Ed Harris: Pollock

Das Original ist tot, es lebe das Klischee. So könnte man – etwas böswillig – Ed Harris‘ Film über den modernen, amerikanischen Maler Jackson Pollock zusammenfassen. Der Regisseur, Produzent und Darsteller in Personalunion bedient den allzu oft beschworenen Mythos eines (alkoholabhängigen) exzessiven Genies am Abgrund des Wahnsinns größtenteils ziemlich unreflektiert. Dass das Künstler-Porträt dennoch sehenwert ist, ist vor allem jener ernsten Eindringlichkeit zu verdanken, mit der die intimsten Momente des Expressionisten dargestellt werden: wenn er malt.

Im Ciné Cité

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Lars von Trier: Dogville

Lars von Trier greift auf die Mittel des Theaters zurück, indem er die DarstellerInnen in einer Bühnenkulisse agieren lässt, und er spielt Theater mit den Mitteln des Films, indem er der Kamera ein – phasenweise übertriebenes – Eigenleben verleiht. Das mag bisweilen anstrengend sein. Doch kaum ein Filmregisseur hinterfragt die siebte Kunstform zurzeit so leidenschaftlich wie der Däne, der Brecht beim Wort nimmt und unter der Verwendung von Verfremdungseffekten eine Art Passionsgeschichte erzählt, die an den Grundfesten des amerikanischen Puritanismus rüttelt.

Im Utopia

Stefan Kunzmann mehr lesen / lire plus

56e FESTIVAL DE CANNES: Une pure illusion

Heureusement qu’il y avait Arnold Schwarzenegger et Jacky Chan. Sans eux, le dernier Festival de Cannes aurait été mortel.

Gus Van Sant, heureux d’être primé pour un film qui n’apporte pourtant rien de nouveau au sujet de la violence aux Etats-Unis

De tout ce qui avait été annoncé avant la manifestation annuelle du Festival de Cannes, rien ou si peu a été réalisé. A commencer par la sécurité. Avant l’ouverture officielle, les communiqués de presse n’arrêtaient pas de tomber pour annoncer des mesures exceptionnelles, que le Festival s’apprêtait à prendre. Au sein même du Palais, des patrouilles en compagnie de leurs chiens, des effectifs des forces de l’ordre et le plan „vigipirate“ allaient être renforcés. mehr lesen / lire plus

Les frères Wachowski: Matrix Reloaded

Keanu Reeves, alias Néo, en train d’en faire des tonnes, comme cela se doit pour „Matrix Reloaded“.

System failure

„Matrix Reloaded „, le deuxième volet de la trilogie autour de Néo, Morphéus et compagnie, déçoit. En effet, une longue chorégraphie de combats somptueux ne suffit pas à meubler un peu moins de deux heures de film.

Depuis quelque temps, pas moyen de prendre le métro à Bruxelles sans croiser une immense tête de mouche, entendez un de ses visages émaciés affublés de lunettes noires dernier cri. Il en existe quatre modèles: celles de Néo, celles de Trinity, celles de Morphéus et celles du méchant (pas les plus moches d’ailleurs). mehr lesen / lire plus

Geneviève Mersch: J’ai toujours voulu être une sainte

Avec „J’ai toujours voulu être une sainte“, la réalisatrice luxembourgeoise Geneviève Mersch sort son premier long métrage. Sujet: l’adolescence comme quête d’identité.

Geneviève Mersch, à droite de la caméra.

Quand l’auréole s’envole

(rw) – Au début, avant même de voir une image, on entend le bruit d’un moteur. Un moteur de voiture de course qui hurle. Ensuite les images montrent la voiture, les pilotes en qualité TV. La voiture prend son départ, accélère, puis sort de la route et s’écrase. Le chauffeur rallye Nico Marcuse est gravement blessé. Il est entre la vie et la mort.

Le personnage de Nico joue un rôle central dans la vie de la petite Norah, qui tremble pour son idole et qui, après sa mort, le prend pour une sorte de ersatz divin. mehr lesen / lire plus

François Truffaut: Fahrenheit 451

Deux images, surtout, restent à l’esprit longtemps après avoir vu „Fahrenheit 451“. L’une rigolo: des policiers volant grâce à un trucage fait main charmant. L’autre tragique: une bibliophile préférant s’incendier avec ses tonnes de livres, qu’elle avait réussi à cacher pendant si longtemps, au lieu de laisser faire les sbires de cet Etat répressif où la lecture est interdite, car subversive. Un film à part de François Truffaut, à la science fiction – d’après Ray Bradbury – douce, qui devient un fabuleux hommage à la lecture. Et puis Oskar Werner campe son rôle, encore une fois, de manière inoubliable.

