Crise en Tunisie : « Le président pourra faire ce qu’il veut »

Alors que la jeune démocratie traverse une crise sanitaire, économique et politique, le président Kais Saied a suspendu le parlement et limogé le gouvernement, et vient de s’arroger les pleins pouvoirs.

Manifestation du 25 septembre : 
les manifestants ont symboliquement mis la constitution en cage. (Photo : Maryline Dumas)

Au nom du peuple et de sa souveraineté, il s’est arrogé les pleins pouvoirs. Kais Saied a promulgué le 22 septembre un décret lui permettant de légiférer seul et de se substituer de facto à l’Assemblée des représentants du peuple et au gouvernement. L’objectif affiché est de modifier la Constitution et de mettre un coup d’arrêt à la classe politique dominante, accusée de ne penser qu’à ses propres intérêts. mehr lesen / lire plus

Libye, dix ans après la révolution : Lumière au bout du tunnel ?

En février 2011 était lancée la révolution libyenne qui mit fin au régime de Mouammar Kadhafi. Dix ans plus tard, le pays est toujours « en transition ».

Pendant les premières années qui ont suivi la chute du régime de Kadhafi, les Libyens ont fêté joyeusement le 17 février, comme ici en 2013 à Tripoli. Les choses ont bien changé depuis. (Photo : Maryline Dumas)

Il faut avoir les nerfs bien accrochés pour suivre l’actualité en Libye. Les problèmes – politiques, économiques et tribaux – se répètent. Les conflits s’enchaînent. Chaque jour ou presque, une connaissance – ou un ami – quitte le pays, est kidnappée ou bien tuée. mehr lesen / lire plus

Printemps arabe : Dix ans de désillusions

Les habitants de Sidi Bouzid, berceau de la révolution tunisienne, ont un sentiment d’inachevé. Frappés par la crise économique, ils attendent toujours une réponse à leurs revendications sociales.

Le portrait de Mohamed Bouazizi, à l’origine des contestations d’il y a dix ans, est affiché sur le bâtiment de la poste, à quelques mètres du lieu où il s’est immolé le 17 décembre 2010. (Photo : Maryline Dumas)

Il ne fait plus guère parler de lui, mais son portrait en lamelles d’acier trône sur le bâtiment de la poste, en face de la mairie de Sidi Bouzid, à 280 kilomètres au sud de Tunis. mehr lesen / lire plus

Guerre en Libye : L’homme qui voulait prendre Tripoli

La capitale libyenne fait l’objet d’intenses combats depuis le 4 avril. Khalifa Haftar, le bras armé du cabinet parallèle de l’Est libyen s’est attaqué au gouvernement reconnu par la communauté internationale.

Affiches à la gloire de Khalifa Haftar à Benghazi, décembre 2018. (Photo : Maryline Dumas)

Plusieurs dizaines de morts, des centaines de blessés et des milliers de déplacés : c’est le dernier bilan de l’offensive de Khalifa Haftar sur Tripoli. Si sa victoire est loin d’être acquise, l’homme fort de l’Est libyen s’entête depuis 15 jours, s’opposant frontalement à la communauté internationale. C’est dans un message audio que Khalifa Haftar a ordonné, le 4 avril dernier, à son « Armée nationale libyenne » ( ANL), coalition réunissant des soldats de l’ancien régime et des brigades révolutionnaires, de marcher sur la capitale libyenne. mehr lesen / lire plus

Libye : À Benghazi, la vie reprend après la fin des combats

Un an et demi après la fin des combats, la seconde ville libyenne tente de se reconstruire. Un véritable challenge dans un pays divisé entre deux autorités politiques.

Fatma Ratani, dont le mari est au chômage, a trouvé une formation et un emploi de couturière grâce à la fondation Amal. (Photo : Maryline Dumas)

Dans quel monde vit Omar al-Mukhtar ? Le militaire qui, pendant plus de trois ans, a combattu avec les troupes de Khalifa Haftar, la coalition de brigades révolutionnaires et djihadistes, semble être dans un entre-deux. Il est en vie, debout, mais le passé lui colle à la peau. mehr lesen / lire plus

Tunisie : Vers l’égalité homme-femme dans l’héritage ?

