Cédric Klapisch: L’auberge espagnole

C’est à l’image d’un frigo, dont les règles de stockage interne seront peu à peu chamboulées, que Cédric Klapisch montre le chaos et les valeurs interculturelles d’une Europe studieuse.

BARCELONE L’HOSPITALIERE

Le bordel européen

(gk) – Cédric Klapisch a le chic de faire des films d’auteur, qui ne se prennent pas trop la tête. Pourtant, avec „L’auberge espagnole“, il ne s’attaque pas à peu: raconter l’histoire d’un jeune homme qui, à travers les autres, apprend à se connaître soi-même, pour représenter l’Europe en melting pot, qui pourrait être libérateur si … ? Oui, si …

Selon notre „Petit Larousse en couleurs“, une auberge espagnole est un „lieu où l’on ne trouve que ce qu’on apporte“. mehr lesen / lire plus

Lyne Adrian: Unfaithful

Lorsque Adrian Lyne s’est mis en tête de réadapter „La femme infidèle“ de Claude Chabrol, certains grincements de dents se firent entendre. Quoi? Un Chabrol à la sauce hollywoodienne, par un réalisateur friand des relations triangulaires et moralisateur avec ça!

Oui, Constance adore ces moments passés avec son „french lover“.

CINE-LYNE

L’infidèle remake

Pour „Unfaithful“, il fallait d’emblée oublier la vision du réalisateur français, unique en son genre, et se concentrer sans à priori sur celle de Lyne. (On se souvient de „Fatal attraction“ avec la très, très méchante et instable maîtresse, qui ennuie le gentil père de famille pour un petit écart de conduite.) mehr lesen / lire plus

SAM RAIMI: Spider-Man

Kein übermenschlicher Superheld, sondern unsicherer, sympathischer Verlierertyp mit Brille und Brain: In „Spider-Man“ geht es um Liebe und männliche Selbstfindung.

(ik) – „Wie jede Geschichte, die es sich zu erzählen lohnt, handelt auch diese von einem Mädchen.“ Mit diesen banalen Worten beginnt die Geschichte eines Nobodys, der über Nacht zum Superhelden avanciert. Der früh verwaiste Teenager Peter Parker (hervorragend: Tobey Maguire) ist so etwas wie ein Loser. Er ist zwar blitzgescheit, hat aber kaum Freunde. Seine Mitschüler hänseln ihn, und sein Schwarm, die hübsche Nachbarstochter Mary Jane (Kirsten Dunst), hat keine Augen für ihn. Erst bei einer Exkursion in ein Genlabor traut sich Peter seine Angehimmelte anzusprechen – und wird kurz darauf von einer genetisch manipulierten Spinne gebissen (in der Comic-Vorlage explodierte das Labor). mehr lesen / lire plus

Fields Todd: In the Bedroom

Überraschender Kassenerfolg in den USA: Mit seinem Regiedebüt „In the Bedroom“ gelang Regisseur Todd Fields ein für Hollywood ungewöhnlich realistisches und einfühlsames Psychodrama.

Der Versuch über den Schmerz zu kommunizieren wird scheitern. Tom Wilkinson und Sissi Spacek in „In the Bedroom“.

Rache, die nicht erlöst

„Welcome to Camden“ steht auf dem Torbogen. Camden ist ein Küstenstädtchen im US-Bundesstaat Maine mit schnuckeligem Hafen und Grillparties, die brave Bürger in gepflegten Vorgärten abhalten.

Ein solches Gartenfest findet auch bei den Fowlers statt. Die Sonne scheint, der Sohn Frank (Nick Stahl) ist in den Semesterferien nach Hause gekommen, man isst, trinkt und scherzt ein bisschen. mehr lesen / lire plus

ALLEN WODDY: Sans prétention

Woody Allen présente son nouveau film „Hollywood Ending“ hors-compétition à Cannes. L’Utopia en profite pour montrer tout de même encore son long-métrage précédent, „The Curse of the Jade Scorpion“.

Séducteur improbable, Woody Allen sait s’entourer de belles femmes dans „The Curse of the Jade Scorpion“.

(gk) – Woody Allen fait un film par an. Un rythme effréné dans l’industrie du cinéma d’aujourd’hui s’investissant dans de plus en plus de post-productions interminables. Un rythme visiblement ingérable pour les propriétaires de salles obscures luxembourgeoises, puisque après „Sweet and Lowdown“ (1999), „The Curse of the Jade Scorpion“ sort lui aussi, juste avant que le New-Yorkais ne présente son dernier projet bouclé. mehr lesen / lire plus

David Fincher: Panic Room

Hinter den stählernen Türen des „Panic Room“ lauert David Fincher mit düsterer Spannung auf seine Fans.

