JAHR DES UNHEILS 1914: Die kleinen Fehler

Ob in Deutschland, Frankreich, Großbritannien oder Luxemburg – die Frage, wie es zum Ersten Weltkrieg kam, ist umstritten. Auf Einladung des Institut Pierre Werner hat Christopher Clark mit einem Vortrag im CCRN sein neues Buch zu diesem Thema vorgestellt.

Säbelrasseln: Die deutsche Kavallerie marschiert in Berlin auf. (©wikimedia)

Als „Unruhestifter unter den Historikern“ bezeichnet ihn die FAZ: Den Historiker Christopher Clark, dessen Buch „The Sleepwalkers“ im vergangenen Herbst auf Deutsch erschienen ist. Das Werk beschreibt die Verkettung der Ursachen, die vor 100 Jahren zum Ersten Weltkrieg führten. Seit den 1960er Jahren, so die FAZ, habe sich die These des deutschen Historikers Fritz Fischer von der überwiegenden deutschen Kriegsschuld durchgesetzt. mehr lesen / lire plus

RWANDA: « Abattez les grands arbres »

Comment expliquer l’inexplicable ? Le génocide rwandais, avec ses plus de 800.000 victimes, soulève de nombreuses questions. Qui était responsable ? Qu’est-ce qui amène des gens ordinaires à tuer leurs voisins ? 20 ans après les massacres, un retour sur l’histoire d’un pays traumatisé.

« Plus jamais », Genocide Memorial Church, Karongi-Kibuye, Rwanda (PHOTO: WIKIMEDIA)

« Le génocide des Tutsi est réel et incontestable, mais il ne peut effacer le génocide (des) Hutu, beaucoup plus étendu », a déclaré Pascal Simbikangwa devant la cour d’assises de Paris, selon certains médias français. Simbikangwa, ex-capitaine du Service central de renseignement rwandais, âgé de 53 ans et paraplégique depuis un accident de la circulation en 1986, sera jugé pour « complicité de génocide » et « complicité de crimes contre l’humanité » lors du génocide des Tutsi au Rwanda. mehr lesen / lire plus

PSYCHIATRIE: Regards sur la folie

Avec « Parmi les fous », Benoît Majerus fournit un exemple réussi de microhistoire – son récit sur une institution bruxelloise déploie toutes les problématiques de la psychiatrie européenne du 20e siècle.

La psychiatrie peut-elle guérir la folie? Ces deux-là n‘en sont pas si sûrs. Jack Nicholson et Will Sampson dans le film «One Flew Over the Cuckoo’s Nest », de 1975.

De « Jane Eyre » en passant par « One Flew Over the Cuckoo’s Nest » à « A Beautiful Mind », notre perception de la folie a été fortement imprégnée par la fiction et le cinéma. Ces histoires inspirent l’horreur, la pitié envers les personnes concernées, mais également le scepticisme par rapport aux tentatives de guérison de la part de la médecine. mehr lesen / lire plus

HOLOCAUST: Vergeben und vergessen?

Muss sich der Luxemburger Premierminister für die Verstrickung der Luxemburger Behörden in die Judenverfolgung im Zweiten Weltkrieg entschuldigen? An die vor einem Jahr gestellte Frage schließen sich viele weitere an.

Es gab 1940 eine aktive Zusammenarbeit der „Verwaltungskommission“ mit der nationalsozialistischen Zivilverwaltung. Der Zeitungsausschnitt unbekannten Ursprungs zeigt eines der seltenen Bilder Albert Wehrers als ihr Präsident. (© Photothèque de la ville de Luxembourg)

Am 19. September letzten Jahres richtete der Historiker Serge Hoffmann einen offenen Brief an den Premierminister. Eine Woche zuvor hatte sich in Belgien Jean-Claude Junckers Amtskollege Elio die Rupo offiziell für die Mitverantwortung der belgischen Behörden an den Judendeportationen während des Zweiten Weltkriegs entschuldigt. mehr lesen / lire plus

POLITIK: „Heielei, d’CSV ass net méi derbäi!“

Ist eine Regierung ohne die CSV möglich? Ja, es hat sogar schon einmal eine gegeben. Ein historischer Blick zurück auf die Entstehung der sozialliberalen Koalition in den Siebzigerjahren.

Willy Brandt zu Besuch in Luxemburg, im Gespräch mit Premierminister Gaston Thorn (DP). Links daneben Vize-Premier Raymond Vouel (LSAP), Thorns Berater Mario Hirsch und die sozialistische Parteipräsidentin Lydie Schmit. Anlux, FD-141-86.

