Aki Kaurismäki
 : Un nouveau souffle


Avec « Toivon tuolla puollen », le réalisateur culte s’offre un renouveau cinématographique en abordant le thème des réfugiés. Mais toujours dans sa Finlande rêvée, coincée quelque part entre les années 1950 et la peinture réaliste.

Khaled Ali (Sherwan Haji) et Waldemar Wikström (Sakari Kuosmanen), deux destins croisés, deux histoires semblables et pourtant dissemblables.

Les jurés de la Berlinale ne s’y sont pas trompés : en attribuant à Aki Kaurismäki l’Ours d’argent du meilleur réalisateur, ils ont récompensé l’effort de renouvellement que le cinéaste de bientôt 60 ans a entrepris avec ce nouveau long métrage. Car si sa recette reste immuable – ce cocktail immédiatement reconnaissable d’humour à froid et de poésie visuelle -, c’est peut-être la première fois que Kaurismäki aborde un film sous un angle aussi politique. mehr lesen / lire plus

Denzel Washington: Verhärtete Fronten

Die Filmadaptation des 1987 am Broadway uraufgeführten Theaterstücks „Fences“ überzeugt mit beeindruckenden Schauspielleistungen und einer minimalistischen Filmgestaltung.

Troys Träume mögen geplatzt sein, doch für Rose gab es nie eine Alternative zur Selbstaufopferung.

Troy Maxson (Denzel Washington), Anfang 50, Ehemann und Vater zweier Söhne, ist ein temperamentvoller, oft in Selbstmitleid versinkender Vielschwätzer, der im Pittsburgh der 1950er-Jahre mit seiner Arbeit als Müllmann die Familie unterhält. Gegenüber dem wenigen, das er hat, empfindet er ein unnachgiebiges Kontrollebedürfnis: „Ich baue mir einen Zaun um das, was zu mir gehört.“ Sein jüngster Sohn Cory (Jovan Adepo) träumt von einem Football-Stipendium – nichts wäre für ihn schlimmer, als wie sein Vater bei der Müllabfuhr zu enden. mehr lesen / lire plus

Danny Boyle : Les papys résistent


« Trainspotting 2 » pouvait-il être à la hauteur du premier film d’il y a vingt ans ? Non, mais ce n’est pas ce que Danny Boyle a essayé de faire et, après tout, ça sauve ce film pas comme les autres.

L’Écosse de 2017 est toujours aussi déprimante que celle de 1996.

Avant de commencer, une petite mise en garde : si vous appartenez à la génération qui a vu « Trainspotting » au ciné ou sur cassette VHS en 1996, « Trainspotting 2 » risque de vous donner un sacré coup de vieux ! Car, après plus de vingt ans, replonger avec les protagonistes d’antan joués par les mêmes acteurs est une expérience assez unique, pas seulement pour les nostalgiques. mehr lesen / lire plus

Lucas Belvaux
 : C’est arrivé près de chez nous


Non, « Chez nous » n’est pas le brûlot gauchisant qu’ont décrié les pontes du Front national. Le film est plutôt une analyse fine du populisme de droite et de ses enracinements sociohistoriques, qui se prend parfois les pieds dans son propre scénario.

Un peu trop voyante, la caricature de Marine… (Photos : © Synecdoche / Artémis Productions)

« Émules de Goebbels » pour caricaturer les instances françaises d’aide à la production, « pot à tabac » pour décrire la prestation de Catherine Jacob : si la fachosphère franchouillarde commence à émettre de tels pets nerveux à propos de son film, cela veut dire que Lucas Belvaux a rempli sa mission. mehr lesen / lire plus

Martin Scorsese: La toute dernière tentation du Christ

Avec « Silence », Scorsese choisit l’adaptation d’un roman japonais de Shusaku Endõ pour se plonger dans le Japon féodal du 17e siècle. Au cœur de ce film fleuve, l’interrogation de la foi catholique et de la spiritualité, thèmes qui traversent l’œuvre du cinéaste depuis plus de quarante ans.