Zimmer ohne Aussicht

Haben Sie zu Hause einen „Panic Room“? Extrem gesicherte Schutzräume sind in den USA schon längst keine Kuriosität mehr, sondern eine gern gesehene Ausstattung in Eigenheimen gehobener Klasse. Sie halten für Notfälle eine unabhängige Strom- und Wasserversorgung bereit sowie Vorräte für einen längeren Zeitraum.

Überleben um jeden Preis, egal was „am Tag danach“ wohl sein mag – Sicherheit und Rückzug in die eigenen vier Wände sind wieder in. Fincher präsentiert uns ein Cocooning der besonderen Art und hat dafür Jodie Foster nach zweijähriger Abwesenheit wieder auf die Leinwand geholt. mehr lesen / lire plus

POL CRUCHTEN: Boys on the Run

Zum Auftakt des „6th Cinénygma Luxembourg International Film Festival“ hat Pol Cruchten seinen neuen Film präsentiert.

Gespannt lehnt sich das Publikum in die bequemen Sessel des Utopolis zurück. Popcorn gibt es heute gratis, Ron Perlman, einer der Darsteller, gesellt sich zum Publikum, und auch Frau Minister der Kultur ist zur Feier des Tages mit dabei. Immerhin ist eine Weltpremiere angesagt: Pol Cruchten ist wieder da und hat dem Publikum etwas mitgebracht. Seit „Black Jhu“ (1996) war es still um den Luxemburger geworden und die „Hochzäitsnuecht“ ist eh schon lange her. Und wie bei „Black Jhu“ steht Frank Feitler an seiner Seite als zuständiger Drehbuchautor. mehr lesen / lire plus

Forster Marc: Monster’s Ball

Avec „Monster’s Ball“, Marc Forster réussi un véritable coup de maître.

Halle Berry et Billy Bob Thornton s’accrochent l’un à l’autre comme deux noyés à leur bouée dans „Monster’s Ball“.

Revenir de nulle part

Dans la moiteur écrasante de la Géorgie, où vivent les Grotowski, il est presque naturel d’être raciste, tout comme il va de soit d’être maton dans les couloirs de la mort, à la prison d’Etat. Buck, le patriarche, sorte de caricature infâme du cow-boy Malboro en plus méchant et plus malade, l’était. Hank son fils, muré dans son implacable soumission familiale, l’est aussi. Sonny, le petit-fils, le devient à son corps défendant. mehr lesen / lire plus

Robert Altman: Gosford Park

Mord in einem englischen Landhaus, das riecht etwas nach altertümlichem britischen Stoff. Doch Robert Altmans „Gosford Park“ ist kein gewöhnlicher Krimi, sondern eine clevere Gesellschaftsstudie.

Er schnüffelt sehr britisch herum. Sie bleibt klassisch gelangweilt.

Zwei Welten

(rw) – Der Mörder war immer der Gärtner doch im Unterschied zu anderen klassischen englischen Kriminalgeschichten tritt ein solcher in Robert Altmans „Gosford Park“ nicht auf. Dafür wimmelt es nur so von Butlern, Zofen, kleinem und großem Adel, und alle könnten’s gewesen sein. Aber auch das ist anders: Statt zu Anfang geschieht der erwartete Mord von William McCordle irgendwann im letzten Drittel des Films, quasi nebenbei. mehr lesen / lire plus

Kounen Jan: Nid de guêpes

Bienheureux les grincheux, qui se plaignent que le cinéma français est bien trop souvent intello, car ils seront servis avec „Nid de guêpes“!

Pascal Greggory se faisant prendre la vedette pour une arme à feu.

ACTION FRANCAISE

Vraiment folle la guêpes

Dans ce film, on fait abstraction du scénario, on mise sur les armes à feu en tout genre et les trous de balles prennent la vedette aux divers protagonistes qui ont tout de même un nom connu dans le monde du cinéma. Certains, comme Sami Naceri, ne nous étonneront pas de leur présence au générique, car ils ont vraiment la gueule de l’emploi. mehr lesen / lire plus

Costa-Gavras: Amen

Après la polémique suscitée par son affiche, il est presque impossible d’aborder „Amen“ de Costa-Gavras sans son cortège d’opinions diverses.