Un projet de loi visant à instaurer l’égalité successorale sera déposé prochainement devant le parlement. Une mesure qui suscite le débat mais qui ferait de la Tunisie une véritable exception parmi les pays arabes.

Le 10 mars dernier, une première marche demandant l’égalité pour les héritages avait eu lieu. La société civile tunisienne, très active, se bat depuis des années pour changer la loi. (Photo : Maryline Dumas)

« Je propose de faire de l’égalité dans l’héritage une loi » : cette phrase de Béji Caïd Essebsi a reçu une ovation dans la salle très solennelle du palais de Carthage, où le président de la République s’adressait le 13 août, à l’occasion de la Fête nationale des femmes, à des Tunisiennes appartenant à la société civile, à la police, à l’armée ou au monde politique. mehr lesen / lire plus

Tunisie
 : Crise au parti présidentiel


Depuis des années, le parti Nidaa Tounès, fondé par le président Béji Caïd Essebsi, se délite. Mais depuis quelques mois, les divisions se sont creusées sur fond de grosses divergences entre le directeur exécutif (et fils du président) Hafedh Caïd Essebsi et le premier ministre Youssef Chahed.

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi en janvier 2018, lorsqu’il accueille le président français Emmanuel Macron à l’aéroport de Tunis-Carthage pour une visite d’État. (Photo : EPA-EFE/Zoubeir Souiss)

« Plus de 170 élus présents, certains apparaissent aussi souvent qu’une éclipse de lune », s’amusait, samedi 28 juillet, Lamine Benghazi de l’ONG Al-Bawsala, qui observe les travaux de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). mehr lesen / lire plus

Tunisie 
: La grogne sociale dans la rue


La jeune démocratie, qui fêtait dimanche 14 janvier l’anniversaire de sa révolution, est en proie à des manifestations pour cause de hausse des prix.

Foued el-Harbi (à droite), professeur originaire de Monastir, fait plutôt partie de la classe moyenne. Il a pourtant dû limiter ses achats, notamment en fruits et légumes, ces derniers mois. (Photo : Maryline Dumas)

Depuis dix jours, la Tunisie vit au rythme des protestations sociales. La principale revendication est l’annulation de la loi de finances 2018 qui, par l’augmentation de différentes taxes, a provoqué une hausse de certains prix au 1er janvier. Mais au-delà de ce texte, les manifestations, parfois violentes, révèlent surtout un malaise économique et social. mehr lesen / lire plus

Terrorisme en Tunisie
 : Des procès qui émeuvent

Les procès des attentats du Bardo et de Sousse, en 2015, ont débuté en mai dernier. Ils devraient se poursuivre tout au long de cette nouvelle année.

Mosaïque à la mémoire des victimes de l’attentat du Bardo. (Photo : Wikimedia/Yamen/CC BY-SA 4.0)

Ce 9 janvier, le tribunal de Bab Bnet, au centre de Tunis, sera probablement en ébullition. Il abritera les audiences de deux procès au retentissement international : l’affaire des attentats du Bardo (mars 2015, 22 victimes) et de Sousse (juin 2015, 38 victimes). Alors que la jeune démocratie reste en période de transition, elle doit prouver que sa justice est capable de gérer des dossiers de cette importance. mehr lesen / lire plus

Libye
 : Révélations en France, indifférence en Libye

Fabrice Arfi et Karl Laske ont publié il y a deux mois le résultat de plusieurs années d’enquête. « Avec les compliments du Guide » tente de lever toutes les zones d’ombre de cette affaire politico-financière. Si en France il a fait beaucoup de bruit, le livre est passé inaperçu en Libye.

« Avec les compliments du Guide » est un livre-enquête sur le financement de la campagne de 
Nicolas Sarkozy. (©fayard.fr)

Attablés à un café de Tunis, Moustapha et Marouan, Libyens en vacances, parlent politique de façon animée mais avec le sourire. Marouan est pro-Kadhafi, Moustapha est un révolutionnaire. Pourtant, ils se rejoignent sur certains points : « Avec les compliments du Guide », de Fabrice Arfi et Karl Laske, ne les intéresse guère et Nicolas Sarkozy reste, pour eux, un des meilleurs présidents français. mehr lesen / lire plus

Esclavage en Libye : Une hypocrisie mondiale


Depuis la diffusion d’un reportage de CNN mi-novembre montrant une vente aux enchères de migrants, la communauté internationale se dit scandalisée. Pourtant, tout le monde savait.

