LIBYE: La fin des brigades ?
Une vague de manifestations anti-brigades a submergé la Libye ces dernières semaines. Ces protestations, dont certaines se sont terminées en bain de sang, ont provoqué le départ des groupes armés de Tripoli.
Une vague de manifestations anti-brigades a submergé la Libye ces dernières semaines. Ces protestations, dont certaines se sont terminées en bain de sang, ont provoqué le départ des groupes armés de Tripoli.
Le Fezzan, région sud-ouest libyenne, est au coeur de toutes les inquiétudes. Porte ouverte entre l'Afrique et l'Europe, elle a fait l'objet de nombreuses promesses du gouvernement libyen, peu suivies de faits.
Considérés comme kadhafistes, les Tawerghas ont été chassés de leur ville en 2011. Ils avaient annoncé leur retour pour le 25 juin, ils y ont renoncé face aux tensions.
La loi d'exclusion votée le 5 mai dernier prévoit d'écarter du pouvoir toutes les personnes qui ont collaboré avec Kadhafi. Une mesure qui pose beaucoup de questions.
Alors que la Libye s'apprête à fêter le deuxième anniversaire de la révolution qui a mis fin à la dictature de Mouammar Kadhafi, de grosses manifestations sont annoncées.
La capitale de Cyrénaïque semble devenir de plus en plus incontrôlable. Les attentats se multiplient depuis la libération du pays. Beaucoup y voient la main d'Al-Qaïda.
Le démantèlement des milices qui ne sont pas sous l'autorité du gouvernement libyen a été annoncé le 22 septembre. Si cette annonce était attendue par la population, son application s'avère difficile.
Mardi 11 septembre, Christopher Stevens, l'ambassadeur étasunien en Libye, a été assassiné lors de l'attaque de son consulat à Benghazi. Retour sur un crime aux relents islamiques extrémistes.