Germain Kerschen

A la Cinémathèque, vendredi le 16 mai mehr lesen / lire plus

Takeshi Kitano: Dolls

Takeshi Kitano développe au travers de son dernier film „Dolls“ trois histoires d’amour poussées à l’extrême, inspirées des émotions éternelles des précieuses poupées du théâtre Bunraku.

L’amour immortel

Les trois histoires que Kitano montre dans „Dolls“ sont très sensiblement et doucement entrelacées par une immense tristesse, tout en étant réalisées avec beaucoup de beauté pour relater ce que l’on appelle „l’amour éternel“.

Tout d’abord: l’histoire de Matsumoto et Sawako, qui fera office de fil conducteur tout au long de ces aventures. Ce couple, destiné au bonheur, était sur le point de se marier. Jusqu’à ce que Matsumoto, fortement influencé par sa famille et sa réussite professionnelle, prenne la pire décision de sa vie et accepte d’épouser la fille de son patron. mehr lesen / lire plus

Alan Parker: The Life of David Gale

Dies ist zwar ein spannender Thriller, doch eine fragwürdige Geschichte. Der Hauptgrund für die Abschaffung der Todesstrafe ist, um Fehlurteilen vorzubeugen. Das zumindest geht aus diesem Film hervor. Um zu beweisen, wie schnell ein Unschuldiger exekutiert werden kann, wurde hier eine Geschichte zusammengestellt, die doch sehr an den Haaren herbeigezogen ist und mit der Wirklichkeit des amerikanischen Strafvollzugs nicht viel zu tun hat.

Im Utopolis

Léa Graf mehr lesen / lire plus

Phillip Noyce: Rabbit-Proof Fence

„Rabbit-Proof Fence“ erzählt die wahre Geschichte einer Flucht quer durch den australischen Kontinent – wunderbar untermalt mit der Musik von Peter Gabriel.

Grausamer Glaubenstäter: Gewaltsam werden die Aborigine-Mädchen von ihrer Mutter getrennt.

Der lange Weg nach Hause

Die Haare streng gescheitelt und mit Pomade zurückgekämmt, ein verhärmtes Gesicht und ein unerschütterlicher Glaube an das eigene Herrenmenschentum – Männer (und Frauen) wie A.O. Neville gab es in den 1930er Jahren viele. Neville (Kenneth Branagh) ist Chief Protector der Aborigines in Perth, West-Australien und als solcher für die bürokratische Umsetzung der australischen Rassenpolitik zuständig.

Deren Ziel ist es, Aborigines- und insbesondere Mischlingskinder von ihren Eltern zu trennen, um sie in staatlichen Heimen zu englisch sprechenden „Weißen zweiter Klasse“, gerade gut genug als billige Arbeitskräfte in der Haus- und Landwirtschaft, umzuerziehen. mehr lesen / lire plus

George Clooney: Confession of a dangerous mind

Possède un esprit original: le réalisateur George Clooney.

Pour son premier film en tant que réalisateur, l’acteur George Clooney prouve qu’il possède à l’évidence un esprit original à défaut d’être dangereux, comme celui de Chuck Barris dont il adapte les mémoires avec l’aide du scénariste Charlie Kaufman („Dans la peau de John Malkovich“).

Im Utopolis

Séverine Rossewy mehr lesen / lire plus

Chantal Lauby: Laisse tes mains sur mes hanches

Difficile d’accepter l’arrivée des pattes d’oie et de se retrouver toute seule à rêver de l’âme soeur: „Laisse tes mains sur mes hanches“, premier long métrage de Chantal Lauby.

Mon manège à moi, c’est toi!

C’est l’histoire d’Odile Rousselet (Chantal Lauby), une comédienne sur la quarantaine. Sa fille, Marie, âgée de 18 ans décide de quitter la maison pour s’installer avec son petit ami. Odile se retrouve alors toute seule et, plutôt que de glisser dans la déprime, prend son destin en main et profite au maximum de la vie. Elle rencontre un séduisant forain dont elle tombe très vite amoureuse. mehr lesen / lire plus

Peter Howitt: Johnny English

Eine James-Bond-Persiflage mag zwar keine besonders originelle Idee sein, doch wurde diese hier dazu benutzt, um die englische Krone samt dem Bishop of Canterbury gehörig zu veralbern. John Malkovich in der Rolle von Pascal Sauvage, einem exzentrischen Franzosen und England- Hasser, steht seinem Gegenspieler Johnny English (Rowan Atkinson) in nichts nach.

