On le savait déjà: Chirac est un opportuniste, un délinquant politique, un populiste et un charmeur. L’idée est originale: Didier Gustin commente, imitant la voix de l’intéressé, des images d’archives qui remontent jusqu’à 1967. Il n’est pas sûr que Karl Zéro, qui roule pour le PS, atteigne avec ce film le but recherché. Le Chirac qu’il présente, avec tous ses défauts, devient de plus en plus attachant et fait des spectateurs des complices. En fin de compte, Zéro arrive à nous divertir, et c’est d’ailleurs ce qu’il fait de mieux. Mais qu’il laisse la satire politique à d’autres.

