Cédric Klapisch : L’exception culturelle


Ah ! les films de vignoble… Une spécialité bien française, souvent plutôt déclinée en téléfilms où seule la diversité des terroirs tient lieu d’originalité. Malgré un début un peu poussif, « Ce qui nous lie » parvient à sortir du lot, sans pourtant fortement enthousiasmer.

Après les funérailles du père, la fratrie renforce ses liens grâce à l’exploitation familiale.

Après sa trilogie consacrée à l’insouciante jeunesse étudiante qui a bien du mal à trouver une certaine stabilité dans la vie (« L’auberge espagnole » et ses deux suites), Cédric Klapisch s’attaque à un thème qu’on pourrait qualifier de patrimonial. Car attention, il est ici question de vignoble, un sujet particulièrement sérieux dans l’Hexagone, et le réalisateur a poussé l’authenticité jusqu’à tourner sur une période d’un an afin de rendre au mieux la marche des saisons à l’écran. mehr lesen / lire plus

Maxime Motte
 : À vot’ bon cœur !

Quand la crise des migrants s’invite dans une comédie familiale à la française… Avec ce premier long métrage imparfait mais plaisant, Maxime Motte signe un éloge bienvenu de la solidarité.

Certes un peu trop sucrée, cette comédie familiale qui aborde les thèmes des origines, de la transmission et de l’hospitalité est une joyeuse exception dans le monde des comédies françaises beaufs.

Pour commencer, levons toute ambiguïté : « Comment j’ai rencontré mon père » n’est pas une version française et cinématographique de la série américaine à succès « How I Met Your Mother ». Plus modestement, il s’agit d’une comédie familiale dont l’un des personnages centraux est un jeune migrant. mehr lesen / lire plus

François Ozon
 : Dédoublement

« L’amant double », le nouveau film de François Ozon, est un thriller érotique qui rend hommage au film noir autant qu’au cinéma de Lynch – et surtout un film très réussi.

La question est : qui est en train de voir double ?

Quand Chloé sonne à la porte du psychothérapeute Paul Meyer, elle a déjà une grande odyssée de souffrances derrière elle. Ce n’est pas uniquement son esseulement chronique qui la taraude, mais surtout des maux de ventre inexplicables. En dernière instance, les spécialistes n’ayant rien trouvé, elle pense que son problème pourrait provenir d’un mal-être psychique. Et ça marche, même mieux qu’elle ne l’aurait imaginé. mehr lesen / lire plus

Arnaud Desplechin : Les pistes aux étoiles


Dans son nouveau film porté par un casting de stars (entre autres Marion Cotillard et Charlotte Gainsbourg), Arnaud Desplechin multiplie les récits avec brio et gourmandise.

Les spectres du passé sont légion dans le nouveau Desplechin.

Après « Le cinquième élément », « Moulin Rouge » ou « Robin des Bois » lors de précédentes éditions, c’est donc le nouveau long métrage d’Arnaud Desplechin qui a ouvert le 70e Festival de Cannes. Certains en ricaneront : film d’auteur par excellence, « Les fantômes d’Ismaël » n’aurait pas vraiment le profil « glamour-bulles de champagne » qu’on attend pour ouvrir les festivités cannoises. mehr lesen / lire plus

Andrea Arnold: Das vergessene Amerika

In ihrem ersten in Amerika gedrehten Film „American Honey“ erzählt die britische Filmemacherin Andrea Arnold von Menschen, denen mangels Perspektiven letztlich nur der Rückzug auf sich selbst bleibt.

Wie wäre es wohl, sein altes Leben hinter sich zu lassen und einfach aufzubrechen? „American Honey“ erzählt von einem solchen Neuanfang, der möglicherweise aber nur eine Zwischenetappe im Leben der Hauptperson, der 18-jährigen Star (Sasha Lane), darstellt. In dem Film hat die Vorstellung der Freiheit zentrale Bedeutung, obwohl keine der Figuren im Grunde frei ist. Zumindest die Protagonistin dürfte sich aber zeitweise so fühlen, entflieht sie doch einem Alltag, wie er trostloser kaum sein könnte. mehr lesen / lire plus

Raoul Peck
 : Engagement total


Explorant en images les mots forts et profonds de James Baldwin, le documentaire « I Am Not Your Negro », déjà diffusé sur Arte il y a quelques semaines, est un exemple réussi de cinéma engagé qui ne néglige pas la forme pour le fond.

