classic: John Cage

Sonorités inattendues

John Cage (1912-1992), „inventeur de génie“ selon son professeur Arnold Schoenberg, est le compositeur américain le plus controversé et le plus influent du XXe siècle. Dès les années trente, il imagine un piano aux sonorités exotiques en insérant divers objets entre les cordes. Selon la manière dont ses objets sont disposés, le résultat varie sensiblement d’une interprétation à l’autre. Les pièces présentées par le pianiste moscovite Boris Berman, sur ce CD intitulé Musique pour piano préparé, nous font entrer dans un monde de timbres rares, ouatés, fragiles et mystérieux. Dans les douze morceaux choisis, Berman fait preuve de cette sensibilité intime de l’énergie entre le silence et le cristal mat du piano. mehr lesen / lire plus

Boorman John: Le tailleur de Panama

Parti sur un sujet sérieux autour du canal de Panama, John Boorman change de cap et nous dirige vers une grosse farce avec les Etats-Unis en ligne de mire. Dommage que l’acteur principal n’ait pas compris le sens du film.

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Après avoir montré la guerre du doigt, défendu la cause amazonienne et le Robin des Bois moderne aux prises avec la justice anglaise, ce sont les services secrets anglais et les dirigeants américains qui sont épinglés à travers l’énorme farce qu’est „Le tailleur de Panama“. Il faut dire que John Boorman est un réalisateur qui peut être sérieux, aimant frapper là où l’on ne s’y attend jamais, démontrant ainsi qu’il y a toujours une part de vérité dans ses films. mehr lesen / lire plus

Thornton Billy Bob: All the Pretty Horses

Keine sanften Pferdeflüsterer, sondern drei junge Männer auf einer harten Initiationsreise stehen im Mittelpunkt von „All the Pretty Horses“.

Born to be wild ?

Wer hätte geglaubt, dass im Jahr 1949 noch echte Cowboys unterwegs sein könnten? Solche, die alles für ihre Pferde geben, obwohl es doch zu dieser Zeit längst motorisierte Pferdestärken gab?

Nun, im zweiten Film von Billy Bob Thornton reiten ein paar wilde Vertreter dieser Spezies durch die wunderschöne Landschaft eines geisterhaften „Westerns“. In Texas leben John Grady Cole (Matt Damon) und Lacey Rawlins (Henry Thomas), junge Männer, die auf einer Farm aufgewachsen sind. Als die Ranch von Johns Großvater verkauft wird, versuchen sie das gewohnte Leben in Mexiko weiterzuführen. mehr lesen / lire plus

Poelvoorde Benoît: Les portes de la gloire

S’il est un domaine où Benoît Poelvoorde excelle, c’est bien dans l’art de composer des dialogues percutants. „Les portes de la gloire“, son quatrième film, ne fait pas exception; on y retrouve la patte „Poelvoorde“, soit du tragi-comique dans un milieu socio-économique plutôt démoralisant.

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Le fabuleux destin d’un vendeur de salades

Le grand Ben se réserve, comme à son habitude, le rôle du beauf ou du sale con médiocre à qui on arrive même pas à en vouloir. „L’humour est indissociable de la tragédie. Si ce n’est pas dramatique, ce ne sera jamais drôle. Pour qu’il y ait rire, il doit y avoir un soupçon de peur, de tragédie, c’est obligatoire. mehr lesen / lire plus

classic: Xenakis Iannis

Précison mathématique

(pm) – Iannis Xenakis (1922-2001), le plus scientifique des compositeurs classiques, a créé avec Pléï ades,oeuvre écrite uniquement pour instruments de percussion, un modèle de la composition polyrythmique qu’il maî trisait avec tant de bonheur. Vibraphones, marimbas, xylophones et le sixxen, instrument métallique que Xenakis fit construire spécialement pour cette oeuvre, font émerger une débauche de sons surprenants et passionnants, sons qui balayent l’auditeur dans leur tourbillon, l’entraî nant comme vers une catastrophe inévitable ou un univers tordu. Les percussions de Strasbourg donnent une interprétation subtile et émouvante de cette oeuvre unique où se rapprochent des gammes de la Grèce antique, du Proche-Orient, de l’Indonésie. mehr lesen / lire plus

jazz: Potter Chris

Gratitude

Talent confirmé

(jitz) – Avec ce premier CD pour un label renommé, le saxophoniste trentenaire Chris Potter joue définitivement dans la cour des grands, même s’il se montre encore très humble envers ses aî nés en dédiant chaque composition à un des maî tres du saxophone de l’histoire du jazz. On avait déjà pu apprécier son discours fluide et son imagination débordante en 1995, lors de deux concerts qu’il joua au Luxembourg, puisque le jazzclublëtzebuerg, en bon défricheur de talents, l’avait engagé à l’époque. Aujourd’hui, les critiques voient en Chris Potter le saxophoniste le plus prometteur de ce début de siècle. mehr lesen / lire plus

folk: Srinivas U.