Le camp de transit de Tariq al-Seka à Tripoli doit normalement accueillir des migrants qui s’apprêtent à être rapatriés chez eux. Dans les faits, certains restent coincés ici pendant des mois (photo prise en Septembre 2017). (Photos : Maryline Dumas)

Les images sont sombres, mais on entend distinctement : « 500, 550, 600, 650… » L’homme est finalement vendu 1.200 dinars libyens (environ 744 euros au taux officiel ou 110 euros au marché noir, bien plus utilisé). mehr lesen / lire plus

Libye
 : Les négociations politiques reprennent


L’ONU a relancé les négociations politiques, dans l’espoir de parvenir à stabiliser le pays en crise depuis 2014. Le chemin reste sinueux et pavé d’ambitions personnelles.

Ghassan Salamé, représentant spécial de l’ONU en Libye, lors d’une conférence de presse à Tunis au mois d’août. (Photo : EPA)

C’est une petite victoire : les membres du comité mixte de rédaction de l’accord de Skhirat sont parvenus à s’entendre sur certains amendements à effectuer sur ce texte, jamais appliqué. Si les débuts de ces nouvelles négociations, entamées le 26 septembre, semblent positifs, le chemin est encore bien long.

L’enjeu de ces discussions est clair : modifier l’accord politique de Skhirat de façon à relancer une dynamique. mehr lesen / lire plus

Corruption en Tunisie : Sous fond de 
rivalités politiques

Une campagne d’arrestations, lancée en mai, dans le cadre de la lutte contre la corruption divise la classe politique et réveille les ambitions.

Lors d’une manifestation à Tunis en mai 2017 de nombreux Tunésiens exprimaient leur soutien au chef du gouvernement Youssef Chahed et à la loi anticorruption. (PHOTO : EPA)

Un coup de pied dans la fourmilière, c’est l’effet qu’a eu l’opération « mani pulite » (mains propres) lancée par le Premier ministre tunisien fin mai. Youssef Chahed avait désigné la lutte contre la corruption comme une de ses priorités lors de sa prise de fonction en août 2016. L’arrestation d’une quinzaine de personnes a, certes, trouvé un soutien populaire mais pose également des questions sur sa stratégie. mehr lesen / lire plus

Sud tunisien
 : Croisée des chemins pour les migrants

À proximité de la Libye, le Sud tunisien voit passer des Africains subsahariens qui empruntent la route parsemée d’embûches vers l’Europe. Dans cette région marginalisée se retrouvent espoirs douchés, drames et illusions.

Faute de lieu approprié et de moyens, les corps des migrants sont enterrés sans identification dans une ancienne décharge municipale. (Photo : Maryline Dumas)

Houssein Bahri rêve de réunir assez d’argent pour partir en Libye et prendre un bateau vers l’Europe. Mamadou Kourbaï a perdu sa famille, noyée en Méditerranée, et ne pense qu’à rentrer chez lui. Deux hommes viennent d’être enterrés. Ils resteront probablement des inconnus à jamais. mehr lesen / lire plus

Tunisie
 : Le Sud se soulève

Dans les régions internes défavorisées, des mouvements de protestation ont entraîné des violences ces derniers jours. En cause, la production de pétrole dans des zones qui n’en profitent pas économiquement.

Près de Douz, des jeunes ont bloqué l’entreprise Perenco. Ils demandent de l’emploi et un meilleur développement de leur région. (Photo : Maryline Dumas)

C’est une colère profonde. Un mélange de désespoir, de solitude et de misère. Dans le Sud tunisien, des manifestants bloquent, depuis fin avril, des sites pétroliers pour demander le développement de leur région et la création d’emplois. La situation s’est tendue ces derniers jours lors d’affrontements avec la police qui ont provoqué la mort d’un manifestant. mehr lesen / lire plus

Tunisie
 : Légère reprise du tourisme


Depuis fin 2016, les chiffres du secteur touristique tunisien ont entamé une pente ascendante. Une bonne nouvelle que les professionnels relativisent cependant, tant la crise a été grave.

