Visupol : Déi Gréng pas (ou plus) satisfaits

La vidéosurveillance à Luxembourg – surtout dans le quartier « sensible » de la gare – reste un sujet polémique. Dans un communiqué, la section des écologistes de la capitale dénonce la perte des libertés individuelles au nom d’une prévention inefficace.

(© pxhere)

Les lectrices et lecteurs du woxx le savaient dès le mois de mars de cette année : la Ville de Luxembourg, en collaboration avec la police et le ministère de la Sécurité intérieure, planifie l’extension de la vidéosurveillance. Au détour d’une question parlementaire du député socialiste Franz Fayot, son camarade ministre Étienne Schneider avait confirmé cette volonté – même si les résultats sont minimes. Il s’agissait surtout de donner ce précieux « sentiment de sécurité », très subjectif, aux Luxembourgeois-es.

En réponse à une autre question parlementaire de la députée conservatrice Claudine Konsbruck, par ailleurs conseillère de la Ville de Luxembourg – précédée par une question au conseil échevinal posée par son collègue vert François Benoy –, le ministre Schneider vient de donner les détails de ces nouvelles mesures. Ainsi les rues Glesener et Adolphe Fischer seront en partie couvertes à partir de l’automne de cette année, suivies par la place de Strasbourg, la rue 1900, la rue du Commerce, la rue du Fort Wedell, la rue Wilson et la rue des États-Unis courant 2019.

Une mesure que ne semble pas goûter les conseillers François Benoy et Christa Brömmel, qui dans un communiqué de presse s’insurgent : « Vendre la vidéosurveillance aux citoyen-ne-s comme une solution, c’est leur jeter de la poudre aux yeux. » D’autant plus que des études du CNRS en France ne permettraient pas d’établir l’efficacité de la politique des caméras dans tous les lieux. Et Déi Gréng de craindre que plus de surveillance ne fera que faire migrer les problèmes du quartier dans d’autres rues. Ce qui est louable en soi, mais tout de même un peu culotté, car les présents systèmes de surveillance ont été installés par l’ancien conseil échevinal – qui comptait des écolos dans ses rangs.

Mais peut-être que l’empressement de Schneider a aussi à voir avec toutes les banques londoniennes qui cherchent à s’implanter dans le quartier après le Brexit. Il ne faudrait tout de même pas que ces pauvres employé-e-s ne se sentent pas chez eux/elles.


Kriteschen an onofhängege Journalismus kascht Geld - och online. Ënnerstëtzt eis! Kritischer und unabhängiger Journalismus kostet Geld - auch online. Unterstützt uns! Le journalisme critique et indépendant coûte de l’argent - en ligne également. Soutenez-nous !
Tagged , , , , , . Bookmark the permalink.

Comments are closed.