Exposition permanente : L’évolution, travaux pratiques

Le temps des animaux empaillés dans des vitrines poussiéreuses est désormais révolu pour les musées d’histoire naturelle. Vérification sur le terrain avec la nouvelle exposition permanente du MNHN.

Une drôle de rencontre avec l’homme de Loschbour pour commencer la visite. (Photos : MNHN)

Oh ! ce n’est pas qu’il avait encore l’aspect des muséums d’antan, non. Mais tout de même, le Musée national d’histoire naturelle, au Grund, avait besoin d’un rafraîchissement. Le résultat a de quoi réjouir l’amateur, tant il mêle habilement technologie et animaux naturalisés traditionnels. Mais surtout parce qu’il propose désormais deux messages clés servis par une muséographie cohérente : montrer à travers ses collections l’importance du processus d’évolution des espèces et insister sur la richesse qu’apporte la biodiversité. mehr lesen / lire plus

Exposition collective
 : Dédoublages

« Double Coding » s’appelle une petite mais intéressante exposition collective à découvrir en ce moment au Mudam – où se croisent grands destins, culture(s) et ironie.

Les termes de code et de culture sont naturellement proches, et ce n’est pas pour rien. Chaque culture produit des codes qui lui sont propres et qui évoluent au fil du temps : que ce soit par un progrès naturel, par un détournement ou par un événement marquant qui change ou détruit même à tout jamais les codes – les deux éléments font partie d’une dynamique définie par la condition humaine.

Le choix de la curatrice Marie-Noëlle Farcy – qui a puisé dans les collections du Mudam pour l’occasion – s’est porté sur des artistes plutôt jeunes (enfin, presque tous ont la quarantaine, c’est aussi une histoire de perspective) et dont les modes d’expression sont pour le moins éclectiques. mehr lesen / lire plus

Multimedia Art: Die Kunst am 
Ende des Universums

Im Rahmen der multimedialen Ausstellung Eders im städtischen Mudam reizt der deutsche Künstler die Mehrdeutigkeit des Begriffs „psychic“ aus und droht damit die BesucherInnen in den Wahnsinn zu treiben.

(©Remi Villaggi)

Martin Eder gilt als „Meister des schlechten Geschmacks“ und ist für eine ganz eigene subversive Art des Kitschs bekannt. Im Namen der Kunst vergreift er sich gerne an Kätzchen, Hasen, Pudeln und regelmäßig auch an jungen Mädchen – nur zur Motivfindung, versteht sich. Nun hat der bekennende Atheist sich einem Thema gewidmet, das, wenn ihm auch Kitsch nicht fremd ist, doch einiges mehr an Sprengkraft impliziert. Der gebürtige Augsburger lässt nämlich einen Konfettiregen aus Elementen von religiöser Symbolik, Esoterik und Paranormalem auf die BesucherInnen niedergehen. mehr lesen / lire plus

Installations/vidéo
 : Les fantômes de la 
jeunesse perdue

En invitant Mikhail Karikis pour une exposition solo, le Casino a fait de nouveau le pari de l’art politique et engagé – un pari largement gagné.

(©Mikhail Karikis)

Si à première vue le titre « Love Is the Institution of Revolution » peut paraître un peu gnangnan, le visiteur est vite emporté par le maelstrom de sensations que procurent les installations et vidéos de Mikhail Karikis. L’artiste, né à Thessalonique mais basé à Londres, est un créateur multidisciplinaire qui opère tant par les installations et les vidéos que par la musique (électronique surtout, il a notamment collaboré avec Björk, DJ Spooky, le MIT et l’Unicef…). mehr lesen / lire plus

Nation branding
 : À la bonne vôtre !


Un petit rafraîchissement dans la chaleur de l’été ? Direction les Archives nationales, où l’exposition « Onse Béier » entremêle l’histoire d’une boisson populaire et celle d’un petit pays en quête de symboles nationaux liés au plaisir et au partage.

Les flux entre le Luxembourg et les îles Caïmans ne sont pas que financiers : aux Caraïbes, on savoure aussi le savoir-faire brassicole du grand-duché.

