Guy Rewenig : Déi bescht Manéier, aus der Landschaft ze verschwannen

Avec plusieurs dizaines de publications à son actif, Guy Rewenig n’est pas un perdreau de l’année. Les éditions Guy Binsfeld ont pourtant choisi de battre le rappel avec une conférence de presse pour la sortie de son dernier livre, le succès relatif des œuvres littéraires en langue luxembourgeoise oblige. Si le woxx n’a pas participé à la rencontre, la rédaction a lu attentivement le dernier opus de l’écrivain. En ressort un sentiment mitigé : de ces huit histoires sous la forme exclusive du dialogue, l’auteur tire des passages poétiques et drôles, mais aussi de longues plages moins palpitantes – même si l’on devine une réelle intention de saisir, justement, la banalité feinte des relations humaines. Rewenig est à son meilleur lorsqu’il frôle l’absurde, par exemple dans « Kal Zäiten », qui relate la conversation surréaliste avec un conseiller à l’emploi d’une mère dont le fils veut embrasser la profession… d’arbre. Ou dans « Typesch Wolak », l’interview d’un écrivain mutique par un journaliste volubile. Intéressant d’ailleurs de constater que les histoires les plus courtes concentrent la plupart des perles de ce recueil. Les récits les plus longs, tel le dernier dont le livre tire son titre et qui en représente un bon tiers, sont plus monotones et usent de procédés narratifs répétitifs à la longue. Le dialogue n’était peut-être pas forcément le meilleur moyen de les traiter, mais Rewenig a choisi cet exercice de style et s’y est tenu, pour le meilleur et pour le moins bon.


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