Benedikt Erlingsson : Après elle, le déluge

« Kona fer í stríð » (Woman at War) raconte l’histoire d’une femme intrépide, qui lutte contre les multinationales de l’aluminium. Ce qui rend ce film islandais particulièrement brillant ? À première vue, il est léger et réjouissant, mais au fond, il s’agit d’un cauchemar.

Halla doit trouver un sens à ses multiples combats – et surtout vaincre le mutisme qui l’entoure.

Dans sa vie de tous les jours, Halla, cinquantenaire célibataire, dirige une chorale. Mais loin des regards, elle mène une guerre solitaire contre les multinationales de l’aluminium. Armée de son arc, elle part à l’assaut des lignes à haute tension qui balafrent les hauts plateaux d’Islande pour alimenter leurs usines voraces en énergie. mehr lesen / lire plus

Jeanne Herry : Pupille

Oui, on sort groggy de la projection : tant d’énergies déployées pour qu’un enfant né sous X trouve une mère, tant d’années de dossiers avant une adoption, tant de frustrations et de joies chez toutes les personnes qui accompagnent ces parcours administratifs sinueux… Mais on a appris, pleuré et ri, porté par une distribution qui joue juste.

L’évaluation du woxx : XXX
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Nadine Labaki : Kill the Poor

Dans « Capharnaüm », troisième long métrage de Nadine Labaki, la réalisatrice libanaise aborde de front plusieurs thèmes lourds – en particulier l’enfance maltraitée. Le scénario manque toutefois de point de vue, faisant glisser le film sur une pente troublante.

Zain et Jonas, son frère de misère, avec qui il partage une vie tellement dépourvue de sens, que l’eugénisme apparaît comme une solution…

Zain (prononcez : Zè-ne) est un gamin des rues de Beyrouth, débrouillard et fort en gueule. Dans cette chienne de vie qui est la sienne, il essaie de survivre à force de petits boulots et de menus trafics. mehr lesen / lire plus

Steve McQueen : Widows

On pourra regretter une certaine complaisance pour la violence filmée, mais le scénario est bien ficelé et les personnages bien dessinés. Sans ostentation, mais sans compromis, une touche féministe vient se greffer sur ce film de gangsters efficace. Amatrices et amateurs auront leur dose de sensations fortes.

L’évaluation du woxx : XX
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Björn Runge : Le Nobel à tout prix


La sagesse populaire prétend que derrière chaque grand homme, il y a une grande femme. « The Wife » s’empare de ce cliché aux relents sexistes pour le retourner. L’intention est louable, mais le traitement parfois maladroit, malgré une Glenn Close en forme épatante.

« Allô, ici l’Académie suédoise. » Le prix Nobel décerné à Joe Castleman va pourtant remettre en cause son couple.

Joe Castleman et sa femme Joan sont un vieux couple tout ce qu’il y a de plus attachant, comme le cinéma sait si bien les montrer. Et voilà qu’après une vie consacrée à écrire, Joe reçoit un coup de téléphone lui apprenant qu’il est le prochain lauréat du prix Nobel de littérature. mehr lesen / lire plus

Fede Alvarez : The Girl in the Spider’s Web

Avec sa musique omniprésente, son déluge de technologies et ses situations aussi tendues qu’invraisemblables, ce blockbuster assuré de la saga « Millenium » version globish n’a pas les aspérités des films suédois. Le tout se regarde sans déplaisir, mais n’atteint pas les sommets des meilleurs thrillers, nordiques ou d’ailleurs.

L’évaluation du woxx : X
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Christian Frosch: Anomalie eines Prozesses

„Murer – Anatomie eines Prozesses“ kommt auf ein sehr unangenehmes Kapitel der österreichischen Nachkriegszeit zurück, ohne dabei das Nazi-Regime wieder aufleben zu lassen

Auch für die Presse war der Murer Prozess schwer zu begreifen.

