Fabriques d’église : qui contre qui ?

À l’approche de Noël, le syndicat des fabriques d’église (Syfel) semble traverser une crise aiguë de folie des grandeurs. Dans un communiqué de presse, il vient de publier une longue résolution prise par 90 membres et qui sera envoyée à plusieurs instances nationales et internationales. Ainsi, la nonciature, le Parlement européen, la Commission européenne ou encore le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU entre autres pourront lire le cri de détresse poussé par les pauvres catholiques grand-ducaux poursuivis par un ministre à l’agenda démoniaque. Si la situation n’était pas tellement sérieuse, on pourrait en rigoler. Car la résolution contient son lot d’inepties. Pour ne prendre qu’un exemple, le Syfel estime le projet de loi intenable car il ne viserait que les catholiques – alors que jusqu’ici personne ne s’est plaint des privilèges exclusifs de ces derniers. Entre-temps, le CSV tente de profiter de cet imbroglio. Sur l’antenne publique, le député Gilles Roth – un des principaux harceleurs, par questions parlementaires, du ministre – a essayé de se positionner discrètement du côté du Syfel, sans pour autant attaquer l’archevêque. Exercice difficile, surtout quand le Syfel lancera comme annoncé ses plaintes au civil contre la convention signée par Hollerich et le gouvernement en 2015.


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