Kathryn Bigelow 
: R&B, sang et prières…

Le nouveau film de Kathryn Bigelow, première femme à avoir décroché l’Oscar de la meilleure réalisatrice, nous fait traverser un tunnel à remonter le temps pour arriver rapidement aux émeutes de 1967 à Detroit, capitale de l’industrie automobile.

Kathryn Bigelow signe un film important sur la haine raciale aux États-Unis à un moment où Trump réveille les démons du passé. (Photos : Allociné.fr)

Le film est un drame en trois mouvements : de la naissance d’une révolte au procès final qui opposera la communauté afro-américaine aux forces de l’ordre, en passant par une nuit cauchemardesque qui n’en finit pas ! mehr lesen / lire plus

Michael Haneke: Gefühle: eisgekühlt


In seinem neuen Film stellt der österreichische Filmemacher Michael Haneke wieder mit gewohnt formaler Strenge eine dysfunktionale, von Schuldgefühlen geplagte Familie vor.

Georges Laurent in seinem Arbeitszimmer. (Fotos: outnow.ch)

Ein frischgebackener Vater, der seine Frau betrügt, ein rücksichtsloser junger Mann, ein lebensmüdes Kind, ein dementer alter Patriarch. Um eine Vorstellung von Michael Hanekes neuem Film zu bekommen, reicht es zu wissen, wer die Figuren sind, die Handlung ist nebensächlich. Es geht um das bürgerliche Leben und die – wie es Haneke einmal treffend nannte – „Vergletscherung der Gefühle“, die sich in ihm vollzieht.

Hanekes Filme sind keine leichte Kost, und „Happy End“ ist keine Ausnahme. mehr lesen / lire plus

Claire Denis
 : Isabelle et les garçons

Malgré une impressionnante prestation d’actrice de Juliette Binoche, « Un beau soleil intérieur » peine à susciter une quelconque émotion… à part quelquefois la lassitude.

Juliette Binoche est certes de tous les plans, mais même ses inconditionnels risquent d’être déçus.

« Isabelle, divorcée, un enfant, cherche un amour. Enfin un vrai amour. » Voilà en dix mots le synopsis du film, selon le dossier de presse. Rien de plus. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ces deux phrases ne trompent pas sur la marchandise. Isabelle, c’est Juliette Binoche à l’écran, et rien n’est épargné au spectateur de sa quête quasi mystique : celle d’une artiste un peu paumée à la recherche de l’homme qui enfin la comprendra et passera avec elle plus qu’une menue tranche de vie. mehr lesen / lire plus

Andrey Zvyagintsev
 : Hymne à l’amour


Après « Leviathan », grande fresque aux multiples ramifications, le réalisateur russe Andrey Zvyagintsev signe avec « Nelyubov » un film plus resserré, qui appelle sans équivoque à l’empathie.

Le petit Aliocha, personnage central et pourtant absent pendant presque tout le film. (Photos : Pyramide distribution)

Lorsque Aliocha, 12 ans, disparaît mystérieusement d’une banlieue de la périphérie de Moscou, les recherches ne s’organisent que bien tard. Et pour cause : ce soir-là, ses parents en instance de divorce étaient absents de leur domicile, le père chez sa nouvelle compagne déjà enceinte et la mère chez son futur nouveau mari. La police, débordée, explique d’ailleurs qu’elle ne lancera une enquête qu’après quelques jours, puisque dans la majorité des cas, les fugueurs reviennent rapidement. mehr lesen / lire plus

Darren Aronofsky
 : Feu la mère


« Mother ! », le dernier-né du réalisateur culte Darren Aronofsky, a divisé profondément les critiques. Au-delà de savoir si c’est une imposture ou du génie, il faut célébrer le fait que le cinéma transgressif et jouissif a encore pignon sur rue au 21e siècle.

Une fiesta qui est loin de faire l’unanimité dans le couple…

Ce n’est pas la première fois qu’un film de Darren Aronofsky fait un bide dans les salles obscures (13,5 millions de dollars récoltés en septembre pour un budget de 30 millions) tout en devenant un film culte par la suite. Cela a déjà été le destin de « The Fountain », en 2006. mehr lesen / lire plus

Mathieu Amalric
 : Barbaras russes

Entre le biopic aux allures iconoclastes et le making of, Mathieu Amalric signe un film d’auteur énigmatique, rêveur et poétique à l’image de ses deux muses omniprésentes à l’écran : Barbara et Jeanne Balibar.

