Fête de la musique : Un quart de siècle déjà


Alors que la météo reste moribonde, quand elle n’est pas carrément apocalyptique, la saison estivale sera enclenchée ce weekend à Dudelange avec la traditionnelle Fête de la musique.

Il saura captiver les cœurs les plus purs : le chanteur allemand Joris. (Photo : Wikipedia)

Pionniers des fêtes de la musique sur le territoire grand-ducal, ce n’est pas pour rien que les Dudelangeois-es en organisent toujours et encore la plus grande édition. Tandis que d’autres communes, comme la capitale, peinent un peu à maintenir le niveau, la commune du Sud a, elle, réussi à en faire un rendez-vous immanquable et une fête populaire qui attire les foules.

Et cette année aussi, il y a de quoi être content-e. Pour cette 25e édition, il y en a pour tous les goûts et tous les âges. Une fois n’est pas coutume, commençons par le haut de l’affiche, tenu cette année par le chanteur allemand Joris. Âgé de seulement 28 ans, il connaît pourtant bien les rouages de l’industrie musicale d’outre-Rhin, puisque (selon sa page Wikipedia du moins) il a commencé à composer des chansons dès l’âge de cinq ans. Après être passé par quelques groupes lycéens, il a obtenu un diplôme à la fameuse Popakademie de Mannheim avant de se jeter dans le business. D’abord en tant que meneur du groupe Oakfield, puis en solo. Ses chansons plutôt doucerettes feront consensus parmi le grand public.

Autre tête d’affiche mais même domaine musical, quoique avec une tonalité plus pop, les Port Cities. Bien nommés, vu qu’ils nous viennent de Halifax, capitale de la province canadienne de Nouvelle-Écosse. Formé en 2015 par les trois amis Dylan Guthro, Breagh MacKinnon et Carleton Stone – qui s’étaient tous déjà fait un nom en solo avant –, le groupe n’a sorti son premier album que l’année dernière. Ce qui ne l’empêche pas de collectionner les tournées depuis.

Un peu plus rugueux mais non moins poétiques, les Allemands d’Antiheld, qui se décrivent comme étant des punks à chiens de Stuttgart – alors que pourtant, ils sont plutôt mignons avec leurs crêtes et leurs guitares acoustiques. Dans la même lignée des singers-songwriters, on peut citer encore l’Allemande Lotte, l’Irlandais Shane Ó Fearghail et Luke Noa.

Pour les amatrices et amateurs de musique un peu plus dure, il faudra se rabattre sur les héros locaux, qui se donnent traditionnellement rendez-vous au « Why Not » Stage (près du café du même nom). Pour le metal, ce seront les vétérans de Desdemonia qui feront bouger la foule à côté des thrash métalleux de Lost in Pain. Le rock indé local sera représenté par les Tuys, le rap par le jeune et très talentueux Maz à côté d’autres formations comme TNNE ou encore Mindpatrol.

Vu qu’il est impossible de citer tous les groupes – ils sont près de 80 sur 16 scènes en plein air et dans les cafés – quelques mots encore sur l’organisation. Logiquement, il est préférable de s’y rendre en transports publics, la situation de parking dans la ville de Dudelange n’étant déjà pas rose au quotidien. La commune organise pour cela un service de bus gratuit qui circule toutes les 30 minutes dans les rues principales adjacentes au centre-ville fermé à la circulation, début vers 18 heures et dernière course vers 3 heures du matin. Inutile de préciser que la ville dispose de pas moins de trois gares desservies par les CFL, donc tout invite à laisser la voiture au garage.

Si le succès populaire de la Fête de la musique à Dudelange est indéniable, il ne reste que très peu de l’esprit original de la fête inventée jadis par Jack Lang. Comparée à sa version parisienne où l’anarchie gagne les rues et où tout le monde joue un peu comme il veut, cette version luxembourgeoise semble un peu trop événementielle et aseptisée. Peut-être faudra-t-il penser à ouvrir un peu la formule à l’avenir… avant que d’autres villes ne le fassent.

Toutes les infos sous : 
www.fdlm-dudelange.lu

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