Ruben Östlund: Kleinkarrierte Welt


Mitläufertum, Abgehobenheit und Scheinheiligkeit – Ruben Östlunds Analyse der Kunstwelt im Speziellen und unserer Gesellschaft im Allgemeinen fällt recht pessimistisch aus. In Cannes wurde er für „The Square“ mit der Goldenen Palme ausgezeichnet.

Manche Museumsgäste in „The Square“ wissen mit diesem Kunstwerk nicht viel anzufangen. (Fotos: outnow.ch)

Worum geht es eigentlich in „The Square“? Eine Frage, die sich so mancher auch noch nach Sehen des Films stellen mag. Zunächst einmal handelt es sich um eine sogenannte „comedy of errors“, in deren Zentrum der Museumskurator Christian (Claes Bang) steht. Sowohl in seinem privaten als auch beruflichen Leben gerät dieser im Laufe des Films immer wieder in peinlich-skurrile Situationen, aus denen er sich nur mit Mühe und Not herausmanövrieren kann. mehr lesen / lire plus

Kornél Mundruczó
 : Migration hybride

« Jupiter holdja », ovni cinématographique à mi-chemin entre la fresque sociale et le thriller fantastique, met en scène la crise humanitaire des réfugiés syriens confrontés à la politique ultraconservatrice du gouvernement hongrois et à ses dérives autoritaires.

S’élever au-dessus des brumes des frontières : la lévitation, une des allégories du film. (Photos : Pyramide distribution)

Le scénario oscille entre dénonciation politique et allégorie poétique : après une tentative pour traverser la frontière hongroise qui se solde par une fusillade, Aryan, un jeune Syrien que l’on croit mort, commence à léviter à travers la cime des arbres. Le médecin qui le prendra en charge au camp de réfugiés voudra s’emparer de ce don surnaturel pour soutirer de l’argent aux patients en quête de miracles, et ainsi pouvoir rembourser ses dettes et expier ses péchés (alcoolisme, bavure médicale entraînant la mort d’un patient, etc.). mehr lesen / lire plus

Dorota Kobiela et Hugh Welchman
 : Van Gogh par lui-même


Dans sa dernière lettre à son frère Théo, Van Gogh disait : « On ne peut s’exprimer que par nos tableaux. » Les réalisateurs de « Loving Vincent » ont décidé de le prendre au mot en animant ses toiles, avec un résultat mitigé.

Une prouesse technique pour un résultat mitigé. (Photos : outnow.ch)

Suivant la forme d’une immense fresque animée, Kobiela et Welchman proposent pour leur premier long métrage un hommage à Van Gogh inspiré de la correspondance qu’il entretenait avec ses proches. Un biopic aux contours d’enquête policière, à travers lequel la réalisatrice a tenu à honorer le peintre. mehr lesen / lire plus

Janus Metz
 : Jeu, set et film


Venu des frimas de Scandinavie, « Borg vs. McEnroe » fait revivre dans les salles obscures un match historique qui a opposé les deux tennismen. Mais un sujet historique n’est pas la garantie d’un film réussi.

Et tout finit par une poignée de main…

Nous sommes en 1980, à la veille du début du tournoi de Wimbledon. Si le Suédois Björn Borg triomphe en finale, ce sera son cinquième trophée consécutif sur le gazon anglais, un enchaînement jamais accompli. Mais devant lui se dresse l’Américain John McEnroe, « bad boy » et surdoué du tennis, qui compte bien ne pas rester éternel second en se payant le scalp de l’empereur du tennis mondial. mehr lesen / lire plus

Yórgos Lánthimos : Qui va à la chasse…

Avec « The Killing of a Sacred Deer », Yórgos Lánthimos flirte comme dans « The Lobster » avec un surnaturel qui s’immisce dans la banalité des rapports humains. Malheureusement, le réalisateur grec tire un peu trop sur une corde désormais usée et manque la marche vers de nouveaux horizons.