Une rêverie faite de confusions, pour mieux se passer des conventions : « Barbara ».

Dans ce septième long métrage de Matieu Amalric, Jeanne Balibar joue le rôle d’une actrice internationale revenue à Paris pour le tournage d’un film sur une des plus grandes voix de la chanson française. Un jeu de miroirs s’interpose dans un labyrinthe féerique où le spectateur perd agréablement pied, car en même temps qu’une œuvre sur Barbara et Jeanne Balibar, le réalisateur propose une réflexion sur le genre cinématographique du biopic. mehr lesen / lire plus

Edgar Wright: Autojagd mit Beat


Mit „Baby Driver“ hat der britische Regisseur und Drehbuchautor Edgar Wright eine Actionkomödie produziert, die das Niveau vieler anderer Sommer-Blockbuster weit übersteigt.

Ohne Sonnenbrille und Musik in den Ohren fährt Baby (Ansel Elgort) nirgendwo hin.

„He’s a looney. Just like his tunes.“ – So beschreibt Bats (Jamie Foxx) an einer Stelle die Hauptfigur von „Baby Driver“. Wirklich „looney“ ist Baby (Ansel Elgort) zwar] nicht, aber dafür hat er eine andere Eigenart: Ob zu Hause, während Arbeitssitzungen oder beim Autofahren – immerfort hört er Musik auf seinem iPod. Dabei handelt es sich aber nicht um passive Aufnahme. Baby gestaltet sein Leben nach dem Lied, das er gerade hört – und umgekehrt. mehr lesen / lire plus

Patrick Hughes : Des gages, des gags et des dégâts

Curieusement mis en avant par les très scrupuleux chroniqueurs cinéma du Canard Enchaîné, « The Hitman’s Bodyguard » se révèle être un nanar de comédie d’action sans plus.

Le tueur à gages et son garde du corps ont décidément du mal à se mettre d’accord sur qui tire sur qui.

« The Hitman’s Bodyguard ». Une chose est sûre : le titre ne trompe pas sur la marchandise. Cette comédie d’action repose sur le principe du buddy movie, qui consiste à associer deux personnages au tempérament opposé, obligés de cohabiter le temps d’accomplir une mission, de préférence à haut risque. « L’Arme fatale » ou, dans un registre différent, « Le Corniaud », restent des modèles du genre. mehr lesen / lire plus

Robin Campillo : L’amour au temps du sida


Certains le voyaient déjà en tête du palmarès à Cannes, mais il a dû se « contenter » du Grand Prix. Résultat somme toute logique pour « 120 battements par minute », un film éminemment sympathique qui veut tellement bien faire qu’il perd parfois le fil de son discours.

Deux hommes qui s’aiment dans les années 1980 : pas une sinécure.

Faut-il y voir une certaine nostalgie des années lycée, qui pour nombre de journalistes de cinéma se sont déroulées à cette époque ? Peut-être un brin de mauvaise conscience de n’avoir pas compris assez tôt l’étendue de l’épidémie de sida ? mehr lesen / lire plus

Tarik Saleh : À ripou, ripou et demi


Habilement situé juste avant la chute d’Hosni Moubarak, « The Nile Hilton Incident » reprend les codes du film noir pour dépeindre un régime vacillant mais au pouvoir de nuisance intact. Un grand polar.

Toujours en mouvement et souvent la clope au bec, Fares Fares est de tous les plans et crève l’écran.

En plus de son métier d’inspecteur de police, le commandant Noureddine arrondit ses fins de mois en prenant part à de menus trafics organisés par son chef, qui se trouve être aussi son oncle. Pas plus corrompu qu’un autre, mais pas moins, en somme. La preuve, c’est qu’il lui faudra également soudoyer des collègues. mehr lesen / lire plus

Luc Besson
 : Luc et le film aux mille pépètes


Avec « Valérian et la cité des mille planètes », Luc Besson, à grand renfort d’euros, réalise un film emblématique de la culture de l’entertainment actuelle, où le contenant prime le contenu et les effets visuels, la solidité du scénario.

