Classique et jazz : Ces notes qui aident

À l’initiative de l’altiste Esra Kerber, 
la Philharmonie accueille ce samedi 
15 décembre un concert dont les recettes seront reversées à l’Unicef. L’occasion d’entendre un programme éclectique et séduisant, tout en soutenant l’action de l’ONG pour les enfants de Syrie.

Andrea Garnier au violon, Esra Kerber à l’alto et Sehee Kim au violoncelle joueront pour les enfants de Syrie ce samedi. (Photo : Thierry Faber)

Pour beaucoup, dans nos contrées occidentales, l’arrivée du froid hivernal marque l’approche des fêtes de fin d’année et le réconfort d’une boisson chaude dans un chez-soi bien chauffé. Mais pour de nombreux enfants de Syrie et du Proche-Orient, secoués depuis des années par la guerre civile, souvent dénutris, victimes de violences, le froid est un ennemi de plus dans un quotidien déjà difficile. mehr lesen / lire plus

Jeanne Herry : Pupille

Oui, on sort groggy de la projection : tant d’énergies déployées pour qu’un enfant né sous X trouve une mère, tant d’années de dossiers avant une adoption, tant de frustrations et de joies chez toutes les personnes qui accompagnent ces parcours administratifs sinueux… Mais on a appris, pleuré et ri, porté par une distribution qui joue juste.

L’évaluation du woxx : XXX
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Entertainment à l’australienne

Vendredi 7 décembre, la Philharmonie arborait un petit air d’Australie bigarrée, avec la venue du Sydney Symphony Orchestra dirigé par l’Américain David Robertson et accompagnant le Français Renaud Capuçon.

Photos : Alfonso Salgueiro

Est-ce parce qu’il n’est pas si fréquent de voir le Sydney Symphony Orchestra en Europe que les allées de la Philharmonie résonnent beaucoup en anglais ce soir ? Probablement, quoique la navette de Trèves soit plutôt remplie. En tout cas, l’atmosphère est plus australe, pas de doute : les cravates et les costumes sont moins présents, l’âge moyen semble quelque peu diminué. Et puis l’orchestre est déjà sur scène lors de l’entrée des mélomanes, une tradition anglo-saxonne pas forcément désagréable. mehr lesen / lire plus

Steve McQueen : Widows

On pourra regretter une certaine complaisance pour la violence filmée, mais le scénario est bien ficelé et les personnages bien dessinés. Sans ostentation, mais sans compromis, une touche féministe vient se greffer sur ce film de gangsters efficace. Amatrices et amateurs auront leur dose de sensations fortes.

L’évaluation du woxx : XX
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Björn Runge : Le Nobel à tout prix


La sagesse populaire prétend que derrière chaque grand homme, il y a une grande femme. « The Wife » s’empare de ce cliché aux relents sexistes pour le retourner. L’intention est louable, mais le traitement parfois maladroit, malgré une Glenn Close en forme épatante.

« Allô, ici l’Académie suédoise. » Le prix Nobel décerné à Joe Castleman va pourtant remettre en cause son couple.

Joe Castleman et sa femme Joan sont un vieux couple tout ce qu’il y a de plus attachant, comme le cinéma sait si bien les montrer. Et voilà qu’après une vie consacrée à écrire, Joe reçoit un coup de téléphone lui apprenant qu’il est le prochain lauréat du prix Nobel de littérature. mehr lesen / lire plus

Fede Alvarez : The Girl in the Spider’s Web

Avec sa musique omniprésente, son déluge de technologies et ses situations aussi tendues qu’invraisemblables, ce blockbuster assuré de la saga « Millenium » version globish n’a pas les aspérités des films suédois. Le tout se regarde sans déplaisir, mais n’atteint pas les sommets des meilleurs thrillers, nordiques ou d’ailleurs.

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Des compositrices radicalement contemporaines

« Figures radicales », c’est le titre du concert qui a eu lieu samedi 24 novembre dans le cadre du festival de musiques nouvelles « rainy days ». Un programme alléchant pour amatrices et amateurs de musique classique contemporaine, avec trois grandes premières, et qui a tenu toutes ses promesses.

Francesca Verunelli, compositrice italienne, dont l’œuvre « Tune and Retune » a été jouée pour la première fois lors du concert. (Photo : Julian Hargreaves)

Le festival « rainy days » mérite décidément son nom : ce soir, une pluie fine et glaciale arrose le Kirchberg, et l’arrivée dans le grand hall de la Philharmonie est un soulagement. mehr lesen / lire plus

David Yates : Fantastic Beasts: The Crimes of Grindelwald

Dans le premier épisode, on pouvait aimer découvrir les étranges bestioles qui donnent son nom à la série. Ce deuxième volet leur laisse bien moins de place, et cherche avant tout à relier le spin-off à la saga Harry Potter, dans un déluge d’effets numériques. Les non-adeptes quitteront définitivement le navire.

