Drogues : les problèmes se déplacent

Comme chaque année, l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies livre son rapport sur les tendances de la consommation de substances illicites sur le continent. Et comme chaque année, le grand-duché est le seul pays à ne pas être en mesure de fournir des chiffres exacts. Si l’on s’en tient donc aux grandes tendances, on constate que la répression contre le cannabis – la drogue numéro un – ne porte toujours pas ses fruits. Les indicateurs tant pour la qualité que pour la quantité sont à la hausse et la drogue est de moins en moins importée, mais produite sur le continent. Sinon, ce sont les drogues de synthèse, des substances qui peuvent contourner la répression parce qu’elles ne sont pas encore déclarées illégales, qui avancent fortement. Concernant les opiacés, les rapporteurs constatent que ceux-ci se prennent de plus en plus en association avec des drogues synthétiques, changeant par là le cas du polytoxicomane « traditionnel ». Les médicaments détournés sont également à la hausse. Bref, si certains problèmes, notamment la morbidité des usagers problématiques, sont mieux abordés grâce à des programmes spécifiques – le problème général ne fait que se déplacer.


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