Frédérique Buck
 : Tac au tac

« Grand H », documentaire sur la question de l’accueil des réfugié-e-s, brise avec les conventions du genre : au lieu d’images spectaculaires, le choix de la sobriété permet de dédramatiser un discours souvent trop émotionnel de tous côtés.

Jean Asselborn, l’un des rares ministres de l’Immigration qui cherchent le dialogue avec la société civile. (Photos : grandh.net)

Encore un documentaire sur les réfugié-e-s ! Comme si depuis 2015, cette thématique n’avait pas été omniprésente sur nos télés, radios et réseaux sociaux, comme si elle n’avait pas été le centre des débats politiques, de comptoir ou de fin de repas familiaux arrosés. mehr lesen / lire plus

Bradley Cooper
: Versinken im Rausch

„A Star Is Born“ ist ein Hollywood-Melodram in seiner reinsten Form. Das mag nicht jedermanns Sache sein – handwerklich und schauspielerisch weiß der Film aber in jeder Hinsicht zu überzeugen.

Die Beziehung zwischen Jackson und Ally funktioniert am besten, wenn beide zusammen auf der Bühne stehen. (Foto: outnow.ch)

„A Star Is Born“ ist bereits die vierte Filmfassung derselben Geschichte. Und auch wenn die jeweiligen Handlungen sich in einigen Nuancen voneinander unterscheiden, so sind die übergeordneten Themen in allen Verfilmungen dieselben: der Aufstieg vom Niemand zum Star und die Schattenseiten des Erfolgs.

Im Zentrum der Handlung steht Ally (Lady Gaga). Tagsüber kellnert sie, nachts tritt sie bei Drag-Shows auf. mehr lesen / lire plus

Benoît Delépine et Gustave Kervern
 : Le temps des noyaux


Attention : film gauchiste ! Avec
« I Feel Good », la bande de Groland a récidivé et cette fois, ils ont même recruté Jean Dujardin pour leur nouvelle farce anti-néolibérale et drôle.

Une sœur et un frère pas comme les autres.

Monique et Charles sont des enfants du Grand Soir. Enfin, du Grand Soir qui n’est jamais venu. Rejetons de parents communistes convaincus, leurs trajets de vie divergent après le décès de ces derniers. Monique devient gérante d’une communauté Emmaüs près de Pau, tandis que Charles se débrouille avec de menus larcins et des combines souvent très foireuses. Alors que la grande sœur est restée attachée aux idéaux parentaux, au point où elle en est devenue bipolaire, le frère, lui, a évolué dans la direction inverse et cherche avant tout la richesse – sans foutre grand-chose, cela s’entend. mehr lesen / lire plus

Spike Lee
: „All power to all the people“

Mit „BlacKkKlansman“ warnt Spike Lee davor, die Gefährlichkeit von Rechtsextremist*innen zu unterschätzen. Dafür blendet er zahlreiche andere Formen von Rassismus aus.

Gemeinsam gelingt es Flip und Ron, den Ku Klux Klan zu infiltrieren. (Foto: outnow.ch)

Das Gedankengut, das in den 1970er-Jahren vom Ku-Klux-Klan vertreten wurde, ist auch 2018 nicht weniger präsent oder gefährlich – kein Grund also sich zurückzulehnen. Die Botschaft von Regisseur und Drehbuchautor Spike Lees „BlacKkKlansman“ ist so banal, dass sie fast schon abgedroschen wirkt. Dank zahlreicher Referenzen auf Blaxploitation und Schauspieler*innen in Höchstform ist der Film dennoch alles andere als langweilig.

Im Zentrum des Films, der sich an einer wahren Begebenheit inspiriert, steht Ron Stallworth (John David Washington), der einzige schwarze Polizist in Colorado Springs. mehr lesen / lire plus

Thomas Lilti
 : Une année pas comme 
les autres

Qui de plus qualifié qu’un médecin devenu cinéaste pour porter à l’écran les défis d’une « Première année » de médecine en France ? Thomas Lilti s’y emploie donc, clôturant ainsi une trilogie qu’avaient commencée « Hippocrate » et « Médecin de campagne ».