Eigentlich müsste von vorneherein klar sein, wie der Prozess um den „Schlächter von Wilna“ ausgehen wird: Franz Murer, gegen den die Sachlage und die Zeugenaussagen so erdrückend wie manifest sind, soll eine lebenslange Haftstrafe für seine Verbrechen als Befehlshaber über das Judenghetto in Vilnius während des Zweiten Weltkriegs absitzen müssen. Auch wenn führende ÖVP-Politiker den Prozess im Voraus verhindern wollten, war der Druck der internationalen Öffentlichkeit auf die noch junge Alpenrepublik zu groß. mehr lesen / lire plus

David Yates : Fantastic Beasts: The Crimes of Grindelwald

Dans le premier épisode, on pouvait aimer découvrir les étranges bestioles qui donnent son nom à la série. Ce deuxième volet leur laisse bien moins de place, et cherche avant tout à relier le spin-off à la saga Harry Potter, dans un déluge d’effets numériques. Les non-adeptes quitteront définitivement le navire.

L’évaluation du woxx : O
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Hervé Mimran : Un homme pressé

Même au top de l’un des fleurons de l’industrie automobile française, on n’est pas à l’abri d’un AVC et d’une perte de parole. Le film, basé sur le livre de Christian Streiff, ancien de chez Citroën, vit de la performance de Fabrice Luchini – mais ne réussit pas à trouver l’équilibre entre drame et comédie. Dommage.

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Alice Rohrwacher
 : Heureux qui comme Lazare…


Dans « Lazzaro felice », Alice Rohrwacher file la métaphore biblique tout en continuant son exploration poétique de l’Italie contemporaine à travers ses laissés-pour-compte. Un équilibre fragile, mais pas dénué de charme.

Le sourire de Lazzaro est contagieux… dans le film et dans la salle. (Photo : Piffl Medien)

« Le meraviglie », film précédent de la réalisatrice, avait pour cadre un petit coin reculé d’Ombrie où une famille vivant en quasi-autarcie était forcée de s’ouvrir au monde moderne. Dans « Lazzaro felice », Alice Rohrwacher semble vouloir appliquer à nouveau ce point de départ qui lui avait si bien réussi : on y fait la connaissance des habitantes et habitants de L’Inviolata, un hameau isolé, qui récoltent le tabac pour le compte de la marquise De Luna. mehr lesen / lire plus

Gilles Lellouche : Le grand bain

Avec une belle brochette d’acteurs, Gilles Lellouche réussit à construire un film aussi drôle qu’enthousiasmant. Et surtout sans jamais tomber dans le ridicule ou les blagues trop limites. Bref, un film qui fait chaud au cœur.

L’évaluation du woxx : XX
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Bryan Singer : Drama Queen

« Bohemian Rhapsody », le film tant attendu sur la carrière du groupe Queen et surtout de son chanteur et compositeur Freddie Mercury, peut convaincre avec des acteurs qui se dépassent – malheureusement la réalisation ne suit pas.

Quand les jeunes Queen partaient à la conquête du monde…

Si le feuilleton français, avant tout les Inrocks, déchire un film, tandis que les collègues allemand-e-s le louent, cela veut dire que Bohemian Rhapsody le film, ressemble à Bohemian Rhapsody la chanson : on peut l’aimer ou la détester, mais elle ne laisse personne indifférent. Toutefois, la priorité des producteurs, du metteur en scène et des membres restants du groupe semble avoir été de produire un film à regarder en famille – et qui évite les aspects plus sordides de la biographie du groupe et surtout de son chanteur. mehr lesen / lire plus

Jacques Audiard
 : We Are Family

Dans « The Sisters Brothers », le versatile Jacques Audiard s’essaie au genre du western – le résultat est un film certes atypique, mais manquant parfois de punch.

Deux frères inégaux qui se fraient un chemin dans une nature et une société sans pardon.

Dans le fin fond de l’Oregon, au milieu du 19e siècle, une dizaine d’années avant que la guerre civile s’abatte sur les jeunes États-Unis, vivent les frères Sisters. Fils d’un père alcoolique et violent, leur voie vers la petite et grande délinquance est toute tracée et ce n’est donc pas un hasard que Charlie et Eli se retrouvent tueurs à gages sous les ordres d’un grand brigand appelé le Commodore. mehr lesen / lire plus

Michel Ocelot : Dilili à Paris

On retrouve les recettes qui ont apporté le succès aux précédents opus de Michel Ocelot, de l’animation très typique au débit caractéristique des voix. S’ajoute à l’intrigue policière une belle brochette de personnalités du Paris de la Belle Époque. Beaucoup de charme donc, pour celles et ceux qui ont encore une âme d’enfant.