Le Café des délices de Sidi Bou Saïd a perdu en fréquentation mais profite tout de même des visiteurs locaux. (Photos : Maryline Dumas)

Ridha Kefi feuillette son petit cahier rempli de chiffres. 63.000, 28.000, 47.000, 48.000, 47.000, 36.000, 35.000 dinars : les recettes de son magasin d’objets artisanaux, dans la médina (vieille ville) de Tunis, ont enchaîné, entre 2010 et 2016, les hauts et les bas sans jamais retrouver le niveau d’avant la révolution de 2011. mehr lesen / lire plus

Libye
 : Zintan, un fief entre guerre et paix


Excentrée dans l’Ouest du pays, à moins de 200 kilomètres de la frontière tunisienne, Zintan est une ville enclavée. Enclavée dans les monts Nefoussa, fief des Amazighs. Enclavée au sein d’une région qui lui est politiquement opposée.

En 2014 et 2015, Zintan a mené des discussions avec les villes voisines et est parvenu à des accords de paix. (Photos : Maryline Dumas)

Zintan a de multiples facettes, épousant les soubresauts libyens post-2011. Il y a Zintan la révolutionnaire : ses brigades sont parmi les premières à avoir pris les armes contre Kadhafi. L’un de ses chefs de guerre, Mokhtar al-Akhdar, contrôlait l’aéroport international de Tripoli. mehr lesen / lire plus

Les migrations vues de Libye
 : Le rocher de Sisyphe

C’est le rocher de Sisyphe des Libyens : les migrations vers l’Europe qui traversent le pays. Sans fin et sans fond dans cette Libye instable, le dossier prouve chaque jour sa grande complexité.

Ils y vivent dans des conditions déplorables : des migrants de passage à la frontière entre la Libye et la Tunisie. (Photo : Wikimedia)

Les différentes autorités libyennes – le pays est divisé en deux gouvernements depuis 2014 et un troisième est né des accords signés sous l’égide de l’ONU en décembre 2015 – ont toutes cherché à agir contre les migrations clandestines. Mais leur contrôle du terrain reste très relatif, chaque zone étant régie par une tribu dominante ou une brigade. mehr lesen / lire plus

Tunisie
 : La parole donnée aux victimes de la dictature

Étape importante de la transition démocratique engagée en 2011, la Tunisie vient de débuter les auditions publiques des victimes de l’ancien régime. La justice transitionnelle ne fait pourtant pas l’unanimité dans le pays.

Sihem Ben Sedrine : 
la présidente de l’IVD, 
elle-même emprisonnée sous l’ère Ben Ali, est fortement contestée en Tunisie. (Photos : DR/IVD)

Sihem Ben Sedrine : 
la présidente de l’IVD, 
elle-même emprisonnée sous l’ère Ben Ali, est fortement contestée en Tunisie. (Photos : DR/IVD)

« C’est une journée à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de la Tunisie. C’est le jour de la réhabilitation des victimes. Il y a 10 ans, personne n’imaginait un tel jour » : c’est par ces mots que Sihem Ben Sedrine, présidente de l’Instance vérité et dignité (IVD), a ouvert la première audience publique des victimes de l’ancien régime, jeudi 17 novembre, au club Elyssa, lieu public privatisé autrefois par l’épouse du dictateur Ben Ali, dans la banlieue nord de Tunis. mehr lesen / lire plus

Syrte
 : La fin de la guerre ?

Les forces loyales au gouvernement de Tripoli ont fait des avancées considérables face à l’État islamique à Syrte. Si la victoire semble acquise, elle pourrait encore prendre du temps face aux méthodes d’action des djihadistes.

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Les traces de la gouvernance de l’EI sont partout à Syrte. Ici, les marques qui indiquaient que les magasins étaient « halal ». (Photos : Maryline Dumas)

L’école Mayham Shamela n’a plus d’école que le nom. Le bâtiment est aujourd’hui sur la ligne de front qui départage les forces loyales au gouvernement d’union nationale et le groupe État islamique (EI). Ce dernier est cloisonné dans une zone de moins d’un kilomètre carré, dans le quartier numéro 3, en plein centre de Syrte. mehr lesen / lire plus