„Le gouvernement se retire.“ Der Ausspruch Pierre Werners, des ehemaligen CSV-Premiers, während der Diskussion um den Militärdienst, die 1966 zur Staatskrise führte, wird seit einigen Wochen viel zitiert. Genauso werden die vorgezogenen Neuwahlen von 1968, bis dato die letzten ihrer Art, zum Vergleich mit der heutigen politischen Lage herangezogen. mehr lesen / lire plus

PORTUGAL – LUXEMBOURG: Héros méconnu

La quinzaine du cinéma portugais est revenue pour la première fois sur un personnage longtemps ignoré : Aristides de Sousa Mendes, sans lequel 30.000 personnes auraient trouvé la mort pendant la Seconde Guerre mondiale.

Aristides de Sousa Mendes – un héros portugais resté longtemps aux oubliettes.

« La plus grande action de sauvetage menée par une seule personne pendant l’Holocauste », écrira Yehuda Bauer, un spécialiste des réfugiés juifs durant la guerre, dans son ouvrage « A History of the Holocaust ». On estime à plus de 30.000, dont environ 10.000 Juifs, le nombre de personnes sauvées par le diplomate portugais. mehr lesen / lire plus

BONNES FEUILLES (6/6): Démystifications

Dans cette dernière partie des bonnes feuilles tirées du mémoire de thèse de Vincent Artuso, on évoque les conclusions que l’on peut tirer de l’attitude de la population luxembourgeoise face à l’occupant nazi et comment celles-ci relativisent certains mythes nationaux.

Collaborer ou résister ? Le choix des membres de la compagnie des volontaires était peut-être le plus simple à l’époque, celui des civils connaissait beaucoup plus de nuances.

Tant que le Reich apparut comme le vainqueur vraisemblable de la guerre, à la condition indispensable que leur indépendance soit garantie, une majorité d’entre les Luxembourgeois aurait probablement accepté la collaboration – si l’on entend par là une adaptation des institutions du pays à l’ordre nouveau, accompagnée d’une union politique, économique et culturelle plus étroite avec le Reich. mehr lesen / lire plus

SECONDE GUERRE MONDIALE: Collabos deluxe ?

La thèse de Vincent Artuso est un des premiers travaux d’envergure sur un phénomène que l’historiographie officielle préfère occulter. Si elle ne remet pas fondamentalement en cause ce qu’on savait déjà, elle dévoile de nouvelles raisons derrière des phénomènes trop souvent mis sur un piédestal.

Editer les « bonnes feuilles » d’un livre – et d’une thèse de doctorat de surcroît – n’est une tâche ni évidente, ni même gratifiante. Déjà que personne n’aime faire des découpages dans un livre qui l’intéresse. Mais dans ce cas, où il faut bien s’adonner à l’exercice, les choix sont dictés par deux facteurs majeurs : les informations qu’on estime prioritaires à partager avec le lectorat et la lisibilité du texte, qui risque d’être obstruée par une lecture – forcément – partielle. mehr lesen / lire plus

BONNES FEUILLES (5/6): Les SS luxembourgeois

La cinquième partie des bonnes feuilles du mémoire de thèse de Vincent Artuso sur la collaboration évoque un chapitre particulièrement sensible : la présence de Luxembourgeois dans les rangs de la Waffen SS. Contraints ou volontaires, le destin de ces jeunes recrues fait aussi miroiter le déchirement du pays face à l’oppresseur allemand.

Uniformes noires et bon statut social : Les membres de la Vdb exerçaient une fascination malsaine sur beaucoup de jeunes Luxembourgeois

Des Luxembourgeois servirent les autorités d’occupation allemandes en France et en Belgique, d’autres s’engagèrent volontairement dans les forces armées du Reich. L’historien Paul Dostert estime qu’ils furent près de 1.500. mehr lesen / lire plus

BONNES FEUILLES (4/6): La question juive au grand-duché

Dans la quatrième partie des bonnes feuilles du mémoire de thèse de Vincent Artuso, nous évoquons le sort des juifs luxembourgeois et étrangers, ainsi que les agissements des commissions et de la population à leur égard, avant et après l’invasion allemande.

