Matteo Garrone: Aus Loyalität vor die 
Hunde gehen

Anhand der Figur eines Hundefriseurs wirft „Dogman“ die Frage auf, wie sehr man sich seinem Unterdrücker anpassen kann, bevor man selbst zum Täter wird.

Selten wirkt Marcello so in seinem Element, als in Gesellschaft von Hunden. (Foto: © Xerix Films)

Ein knurrender, zähnefletschender Rottweiler. Das einzige, was ihn davon abhält, jedem, der sich ihm nähert, an die Gurgel zu springen, ist eine massive Metalkette. Direkt daneben stehend ein Mann, der es sich zum Ziel gesetzt hat, den Vierbeiner einzuschamponieren. Diese Szene, zugleich bedrohlich und humorvoll, setzt den Ton des italienischen Films „Dogman“.

Beim Hundefriseur handelt es sich um Marcello (Marcello Fonte), der in einem kleinen, tristen Stadtviertel in der Nähe von Neapel lebt. mehr lesen / lire plus

Secteur cinématographique : Pas de solution en vue

Le secteur de production cinématographique est un fleuron dont les politiques aiment bien se targuer… quand tout va bien. Par contre, en temps de crise, ils sont aux abonnés absents.

(©flickr)

Quand en mars 2014 Laurent Witz et Alexander Espigares remportèrent le premier Oscar luxembourgeois pour leur court métrage « Monsieur Hublot », non seulement le public était aux anges, mais ce moment est devenu aussi une référence pour les politicien-ne-s quand il s’agit d’évoquer la prétendue bonne santé du secteur culturel luxembourgeois – et de faire un peu de nation branding en passant.

Certes, le financement de la production cinématographique, qui passe par le Film Fund Luxembourg, n’est pas directement assuré par le ministère de la Culture (où il ne figure pas au budget) – il est sous la tutelle du ministère d’État. mehr lesen / lire plus

Gustav Möller
 : Prenant


Si l’on doutait encore de la suprématie des pays nordiques sur le polar européen, voilà que « Den skyldige », un premier film magistralement maîtrisé de bout en bout, vient mettre les points sur les i. Le film policier de l’été, mais peut-être aussi de l’année.

(Photos : September Film)

Relégué à la distribution des appels d’urgence avant d’être l’accusé d’un procès qui s’annonce délicat, Asger Holm s’acquitte de son travail avec juste ce qu’il faut de professionnalisme pour ne pas s’attirer plus d’ennuis. Se succèdent les victimes de vols qui avaient traîné dans les quartiers chauds ou les personnes en détresse soûles ou défoncées dans leur appartement propret. mehr lesen / lire plus

Jason Reitman: Pampers, Schreie, Babykotze


„Tully“ wirft einen nüchternen Blick auf moderne Elternschaft. Dazu gehören auch in heutigen Zeiten nicht nur Stress und Überforderung, sondern auch ungleiche Aufgabenverteilung.

Wer ist diese mysteriöse Tully und wird es ihr gelingen, Marlo zu helfen? (Foto: outnow.ch)

Mutterschaft kann so schön sein: Eine intensive Zeit voller bewegender Momente, die Erfüllung des Kleinfamilienideals. In „Tully“ wird die Erfahrung aus einem etwas anderen Blickwinkel dargestellt: Kinder zur Schule fahren, Muttermilch abpumpen, Tiefkühlpizza zum Abendessen, durchgehend unaufgeräumte Wohnung, Milchausfluss aus der Brust, Fremde, die ungefragt nervige Ratschläge erteilen – all das gehört zum Alltag der dreifachen Mutter Marlo (Charlize Theron). Nichts scheint ihr Freude zu bereiten, sie ist ständig gestresst und erschöpft. mehr lesen / lire plus

Quentin Dupieux :
 Flics loufoques 


Avec des dialogues écrits avec maîtrise et la construction minutieuse d’une atmosphère où les faux semblants règnent, la comédie onirique « Au poste ! » fait figure d’objet filmé non identifié dans le cinéma français. Retour gagnant donc de Quentin Dupieux, après une période de langue anglaise.

