Musique orientale : La longue marche de l’oud

Le Trio Joubran, ambassadeur par excellence de la musique palestinienne, revient au Luxembourg pour une représentation consacrée à son dernier album, « The Long March ».

Trois frères dans le vent : le Trio Joubran. (Photo : CC BY-SA 4.0 Louis Vincent)

Samir, Wissam et Adnan Joubran sont nés avec la passion de l’oud dans le sang, pourrait-on dire : issus d’une longue lignée de luthiers, c’est tout naturellement qu’ils se mettent à jouer de ce luth oriental, instrument emblématique de la musique arabe. Et comme la fratrie est soudée, elle fonde le Trio Joubran au début des années 2000, posant déjà avec cette création un acte innovant. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Nan Fang Che Zhan De Ju Hui

Après l’intéressant « Black Coal », Yinan Diao continue son exploration des bas-fonds et de la pègre chinoise dans un film sombre et poisseux. L’invention visuelle est omniprésente, parfois difficile à suivre si l’on regarde le film de façon trop cérébrale ; mais en se laissant porter, on plonge avec délices dans ce lac aux oies (vraiment) sauvages.

L’évaluation du woxx : XX
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Dans les salles : Charlie’s Angels

On avait quitté les Charlie’s Angels au cinéma alors qu’elles étaient incarnées, et plutôt bien, par Drew Barrymore, Cameron Diaz et Lucy Liu. Pour celles et ceux qui ont grandi avec la série (parce que sérieusement, comment motiver la jeune génération avec un énième film d’action tiré d’épisodes désormais désuets ?), l’occasion est donc trop belle de voir un nouveau trio reprendre le flambeau, qui plus est dans une version revendiquée comme encore plus féministe. Et bon, il faut bien le dire, les trois nouvelles recrues font pâle figure dans un scénario qui ne s’embarrasse pas de subtilité. Tout de même plus convaincante et moins monolithique que ses comparses Ella Balinska et Naomi Scott, Kristen Stewart tire quand même son épingle du jeu, ainsi qu’Elizabeth Banks, d’ailleurs aux manettes du film, en Bosley ambivalente. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Seules les bêtes

Récit éclaté de la disparition d’une femme sur un causse enneigé, « Seules les bêtes » est aussi – et peut-être avant tout – une chronique de la solitude ordinaire à notre époque hyperconnectée.

De disparition en disparition, le fil des événements sera difficile à dérouler pour les protagonistes. (Photo : Cinéart)

Il y a d’abord le bruit et la chaleur d’Abidjan, dans une introduction courte et mystérieuse. Puis, comme un grand écart, l’immensité d’un plateau glacé où les habitations sont rares. Une immensité parcourue par la voiture d’Alice, travailleuse sociale qui se rend chez Joseph, un agriculteur un peu paumé qu’elle aide à faire ses démarches administratives. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Star Wars: The Rise of Skywalker


Heureusement soutenu par l’édifice des précédents opus, le film peine à proposer autre chose que du déjà-vu, certes filmé avec panache. Sa morale plus Disney qu’ambiguë sonne un peu fade et simpliste. Reste le plaisir de revoir une dernière fois (vraiment ?) ces personnages qui ont compté pour des millions de cinéphiles.

L’évaluation du woxx : X
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Sculptures : De chêne et de hêtre

Plantées au sein de la galerie Simoncini, les sculptures en bois de Jhemp Bastin déploient leur touche végétale comme une forêt rêvée, aux multiples échancrures, grilles et évidements.