James Baldwin (au milieu) apporte la puissance de ses écrits à « I Am Not Your Negro ». (Photo : © Dan Budnick)

Le documentaire à charge et la qualité cinématographique peuvent-ils faire bon ménage ? Lorsque Quentin Tarantino, en remettant la Palme d’or à Michael Moore en 2004 pour « Fahrenheit 9/11 », avait affirmé sans sourciller que le jury avait récompensé les qualités formelles du film et pas particulièrement son message, on avait pu en douter. mehr lesen / lire plus

Jordan Peele: Weiße Hölle

Der Independent-Horrorfilm „Get Out“ macht sich einen Höllenspaß daraus, Klischees umzudrehen und übt nebenbei Kritik an der politischen Korrektheit.

Wenn die Schwiegereltern anfangen, so zu starren, gilt es schnell die Kurve zu kriegen.

Chris und Rose sind das Traumpaar der gerade zu Ende gegangenen Ära Obama: Er ist ein schwarzer, inspirierter Street-Fotograf mit trauriger Kindheit, der um seinen Zugang zum Kunstmarkt kämpft. Sie dagegen ein verhätscheltes Kind der weißen oberen Mittelschicht: Vater Neurochirurg, Mutter Psychiaterin. Sie leben in einer hippen Umgebung in der Großstadt; das Leben ist angenehm, wenn auch manchmal etwas prekär. Als Rose ihren Liebsten dann zu ihren zurückgezogen in einer Luxusvilla auf dem Land lebenden Eltern einladen will, hat sie ein wenig Mühe, ihn zu überreden. mehr lesen / lire plus

Raúl Arévalo
 : Vengeance frisquette


« Tarde para la ira » (« La colère d’un homme patient » en version française) est le film à succès espagnol de l’année passée. Première mise en scène de l’acteur Raúl Arévalo, il mélange film noir, road movie bien machiste et critique sociale.

Parfois, l’homme en colère est un peu trop patient…

Curro n’est pas le mec le plus intelligent, ni le plus rapide et surtout pas le plus courageux. Comment expliquer autrement que lors du braquage d’une bijouterie madrilène, il ne se retrouve que dans le rôle du chauffeur ? Malheureusement pour lui, après une fuite qui tourne mal, il est le seul à se faire choper par la Guardia Civil – et à prendre huit ans de tôle, aussi pour ne pas avoir dénoncé ses complices. mehr lesen / lire plus

Daniel Espinosa : Voir Mars et mourir

Pâle série B qui surfe sur la vague des films situés dans l’espace, « Life » exploite jusqu’à l’usure toutes les ficelles connues du genre sans jamais le renouveler.

Pas de tout repos, l’exploration spatiale…

Toujours au service de ses lectrices et lecteurs, le woxx a de la suite dans les idées : après avoir largement couvert dans nos précédents numéros les efforts du grand-duché pour se positionner dans la course à l’espace, nous ne pouvions rater la sortie de « Life », dernier film en date qui transporte le spectateur en dehors de l’atmosphère terrestre. Pas certain d’ailleurs qu’après la séance, on aura encore envie de s’enthousiasmer sur la conquête spatiale luxembourgeoise…

De retour de Mars, les astronautes de la Station spatiale internationale parviennent à ramener à la vie une cellule dormante trouvée sur la planète rouge. mehr lesen / lire plus

Kristina Grozeva/Petar Valchanov
 : Le pèze qui pèse


Déjà présenté au Luxembourg City Film Festival « Slava » arrive enfin dans nos salles. L’occasion de découvrir non seulement le cinéma bulgare mais aussi l’humour doux-amer du duo de réalisateurs.

Tsanko Petrov est un honnête homme, mais aussi un laissé-pour-compte. Bègue de naissance, son aptitude à communiquer avec autrui le met en dehors de la société. Cheminot dans la province bulgare, il se réfugie chez les animaux, surtout ses lapins, pour donner et prendre un peu de chaleur. Alors, lorsqu’il découvre un jour des sacs emplis de billets de banque lors d’une inspection des rails, il n’hésite pas à appeler la police. mehr lesen / lire plus

Arnaud des Pallières : Nœud biographique


« Orpheline » se veut peut-être plus compliqué qu’il ne l’est vraiment. N’empêche qu’on ne peut pas sortir de la salle sans être ému par l’histoire qu’il raconte.

L’« Orpheline » au stade d’adolescente.

