Écrire l’histoire de la justice : le Luxembourg veut éviter les chapitres qui fâchent

La convention signée aujourd’hui 29 janvier entre le ministère de la Justice, le C2DH, les Archives nationales, la Cour supérieure de justice, l’administration judiciaire et les juridictions administratives promet une histoire générale de la justice luxembourgeoise – sans trop insister sur les chapitres qui fâchent.

C’est un de ces projets où le Luxembourg a encore une fois traîné des pieds pendant longtemps. Alors que l’histoire de la justice fait partie des piliers des sciences historiques depuis longtemps chez nos voisins, celle du Luxembourg n’est que fragmentaire. Cette absence est aussi due à un accès difficile, voire parfois impossible aux sources, éparpillées entre les administrations, le ministère de la Justice et les Archives nationales. Et encore, concernant ces dernières, les kilomètres de documents en place ne sont pas inventoriés, donc inaccessibles de fait. Une chose qui devrait heureusement changer, selon les assurances de la directrice des Archives Josée Kirps, qui renvoie au fait que la convention prévoit aussi un poste d’archiviste qui devra procéder justement à cet inventaire.

Sinon, l’ambition du projet – retracer l’histoire de la justice de 1815 jusqu’à nos jours – semble un peu démesurée. Surtout quand il s’agit selon Félix Braz de mettre à jour « l’histoire d’une institution dont les sources d’inspiration [sont] transnationales [et se trouvent] surtout chez nos voisins belges, français et allemands ».

En ce qui concerne l’étude de l’inspiration un peu particulière dont a fait l’objet la justice luxembourgeoise pendant le Troisième Reich, qui selon nos sources était une des raisons d’être du projet, l’ambition s’est un peu dégonflée. Promettant un accès sûr à toutes les sources disponibles, Félix Braz a lâché ce sophisme sibyllin : « Aucun détail ne sera éludé, mais il ne faut pas qu’un détail en élude d’autres ».

 

Plus de précisions dans notre édition papier de ce vendredi.


Kriteschen an onofhängege Journalismus kascht Geld - och online. Ënnerstëtzt eis! Kritischer und unabhängiger Journalismus kostet Geld - auch online. Unterstützt uns! Le journalisme critique et indépendant coûte de l’argent - en ligne également. Soutenez-nous !

Flattr this!

Tagged , , , , . Bookmark the permalink.

Comments are closed.