesse Adélaïde de Löwenstein-Wertheim-Rosenberg, vivaient exilés en Allemagne. mehr lesen / lire plus

Art et littérature : La plume et le pinceau


Dans un espace repensé, le CNL propose jusqu’en avril 2019 l’exposition « Schrift und Bild im Dialog. Über Literatur und Bildkünste in Luxemburg ». Une immersion fascinante dans les rapports entre art et littérature au grand-duché à partir du siècle dernier.

C’est désormais une porte revêtue d’un panneau explicatif qui signale l’entrée de l’exposition du moment au Centre national de littérature. Pour le reste, pas de changements spectaculaires dans les salles du rez-de-chaussée, mais une muséographie claire avec un parcours sans ambiguïté. Jusqu’au printemps prochain, elle se met au service du dialogue entre art et littérature.

Figure emblématique de la poésie en Grande Région et bien connu au grand-duché pour sa longue collaboration avec Edmond Dune, le peintre et poète Jean Vodaine (1921-2006) se voit consacrer la première salle. mehr lesen / lire plus

Archéologie
 : La bande originale des fossiles

L’idée pourrait sembler saugrenue, elle est pourtant évidente. Entre archéologie et musique, les points de rencontre sont trop nombreux pour ne pas les détailler dans une exposition. C’est le pari de « Rock Fossils », mise en scène étonnante du travail des paléontologues du monde entier, actuellement sous les voûtes de Nëimenster.

Le rock’n’roll ressemble souvent à une étude paléontologique. Entre les Rolling Stones, Bob Dylan et autres Beach Boys, nombreux sont les dinosaures à toujours écraser la scène. Ce que le public sait moins, c’est l’importance du rock pour les archéologues. Passer des heures à creuser se fait souvent en musique et les plus belles trouvailles ont une bande originale. mehr lesen / lire plus

Peinture mixte
 : Les mystères de l’Est


Avec les toiles d’Esti Levy à la galerie Schortgen, on est plongé d’emblée dans le grand bain des influences orientales, où même les figures les plus martiales pétillent de malice. Une exposition haute en couleur, c’est le cas de le dire.

Détail du polyptyque « Multiplicité »

Des silhouettes effilées tout en hauteur, desquelles on ne distingue que quelques traits de visage ; des compositions elles aussi résolument verticales, où les personnages côtoient d’étranges structures architecturales qui semblent avoir le ciel pour unique but ; un remplissage constant et polychrome ; çà et là, des bribes d’écriture ou d’alphabet : voici l’univers d’Esti Levy, à revoir à la galerie Schortgen, qui expose la Franco-Israélienne régulièrement depuis 12 ans déjà. mehr lesen / lire plus

Histoire
 : Finement ciselé

L’exposition « Amis-ennemis. Mansfeld et le revers de la médaille » explore le 16e siècle au Luxembourg. Une époque peu connue du mythe national… et pour cause.

Le 16e siècle en Europe, et surtout dans nos contrées, est une époque plutôt noire : les guerres de religion et de pouvoir font rage, la population paysanne et citadine est à la merci des soldats ou mercenaires et l’humanisme n’en est qu’à ses balbutiements. Dans les conflits de la guerre de Quatre-Vingts Ans qui opposait les Provinces-Unies (à peu près le Benelux de nos jours) à la couronne madrilène, le futur grand-duché ne jouait qu’un rôle marginal. mehr lesen / lire plus

Art naïf
 : De la poésie 
au dessin… 
et retour


Les dessins de Gisèle Prassinos exposés à la galerie Simoncini sont autant de poèmes visuels qui font entrer images et textes en symbiose. Le surréalisme et l’humour ne sont jamais bien loin dans ces œuvres attachantes.

(Illustrations : CNL/fonds Gisèle Prassinos)

On connaît les liens étroits qu’entretient la galerie Simoncini avec la littérature en général et la poésie en particulier. Pas plus tard que l’année dernière, sous l’impulsion d’André Simoncini, lui-même poète, elle avait organisé une exposition qui combinait les textes de Pierre Joris et les œuvres plastiques de Nicole Peyrafitte. Quelques mois après, la voilà qui récidive en proposant de nombreux dessins originaux de Gisèle Prassinos, réalisés entre 2003 et 2006 alors que celle-ci était âgée de plus de 80 ans. mehr lesen / lire plus

Photographie
 : Su-Mei Tse change 
de dimension

Enfant chérie de l’art contemporain luxembourgeois, Su-Mei Tse est accueillie pour une première exposition à la galerie Nosbaum & Reding. Après le succès de « Nested » au Mudam, la lauréate de la Biennale de Venise 2003 s’impose comme un phare de la création locale.

Que serait une saison culturelle sans son lot d’œuvres de Su-Mei Tse ? La jeune femme poursuit son travail de création compulsif avec une exposition de photographies qui répond à son récent « Nested », tête d’affiche du Mudam jusqu’en avril dernier.

Dans sa course à la matière, Su-Mei Tse choisit cette fois la terre et le ciel pour ce « Walking and Pausing ». mehr lesen / lire plus

Art luxembourgeois
: La révolution abstraite


La Villa Vauban accueille jusqu’en mars 2019 une exceptionnelle rétrospective des artistes phares de l’art non figuratif du pays. L’occasion de voir, en un même lieu, les tenants de la modernité artistique du Luxembourg. En cinquante ans, ils ont révolutionné un paysage longtemps conservateur. Le pays ne s’en est jamais totalement remis.

(Photos : Villa Vauban)

Loin des concours d’aquarelle du Grund, l’exposition « Art non figuratif », accueillie par la Villa Vauban, est une démonstration de la richesse de la production locale. Car le Luxembourg possède un courant contemporain passionnant.

De Lucien Wercollier à Théo Kerg, en passant par Roger Bertemes ou Joseph Probst, l’exposition est un riche voyage dans la révolution artistique locale. mehr lesen / lire plus