
(© Vincent Munier via haut et court)
« C’est beau, c’est beau », dit un des trois protagonistes du nouveau documentaire de Vincent Munier, et on ne peut s’empêcher de lui donner raison : entre claquements, grognements et chants, le film nous offre un paysage sonore et visuel que peu de nous ont encore le privilège d’observer. Or, malgré des mentions au dérèglement climatique, le réalisateur livre moins un témoignage militant sur les vies en voie de disparition qu’une image artistique où se succèdent les plans époustouflants à serrer les chœurs. Quelques choix humains – notamment la décision de partir dans le grand nord norvégien sans montrer ni avions, ni voitures empruntées – sont alors soigneusement passés sous silence. On reste toutefois dans l’attente de la prochaine merveille.