Plus de deux mètres de haut, un tronc noirci qui s’ouvre pour présenter son intérieur travaillé : la sculpture qui trône au milieu de la salle du rez-de-chaussée a quelque chose de majestueux comme seuls les arbres centenaires, voire millénaires, savent dégager au milieu de leurs semblables. Si l’on pouvait, on l’entourerait des bras, pour capter un peu de cette force tranquille qu’elle fait flotter dans la galerie. Mais nous ne sommes pas dans une forêt naturelle : la tronçonneuse de Jhemp Bastin est passée par là, et d’un tronc parfaitement droit a modelé des courbes, évidé l’intérieur, créé un mouvement vers le haut, mais pas uniquement vertical. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Cats

La liste interminable des personnes chargées des effets spéciaux en témoigne : ce « Cats »-là, c’est celui du numérique, du clip, de l’esbroufe, même avec la caution du compositeur Andrew Lloyd Webber en coproducteur. Si encore le réalisateur n’avait pas fait appel à une distribution bankable, mais à de véritables chanteurs et chanteuses…

L’évaluation du woxx : O
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Dans les salles : Notre dame

Marre des blockbusters de fin d’année ou du sérieux de certains films d’art et essai pourtant réussis, mais à l’atmosphère pesante ? « Notre dame » est le juste remède pour une séance amusante et festive, sans pourtant verser dans l’humour facile ou lourd. Valérie Donzelli, devant et derrière la caméra, réussit un petit bijou de légèreté constamment sur le fil de la dérision, qui ne se prend pas au sérieux une seconde et avec une distribution qui s’amuse autant qu’on a plaisir à la voir. Beaucoup de charme et de poésie pour cette comédie certes sans prétention, mais qui ne s’oublie pas sitôt la salle quittée. mehr lesen / lire plus

Art aborigène : Millénaire et d’aujourd’hui

Sous le titre « Dots and Rarrk », la galerie 39 à Dudelange célèbre en ce mois de décembre l’art aborigène australien. Tant spiritualité qu’abstraction sont au menu de cette exposition fascinante et bien fournie.

Points (« Tingari Dreaming » de Willy Tjungurrayi)…

C’est de la collection de Lex Gillen que sont issues la cinquantaine d’œuvres présentées à Dudelange. Le musicien luxembourgeois, fondateur du projet Luma Luma, est venu à l’art aborigène par la pratique du didgeridoo, cet instrument emblématique des peuples indigènes d’Australie formé d’un long tronc d’arbre évidé par les termites. La complexité de la civilisation aborigène, qu’il a d’ailleurs évoquée avec passion dans une conférence lors du vernissage, est telle que toute tentative systématique d’explication des symboles affichés serait à la fois vaine et incomplète. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Instinct

Même si le film tend à s’étirer vers la fin, il n’en reste pas moins un thriller psychologique prenant. L’ambiance est bien posée, le duo de protagonistes est physiquement incarné : cette plongée dans les tréfonds de la psychologie humaine est une brûlure dérangeante – que les âmes sensibles éviteront cependant.

L’évaluation du woxx : XX
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Serge Tonnar & OPL : De Pier an de Wollef

C’est lors de la journée portes ouvertes de la Philharmonie en septembre 2018 que Serge Tonnar et l’Orchestre philharmonique du Luxembourg avaient pour la première fois collaboré sur une version en langue luxembourgeoise du conte musical écrit et composé par Sergueï Prokofiev. Un peu plus d’un an après sort sous le label Maskénada le CD de cette aventure, juste à temps pour quelques cadeaux de fin d’année. Si les aventures de Pierre ne seront pas nouvelles pour bon nombre d’enfants, la valeur ajoutée de cet enregistrement est bien sûr le fait qu’il est en luxembourgeois. Le texte intégral fourni dans le livret, dans la traduction de Tonnar, pourra même convaincre les mélomanes qui apprennent la langue de Dicks de s’offrir le CD. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : De Buttek

Avec « De Buttek », Luc Feit signe un objet cinématographique de proximité, où la langue et le terroir luxembourgeois croisent l’improvisation et un certain surréalisme. Un film pas toujours facile à suivre, mais qui affiche beaucoup de sincérité.