Pas facile de ne pas se décourager… (Photo : Denis Manin)

Parfois, il y a de quoi regarder de travers celui ou celle qui vous examine dans un cabinet propre et bien tenu, alors que vous êtes venu lui exposer vos souffrances. Ces étudiant-e-s en médecine dissipé-e-s qui font de certains amphis des succursales de cirque, entonnent des chansons paillardes ou se barrent mutuellement le chemin vers la réussite aux examens ne donnent pas une image bien sérieuse de celles et ceux qui seront appelé-e-s, plus tard, à soigner leurs semblables. mehr lesen / lire plus

Gustavo Pizzi
 : Mãe Coragem

Impeccable description d’un Brésil d’en bas auquel le miracle économique des dernières décennies a peut-être donné une vie décente, mais certainement pas l’aisance, « Benzinho » est un film attachant et qui résonne longtemps après la séance.

Karine Teles est épatante en Mère Courage brésilienne. (Photo : Bianca Aun)

À Petrópolis, tout ne va pas pour le mieux pour Irene, Klaus et leurs cinq fils, financièrement parlant. Leur maison se délabre peu à peu et les parents peinent à faire bouillir la marmite, lui dans son magasin de photocopies doublé d’une librairie menacée par le commerce en ligne, elle avec son petit boulot de vendeuse ambulante de textiles. mehr lesen / lire plus

Lee Chang-dong
 : À qui la petite montre rose ?

« Buh-ning (Burning) » reprend des schèmes narratifs aussi bien de l’Orient que de l’Occident pour raconter une vieille histoire de façon surprenante et surtout contemporaine.

Un triangle amoureux qui va se démêler de façon surprenante. (Photos : outnow.ch)

Un peu perdu dans la grande métropole de Séoul, Lee Jong-su essaie de mener sa barque néanmoins. Il a fini son service militaire et ses études littéraires, et passe ses journées comme livreur à mi-temps et écrivain en herbe. Son histoire familiale étant compliquée, avec une mère absente et un père en prison, l’anonymat de la ville lui sied bien – malgré les maigres perspectives, à cause du chômage des jeunes endémique en Corée du Sud. mehr lesen / lire plus

Laura Bispuri
 : Mères, je vous aime


Comme coupé du monde moderne, le petit bout de Sardaigne de « Figlia mia » offre ses paysages sauvages en hommage à la maternité, qu’elle soit biologique ou adoptive. Un film envoûtant, quoique parfois trop contemplatif.

L’innocente, la débauchée et la sainte : la trinité de « Figlia mia » ne dédaigne pas les archétypes. (Photos : Cinemien)

Il y a la mer d’abord, nourricière, qui prodigue poissons ou anguilles et fait vivre tout ce petit village de Sardaigne qu’on dirait quasi autarcique, éloigné du bouillonnement technologique des villes. Il y a bien quelques touristes anglophones, mais ils restent anecdotiques. Et il y a les mères, auxquelles la réalisatrice Laura Bispuri s’attache tout particulièrement. mehr lesen / lire plus

Richard Eyre
: Harte Schale, weicher Kern


Mit der Verfilmung von Ian McEwans Roman „The Children Act“ ist Regisseur Richard Eyre ein solide gemachter Film gelungen, der jedoch die Chance verpasst, das Publikum emotional abzuholen.

Was fasziniert Richterin Maye nur so an Adam? Man versteht es nicht so recht. (Foto: outnow.ch)

Fiona Maye (Emma Thompson) ist Richterin am High Court of Justice in London. Sie ist auf Fälle spezialisiert, in denen die Rechte von Minderjährigen auf dem Spiel stehen. Zu Beginn des Films soll sie zum Beispiel entscheiden, ob zwei siamesische Zwillinge operativ voneinander getrennt werden dürfen. Der Eingriff würde einem der beiden das Leben retten, den anderen jedoch töten. mehr lesen / lire plus

Jafar Panahi
 : Qui est Marziyeh ?

Dans « Trois visages » (« Se rokh »), le réalisateur iranien Jafar Panahi fait un nouveau petit bras d’honneur aux mollahs tout en continuant son exploration cinématographique et autobiographique.

« Trois visages » commence avec une séquence presque destinée au public occidental. Au fond d’une grotte dans l’Iran rural, une jeune femme enregistre un message dramatique sur son smartphone. Marziyeh y implore l’aide de l’actrice iranienne Behnaz Jafari, connue pour ses rôles de grand et de petit écran : car même si elle a été acceptée au conservatoire de Téhéran et qu’elle ne rêve que de devenir actrice, sa famille et celle de son fiancé refusent de la laisser partir. mehr lesen / lire plus

Matteo Garrone: Aus Loyalität vor die 
Hunde gehen

Anhand der Figur eines Hundefriseurs wirft „Dogman“ die Frage auf, wie sehr man sich seinem Unterdrücker anpassen kann, bevor man selbst zum Täter wird.