Ricardo Fontana (Mathieu Kassovitz) face aux sourdes oreilles du Vatican.

Seuls contre l’indicible

Etait-il utile de prolonger le symbole de la croix catholique par les branches de la croix gammée? Etait-ce si important d’en faire tout un foin? A cela, sans vouloir prolonger le débat, on serait tenté d’ajouter qu’il est étonnant de voir une Eglise s’offusquer à ce point du détournement d’un symbole, alors qu’il est question du silence de cette dernière sur des faits bien réels.

Sujet délicat, s’il en est, pour Costa-Gavras, qui s’est fait une spécialité des thématiques engagées, mettant en scène des individus confrontés aux dérives des pouvoirs en tous genres et sous toutes les latitudes. mehr lesen / lire plus

Davis Carl: LIVE CINEMA

25 années d’existence pour la Cinémathèque luxembourgeoise et 15 ans de „live cinema“ se fêtent en images signées Buster Keaton et Charlie Chaplin et en musiques composées et dirigées par Carl Davis.

Grâce au Luxembourg

woxx: Jusqu’à quel point étiez-vous sous la direction de Buster Keaton pour „The General“?

Carl Davis: Totalement. J’étais l’esclave du film. Composer pour un film muet est un travail tellement unique. Dans le cas d’un nouveau film, il y a toujours plusieurs personnes – réalisateur, producteur, etc. – qui créent, ensemble, quelque chose de nouveau. Dans ce cas-ci, je dois avoir un point de vue historique. mehr lesen / lire plus

Scott Ridley: Black Hawk Down

Avec „Black Hawk Down“ Ridley Scott lève le voile sur la bataille de Mogadicio de 93: les américains n’étaient pas les „bons“, comme on a voulu nous le faire croire – et ils en ont pris plein la gueule.

Dans „Black Hawk Down“ Ridley Scott soulève des questions de conscience: peut-on faire confiance à une porte trouée?

Au coeur de l’enfer

Après avoir exploité sous tous les angles la seconde guerre mondiale et celle du Vietnam, Hollywood, à travers Ridley Scott, s’intéresse à une autre guerre, l’intervention américaine en Somalie. Le réalisateur part d’un fait authentique qui est passé quasiment inaperçu dans nos livres d’histoire. mehr lesen / lire plus

Leconte Patrice: L’histoire de Marion

Si Patrice Leconte a réussi à éviter les pièges d’une histoire qui aurait pu être sordide, il est quand même tombé dans les filets d’un joli minois.

Rêver l’impossible? Qu’un beau jour le prince charmant, l’élu de son coeur viendra et que le monde sera beau.

Patrice Leconte, cinéaste ô combien prolifique avec un nouveau film chaque année, s’est toujours intéressé aux atmosphères particulières, aux mondes à part. Souvenez-vous de „La fille sur le pont“, ou encore de „Ridicule“. Il nous confronte chaque fois au choc d’un monde avec son propre imaginaire. Cette fois, il a choisi de revisiter, à sa manière, les bordels à froufrou des années quarante, avant que les prostituées ne se retrouvent définitivement sur les trottoirs et que les maisons closes le soient au sens propre après l’avoir été au figuré. mehr lesen / lire plus

Howard Ron: A Beautiful Mind

Ein schöner Film über den „A Beautiful Mind“ des Mathematikers John Forbes Nash Jr.

Das Genie (Russel Crowe) und seine Frau (Jennifer Connelly).

Genie und Wahnsinn

Mal ehrlich, kennen Sie John F. Nash Jr.? Der neue Film „A Beautiful Mind“ vom amerikanischen Regisseur Ron Howard („Apollo 13“) widmet sich dem Leben des Mathematikers John Forbes Nash Jr.. Also ein Film für Insider wie Wirtschaftswissenschaftler oder Mathematiker? Nun, eine anfängliche Skepsis wird durch die originelle und dynamische Verfilmung und die geniale Interpretation des Hauptdarstellers (Russell Crowe) schnell weggefegt.

Der Film inspiriert sich an der gleichnamigen Biographie von Sylvia Nasar, die ihre Informationen aus Gesprächen mit der geschiedenen Ehefrau Alicia und mit Freunden von Nash zusammentrug, Nash selbst hielt sich mit Stellungnahmen zurück. mehr lesen / lire plus

MISSION CLEOPATRE: Du nez pour défier César

Avec „Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre“ Alain Chabat nous montre qu’il a très bien compris le sens de la BD.

