Photographie : Clergue à sa place


De Lucien Clergue, les amateurs de photographie savent qu’il est à l’origine des Rencontres internationales d’Arles. L’homme y a consacré tellement de temps et d’énergie que son œuvre de photographe est parfois restée dans l’ombre. Le Cercle Cité propose de redécouvrir son immense talent.

Il aura été l’intime des plus grands, de Henri Cartier-Bresson à Willy Ronis, en passant par Raymond Depardon et Robert Doisneau. Lucien Clergue aimait tellement la photographie qu’il peut être considéré, avec son ami Jean-Marie Rouquette et l’écrivain Michel Tournier, comme celui qui l’a démocratisée auprès du public.

Les Rencontres internationales de la photographie d’Arles sont aujourd’hui le plus grand-rendez-vous du huitième art, un incontournable qu’il aura construit année après année. mehr lesen / lire plus

Exposition thématique
 : Correspondances baroques

L’exposition « Drama and Tenderness » en cours au Musée national d’histoire et d’art (MNHA) mélange grands maîtres et inconnus du baroque européen pour mieux montrer les parallèles artistiques déjà existants à l’époque.

Art de la Contre-Réforme catholique, qui sonnait le glas de la bouffée d’air frais apportée par la Renaissance, le baroque était la forme d’expression chérie de la papauté et des monarchies absolues. Mettant en avant la forme plutôt que le contenu, toute expression artistique baroque privilégie l’évasion à la contemplation. C’est donc aussi le produit d’une époque profondément réactionnaire et de restauration des privilèges d’un catholicisme mis en question par l’avènement du protestantisme. mehr lesen / lire plus

Sculpture : Mary le barbare


Le fer, ça nous parle au Luxembourg. Pourtant, l’exposition du jeune sculpteur liégeois Xavier Mary « The Enigma of Steel » n’évoque pas le bon vieux temps des hauts fourneaux – mais tout autre chose…

Que les Belges soient farceurs, surtout quand ils sont artistes, on le savait au moins depuis Magritte. Xavier Mary, né en 1982 à Liège et élève de l’École supérieure des arts Saint-Luc, n’est pas un surréaliste mais un bosseur qui sait combiner matériaux lourds et pensées légères. Mais attention : « The Enigma of Steel » dépasse de loin le stade de la blague à laquelle on est tenté de croire en entrant dans la galerie Nosbaum & Reding. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Un tremplin à succès

Cette année encore, le Cercle artistique de Luxembourg organise son salon au Tramsschapp. L’occasion de vérifier la bonne santé d’une institution qui a près de cent ans et ne cesse de grandir, avec des demandes de participation en progression constante.

Cent trente sur la ligne de départ, seulement quarante-deux élus. Les artistes luxembourgeois savent à quel point il est important de se montrer. Et le salon du Cercle artistique du Luxembourg (CAL) est l’occasion rêvée de sortir de l’ombre. Encore faut-il franchir l’épreuve du jury, mis en place pour sélectionner les meilleurs représentants de la création locale.

« Nous avons battu un record, cette année, ce qui montre la bonne santé des arts au grand-duché, alors que nous avions eu moins de cent candidats en 2014 », confie Marc Hostert, président du CAL. mehr lesen / lire plus

Exposition collective
 : La robotique pour les modernes


« Theatre of Disorder » s’appelle l’exposition – pourtant bien rangée – de Martine Feipel et Jean Bechameil au Casino. À grand renfort de technologies, le duo d’artistes produit une vision plutôt superficielle des questions liées au progrès et à l’avènement de la robotique.

(Photo : Andres Lejona)

C’est un symptôme connu : chaque fois qu’une société se trouve coincée dans un présent oppressant et plein de menaces, elle a tendance à se projeter soit dans un passé imaginaire, soit dans un futur où la vie sera différente – à force de ne pas être meilleure. On ignore si c’est cette pulsion qui a poussé le duo Feipel et Bechameil à embrasser une thématique futuriste pour leur grande exposition dans les murs du Casino, mais leur vision rappelle furieusement des idées vieilles d’au moins un siècle. mehr lesen / lire plus

Exposition monographique : Étienne Schneider, 
muse des artistes


À force d’avoir la tête tournée vers les étoiles, il fallait bien que ça arrive. La stratégie spatiale du Luxembourg a donné à la jeune artiste Laura Mannelli l’idée de s’inspirer des rêves du ministre Étienne Schneider pour son projet « The Promises of Monsters », actuellement à la galerie Indépendance.

