Statistiques réfugiés : effets grecs et turcs

Les chiffres du mois de juin sur les demandeurs de protection internationale au Luxembourg viennent d’être publiés par la Direction de l’immigration. Et leur emmêlement en dit long sur la complexité et les absurdités des politiques européennes en la matière. Ainsi, la Direction explique qu’au mois de juin, pas moins de 39 personnes (en majorité syriennes et irakiennes) ont été transférées depuis la Grèce « conformément aux décisions prises au niveau européen ». Ces personnes sont incluses dans les statistiques. Pas comme les 27 autres personnes syriennes installées au Luxembourg en vertu du « deal » entre l’UE et la République turque. Celles-ci bénéficient d’emblée du statut de réfugié et ne sont donc pas prises en compte dans les chiffres. Au-delà de l’effet que ces dispositions arbitraires peuvent avoir sur les réfugiés, ce traitement inégal risque d’être contraire aux droits de l’homme. Pour le reste des chiffres, rien de spécial à signaler, la courbe des demandeurs devrait s’aligner sur celle de l’année dernière et la majorité des décisions prises par les autorités luxembourgeoises n’aboutissent pas au statut de réfugié (seulement 35,8 pour cent cette année).


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