Poil au nez!

Vexée par César qui ne reconnaî t pas la grandeur du peuple égyptien, Cléopâtre, reine des reines, lance à ce dernier un défi: son peuple lui construira le plus prestigieux palais du monde en trois mois exactement. Et, c’est l’architecte Numérobis qui se chargera de la réalisation et ce, au grand désespoir d’Amonbofis, l’architecte officiel de la Cour. Si Numérobis réussit ce challenge, il sera couvert d’or, sinon il sera jeté aux crocodiles! Désemparé, Numérobis fait appel à Astérix, Obélix et Panoramix qui, détenteur du secret de la potion magique, est le seul à pouvoir rendre possible cette course contre la montre. mehr lesen / lire plus

Bausch Andy: Le Club des Chômeurs

Inspiré par une vision de „The Full Monty“, Andy Bausch fonde „Le Club des Chômeurs“ et réaffirme un talent qui semblait en perdition télévisionnaire.

MINETT-MOVIE

The Full Unemployment

(gk) – Entre „Doppelter Einsatz“, „Balko“ et „Helicops“, Andy Bausch n’avait su réaliser dernièrement que des films plutôt chiants: „Letters Unsent“ (1996) et „Back in Trouble“ (1997). „Le Club des Chômeurs“ tombe donc à pic pour redorer son blason de réalisateur utilisant des clichés luxembourgeois pour les traiter avec un curieux mélange de respect irrespectueux.

Cette fois-ci, il s’en prend à la situation du chômage au Luxembourg et la croyance populaire du: „Wee kéng Aarbescht fënnt, dee wëllt nët schaffen.“ mehr lesen / lire plus

de Oliveira Manoel: Je rentre à la maison

Avec „Je rentre à la maison“ Manoel de Oliveira aborde un sujet tragique avec beaucoup de fraîcheur.

Michel Piccoli apporte toute l’épaisseur nécessaire à son personnage.

Ballet quotidien

A la sortie d’une représentation du „Roi se meurt“, un vieil acteur à qui on ne la fait plus – admirable Michel Piccoli – est averti de la mort accidentelle de sa femme, de sa fille et de son beau-fils. Ses amis s’interrogent sur la manière dont le vieux brisquard va gérer cette terrible situation. D’aucuns pensent qu’il ne survivra pas longtemps à ce drame et qu’on ne le reconnaîtra plus en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. mehr lesen / lire plus

Link Caroline: Nirgendwo in Afrika

In „Nirgendwo in Afrika“ erzählt Regisseurin Caroline Link einfühlsam und ohne exotische Klischees die Geschichte einer jüdischen Familie, die aus Nazi-Deutschland nach Kenia emigriert.

— Affiche —

Das Leben ist schön

Mit Afrikanistik und animistischen Kulten hat sich Produzent Peter Herrmann in einem früheren Leben beschäftigt. Kein Wunder, dass der Mythos Afrika ihm ein besonderes Anliegen ist. Bei der Produktion von „Nirgendwo in Afrika“ wurden jedenfalls weder Mühe noch Aufwand gescheut, um an Originalschauplätzen im entlegenen kenianischen Busch zu drehen. So liest sich die Produktionsgeschichte wie ein Abenteuer. Mangelnden Hotels, schlechten Straßen, veralteten Telefonleitungen und sogar einer Dürrekatastrophe wurde getrotzt. Eine 40 Kilometer lange Straße musste gebaut werden, um die Lastwagen mit Licht, Generatoren, Wasser und Treibstoff zum Drehort zu transportieren. mehr lesen / lire plus

LYNCH-MANIA: Boulevard du rêve récurrent

Avec „Mulholland Drive“, David Lynch signe encore un film beau et intrigant, ce qui ne l’empêche pas de radoter un peu.

Rita, la réincarantion de „Gilda“, l’héroïne du film noir par excellence.

(gk) – Il n’est pas aussi dérangé que ça. Comparé aux voyages du côté trouble de l’esprit que David Lynch invente depuis ses premiers courtsmétrages, fin des années soixante, „Mulholland Drive“ s’avère étonnamment lisible. (Surtout après tout ce qu’on a pu lire depuis sa „Cannification“.)

Avec cette histoire d’amour-haine entre deux actrices (Betty et Rita), l’artiste-peintre, compositeur, réalisateur, … né au Montana en 1946, réexplore le cerveau humain s’arrangeant tant bien que mal de la réalité. mehr lesen / lire plus