Une relation d’abord ambiguë qui tourne rapidement à l’affrontement. (Photo : Atsushi Nishijima)

Lors de sa présentation cannoise, le nouveau film de Yórgos Lánthimos avait divisé la critique : d’un côté, des dithyrambes sur sa beauté formelle et l’univers visuel immédiatement reconnaissable d’un cinéaste doué ; de l’autre, des railleries sur le formatage pour les festivals d’un long métrage dont l’auteur peine à se renouveler. mehr lesen / lire plus

Aisling Walsh
 : La vie est un cadre

« Maudie » aurait pu être un nanar sentimental de plus, traitant d’une personne marginalisée qui soudainement se révèle être une grande artiste. Mais ce qu’en tire la réalisatrice et la performance de Sally Hawkins en font un film à voir absolument.

Un mariage heureux après tout. (Photos : outnow.ch)

La vie de Maud Lewis, née en 1903 à Marshalltown, dans la province canadienne de la Nouvelle-Écosse (Nova Scotia), n’a jamais été une partie de plaisir. Orpheline, elle passe sa vie chez sa tante Irma dans la ville de Digby. Une polyarthrite rhumatoïde la hante depuis son enfance, ce qui fait qu’elle ne peut pas bouger correctement ses membres. mehr lesen / lire plus

Albert Dupontel
 : Les virtuoses


Avec un souffle qui mêle habilement la grande et la petite histoire dans un tourbillon de couleurs et d’émotions, les Années folles vues par Albert Dupontel dans « Au revoir là-haut » sont un véritable plaisir visuel, malgré une narration un peu trop sage.

Un jeu de masques visuellement étourdissant : Péricourt (Nahuel Pérez Biscayart) prépare sa métamorphose.

Tout commence à la fin de la Grande Guerre. Alors que l’armistice est en vue, les soldats Maillard (Albert Dupontel) et Péricourt (Nahuel Pérez Biscayart) sont envoyés avec leurs camarades à l’assaut d’une tranchée allemande, en dépit du bon sens qui dicterait d’attendre sans broncher la résolution du conflit. mehr lesen / lire plus

Kathryn Bigelow 
: R&B, sang et prières…

Le nouveau film de Kathryn Bigelow, première femme à avoir décroché l’Oscar de la meilleure réalisatrice, nous fait traverser un tunnel à remonter le temps pour arriver rapidement aux émeutes de 1967 à Detroit, capitale de l’industrie automobile.

Kathryn Bigelow signe un film important sur la haine raciale aux États-Unis à un moment où Trump réveille les démons du passé. (Photos : Allociné.fr)

Le film est un drame en trois mouvements : de la naissance d’une révolte au procès final qui opposera la communauté afro-américaine aux forces de l’ordre, en passant par une nuit cauchemardesque qui n’en finit pas ! mehr lesen / lire plus

Michael Haneke: Gefühle: eisgekühlt


In seinem neuen Film stellt der österreichische Filmemacher Michael Haneke wieder mit gewohnt formaler Strenge eine dysfunktionale, von Schuldgefühlen geplagte Familie vor.

Georges Laurent in seinem Arbeitszimmer. (Fotos: outnow.ch)

Ein frischgebackener Vater, der seine Frau betrügt, ein rücksichtsloser junger Mann, ein lebensmüdes Kind, ein dementer alter Patriarch. Um eine Vorstellung von Michael Hanekes neuem Film zu bekommen, reicht es zu wissen, wer die Figuren sind, die Handlung ist nebensächlich. Es geht um das bürgerliche Leben und die – wie es Haneke einmal treffend nannte – „Vergletscherung der Gefühle“, die sich in ihm vollzieht.

Hanekes Filme sind keine leichte Kost, und „Happy End“ ist keine Ausnahme. mehr lesen / lire plus

Claire Denis
 : Isabelle et les garçons

Malgré une impressionnante prestation d’actrice de Juliette Binoche, « Un beau soleil intérieur » peine à susciter une quelconque émotion… à part quelquefois la lassitude.

Juliette Binoche est certes de tous les plans, mais même ses inconditionnels risquent d’être déçus.

« Isabelle, divorcée, un enfant, cherche un amour. Enfin un vrai amour. » Voilà en dix mots le synopsis du film, selon le dossier de presse. Rien de plus. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ces deux phrases ne trompent pas sur la marchandise. Isabelle, c’est Juliette Binoche à l’écran, et rien n’est épargné au spectateur de sa quête quasi mystique : celle d’une artiste un peu paumée à la recherche de l’homme qui enfin la comprendra et passera avec elle plus qu’une menue tranche de vie. mehr lesen / lire plus

Andrey Zvyagintsev
 : Hymne à l’amour


Après « Leviathan », grande fresque aux multiples ramifications, le réalisateur russe Andrey Zvyagintsev signe avec « Nelyubov » un film plus resserré, qui appelle sans équivoque à l’empathie.