Pour les nostalgiques, tous les ingrédients de la garde à vue magistrale sont au rendez-vous, l’humour décalé en plus. (Photos : Diaphana films)

Tout commence avec l’arrestation d’un chef d’orchestre en slip rouge qui dirige une symphonie dans la nature. Pas de doute : on est bien ici dans un long métrage de Quentin Dupieux, qui sait pousser dans ses scénarios ces petits moments absurdes qui rendent la réalité encore plus prenante. mehr lesen / lire plus

Stefano Sollima : Spirale sans fin


Si le premier film de la série « Sicario » avait été encensé par la critique, « Sicario 2 : Day of the Soldado » n’a pas su convaincre – alors que l’histoire qu’il raconte est tout aussi poignante, malgré quelques hics.

Un peu plus humain que dans la première partie : Benicio Del Toro campe l’avocat devenu vengeur Alejandro Gillick. (Photos : outnow.ch)

L’idée que les cartels mexicains pourraient un jour exporter des terroristes au lieu de came n’est peut-être pas la plus réaliste. Qui s’y connaît un peu en la matière sait qu’une des principales préoccupations des seigneurs de la guerre de la drogue est justement de ne pas trop énerver le grand voisin du nord. mehr lesen / lire plus

Christophe Honoré
 : Excès de politesse du désespoir


Brillante reconstitution des années sida jusque dans les moindres détails, « Plaire, aimer et courir vite » cherche tellement la modération qu’il en devient maniéré… et un rien monotone.

Mise en abîme : première rencontre pour Arthur et Jacques dans une salle de cinéma.

L’année dernière, « 120 battements par minute » prenait le parti d’évoquer les années 1990 et l’épidémie de sida sous l’angle de l’énergie des militants d’Act Up et d’une histoire d’amour qui faisait la part belle à l’urgence d’aimer. Tout semble porter à croire que Christophe Honoré en a choisi, dans « Plaire, aimer et courir vite », le contre-pied. mehr lesen / lire plus

Michael Pearce
: Die Bestie in dir


In seinem ersten Spielfilm erkundet Regisseur und Drehbuchautor Michael Pearce die toxische Beziehung zwischen zwei Außenseitern. Das Ergebnis ist so spannend wie unheimlich.

Wer hat wohl mehr zu verbergen: Moll oder Pascal? (Quelle: Paste Magazine)

 

Über manche Filme weiß man im Vorfeld am besten so wenig wie möglich. Jede noch so kleine Information würde das Seherlebnis erheblich beeinflussen. Das trifft natürlich in gewissem Maße auf jeden Film zu, doch bei den wenigsten würde es die Art und Weise, wie die Figuren und somit ihre Geschichte wahrgenommen werden, so grundlegend ändern wie bei „Beast“. Warum also überhaupt eine Rezension über einen solchen Film schreiben? mehr lesen / lire plus

Pol Cruchten
 : Mais tu vas conclure, oui !


« Justice Dot Net », le dernier-né du réalisateur luxembourgeois Pol Cruchten, est encore un de ces films dont on sort frustré : bonnes idées, belles images, mais un scénario tellement lâche qu’on dirait qu’il a peur de lui-même.

Un huis clos qui ne va pas se conclure sur grand-chose.

Ça démarre bien pourtant : caché dans un immeuble abandonné du Grund, le hacker Jake De Long réussit de justesse à échapper aux griffes de nos forces spéciales pourtant musclées, au prix d’une course poursuite spectaculaire dans les petites rues de notre charmante et touristique capitale. Muni de faux papiers, il se rend au Canada non pas pour disparaître des radars, mais – première faiblesse du scénario – pour mettre en œuvre un plan diabolique, le plan de sa vie. mehr lesen / lire plus

Sebastián Lelio: Begehren nach Freiheit


Sebastián Lelio ist bekannt dafür in seinen Filmen Frauen zu zeigen, die man sonst nur selten zu sehen bekommt. „Disobedience“ überzeugt vor allem dank der hervorragenden Schauspieler*innen und einer einfühlsam inszenierten Sexszene, die gänzlich ohne „male gaze“ auskommt.

Ronit (Rachel Weisz) und Esti (Rachel McAdams) dürfen ihre Gefühle füreinander nur im Verborgenen ausleben. (Fotos: outnow.ch)

Ronit Krushka (Rachel Weisz) arbeitet als Fotografin in New York. Als sie die Nachricht vom Tod ihres Vaters erhält, begibt sie sich umgehend zu dessen Begräbnis in ihre Heimatstadt, London. Dort stößt sie nicht gerade auf offene Arme: Jahrzehnte zuvor war Ronit aus der jüdisch-orthodoxen Gemeinschaft, in die sie hineingeboren wurde, verbannt worden. mehr lesen / lire plus

Mike Newell
 : Un peu sous l’épluchure


Pas aussi foisonnant et réussi narrativement que le livre dont il s’inspire, « The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society » parvient néanmoins à montrer plus qu’un simple film d’amour pour cinéphiles fleur bleue.

