Fiat : Payback Time

Et ce qui devait arriver arriva : la Commission européenne vient de tacler le Luxembourg – et accessoirement les Pays-Bas – pour avoir offert à des multinationales la possibilité de mettre en place une imposition tellement avantageuse qu’elle défiait toute concurrence. Dans le cas de la Fiat Finance and Trade, installée au grand-duché, comme pour Starbucks aux Pays-Bas, la Commission européenne a ordonné aux États de recouvrer leurs impôts. Ce qui pour le Luxembourg pourrait rapporter la somme de 200 millions d’euros. Mais au lieu de faire la fête, le gouvernement de coalition préfère partir à la rescousse des multinationales : « Le Luxembourg ne partage pas les conclusions de la Commission dans l’affaire Fiat Finance and Trade et réserve tous ses droits », peut-on lire dans le communiqué probablement rédigé à l’avance, vu la rapidité avec laquelle il est parvenu à la presse. Car le pays se sent incompris : pour lui, « la Commission ne démontre pas l‘existence d‘un avantage sélectif octroyé à Fiat Finance and Trade au regard du cadre juridique national ». Même son de cloche aux Pays-Bas d’ailleurs. Mais tout n’est pas perdu : dans une interview au Deutschlandfunk, le coprésident des Verts, Christian Kmiotek, a salué la décision de la Commission européenne, tout en estimant que ce serait un premier pas vers plus de justice fiscale. Pas sûr que le partenaire libéral de la coalition apprécie…


Kriteschen an onofhängege Journalismus kascht Geld - och online. Ënnerstëtzt eis! Kritischer und unabhängiger Journalismus kostet Geld - auch online. Unterstützt uns! Le journalisme critique et indépendant coûte de l’argent - en ligne également. Soutenez-nous !
Tagged . Bookmark the permalink.

Comments are closed.