Serge Basso de March : Les concombres n’ont jamais lu Nietzsche

Après le polar, la pure poésie ou le théâtre, Serge Basso, directeur de la Kulturfabrik et littérateur éclectique, s’essaie donc à l’aphorisme, cet exercice de style un peu négligé dans le grand océan de la poésie contemporaine. Un genre fait pour lui, puisque l’impétrant n’a pas la langue dans sa poche et n’est jamais las de s’en servir. L’opuscule, publié en Belgique aux éditions du Cactus inébranlable, propose donc jeux de mots et réflexions à tire-larigot, dans de courtes phrases indépendantes dont tout gras a été élagué afin de mieux faire briller le trait d’esprit. En rapprochant les sens, en déconstruisant les clichés, en jouant d’homophonies approximatives et en triturant l’orthographe, Basso s’amuse et amuse son lecteur. mehr lesen / lire plus

Fred Vargas : Quand sort la recluse

Le Vargas nouveau est arrivé ! Les fidèles lectrices et lecteurs se rappelleront que la fin de l’avant-dernier tome, « Temps glaciaires », abandonnait le commissaire Adamsberg dans un petit bled de pêcheurs en Islande dont il avait fait son nouveau domicile. Le neuvième tome de la série qui lui est consacrée va certainement faire plaisir à ses inconditionnels. Même si cette fois, la famille des Adamsbergophiles ne risque pas de s’élargir. Cela est dû à une entrée en matière un peu fastidieuse où le commissaire expédie la résolution d’un meurtre à la va-vite sans que la véritable intrigue commence. C’est à partir de la centième page que la recluse entre finalement dans la danse. mehr lesen / lire plus

Théâtre
 : Pour une poignée de chips

Le TOL conclut sa saison avec « L’Ouest solitaire », une comédie grinçante. Au menu, petites rancœurs, grandes dissimulations et l’atmosphère délétère d’une région négligée, le tout saupoudré d’une bonne dose de confrontations acerbes… et d’humour très très noir.

Pour l’amour fraternel, on repassera ! Jean-Marc Barthélemy et Joël Delsaut dans « L’Ouest solitaire » (Photo : Ricardo Vaz Palma)

De son enfance dans le comté de Galway, dans l’ouest de l’Irlande, Martin McDonagh a tiré l’inspiration nécessaire à la plupart de ses pièces. « L’Ouest solitaire », c’est celui du chômage, de l’avenir bouché, du célibat forcé et de l’alcoolisme qui en est le pendant. mehr lesen / lire plus

Dessins
 : Le drôle d’humour 
d’Ad Reinhardt

Après le Konsthall de Malmö, en Suède, le Mudam accueille la plus grande rétrospective d’illustrations de l’artiste américain Ad Reinhardt. Une sélection de près de 300 dessins qui en disent long sur l’Amérique d’après la Seconde Guerre mondiale.

Ad Reinhardt avait renoncé à la couleur avant Pierre Soulages. Dans les années 1960, ses monochromes l’avaient rendu célèbre dans le monde entier. Noires, intensément noires, ses toiles marquaient pour lui comme pour l’artiste français une nécessité. « Il y a quelque chose de faux, d’irresponsable et d’insensé à propos de la couleur, quelque chose d’incontrôlable. Le contrôle et la rationalité sont des parts de la moralité », déclarait-il alors. mehr lesen / lire plus

Cédric Klapisch : L’exception culturelle


Ah ! les films de vignoble… Une spécialité bien française, souvent plutôt déclinée en téléfilms où seule la diversité des terroirs tient lieu d’originalité. Malgré un début un peu poussif, « Ce qui nous lie » parvient à sortir du lot, sans pourtant fortement enthousiasmer.

Après les funérailles du père, la fratrie renforce ses liens grâce à l’exploitation familiale.

Après sa trilogie consacrée à l’insouciante jeunesse étudiante qui a bien du mal à trouver une certaine stabilité dans la vie (« L’auberge espagnole » et ses deux suites), Cédric Klapisch s’attaque à un thème qu’on pourrait qualifier de patrimonial. Car attention, il est ici question de vignoble, un sujet particulièrement sérieux dans l’Hexagone, et le réalisateur a poussé l’authenticité jusqu’à tourner sur une période d’un an afin de rendre au mieux la marche des saisons à l’écran. mehr lesen / lire plus

Joachim Rønning et Espen Sandberg : Pirates of the Caribbean: Dead Men Tell No Tales

Il faut croire qu’un Johnny Depp sérieusement imbibé de rhum et qui cabotine tout le long du film – combiné avec quelques invités surprises – sur fond d’effets spéciaux incessants suffit à assurer le succès d’un épisode de la franchise. Tant mieux pour les fans, et tant pis pour ceux qui cherchent un renouvellement, malgré l’arrivée d’une sympathique héroïne féministe.

L’évaluation du woxx : O
Tous les horaires sur le site. mehr lesen / lire plus