Dernier repas ? La traditionnelle fête de Noël va déchaîner les jalousies et les passions. (Photos : Samsa Film/Artémis Productions)

La traditionnelle fête de Noël de la société Alter Native, où se retrouvent chaque année les gérantes et gérants des magasins, est organisée dans un charmant hôtel du nord du grand-duché bordé par la Sûre. Änder, le patron sexagénaire, a également convié son fils naturel… dont il vient juste d’apprendre l’existence. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Le meilleur reste à venir

Avec sa situation de départ invraisemblable, le film part en roue libre et pourrait presque se résumer à un cabotinage parfois amusant, mais le plus souvent agaçant des deux complices. Patrick Bruel et Fabrice Luchini semblent beaucoup s’amuser dans leur jeu des contraires qui s’assemblent, et tant mieux pour eux, après tout. Mais on a connu les réalisateurs plus inspirés dans cet humour qui se veut plus profond que les apparences. Par moments, lorsque enfin d’autres personnages arrivent à entrer dans le cadre que les deux protagonistes, on a certes droit à quelques émotions passagères. Pas suffisant pour les cinéphiles qui ont une certaine exigence, mais probablement assez pour les fans des deux acteurs, à qui le film sera donc de préférence réservé. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Last Christmas

Celles et ceux qui n’aiment pas les films de Noël guimauve ni les tubes de George Michael, même dans un Londres de pacotille cousu de solidarité, feraient mieux de faire l’impasse. Mais voilà : si on est encore un peu fleur bleue, le mélange prend grâce à de belles compositions d’Emilia Clarke et Emma Thompson notamment.

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Musique contemporaine : L’amour, toujours l’amour

Si le bouillonnant festival Rainy Days a clôturé son édition 2019 le week-end dernier, la musique contemporaine joue les prolongations au grand-duché ces vendredi et samedi au TNL, avec « Love & Jealousy », un diptyque d’opéras d’Albena Petrovic. Deux belles découvertes en perspective.

Tout est prêt pour un nouveau weekend musical contemporain : la répétition de « Love & Jealousy » mardi dernier au TNL. (Photo : Lucilin)

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle y a pris goût, Albena Petrovic, à ce genre toujours délicat pour compositrices et compositeurs que constitue l’opéra. Et il y a de quoi : en juin 2016, elle avait frappé fort en proposant « The Dark », la première œuvre contemporaine interprétée dans les casemates de la capitale. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Knives Out

Pour amateurs et amatrices de « whodunit » à la manière d’Agatha Christie, le contrat est parfaitement rempli : protagonistes suspects à souhait, détective perspicace limite énervant, jeune femme pas si innocente et fausses pistes à foison. Peut-être un peu trop démonstratif pour qui pratique souvent le genre, mais c’est un péché véniel.

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Théâtre : Pas si fou

Le spectacle « Un fou noir au pays des blancs » fait escale au Luxembourg à l’invitation de l’ASTM. Une occasion ludique de faire passer des messages essentiels sur les différences culturelles et la tolérance.

Pie Tshibanda : humour et sérieux au service de la cause humaine, tout simplement (Photos : Svend Andersen)

Voilà 50 ans déjà que l’Action solidarité Tiers Monde (ASTM) s’est donné pour but l’émancipation politique, économique, sociale et culturelle des peuples issus des pays dits du « Tiers Monde ». Et pour fêter dignement cet anniversaire, elle a concocté tout un programme, dont le volet culturel n’est pas le moindre. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Martin Eden

Du souffle, de la couleur et des sentiments portés par la petite et la grande histoire dans ce film librement adapté d’un roman de Jack London et transposé dans la Naples d’avant-guerre. Les acteurs et actrices excellent, même si le film, dans son ambition de convoquer tout le cinéma italien, en fait parfois un peu trop.

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Dans les salles : Mon chien stupide

Troublée par l’arrivée inopinée d’un molosse, la famille dysfonctionnelle décortiquée par Yvan Attal offre de beaux moments de rire, mais aussi d’émotion. Une adaptation du roman de John Fante version basque, mais toujours avec le vitriol et l’humeur grincheuse qui font mouche.

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Dans les salles : La belle époque


Les nostalgiques des années 1970 pourront aimer cette plongée en arrière dans des décors de carton-pâte, avec un beau « faux duo » entre Doria Tillier et Daniel Auteuil. Mais que ces gags dans l’époque d’aujourd’hui sont assommants, rendant même Fanny Ardant horripilante par moments. Un film inégal, au mieux.

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