Im Utopolis

Léa Graf mehr lesen / lire plus

P. T. Anderson: Punch Drunk Love

Avec „Punch Drunk Love“ le régisseur P.T. Anderson s’est fait une faveur: pour éviter l’ennui et pour se divertir lui-même, il bouscule les règles des genres auxquels il s’intéresse.

Lena (Emily Watson, enfin dans une comédie) qui fait irruption dans la vie de Barry.

Quand la comédie sentimentale se prend un électrochoc

Comment réussir une comédie romantique avec Adam Sandler, cet acteur qui est au cinéma américain ce que Bernard Menez est au cinéma français et Emily Watson, dont le talent est inversement proportionnel à celui de Sandler.

Seul P.T. Anderson pouvait se coller à cet improbable assemblage avec autant de brio que de malice, pulvérisant joyeusement les règles engluées de la comédie romantique. mehr lesen / lire plus

Shawn Levy: Just Married

Auf den ersten Blick scheint „Just Married“ nur ein weiterer Teenager-Klamauk rund um die Liebe zu sein. Doch neben aufdringlich inszenierten Slapsticks und altbekannten Klischees (Arm liebt Reich) gelingen den Jungstars Brittany Murphy und Ashton Kutcher auf ihrer desaströsen Hochzeitsreise ein paar wirklich gute Gags.

Im Utopolis

Ines Kurschat mehr lesen / lire plus

Alain Corneau: Stupeurs et tremblements

Grâce à son souvenir idéalisé du Japon, où elle a passé sa petite enfance, Amélie s’est fait engager dans une grande société à Tokyo, qui finit par être une vraie galère, hiérarchisée de bout en bout. Deux cultures se confrontent et deux femmes, l’une Belge et individualiste, l’autre, sa chef, Nippone et, étant femme, restreint à des règles de comportement strictes.
Le film est assez conforme au roman autobiographique d’Amélie Nothomb; aussi bizarre, fascinant et drôle.

A l’Utopia

Léa Graf mehr lesen / lire plus

Samsa Film: Portraits d’artistes

Pour la quatrième fois depuis ses débuts en 1995, „Samsa Film“ présente une nouvelle série de „Portraits d’artistes – L’artiste vu par le cinéaste“.

Le côté intéressant du projet „Portraits d’Artistes“ est bien celui de pouvoir découvrir des artistes travaillant au Luxembourg, de voir leur évolution ou de comprendre leur art, ainsi que la nature de leurs démarches. On y trouve des films de tout genre reflétant, entre autres, les personnalités des artistes à travers des portraits intimistes ou des films expérimentaux. La grande qualité de ces projections est qu’elles sont destinées à un large public, à qui elles font découvrir une multitude d’expressions artistiques, bien qu’elles soient plutôt spécifiques et qu’elles s’adressent également aux initiés. mehr lesen / lire plus

Wolfgang Becker: Good Bye, Lenin

Er war der deutsche Publikumsrenner auf der Berlinale und zugegeben: Nett ist dieser Film über die Ex-DDR. Aber warum muss Kino über den „ehemaligen“ Osten immer in Klamauk und Kabarett ausarten?
Mehr Tiefgang statt n-ostalgischem Productplacement hätte nicht geschadet.

Im Utopolis

Ines Kurschat mehr lesen / lire plus

Fernando Meirelles: Cidade de Deus

Beim Sterben ist jeder der Erste In dem brasilianischen Film „Cidade de Deus“ liefern sich jugendliche Gangs blutige Straßenschlachten. Ein Stück brasilianische Realität mit den Mitteln des Videoclips.Schwer bewaffnet und zum Töten bereit, schwört sich die Gruppe von Jugendlichen mit einem letzten Vaterunser auf die Schlacht gegen die feindliche Gang ein. Auf zum blutigen Showdown in der „Cidade de deus“ (Gottesstadt), einer Favela von Rio de Janeiro.

Zum Töten ist niemand zu jung in „Cidade de Deus“.

Fernando Meirelles‘ Film heißt so wie das Elendsviertel. Bereits zu Beginn werden die Messer gewetzt: Zé Pequeno hat seinen Gangmitgliedern gegrilltes Hähnchen versprochen. Doch ein Federvieh kann entkommen – eine der wenigen wirklich komischen Szenen in dem zweistündigen Streifen. mehr lesen / lire plus