La synagogue de la ville de Luxembourg, photographiée avant sa destruction. (©photothèque de la ville de luxembourg, auteur inconnu)

Selon le rapport récent sur la spoliation des biens « juifs » au Luxembourg, 3.907 personnes se déclarant de confession israélite vivaient au Grand-Duché à la veille de l’invasion. 1.005 étaient de nationalité luxembourgeoise, 2.902 étaient étrangers, soit près des trois quarts. mehr lesen / lire plus

BONNES FEUILLES (3/6): Berlin ne répond pas

Dans cette troisième partie des bonnes feuilles du mémoire de thèse de Vincent Artuso, nous voyons comment les commissions luxembourgeoises s’étaient trompées en voulant troquer collaboration contre souveraineté.

Dernière révérence à la souveraine :
un concert de bienfaisance en
son honneur à la Place d’Armes.

Pour garantir l’avenir du pays et permettre qu’il se réforme en toute indépendance, il importait d’abord à Emile Reuter et Albert Wehrer de faire revenir le Reich sur sa déclaration de guerre. Le 5 juillet 1940, la Commission administrative adressa un mémorandum au gouvernement du Reich, qui rappelait les garanties que ce dernier avait données au Grand-Duché quant au respect de sa neutralité et soulignait les bons rapports qui avaient jusque-là prévalu avec l’administration militaire allemande. mehr lesen / lire plus

BONNES FEUILLES (2/6): Adaptation

Dans la deuxième partie des bonnes feuilles extraites de la thèse de doctorat de Vincent Artuso sur l’histoire de la collaboration, nous nous penchons sur comment les responsables luxembourgeois ont voulu tirer les leçons de la victoire allemande.

Une des conséquences les plus directes de l’invasion allemande : les évacuations de la population – ici dans la ville de Luxembourg. Après cette période de remous, les ressentiments de la population se tassaient petit à petit – commence alors « l’époque sombre » de la collaboration qui n’est pas encore assez étudiée.
PHOTO : ©photothèque de la ville de Luxembourg_auteur Batty Fischer

A la fin de la campagne de France, la situation du Grand-Duché de Luxembourg était des plus défavorable. mehr lesen / lire plus

BITTER YEARS, SWEET CRISIS: Au-delà de l’amertume

Une exposition des années 1930 permet de s’interroger sur le photojournalisme, mais aussi sur les politiques en temps de crise.

Amertume, dignité, espoir.

En 2015, après l’élection d’un nouveau président, l’Union européenne décide de mettre fin aux politiques d’austérité. Face au désastre économique et social, elle adopte un ambitieux programme d’aide et de relance. Afin d’améliorer l’acceptation de ce programme, la toute nouvelle European Social Agency (ESA) envoie des reporters aux quatre coins du continent, afin de ramener des photos, des textes et des vidéos montrant la détresse des populations et les projets d’aide en cours.

Utopique ? Peut-être. Mais c’est à peu près comme cela que les choses se passent aux Etats-Unis lorsque le président Franklin D. mehr lesen / lire plus

UN PHARE POUR LE CNA: Montrer et voir

La visite de « The Bitter Years » s’impose, ne serait-ce que pour le cadre extraordinaire dans lequel elle est présentée.

Photo de migrants. Fasciner pour mieux signifier, un art.

Une voiture lourdement chargée, plus loin, une autre, qui ne l’est pas moins, en train de remorquer la première. Au premier plan, dans la boue au bord de la route, de nombreuses traces de pneus dans tous les sens. La photo prise par Dorothea Lange est emblématique du thème de la migration. Elle est exposée dans l’espace du haut du château d’eau à côté du CNA, nouvellement aménagé pour accueillir « The Bitter Years ». mehr lesen / lire plus

IDENTITE ET HISTOIRE (3): Le passé a la vie dure

Dans son nouveau livre, l’historien Pit Péporté analyse les représentations du passé médiéval luxembourgeois sur près d’un millénaire. Fidèle à l’approche constructiviste, il attribue un rôle plus pernicieux aux auteurs de l’ère nationale qu’à leurs prédécesseurs. Son approche érudite l’empêche toutefois de tomber dans une grille de lecture dogmatique.

Mélusine, le comte Sigefroid, la comtesse Ermesinde et Jean l’Aveugle. Ces quatre figures historiques et mythiques sont constitutives de la façon dont les historiens racontent l’histoire du Luxembourg.

Le livre de Pit Péporté (« Constructing the Middle Ages. Historiography, Collective Memory and Nation-Building in Luxembourg », Leiden/Boston, Brill, 2011) n’est pas une histoire du Moyen-Âge. mehr lesen / lire plus