Selten wirkt Marcello so in seinem Element, als in Gesellschaft von Hunden. (Foto: © Xerix Films)

Ein knurrender, zähnefletschender Rottweiler. Das einzige, was ihn davon abhält, jedem, der sich ihm nähert, an die Gurgel zu springen, ist eine massive Metalkette. Direkt daneben stehend ein Mann, der es sich zum Ziel gesetzt hat, den Vierbeiner einzuschamponieren. Diese Szene, zugleich bedrohlich und humorvoll, setzt den Ton des italienischen Films „Dogman“.

Beim Hundefriseur handelt es sich um Marcello (Marcello Fonte), der in einem kleinen, tristen Stadtviertel in der Nähe von Neapel lebt. mehr lesen / lire plus

Secteur cinématographique : Pas de solution en vue

Le secteur de production cinématographique est un fleuron dont les politiques aiment bien se targuer… quand tout va bien. Par contre, en temps de crise, ils sont aux abonnés absents.

(©flickr)

Quand en mars 2014 Laurent Witz et Alexander Espigares remportèrent le premier Oscar luxembourgeois pour leur court métrage « Monsieur Hublot », non seulement le public était aux anges, mais ce moment est devenu aussi une référence pour les politicien-ne-s quand il s’agit d’évoquer la prétendue bonne santé du secteur culturel luxembourgeois – et de faire un peu de nation branding en passant.

Certes, le financement de la production cinématographique, qui passe par le Film Fund Luxembourg, n’est pas directement assuré par le ministère de la Culture (où il ne figure pas au budget) – il est sous la tutelle du ministère d’État. mehr lesen / lire plus

Gustav Möller
 : Prenant


Si l’on doutait encore de la suprématie des pays nordiques sur le polar européen, voilà que « Den skyldige », un premier film magistralement maîtrisé de bout en bout, vient mettre les points sur les i. Le film policier de l’été, mais peut-être aussi de l’année.

(Photos : September Film)

Relégué à la distribution des appels d’urgence avant d’être l’accusé d’un procès qui s’annonce délicat, Asger Holm s’acquitte de son travail avec juste ce qu’il faut de professionnalisme pour ne pas s’attirer plus d’ennuis. Se succèdent les victimes de vols qui avaient traîné dans les quartiers chauds ou les personnes en détresse soûles ou défoncées dans leur appartement propret. mehr lesen / lire plus

Jason Reitman: Pampers, Schreie, Babykotze


„Tully“ wirft einen nüchternen Blick auf moderne Elternschaft. Dazu gehören auch in heutigen Zeiten nicht nur Stress und Überforderung, sondern auch ungleiche Aufgabenverteilung.

Wer ist diese mysteriöse Tully und wird es ihr gelingen, Marlo zu helfen? (Foto: outnow.ch)

Mutterschaft kann so schön sein: Eine intensive Zeit voller bewegender Momente, die Erfüllung des Kleinfamilienideals. In „Tully“ wird die Erfahrung aus einem etwas anderen Blickwinkel dargestellt: Kinder zur Schule fahren, Muttermilch abpumpen, Tiefkühlpizza zum Abendessen, durchgehend unaufgeräumte Wohnung, Milchausfluss aus der Brust, Fremde, die ungefragt nervige Ratschläge erteilen – all das gehört zum Alltag der dreifachen Mutter Marlo (Charlize Theron). Nichts scheint ihr Freude zu bereiten, sie ist ständig gestresst und erschöpft. mehr lesen / lire plus

Quentin Dupieux :
 Flics loufoques 


Avec des dialogues écrits avec maîtrise et la construction minutieuse d’une atmosphère où les faux semblants règnent, la comédie onirique « Au poste ! » fait figure d’objet filmé non identifié dans le cinéma français. Retour gagnant donc de Quentin Dupieux, après une période de langue anglaise.