« La bière est une boisson populaire et recommandable, pour autant qu’elle ne soit pas altérée, qu’elle soit de bonne qualité et bon marché, et qu’elle ait une faible teneur en alcool. » Lorsque le professeur luxembourgeois Karl Müllendorf écrit ces mots en 1899, le breuvage fermenté à base d’orge et de houblon est considéré comme préférable à l’eau, souvent polluée. mehr lesen / lire plus

Naturkunde-Ausstellung
: Kennen Sie Katzen?

Wer mehr über die Hauskatze, ihre wilden Geschwister und ihre fernen Cousins erfahren will, sollte das Naturmusée aufsuchen.

Mit Katzengöttinnen ist nicht zu spaßen! Die Besucher der Ausstellung „Alles fir d’Kaz“ im Naturmusée betreten den ersten Raum unter dem strengen Blick einer überlebensgroßen ägyptischen Katzenstatue. Dort gibt es dann auch keine Antwort auf die dringende Frage, warum Kater Türpfosten markieren oder wie man Katzen richtig streichelt. Ein seriöses naturwissenschaftliches Museum beginnt mit den Anfängen – die aber liegen bei der Katze-Mensch-Beziehung im alten Ägypten.

Ganz so ernsthaft geht es dann aber doch nicht zu. Die Katzenmumien, Beleg für die Verehrung der Tiere, sehen ein bisschen wie Stoffpuppen aus. mehr lesen / lire plus

Dessins
 : Le drôle d’humour 
d’Ad Reinhardt

Après le Konsthall de Malmö, en Suède, le Mudam accueille la plus grande rétrospective d’illustrations de l’artiste américain Ad Reinhardt. Une sélection de près de 300 dessins qui en disent long sur l’Amérique d’après la Seconde Guerre mondiale.

Ad Reinhardt avait renoncé à la couleur avant Pierre Soulages. Dans les années 1960, ses monochromes l’avaient rendu célèbre dans le monde entier. Noires, intensément noires, ses toiles marquaient pour lui comme pour l’artiste français une nécessité. « Il y a quelque chose de faux, d’irresponsable et d’insensé à propos de la couleur, quelque chose d’incontrôlable. Le contrôle et la rationalité sont des parts de la moralité », déclarait-il alors. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Summer Follies

Pour meubler son été, la galerie Zidoun-Bossuyt ne fait pas dans la dentelle et montre une ribambelle d’artistes internationalement reconnus – mais avec des œuvres de qualité inégale.

(Photos : © Zidoun-Bossuyt)

L’entrée en matière se fait sur un air de déjà-vu. Et ce n’est pas étonnant, vu que la sculpture monumentale qui attire le visiteur n’est de personne d’autre que Tony Cragg, dont la rétrospective vient de se terminer au Mudam. Baptisée « Spring » et faite entièrement de bois, l’œuvre démontre à nouveau l’extraordinaire empathie qu’a développée Cragg pour toutes sortes de matières. Et introduire le bois dans ces structures n’est sûrement pas si simple. mehr lesen / lire plus

Sculpture
 : Mystérieux modèles réduits


Nicolae Fleissig réalise le plus souvent des sculptures monumentales. Ce qui ne veut pas dire que les œuvres – minuscules en comparaison – exposées en ce moment à la galerie Simoncini sont d’un moindre intérêt.

« Boîte à surprises », en marbre. (Photos : woxx)

Né en Roumanie en 1948, Nicolae Fleissig est installé en France depuis 1982. C’est un familier de la galerie Simoncini, puisqu’il y a déjà proposé une douzaine d’expositions individuelles. Le sculpteur a une préférence marquée pour les matériaux durs, et on retrouve donc logiquement dans ce nouvel ensemble des pièces taillées dans le granit, le marbre, le grès ou l’andésite (une roche volcanique). mehr lesen / lire plus

Graffiti/peinture : Stick to it !


La galerie Nosbaum Reding explore le terrain, encore plutôt vierge, de l’art urbain transposé à l’intérieur – en donnant une exposition solo à l’artiste luxembourgeois Stick.

La situation est un peu cocasse : en plein centre-ville de Luxembourg où se trouve la galerie, tout est léché comme il se doit pour une cité qui place les touristes – riches de préférence – avant ses habitants. Bref, un cadre dans lequel le temps de survie de graffitis ou de tags est très limité. Le street art, on l’accroche donc désormais sur les murs des galeries.