Mandolin Magic

Mandoline indienne

Un musicien du sud de l’Inde jouant de la mandoline au lieu d’une cithare? C’est de quoi vous déconcerter. Mais à l’âge de 30 ans, le jeune prodige U. Srinivas a déjà un beau palmarès derrière soi, avec un premier disque en 1991 sur „Globestyle“ suivi d’une production „Realworld“. Sur ce nouveau compact Mandolin Magic paru sur le label italien „dunya-felmay“, U. Srinivas nous propose donc six longs morceaux de musique classique indienne du sud. La mandoline plane sur un accompagnement de percussions et de violon. L’apogée de ce disque extrêmement élaboré, mais tout aussi agréable à écouter pour des oreilles occidentales, consiste en un raga de presque 30′ où Srinivas déploie toute sa virtuosité et son génie. mehr lesen / lire plus

Bausch Andy: Back in Luxemburg

Wer dieser Tage durch „Déifferdéng“ spaziert, könnte auf den Pionier der Luxemburger Filmgeschichte treffen: Andy Bausch dreht in der Minettstadt seinen neuen Film „Le club des chômeurs“.

Andy Bausch: „Ech erziele gär Geschichten, déi a mengem Land passéieren.“
Foto: Christian Mosar

Das Setting fürs Interview passt gut: Auf der improvisierten Terrasse eines Bistros in Differdingen schmeckt das kühle Bier nach einem anstrengenden Tag. Neben mir sitzt Andy Bausch, im altbekannten Look. Um uns herum der übliche Feierabendverkehr. Die Zeit läuft, denn die Filmcrew ist schon startbereit fürs Fußballtraining. Wie bitte? Klar, nicht um Tore, sondern um einige Bilder am Tatort zu schießen. mehr lesen / lire plus

Dreamworks studios: Shrek

Présenté en compétition au dernier Festival de Cannes, le dessin animé „Shrek“ des studios Dreamworks, a enthousiasmé toute la presse internationale, faisant de ce film la Palme d’Or du coeur.

La belle et la bête!
www.dreamworksfansite.com/shrek

Ne vous fiez pas aux apparences!

Comme tous les contes de fée, le film débute par „il était une fois“ sans toutefois refléter les sempiternelles rengaines des dessins animés Disney. On le sait, les studios Dreamworks sont les concurrents des studios Disney. Et, pour réussir leur coup, il fallait absolument montrer quelque chose de nouveau. Mission accomplie. Non seulement, ils nous ont évité les incontournables chansonnettes poussées pour un rien par les héros et le traditionnel Happy End, mais en plus, nous avons droit à des personnages tellement bien conçus que l’on peut voir, (et c’est une première) leurs sentiments, comme s’il s’agissait de véritables personnages. mehr lesen / lire plus

classic: Quatuor de Luxembourg

Tissée de joie

Avec son premier CD, le Quatuor de Luxembourg, composé de Osamu Yaguchi et Mihajlo Dudar (violons), Ilan Schneider (alto) et Vincent Gerin (violoncelle), réunit des compositeurs aussi différents que Haydn, Schulhoff, Civitareale et Chostakovitch. Si la rigueur de l’interprétation de Haydn surprend, le quatuor est admirable dans l’interprétation des „Méditations“ de Walter Civitareale (*1954), servant avec tendresse le talent du differdangeois de créer une musique tissée des joies, souffrances et espoirs de l’homme. Nul besoin de parler le luxo pour comprendre et interpréter un compositeur luxembourgeois! Dans le „Quatuor à cordes“ d’Erwin Schulhoff, qui baigne dans une opposition entre expressionnisme et néoclassicisme, l’alto d’Ilan Schneider résonne magiquement alors que le violon de Mihajlo Dudar est ensorcelant dans le „Quatuor No 8“ de Chostakovitch. mehr lesen / lire plus