Pour être membre d’un cercle littéraire anglo-normand, il faut parfois faire quelques sacrifices culinaires.

Écrit par l’Américaine Mary Ann Shaffer et terminé par sa nièce Annie Barrows, « The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society » a connu un succès planétaire dès sa publication en 2008. Parmi les ingrédients qui ont fait prendre la sauce, il y a certes l’itinéraire d’une jeune autrice qui découvre ce qu’est le véritable amour grâce à un voyage initiatique sur fond historique d’occupation nazie, mais aussi une forme littéraire, le roman épistolaire, qui permet une narration dynamique et originale. mehr lesen / lire plus

John Krasinski
: Ich sehe was, 
was die nicht sehen


John Krasinskis „A Quiet Place“ entwirft eine Welt, in der nur überlebt, wer keine Geräusche von sich gibt. Resultat ist ein Horror-Streifen mit vielen Schwächen.

Wer in „A Quiet Place“ ein Geräusch von sich gibt, begibt sich in Lebensgefahr. (Foto: outnow.ch)

Die erste Sequenz von „A Quiet Place“ bietet eine ungewohnte Situation: Eine fünfköpfige Familie bewegt sich durch einen Kaufladen, dabei ist jedoch kein einziges Geräusch zu hören. Kein Dialog, keine Hintergrundmusik, nichts. Kommuniziert wird dennoch, mittels Mimik, Gestik und Gebärdensprache. Den Zuschauer*innen erschließt sich schnell, dass die älteste Tochter, Regan (Millicent Simmonds), taub ist. Der Grund für die Stille ist jedoch ein anderer: Die Erde ist von bestialischen Wesen besetzt, die zwar blind sind, jedoch über ein hervorragendes Hörvermögen verfügen. mehr lesen / lire plus

Intelligente Bäume im Kino

„Das geheime Leben der Bäume“ des Försters Peter Wohlleben wurde 2015 ein Bestseller. Eine Dokumentation zu dem Thema wird heute mit anschließender Debatte im Utopia gezeigt.

Foto: Jupiter Films

Der deutsche Förster Peter Wohlleben beobachtete, dass Bäume miteinander kommunizieren, sich „liebevoll“ um ihren Nachwuchs oder gar ihre kranken Nachbarn kümmern. Von seinem Buch „Das geheime Leben der Bäume“ wurden über eine Million Exemplare verkauft, seine Beobachtungen wurden von der British Columbia University bestätigt. Diese Arbeit dokumentiert der Film „L‘intelligence des arbres“, der am Abend im Ciné Utopia gezeigt wird.

Im Anschluss an die Vorstellung organisiert „FSC Luxemburg“ eine Debatte mit Pierre Mischo. mehr lesen / lire plus

Stéphane Brizé : Trop hyperréaliste


Après la parenthèse « Une vie », adaptée de Maupassant, Stéphane Brizé revient au film de société comme dans « La loi du marché ». Quasi-reportage, « En guerre » appuie là où le dialogue entre patronat et salariat – ou son absence – fait mal… au risque de lasser.

Presque seul dans son combat, Laurent Amédéo (Vincent Lindon) a pourtant bien l’intention d’aller jusqu’au bout.

Le film avait créé l’attente : après le Prix d’interprétation raflé par Vincent Lindon à Cannes en 2016, avec un sujet brûlant d’actualité et la présence à nouveau de l’acteur fétiche du cinéaste, il y avait tout pour susciter l’intérêt des cinéphiles au goût social prononcé. mehr lesen / lire plus

Fernando León de Aranoa : Bof Escobar


Il est déjà difficile de faire mieux que la série « Narcos », mais « Loving Pablo », la biographie filmée de Pablo Escobar, est tellement plate et sans intérêt qu’elle n’a aucune chance d’y être comparée.

Tomber amoureuse d’un baron de la drogue peut gravement nuire à votre avenir professionnel.

On pourrait le prendre en pitié, cet homme aux yeux de Droopy qui prend la poudre d’escampette tout nu dans la jungle colombienne, fuyant des hélicoptères armés qui bombardent son camp. Juste que cet homme n’est pas armé d’un fusil militaire pour rien : il s’agit de Pablo Escobar, un des criminels les plus riches et les plus meurtriers du 20e siècle. mehr lesen / lire plus