En 1633, deux jeunes prêtres jésuites portugais embarquent pour le Japon à la recherche de leur maître spirituel, le père Ferreira, porté disparu depuis quelques années et dont des rumeurs racontent qu’il aurait renoncé à la religion catholique pour vivre comme un Japonais. À leur débarquement sur une des îles de l’archipel, le père Rodrigues (Andrew Garfield) et le père Garupe (Adam Driver) découvrent une population de paysans convertis mais apeurés, qui pratiquent leur religion dans la clandestinité, sous peine d’être soumis aux pires tortures par les seigneurs de guerre locaux. mehr lesen / lire plus

Barry Jenkins
: Ein Lichtschimmer im Dunkeln


Mit „Moonlight“ bringt der US-amerikanische Regisseur Barry Jenkins die einfühlsam gezeichnete Beschreibung eines schwierigen Erwachsenwerdens auf die große Leinwand. Der Film mag eine raue Realität zeigen, doch verliert er nie den Blick für das Schöne.

In der Schule muss Chiron ständig mit Angriffen seiner Mitschüler rechnen.

Was heißt es, ein „richtiger Mann“ zu sein? Bereitwillig Gewalt einzusetzen? Keine Schwäche oder Emotionen zu zeigen? Frauen zu begehren? Dem Regisseur Barry Jenkins war es bei seinem Film „Moonlight“ wichtig, zu verdeutlichen, dass sich diese Frage für schwarze Männer auf besonders eindringliche Weise stellt. „Growing up, you’re told that being a black man, you have to be that much better than your counterparts,“ erklärte der Athlet und Schauspieler Trevante Rhodes kürzlich dem Guardian gegenüber. mehr lesen / lire plus

Stephan Streker : Zone tribale

Une histoire d’amour impossible.

« Noces », la dernière coproduction belgo-luxo-franco-pakistanaise en date – la part luxembourgeoise a été assurée par Tarantula -, se base sur un fait divers impliquant un clash des civilisations autour de la tradition du mariage forcé.

S’ils n’ont pas gagné le gros lot, les Kazim ont tout fait comme il le fallait. La famille pakistanaise installée en Belgique gère une épicerie ouverte de jour comme de nuit, comme on en trouve par milliers en Belgique et en France. Les enfants ont tous accompli leur cursus scolaire et, tandis que la gestion de l’entreprise familiale est en train d’être transférée à Amir, le fils de la famille, les trois sœurs, elles, seront mariées selon la tradition. mehr lesen / lire plus

Andy Bausch: Senioren in 
Aufbruchstimmung


Sieben Jahre nach „Trouble no More“ bringt Andy Bausch mit „Rusty Boys“ eine Seniorenkomödie ins Kino – einen Film, der unterhält und zugleich auch ein Plädoyer für mehr Solidarität und Hilfsbereitschaft sein will.

Die vier Helden in „Rusty Boys“ lassen sich nicht so leicht von ihrem Vorhaben abbringen.

Auch wenn das Subgenre der Alterskomödie in den letzten Jahren an Popularität gewonnen hat – „About Schmidt“, „Best Exotic Marigold Hotel“ und „Quartett“ kommen einem in den Sinn -, so werden das dritte Alter und die mit ihm einhergehenden Probleme auf der großen Leinwand dennoch eher selten thematisiert. Andy Bausch ist nun mit „Rusty Boys“ in diese Marktlücke gestoßen. mehr lesen / lire plus

Juho Kuosmanen
 : Un certain punch


Ce n’est pas pour rien que le Festival de Cannes a décerné le prix « Un certain regard » à « The Happiest Day in the Life of Olli Mäki » : ce biopic rompt avec les codes et les conventions pour se concentrer sur l’humain.

Olli Mäki juste avant de se faire taper dessus…

En Finlande, Olli Mäki est une légende de la boxe. Toujours en vie – il est né en 1936 à Kokkola dans l’ouest du pays -, il a été le premier boxeur finlandais à se battre pour le titre de champion du monde dans la catégorie des poids plumes. mehr lesen / lire plus

Nocturnal Animals
: Emotionale Wüste

Vergangene Woche ist im Ciné Utopolis der neue Film von Tom Ford angelaufen – ein ästhetischer Psychothriller, an dem sich die Geister scheiden.

In „Nocturnal Animals“ kann Amy Adams wieder einmal ihre beeindruckende Wandelbarkeit unter Beweis stellen.