jazz: Redman Joshua

Passage Of Time

Evolution constante

(jitz) – Jusqu’où ira-t-il, Joshua Redman? Lui qui avait commencé sa carrière comme jeune saxophoniste brillant et fringuant, au discours enjolivé qui pourrait plaire à toute belle-mère potentielle, a pris un virage assez brusque. Son disque précédent avait annoncé la couleur, et avec la récente production Passage of time, il devrait faire taire tous ses détracteurs. Son disque est conçu comme une longue suite dont les différents morceaux s’enchaî nent avec cohérence, avec des improvisations collectives, abstraites et étonnamment ouvertes. Les nombreuses tournées ont bien rôdé les musiciens de son quartette de sorte qu’ils retombent à chaque fois sur des bases stables, quelque soit le degré de liberté qu’ils ont atteint durant leurs escapades imprévisibles. mehr lesen / lire plus

latin: Chao Manu

Proxima estacion … esperanza

Ciao Chao

(roga) – Il fallait s’attendre qu’après le succès phénoménal de „Clandestino“, le chanteur galicien-français Manu Chao ne quitte pas sa ligne. Le nouveau Proxima estacion … esperanza est également un enchaî nement de titres latinos avec un bruitage délirant que Manu a rapporté de ses voyages. La petite guitare semi-acoustique de Manu palpite, les rythmes vous font sursauter et danser, les incarts vocaux brésiliens ou algériens augmentent le caractère exotique. Le message pour la „no logo generation“ contenu dans les paroles reste très superficiel, même si l’ironie macabre du „Vacaloca“ est bien trouvée.

Si la legèreté de l’être musical de Manu Chao reste encore soutenable pour cette fois, le prochain compact devra toutefois innover quelque peu. mehr lesen / lire plus

Heumannskämper Franz-Josef: It’s moving, it’s alive

Franz-Josef Heumannskämper, der sich mit Produktionen wie „Schwimmen nach Kambodscha“ oder „Edda“ international einen Namen gemacht hat, ist mittlerweile ein Exponent des Luxemburger Theaters. Im Versuchslabor der Gebläsehalle auf Esch-Belval fand gestern die Premiere seiner „Frankenstein“-Inszenierung statt.

Franz Josef Heumannskämper: „Mich interessiert es, Fragen zu stellen und Emotionen zu wecken. Aber ich gehe nicht hin und sage, so ist das.“
Foto: Christian Mosar

Es ist heiß auf dem Gelände von Arbed-Belval. Im Innern der unglaublich riesigen Gebläsehalle, in der es nun schon dämmert, ist das Klima angenehmer. Franz-Josef Heumannskämper, der sich gerade auf eine der letzten Proben vorbereitet, kommt mir aus einem kleinen Nebenraum entgegen: ein drahtiger Mann von sachlicher Freundlichkeit, in T-Shirt, Karo-Hemd und Jeans. mehr lesen / lire plus

Cuerda José Luis: La Lengua de las Mariposas

Inspiré de trois nouvelles du recueil de l’écrivain galicien Manuel Rivas (A Coruña, 1957) intitulé „Qué me quieres, amor?“, le film „La Lengua de las Mariposas“, réalisé par José Luis Cuerda (Albacete, 1947), reprend le style de la prose amère et lyrique du romancier.

— Affiche —

Ce film est non seulement une excellente succession d’images et de dialogues, et un portrait magnifique de la société rurale galicienne des années 30, mais surtout un appel à la réflexion et une évocation amoureuse de cette génération d’enseignants qui en Espagne ont dû, comme beaucoup d’autres citoyens, se taire ou disparaître, suite à l’insurrection et ultérieure victoire du général Franco. mehr lesen / lire plus

chansons: Couturier Thibaud

Gasconnades

Calembours

Repéré aux Rencontres d’Astaffort d’octobre 1995, Thibaud Couturier a, selon Francis Cabrel, „un style qui sort de la norme actuelle, qui se distingue par la qualité et qui mérite une large audience“. Le compliment est de taille et suffit à lui seul à expliquer pourquoi ce „chanteur d’amour et d’humour qui écrit des chansons françaises à la main“ collectionne depuis quatre ans les premiers prix des concours de chanson auxquels il participe. Son deuxième album, Gasconnades …, vient tout juste de sortir et on y retrouve avec plaisir, tant sur le plan musical que sur celui de l’écriture proprement dite, une inspiration et une verve malicieuses qui classent Thibaud Couturier parmi les artistes les plus originaux du moment. mehr lesen / lire plus