Le petit Aliocha, personnage central et pourtant absent pendant presque tout le film. (Photos : Pyramide distribution)

Lorsque Aliocha, 12 ans, disparaît mystérieusement d’une banlieue de la périphérie de Moscou, les recherches ne s’organisent que bien tard. Et pour cause : ce soir-là, ses parents en instance de divorce étaient absents de leur domicile, le père chez sa nouvelle compagne déjà enceinte et la mère chez son futur nouveau mari. La police, débordée, explique d’ailleurs qu’elle ne lancera une enquête qu’après quelques jours, puisque dans la majorité des cas, les fugueurs reviennent rapidement. mehr lesen / lire plus

Darren Aronofsky
 : Feu la mère


« Mother ! », le dernier-né du réalisateur culte Darren Aronofsky, a divisé profondément les critiques. Au-delà de savoir si c’est une imposture ou du génie, il faut célébrer le fait que le cinéma transgressif et jouissif a encore pignon sur rue au 21e siècle.

Une fiesta qui est loin de faire l’unanimité dans le couple…

Ce n’est pas la première fois qu’un film de Darren Aronofsky fait un bide dans les salles obscures (13,5 millions de dollars récoltés en septembre pour un budget de 30 millions) tout en devenant un film culte par la suite. Cela a déjà été le destin de « The Fountain », en 2006. mehr lesen / lire plus

Mathieu Amalric
 : Barbaras russes

Entre le biopic aux allures iconoclastes et le making of, Mathieu Amalric signe un film d’auteur énigmatique, rêveur et poétique à l’image de ses deux muses omniprésentes à l’écran : Barbara et Jeanne Balibar.

Une rêverie faite de confusions, pour mieux se passer des conventions : « Barbara ».

Dans ce septième long métrage de Matieu Amalric, Jeanne Balibar joue le rôle d’une actrice internationale revenue à Paris pour le tournage d’un film sur une des plus grandes voix de la chanson française. Un jeu de miroirs s’interpose dans un labyrinthe féerique où le spectateur perd agréablement pied, car en même temps qu’une œuvre sur Barbara et Jeanne Balibar, le réalisateur propose une réflexion sur le genre cinématographique du biopic. mehr lesen / lire plus

Edgar Wright: Autojagd mit Beat


Mit „Baby Driver“ hat der britische Regisseur und Drehbuchautor Edgar Wright eine Actionkomödie produziert, die das Niveau vieler anderer Sommer-Blockbuster weit übersteigt.

Ohne Sonnenbrille und Musik in den Ohren fährt Baby (Ansel Elgort) nirgendwo hin.

„He’s a looney. Just like his tunes.“ – So beschreibt Bats (Jamie Foxx) an einer Stelle die Hauptfigur von „Baby Driver“. Wirklich „looney“ ist Baby (Ansel Elgort) zwar] nicht, aber dafür hat er eine andere Eigenart: Ob zu Hause, während Arbeitssitzungen oder beim Autofahren – immerfort hört er Musik auf seinem iPod. Dabei handelt es sich aber nicht um passive Aufnahme. Baby gestaltet sein Leben nach dem Lied, das er gerade hört – und umgekehrt. mehr lesen / lire plus

Patrick Hughes : Des gages, des gags et des dégâts

Curieusement mis en avant par les très scrupuleux chroniqueurs cinéma du Canard Enchaîné, « The Hitman’s Bodyguard » se révèle être un nanar de comédie d’action sans plus.

Le tueur à gages et son garde du corps ont décidément du mal à se mettre d’accord sur qui tire sur qui.

« The Hitman’s Bodyguard ». Une chose est sûre : le titre ne trompe pas sur la marchandise. Cette comédie d’action repose sur le principe du buddy movie, qui consiste à associer deux personnages au tempérament opposé, obligés de cohabiter le temps d’accomplir une mission, de préférence à haut risque. « L’Arme fatale » ou, dans un registre différent, « Le Corniaud », restent des modèles du genre. mehr lesen / lire plus