Pour les nostalgiques, tous les ingrédients de la garde à vue magistrale sont au rendez-vous, l’humour décalé en plus. (Photos : Diaphana films)

Tout commence avec l’arrestation d’un chef d’orchestre en slip rouge qui dirige une symphonie dans la nature. Pas de doute : on est bien ici dans un long métrage de Quentin Dupieux, qui sait pousser dans ses scénarios ces petits moments absurdes qui rendent la réalité encore plus prenante. mehr lesen / lire plus

Stefano Sollima : Spirale sans fin


Si le premier film de la série « Sicario » avait été encensé par la critique, « Sicario 2 : Day of the Soldado » n’a pas su convaincre – alors que l’histoire qu’il raconte est tout aussi poignante, malgré quelques hics.

Un peu plus humain que dans la première partie : Benicio Del Toro campe l’avocat devenu vengeur Alejandro Gillick. (Photos : outnow.ch)

L’idée que les cartels mexicains pourraient un jour exporter des terroristes au lieu de came n’est peut-être pas la plus réaliste. Qui s’y connaît un peu en la matière sait qu’une des principales préoccupations des seigneurs de la guerre de la drogue est justement de ne pas trop énerver le grand voisin du nord. mehr lesen / lire plus

Christophe Honoré
 : Excès de politesse du désespoir


Brillante reconstitution des années sida jusque dans les moindres détails, « Plaire, aimer et courir vite » cherche tellement la modération qu’il en devient maniéré… et un rien monotone.

Mise en abîme : première rencontre pour Arthur et Jacques dans une salle de cinéma.

L’année dernière, « 120 battements par minute » prenait le parti d’évoquer les années 1990 et l’épidémie de sida sous l’angle de l’énergie des militants d’Act Up et d’une histoire d’amour qui faisait la part belle à l’urgence d’aimer. Tout semble porter à croire que Christophe Honoré en a choisi, dans « Plaire, aimer et courir vite », le contre-pied. mehr lesen / lire plus

Michael Pearce
: Die Bestie in dir


In seinem ersten Spielfilm erkundet Regisseur und Drehbuchautor Michael Pearce die toxische Beziehung zwischen zwei Außenseitern. Das Ergebnis ist so spannend wie unheimlich.

Wer hat wohl mehr zu verbergen: Moll oder Pascal? (Quelle: Paste Magazine)

 

Über manche Filme weiß man im Vorfeld am besten so wenig wie möglich. Jede noch so kleine Information würde das Seherlebnis erheblich beeinflussen. Das trifft natürlich in gewissem Maße auf jeden Film zu, doch bei den wenigsten würde es die Art und Weise, wie die Figuren und somit ihre Geschichte wahrgenommen werden, so grundlegend ändern wie bei „Beast“. Warum also überhaupt eine Rezension über einen solchen Film schreiben? mehr lesen / lire plus

Pol Cruchten
 : Mais tu vas conclure, oui !


« Justice Dot Net », le dernier-né du réalisateur luxembourgeois Pol Cruchten, est encore un de ces films dont on sort frustré : bonnes idées, belles images, mais un scénario tellement lâche qu’on dirait qu’il a peur de lui-même.

Un huis clos qui ne va pas se conclure sur grand-chose.

Ça démarre bien pourtant : caché dans un immeuble abandonné du Grund, le hacker Jake De Long réussit de justesse à échapper aux griffes de nos forces spéciales pourtant musclées, au prix d’une course poursuite spectaculaire dans les petites rues de notre charmante et touristique capitale. Muni de faux papiers, il se rend au Canada non pas pour disparaître des radars, mais – première faiblesse du scénario – pour mettre en œuvre un plan diabolique, le plan de sa vie. mehr lesen / lire plus

Sebastián Lelio: Begehren nach Freiheit


Sebastián Lelio ist bekannt dafür in seinen Filmen Frauen zu zeigen, die man sonst nur selten zu sehen bekommt. „Disobedience“ überzeugt vor allem dank der hervorragenden Schauspieler*innen und einer einfühlsam inszenierten Sexszene, die gänzlich ohne „male gaze“ auskommt.

Ronit (Rachel Weisz) und Esti (Rachel McAdams) dürfen ihre Gefühle füreinander nur im Verborgenen ausleben. (Fotos: outnow.ch)

Ronit Krushka (Rachel Weisz) arbeitet als Fotografin in New York. Als sie die Nachricht vom Tod ihres Vaters erhält, begibt sie sich umgehend zu dessen Begräbnis in ihre Heimatstadt, London. Dort stößt sie nicht gerade auf offene Arme: Jahrzehnte zuvor war Ronit aus der jüdisch-orthodoxen Gemeinschaft, in die sie hineingeboren wurde, verbannt worden. mehr lesen / lire plus