jazz: Rollins Sonny

This is what I do

La routine du colosse

Sonny Rollins, une des dernières légendes vivantes du jazz, a toujours le feu aux fesses. A soixante-dix ans passés, il est tout sauf un papy improvisateur. Ses concerts restent des modèles d’énergie et de générosité, et ses disques continuent de sortir à un rythme régulier. Sa production récente reste dans la lignée de ses derniers enregistrements: des mélodies toutes simples, réduites à l’essentiel, et des rythmes de calypso qui mettent du soleil dans vos baffles. Certes, les doigts de Sonny n’ont plus la vélocité d’antan, mais son souffle reste toujours gros comme ça et reconnaissable entre tous. mehr lesen / lire plus

folk: Williams Lucinda

Essence, Lost Highway

J.J. Williams

(roga) – Près de 20 ans à l’ombre des grandes du folk, enfin le „Grammy“ pour la fabuleuse chanteuse Lucinda Williams avec „Car wheels on a gravel road“ en 1998. Le tout nouveau compact de Lucinda revient sur l’essence du folk américain. Sur ce sobre et magnifique Essence cette maî tresse de la chanson simple, intense et un peu triste se profile en J.J. Cale féminin. Peu de rythmes électriques, mais des balades folk éthérées, sur les thèmes éternels des „lost highways“ – d’ailleurs nom du label -, des rencontres éphémères, des amours en suspens. Entre le blues de Memphis, le folk des années 60 et la chanson d’auteure, Lucinda reste l’une des toutes premières divas. mehr lesen / lire plus

Tornatore Guiseppe: Malèna

Monica Bellucci, belle à damner un prêtre et Guiseppe Sulfaro, craquant dans son rôle de môme de 13 ans épousent à merveille l’univers nostalgique et poétique de Guiseppe Tornatore.

Cela commence comme une douce comédie, dans un village ensoleillé de Sicile, tout entier voué à la cause du Duce, pendant la Seconde Guerre mondiale. Lentement, Guiseppe Tornatore nous conduit à travers les ruelles, juché sur le vélo d’un môme de treize ans en proie à son premier émoi amoureux, suiveur discret de la magnifique Malena (Monica Bellucci). Renato, ce jeune garçon aux fantasmes encombrants devient l’ange gardien muet et impuissant de Malena, la plus belle femme du village, celle qui n’indiffère personne; ni les maris, ni les épouses qui la considèrent comme le mal réincarné, la briseuse de ménages. mehr lesen / lire plus

rock: Emir Kusturica & The No Smoking Orchestra

Unza Unza Time

Unza, et encore une fois Unza

Depuis les années 80, le groupe „No smoking“de Sarajewo est un phénomène de „punk anarchy“ créé dans le laboratoire de Dr. Nelle Karajlic, chanteur du groupe actuel Emir Kusturica & The No Smoking Orchestra. La présence du célèbre metteur en scène comme guitariste augmente évidemment la notoriété d’une formation dont la géniale variété de styles et de gags, combinée à un haut degré de professionnalité, est à la hauteur des films „culte“ d’Emir. Leur compact Unza Unza Time est une oeuvre délirante de Balkan-Rock avec des influences musicales innombrables et surtout un contenu satirique hautement dosé. mehr lesen / lire plus

Fischbach (Clervaux): REIFF

cuisine luxembourgeoise

Ourdaller Kascht

(rw 593/01) – Das Hotel-Restaurant Reiff in Fischbach bei Hosingen ist einer der Gastronomiebetriebe, die Produkte der BEO-Vereinigung verarbeiten. An der Hauptstraße gelegen, wirkt das Haus zur Vorderseite hin eher unauffällig. Dafür ist das Panorama zur Rückseite, das vor allem im Speisesaal zu bewundern ist, beeindruckend. Der Service ist freundlich und unaufdringlich. Fahrradgäste finden einen trockenen Unterstand für ihr Veloziped. Während die Zimmer eher einfachen Komfort bieten, erfüllt die Küche hohe Ansprüche. Neben traditionellen Angeboten sind das „Kaninchen Ourdaller Art“ (mit regional produziertem Bier und Senf zubereitet) ebenso wie die „Sterzelen“ ein Genuss. Dazu passt natürlich ein „Wëller Ourdaller“. mehr lesen / lire plus