Et même si le titre de l’exposition de Stick, « Touche du bois », évoque plutôt les couleurs naturelles – et fait un clin d’œil à la superstition -, les couleurs montrées sont plutôt criardes. mehr lesen / lire plus

Peinture/installation : La mort lui va si bien


En 2017, l’hyperactive Anne Lindner sera à l’honneur de sept expositions au Luxembourg. « Every Living Creature Dies Alone – a Reconnection », vient d’ouvrir ses portes à la galerie Schlassgoart d’Esch-sur-Alzette. Une impressionnante installation qui met en scène ses obsessions.

(Photos : Mika Heinonen)

Il existe une obsession dans l’art d’Anne Lindner, une obsession morbide que l’artiste allemande confirme dans un éclat de rire. « Mon travail de fin d’études, à l’université de Leicester, portait sur les sept péchés capitaux. Et j’ai disposé sept cercueils au centre de mon installation pour cette exposition », note-t-elle. D’où la « Reconnection » du titre, qui fait le lien entre l’artiste débutante de 2007 et l’artiste affirmée qu’elle est devenue. mehr lesen / lire plus

Histoire : Le Portugal pour les nuls

Pour l’exposition « Portugal – Drawing the World », plus de 130 objets d’art répartis sur deux étages du MNHA nous font revivre les épopées maritimes portugaises au cours des 16e et 17e siècles.

Délicatement ouvragé, un coffre en argent et améthyste façonné par les artistes indiens de Goa et rapporté en Europe par les Portugais. (PHOTO : Musée national d›art ancien, Lisbonne)

L’exposition « Portugal – Drawing the World » s’appuie sur des pièces prêtées par plus de 20 musées et trois collectionneurs privés. 88 appartiennent au Musée national d’art ancien de Lisbonne. À travers sept salles, on plonge dans l’âge d’or des découvertes maritimes lusitaniennes. mehr lesen / lire plus

Exposition collective : Hypersensible

Un hasard peut-être, une coïncidence sans doute pas. La plupart des artistes de l’exposition « Sensibility as Media », actuellement au Konschthaus beim Engel, sont des femmes, et ce n’est même pas voulu. Mais le thème choisi et les affinités de la curatrice et artiste Suzan Noesen ont imposé cette collaboration très féminine.

(Photo : Tina Mamczur, Transforming Sensibility, collage, 2017)

La sensibilité n’est-elle qu’une partie de nous ou peut-on la voir comme un moyen de transmission et de communication ? C’est cette question que se sont posée les artistes réunis dans le projet « Sensibility as Media ».

« Avec deux amies, nous voulions faire une exposition commune », note la curatrice Suzan Noesen. mehr lesen / lire plus

Sculpture
 : L’étonnante diversité 
des formes


La rétrospective Tony Cragg au Mudam permet une plongée captivante dans l’univers d’un sculpteur à la productivité notable et à l’art polymorphe.

« Industrial Nature », 2015.

« Nous vivons à une époque où la croyance en la science et la rationalité est omnipotente et déterminante. Pourtant, notre vraie vie est en grande partie guidée par les émotions et les décisions émotionnelles. Montrer cela constitue une tâche importante pour chaque artiste, y compris pour moi dans mon travail. » En effet, s’il y a bien une caractéristique commune à la cinquantaine d’œuvres exposées par Tony Cragg au Mudam, c’est l’absence d’intellectualisation ostentatoire ou de message claironné. mehr lesen / lire plus

Photographie : Portraits d’un monde 
en souffrance

Le Mois européen de la photographie bat son plein. L’occasion pour le Musée national d’histoire et d’art de mettre en avant le travail de sept photographes sur le thème « Portraits sous surveillance ». Comment, à l’heure où tout est image, montrer les visages ?

(Photo : Jure Kastelic)

Depuis le 11-Septembre et la chute des tours du World Trade Center, la vision du monde a changé. Ce jour-là, sur tous les continents, l’histoire était retransmise en direct à la télévision. Comme jamais auparavant. Quand l’indécence de la mort s’expose de la sorte, comment continuer à photographier ? C’est la question que se sont posée les commissaires de l’exposition « Portraits sous surveillance », Paul Di Felice et Pierre Stiwer. mehr lesen / lire plus