Demain, le Luxembourg exploitera peut-être les ressources minières de la Lune et des astéroïdes. C’est en tout cas ce qu’espère le ministre de l’Économie Étienne Schneider, qui développe avec force son programme spatial, malgré le scepticisme ambiant. En attendant de rapporter sur la planète Terre des métaux rares ramassés dans l’espace, l’artiste Laura Mannelli, passée par l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Malaquais, récolte déjà les fruits de cette science-fiction du réel. mehr lesen / lire plus

Graffiti
 : Travail corporel


L’exposition « Inertie » du graffeur Eric Mangen, à l’abbaye de Neumünster, nous dévoile l’univers particulier de l’artiste, entre arts de la rue et recherche artistique plus classique – le tout n’étant pas dénué d’humour.

Qui est passé sur le parvis de Neimënster – ou s’est baladé en hauteur dans les casemates – pendant les deux dernières semaines de septembre ne pouvait pas le rater. Profitant d’une résidence « hors les murs » autant que du beau temps, Eric Mangen réalisait ses toiles en public au vu et au su de tous. Une belle occasion de voir de près comment il traite et maltraite ses toiles. mehr lesen / lire plus

Exposition monographique : L’imbrication des matières

La semaine dernière a eu lieu au Mudam le vernissage de l’exposition « Nested », de l’artiste luxembourgeoise Su-Mei Tse. Le lancement d’une saison culturelle marquée par le changement de direction à la tête du musée.

Pour les habitués du Mudam, Su-Mei Tse est loin d’être une inconnue. Sa fontaine « Many Spoken Words » fait partie de la collection permanente. De l’encre noire qui en coule naît un bassin opaque, dérangeant, qui ne cesse d’hypnotiser les visiteurs. Elle est à l’image du travail de l’artiste, excessivement précis et follement visuel.

C’est en toute logique que la Luxembourgeoise cosmopolite, d’origine chinoise et anglaise, a droit à une rétrospective de ses travaux récents dans le musée qui l’a fait connaître. mehr lesen / lire plus

Exposition collective
 : Effets secondaires aggravés

« Side Effects of Reality », la nouvelle exposition du duo Karolina Markiewicz et Pascal Piron, détricote la triste réalité de l’Europe actuelle en la confrontant à ses grands mythes et à ses penseurs – déprimant, mais nécessaire.

(Photos : galeries Dudelange)

Attention : c’est du lourd. Dès l’entrée, le spectateur est confronté à l’image d’une maison luxueuse de la banlieue luxembourgeoise, une Ferrari plantée devant le garage. Une inscription en néon sur la maison demande : « What do you offer your friends to make them so supportive ? » Extraite de la pièce « 4.48 Psychosis », la dernière qu’écrivit la dramaturge britannique Sarah Kane avant de se donner la mort, la citation prend dans ce contexte une double signification. mehr lesen / lire plus

Exposition collective
 : Nous sommes tous 
Pierre Werner


La question de la « vraie » valeur de l’art contemporain made in Luxembourg est devenue aussi essentielle qu’inextricable. L’exposition « Histoires d’art » ne donne pas la réponse, mais livre un joli résumé.

(Photo : Michèle Tonteling, Anna Krieps)

Parfois, regarder en arrière peut être une bonne chose. Et dans le cas d’« Histoires d’art », c’est plutôt réussi. Le fait que le titre est au pluriel indique que l’approche choisie ne se veut ni définitive ni désireuse d’établir une tutelle sur les artistes exposés. Et cela même si la genèse de cette exposition est une histoire de jubilé on ne peut plus banale : tandis que le CAL (Cercle artistique du Luxembourg) fêtera ses 125 ans l’année prochaine, 2017 marque le 25e anniversaire du prix Pierre Werner. mehr lesen / lire plus

Exposition collective
 : Quand l’art redevient officiel

Est-ce un test de faisabilité de la « galerie nationale » rêvée par Xavier Bettel ? En tout cas, s’il permet de mettre en avant la production artistique nationale, le projet « Intro » au « Konschthaus Beim Engel » pose aussi la question de savoir si oui ou non les artistes luxembourgeois ont besoin d’une protection particulière.