Pour commencer, Karine Rosinsky, l’héroïne du film, n’est pas orpheline. Mais elle aimerait bien l’être vu la violence que lui inflige son père, ferrailleur de métier. Traumatisée dès l’enfance par la mort de deux de ses meilleurs amis, l’adolescente est d’autant plus fugueuse. Elle rencontre des hommes, plus ou moins louches, qu’elle séduit contre un peu d’air libre. Arrivée à la majorité, elle essaie de monter les échelons sociaux en travaillant en tant que caissière dans un stade de courses hippiques. mehr lesen / lire plus

Rupert Sanders
: Geistlos

Mit „Ghost in the Shell“ wagt sich Hollywood an einen großen Klassiker japanischer Animekunst heran – und scheitert erwartungsgemäß.

Schöne Bilder aber flache Geschichte …

Der Film „Ghost in the Shell“ von Rupert Sanders läuft derzeit in den Luxemburger Kinos und sorgt für reichlich Diskussion in sehr unterschiedlichen Communities. Das ist wenig verwunderlich, denn die Verfilmungsgrundlage, der japanische Kultmanga „Mobile Armored Riot Police“, hat, auch wegen seines philosophischen Anspruchs, eine breite Fangemeinde hinter sich. Noch schwieriger gestaltet sich die Aufgabe allerdings deshalb, weil bereits eine gelungene Anime-Verfilmung existiert – von Mamoru Oshii, die 1995 die Messlatte vieler treuer Fans sehr hoch gelegt hat. mehr lesen / lire plus

Nicolas Bedos
 : Folies germanopratines


Ç’aurait bien pu être un énième nanar dans la série des comédies franchouillardes foireuses qui inondent les écrans ces dernières années. Mais, surprise, « Monsieur et madame Adelman » est un film rafraîchissant et émouvant, malgré quelques longueurs.

Au début, quand tout est encore amour.

Ç’aurait bien pu être un énième nanar dans la série des comédies franchouillardes foireuses qui inondent les écrans ces dernières années. Mais, surprise, « Monsieur et madame Adelman » est un film rafraîchissant et émouvant, malgré quelques longueurs.

Plusieurs avertissements s’imposent avant de nous lancer dans cette critique de « Monsieur et madame Adelman » : si vous n’êtes pas familier du milieu littéraire français, si vous êtes allergique aussi bien au chauvinisme culturel hexagonal qu’à tout ce qui pourrait s’apparenter à la gauche caviar, alors vous feriez mieux de passer votre chemin. mehr lesen / lire plus

Aki Kaurismäki
 : Un nouveau souffle


Avec « Toivon tuolla puollen », le réalisateur culte s’offre un renouveau cinématographique en abordant le thème des réfugiés. Mais toujours dans sa Finlande rêvée, coincée quelque part entre les années 1950 et la peinture réaliste.

Khaled Ali (Sherwan Haji) et Waldemar Wikström (Sakari Kuosmanen), deux destins croisés, deux histoires semblables et pourtant dissemblables.

Les jurés de la Berlinale ne s’y sont pas trompés : en attribuant à Aki Kaurismäki l’Ours d’argent du meilleur réalisateur, ils ont récompensé l’effort de renouvellement que le cinéaste de bientôt 60 ans a entrepris avec ce nouveau long métrage. Car si sa recette reste immuable – ce cocktail immédiatement reconnaissable d’humour à froid et de poésie visuelle -, c’est peut-être la première fois que Kaurismäki aborde un film sous un angle aussi politique. mehr lesen / lire plus

Denzel Washington: Verhärtete Fronten

Die Filmadaptation des 1987 am Broadway uraufgeführten Theaterstücks „Fences“ überzeugt mit beeindruckenden Schauspielleistungen und einer minimalistischen Filmgestaltung.

Troys Träume mögen geplatzt sein, doch für Rose gab es nie eine Alternative zur Selbstaufopferung.

Troy Maxson (Denzel Washington), Anfang 50, Ehemann und Vater zweier Söhne, ist ein temperamentvoller, oft in Selbstmitleid versinkender Vielschwätzer, der im Pittsburgh der 1950er-Jahre mit seiner Arbeit als Müllmann die Familie unterhält. Gegenüber dem wenigen, das er hat, empfindet er ein unnachgiebiges Kontrollebedürfnis: „Ich baue mir einen Zaun um das, was zu mir gehört.“ Sein jüngster Sohn Cory (Jovan Adepo) träumt von einem Football-Stipendium – nichts wäre für ihn schlimmer, als wie sein Vater bei der Müllabfuhr zu enden. mehr lesen / lire plus