L’évaluation du woxx : XX
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Liebe, Lust und Schuld(en)

Rupert Everetts „The Happy Prince“ zeigt den englischen Dichter Oscar Wilde in seinen letzten Lebensjahren.

„The boy that I love is up in the gallery“. Das Lied kommt nicht aus dem Mund einer Frau, sondern eines Mannes. Sturzbesoffen trällert es Oscar Wilde auf der Bühne eines Theaters und hat so die Lacher auf seiner Seite. Der heitere Gassenhauer begleitet den Film über Wildes Lebensende wie ein Gradmesser der Distanz zwischen diesem Moment der Heiterkeit und seiner zunehmend desolaten Lebenslage.

Ein Dichter, dem nicht nur die Kreativität abhandengekommen ist, sondern der nur noch auf Pump lebt. Finanziell ist er nach zwei Jahren Kerker wegen seiner Homosexualität abhängig von seiner Frau, die sich jedoch von ihm getrennt hat, von seinen Freunden, von seinen Liebhabern Robbie und Bosie. mehr lesen / lire plus

Wann ist ein Astronaut ein Astronaut?

Mit „First Man“ versucht Regisseur Damien Chazelle uns den Menschen Neil Armstrong näherzubringen. Wirklich überzeugend ist der Film aber in erster Linie in den Actionszenen.

outnow.ch

Wahnsinnsgeschwindigkeit, immense Höhe, rasender Puls, freier Fall, Chaos – die ersten Minuten von Damien Chazelles „First Man“ setzen den Ton. Doch nicht nur das: Sowohl Kameraarbeit, Sounddesign als auch Spannungsdramaturgie geben einen guten Vorgeschmack auf die Qualität dieser Filmproduktion.

1967: Die Vorbereitungen für die erste Mondlandung laufen auf Hochtouren. Bei den teils lebensgefährlichen Tests tut sich besonders ein junger Astronaut hervor, der folglich zum Leader der Mission erklärt wird: Neil Armstrong (Ryan Gosling).

„First Man“ gibt einen detaillierten Einblick in die Zeit vor der Mond-Mission. mehr lesen / lire plus

Lars von Trier
: His Brain Is Squirming 
like a Toad


Dans « The House That Jack Built », le réalisateur et enfant terrible Lars von Trier se lance à la poursuite d’un tueur en série – pour finir avec une méditation cinématographique sur le mal magistrale.

Jack célébrant son art… (Photos : outnow.ch)

Le thème du tueur en série fascine la littérature policière tout comme le cinéma depuis des décennies. Ces personnages dépourvus d’empathie, mais regorgeant de rage sont aussi attirants pour le côté voyeur de notre psyché collective qu’ils sont repoussants quand on en vient aux faits purs et durs. Et quand quelqu’un comme Lars von Trier s’y met, le pur et dur ne se fait pas attendre longtemps. mehr lesen / lire plus

Lukas Dhont : Girl

Prenant le contre-pied des scénarios usuels sur ce thème, Lukas Dhont montre un entourage le plus souvent bienveillant pour Lara, née garçon, apprentie ballerine et en attente de l’opération qui fera d’elle une femme. Le jeune Victor Polster y est remarquable. Une Caméra d’or méritée à Cannes.

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Frédérique Buck
 : Tac au tac

« Grand H », documentaire sur la question de l’accueil des réfugié-e-s, brise avec les conventions du genre : au lieu d’images spectaculaires, le choix de la sobriété permet de dédramatiser un discours souvent trop émotionnel de tous côtés.

Jean Asselborn, l’un des rares ministres de l’Immigration qui cherchent le dialogue avec la société civile. (Photos : grandh.net)

Encore un documentaire sur les réfugié-e-s ! Comme si depuis 2015, cette thématique n’avait pas été omniprésente sur nos télés, radios et réseaux sociaux, comme si elle n’avait pas été le centre des débats politiques, de comptoir ou de fin de repas familiaux arrosés. mehr lesen / lire plus

Michel Blanc : Voyez comme on danse

Petite déception que cette fausse suite 16 ans après d’« Embrassez qui vous voudrez ». Le démarrage tarde, et si les répliques cinglantes fusent finalement, notamment grâce à l’abattage de Karin Viard, la comédie manque un peu de rythme et de mordant. Mais le tout n’est ni vulgaire ni racoleur: c’est déjà ça.

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