(Photo : « Intro » sur Facebook)

Alors que jusqu’ici il se cantonnait à accorder des cartes blanches à des artistes ou collectifs, le ministère de la Culture a accaparé la galerie « Konschthaus Beim Engel » de Luxembourg pendant une saison complète. mehr lesen / lire plus

Photographie 
: Natures vivantes


Les Photomeetings Luxembourg 2017 ont débuté sous le titre « Man-made Landscapes ». C’est donc aussi la nature qui sera au centre des expositions – avec notamment les travaux de Hiroyuki Masuyama.

(Photos : galerie Clairefontaine)

Une plante peut avoir des milliers de profils. Surtout quand on est un insecte doté d’yeux à facettes qui permettent de décomposer l’image perçue. Dans sa série appelée « Still Life », Hiroyuki Masuyama a essayé de reconstituer un bouquet de fleurs du point de vue d’un insecte. Montées sur une structure oblique en bois, les facettes sont assemblées en effet sous la forme d’un œil de mouche. mehr lesen / lire plus

Gruppenausstellung: Halbwegs unpolitische 
Zweckentfremdung


Die ehemalige Banque de Luxembourg ist seit einiger Zeit Zielort einer Kunstinvasion. Unter der Ägide von Rafael Springer stellen mehrere KünstlerInnen gleichzeitig in den Büroflächen aus.

Trotz ihrer stattlichen Fläche (immerhin 3.000 Quadratmeter) und des guten baulichen Zustands erinnert die ehemalige Banque de Luxembourg im Bahnhofsviertel mit ihrem düsteren Intérieur an sogenannte „Lost Places“. Nun werden die Räumlichkeiten mithilfe von Kunst neu belebt. Wer jedoch einen tieferen Sinn oder gar eine politische Botschaft hinter der künstlerischen Besetzung des Gebäudes vermutet, liegt falsch. „Ich war es satt, an Orten auszustellen, die nicht sauber sind“, lautet die Erklärung des freischaffenden Malers und Bildhauers Rafael Springer, der eher zufällig, durch Gespräche mit den richtigen Kontakten, auf diese großflächigen Ausstellungsräume stieß. mehr lesen / lire plus

Peintures
 : Clüsserath dans son jardin

L’abbaye de Neumünster accueille dans son cloître l’artiste allemand August Clüsserath, dont l’œuvre avait déjà eu l’honneur des galeries du grand-duché. Cette fois, une exposition monographique permet de mieux comprendre l’évolution d’un des artistes phares de la Sarre.

August Clüsserath n’est pas inconnu des Luxembourgeois. Déjà aperçues en 2014, ses œuvres trouvent dans le cadre de l’abbaye de Neumünster une vitrine parfaite. Car ceux qui ont déjà eu l’occasion de s’attarder sur les grandes toiles colorées de l’artiste disparu en 1966 peuvent cette fois mieux le comprendre, en parcourant le cloître de l’abbaye.

L’histoire d’August Clüsserath est intimement liée à celle de l’Allemagne de la première moitié du vingtième siècle. mehr lesen / lire plus

Fotoausstellung
: Umdeutung


Die Villa Vauban ist nicht unbedingt bekannt dafür, zeitgenössische Kunst zu promoten. Umso begrüßenswerter ist daher, dass nun der „Griechenland Zyklus“ des deutschen Künstlers Sven Johne dort zu sehen ist.

Keine Frage, die gefühlt hunderttausendste Edward Steichen Ausstellung in einem luxemburgischen Museum ist wirklich kein Grund, sich auf den Weg in die Villa Vauban zu machen. Auch wenn sich sicherlich einige Meisterstücke des Wahlamerikaners und Exil-Luxemburgers in der Galerie befinden – es ist schwer zu sehen, welche Verbindung diese Bilder mit eher zweitrangigen Ölgemälden eingehen könnten. Es scheint, als sei das schlechte Gewissen Steichen gegenüber, dessen Werke man lange verrotten ließ, eine unerschöpfliche Quelle immer neuer Ausstellungskombinationen geworden. mehr lesen / lire plus