Im Zentrum der auf mehreren Zeit-
ebenen ablaufenden Handlung von „Nocturnal Animals“ steht die unglückliche, ihrem Lebensgefährten entfremdete Galerie-Inhaberin Susan Morrow (Amy Adams), die eines Tages ein von ihrem Ex-Mann Edward Sheffield (Jake Gyllenhaal) verfasstes Romanmanuskript erhält. Dieses trägt nicht nur eine an sie gerichtete Widmung, sondern nimmt auch im Titel Bezug auf den Kosenamen, den der Autor etwa zwei Jahrzehnte zuvor der chronisch Schlaflosen gegeben hatte: Nocturnal animals. mehr lesen / lire plus

Park Chan-wook : Une histoire en trois tiroirs


« The Handmaiden » du réalisateur sud-coréen Park Chan-wook est un film d’une exceptionnelle richesse : scénario intelligent, belles images et un contexte qu’on ne voit que trop rarement au cinéma.

L’oncle perverti lors d’une « séance de lecture ».

La Corée entre 1910 et 1945 n’est pas très belle à vivre. L’occupant japonais impose sa culture, son argent et sa prétendue supériorité raciale sur le pays, qu’il n’a cessé d’envahir depuis les premiers jours de son existence. Alors les Coréens s’adaptent. Parmi eux, Sook-hee, une orpheline dont la mère était une voleuse à la tire légendaire, qui est au service d’une matrone mafieuse. mehr lesen / lire plus

Mohamed Ben Attia
 : Un parfum de jasmin

À la fois drame social et comédie romantique, sur fond de révolution tunisienne, « Hedi » parvient à mélanger les genres sans perdre le spectateur. Un premier long métrage réussi, qui sonne comme une promesse de renouveau du cinéma tunisien.

L’histoire de Hedi et de Rim, une parenthèse enchantée forcément trop courte.

À Kairouan, peu après le printemps arabe, un mariage se prépare. Hedi va épouser la ravissante Khedija, avec qui il discute régulièrement en cachette, dans sa voiture la nuit tombée. Un véhicule qui fait sa fierté, lui qui travaille comme vendeur chez un grand concessionnaire du pays. Justement, celui-ci, à cause des conditions économiques encore fragiles qui suivent la révolution tunisienne, décide de l’envoyer prospecter à Mahdia, une station balnéaire située à environ deux heures de route de sa ville natale. mehr lesen / lire plus

Olivier Assayas
: Médium svp

Encensé par la presse, « Personal Shopper », le dernier-né d’Olivier Assayas, promet beaucoup mais perd sa substance en chemin.

Elle joue à se faire peur : Kristen Stewart dans « Personal Shopper ».

En matière de hantise, la jeune Maureen s’y connaît. Car elle est doublement hantée. D’abord par son boulot qui la réduit à acheter des fringues, composer des tenues de soirée et être l’esclave des humeurs de l’égérie de la mode Kyra – un travail qui lui devient de plus en plus pénible. Et puis, son frère jumeau Lewis, décédé il y a peu d’une maladie cardiaque, l’affecte également. mehr lesen / lire plus

Jim Jarmusch
 : J’ai tout vu à Paterson

Le nouveau Jarmusch est un bastion érigé contre la culture hollywoodienne. Un film nonchalant, attachant et drôle qui nous apprend une leçon sur la valeur de la vie et de la poésie sans forcer le trait.

Un homme, son chien et sa poésie.

À première vue, Paterson est une bulle dans laquelle vit Paterson. Le personnage principal, dont le prénom est « vraiment » un homonyme de la ville de naissance y trouve encore une autre correspondance. Car c’est dans cette ville que le grand poète américain William Carlos Williams écrivait son poème épique qu’il a mis plus de trente ans à finir. mehr lesen / lire plus

Dieter Berner
 : Un expressionnisme 
peu expressif


« Egon Schiele – Tod und Mädchen » s’attache à décrire en partie la vie tourmentée du peintre autrichien, mais reste bien lisse dans son évocation d’un artiste provocateur à la personnalité complexe.

Egon Schiele (Noah Saavedra) et Wally Neuzil (Valerie Pachner) dans la reconstitution du tableau « Tod und Mädchen ». (Photo : Amour fou)

La maison de production Amour fou, créée au Luxembourg en 1995 et en 2001 à Vienne, a sorti récemment des films ambitieux sur le plan esthétique. Dans « Amour fou » (2014), justement, inspiré librement par le suicide du poète Heinrich von Kleist, les longues séquences quasi contemplatives invitaient à la mélancolie. mehr lesen / lire plus