La science-fiction façon hipster et branchouille, le charme des acteurs en moins : Dane DeHaan et Cara Delevingne dans « Valérian et la cité des mille planètes ».

Écrire sur un film est difficile et subjectif, surtout lorsqu’il est aussi attendu que le dernier Luc Besson. Le gourou du cinéma populaire à gros budget aurait contacté les auteurs français de la bande dessinée originelle en promettant de leur rendre l’hommage qui leur était dû, les Américains les ayant déjà copiés de nombreuses fois. mehr lesen / lire plus

Christopher Nolan
 : Perspectives dunkerquoises


Avec « Dunkirk », Christopher Nolan tourne le dos à la science-fiction pour se consacrer à la fresque historique. S’il reste fidèle à lui-même dans la narration, le film en devient tout de même un peu inconsistant.

Un effort civil et militaire désespéré est au centre de « Dunkirk ».

Épisode injustement méconnu de la Seconde Guerre mondiale, le transfert de quelque 300.000 soldats anglais et français de Dunkerque vers l’Angleterre marqua pour beaucoup le vrai début du conflit et la première grande frayeur de celui-ci. En effet, peu osèrent imaginer que les armées françaises et anglaises se feraient encercler dans la ville portuaire, ni qu’ils seraient forcés à se retirer. mehr lesen / lire plus

Laura Schroeder
 : Délivrance

Habemus metteuse en scène ! « Barrage », premier « vrai » long-métrage de la réalisatrice luxembourgeoise Laura Schroeder, est un changement de paradigme pour le cinéma luxembourgeois : un film d’auteur, certes austère, mais jouissant d’un langage cinématographique conséquent et original.

Thémis Pauwels dans le rôle de la jeune Alba sait tenir tête sans problème face à Isabelle Huppert et
Lolita Chammah.

« Barrage » raconte un épisode dans la vie de trois femmes liées par la filiation, mais désunies par les aléas de la vie. Il y a d’abord Élizabeth, une femme froide et distante à première vue, dévouée à 100 pour cent à la tradition familiale : celle de donner au monde d’excellents et d’excellentes joueurs et joueuses de tennis. mehr lesen / lire plus

Terrence Malick: Der Puls des Lebens

Von Event zu Event,
von Beziehung zu Beziehung, von Lied
zu Lied – in diesem
Film befindet sich alles im Fluss.

Mit „Song to Song“ beschließt Terrence Malick seine unoffizielle Trilogie. Trotz einer Zunahme narrativer Elemente dominieren auch hier wieder Atmosphäre und Ästhetik.

Repetitiv, oberflächlich, langweilig, inkohärent, grauenhaft – die Adjektive, mit denen das neueste Werk von Terrence Malick in den letzten Monaten beschrieben wurde, verheißen nichts Gutes. Dabei unterscheidet sich „Song to Song“ nicht wesentlich von Malicks vorherigen beiden Filmen. Doch genau darin sehen viele das Problem. Bereits in „The Tree of Life“ (2011) war eine gewisse Schwerpunktverschiebung erkennbar geworden: Weg von linearer Narration und klassischer Dramaturgie, hin zu einer assoziativen Collage aus Tonaufnahmen und ästhetisch reizvollen anspruchsvollen Bildern. mehr lesen / lire plus

Emmanuelle Bercot : Seule contre tous, le retour

Le scandale du Mediator, ce médicament à l’origine d’au moins plusieurs centaines de morts prématurées en France, est au cœur de « La fille de Brest ». Un sujet d’actualité toujours brûlant et filmé avec une évidente sincérité, mais dont le traitement n’apporte que peu au fond du débat.

Il faut savoir apprécier les bonnes nouvelles lors d’un combat acharné contre la puissance du lobby pharmaceutique.

Tout commence en 2007, là où la terre finit. À Brest, dans le Finistère, la pneumologue Irène Frachon découvre des liens troublants entre la prise d’un médicament commercialisé depuis 30 ans et certaines morts suspectes, dues à une anomalie cardiaque. mehr lesen / lire plus