L’évaluation du woxx : O
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Alice Rohrwacher
 : Heureux qui comme Lazare…


Dans « Lazzaro felice », Alice Rohrwacher file la métaphore biblique tout en continuant son exploration poétique de l’Italie contemporaine à travers ses laissés-pour-compte. Un équilibre fragile, mais pas dénué de charme.

Le sourire de Lazzaro est contagieux… dans le film et dans la salle. (Photo : Piffl Medien)

« Le meraviglie », film précédent de la réalisatrice, avait pour cadre un petit coin reculé d’Ombrie où une famille vivant en quasi-autarcie était forcée de s’ouvrir au monde moderne. Dans « Lazzaro felice », Alice Rohrwacher semble vouloir appliquer à nouveau ce point de départ qui lui avait si bien réussi : on y fait la connaissance des habitantes et habitants de L’Inviolata, un hameau isolé, qui récoltent le tabac pour le compte de la marquise De Luna. mehr lesen / lire plus

CNL : « Fundstücke – Trouvailles 3 »

Autant le dire tout de suite, la troisième livraison des « Fundstücke – Trouvailles », ce catalogue édité tous les deux ans par le Centre national de littérature (CNL) afin de balayer largement le champ littéraire luxembourgeois, est parfaitement roborative : plus de 500 pages en grand format à savourer longuement, voilà de quoi remplir pas mal de soirées d’hiver grand-ducal. Et dans la diversité, s’il vous plaît, puisque amatrices et amateurs de lettres locales y trouveront forcément leur bonheur dans les sections très variées offertes à la lecture.

Les bien nommées « Lettres » font la part belle cette fois-ci au chant. mehr lesen / lire plus

Théâtre : Désir de théâtre

C’est avec un texte à la profondeur abyssale que le TOL reprend les créations cette saison. Il se trouve « Dans la solitude des champs de coton » un véritable bonheur des mots servi par deux acteurs physiquement engagés, que ne vient pas troubler une mise en scène épurée.

Le client et son dealer : une relation complexe et protéiforme. (Photo : Ricardo Vaz Palma)

Quel tourbillon verbal que cette pièce de Bernard-Marie Koltès ! Qu’on la découvre ou qu’on l’entende à nouveau, impossible de rester de marbre devant la finesse de l’écriture du dramaturge. « Dans la solitude des champs de coton », c’est d’abord une histoire universelle : celle de la rencontre entre deux hommes, l’un à la recherche – sans même en être conscient – d’une chose que l’autre peut lui fournir. mehr lesen / lire plus

Mixte sur toile
 : Dis-moi comment tu t’appelles…

Les œuvres récentes de Jeannot Lunkes présentées à la galerie Simoncini emportent visiteuses et visiteurs dans une réflexion intéressante sur ce que le titre d’un tableau dit de celui-ci. Elles sont complétées par une petite exposition sympathique de design au sous-sol.

Jeannot Lunkes, peintre autodidacte né en 1946 à Tétange, semble avoir une obsession. Les tableaux qu’il montre à la galerie Simoncini sont tous composés d’une façon similaire : sur un fond légèrement dégradé, une colonne verticale multicolore faite de matières différentes envoie vers le ciel un objet ou une flamme, le tout coiffé de ce qu’on pourrait voir comme un habillage de cheminée. mehr lesen / lire plus

Michel Ocelot : Dilili à Paris

On retrouve les recettes qui ont apporté le succès aux précédents opus de Michel Ocelot, de l’animation très typique au débit caractéristique des voix. S’ajoute à l’intrigue policière une belle brochette de personnalités du Paris de la Belle Époque. Beaucoup de charme donc, pour celles et ceux qui ont encore une âme d’enfant.

L’évaluation du woxx : XX
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Festival de voix

Pour le premier concert de sa résidence cette saison à la Philharmonie, mardi 23 octobre, Philippe Herreweghe a offert un programme entièrement mozartien, à la tête de deux formations qu’il a fondées. Avec, en apothéose, un « Requiem » où les voix du chœur et des solistes ont particulièrement séduit.

Photos : Sébastien Grébille

Si le plat de résistance de la soirée est sans conteste le « Requiem » de Mozart dans la version achevée par son assistant Süßmayr, la première partie promet tout de même une écoute passionnante. L’Orchestre des Champs-Élysées, que le chef gantois a créé en 1991, interprète la « Symphonie n41 en ut majeur », dite « Jupiter », ultime symphonie du compositeur. mehr lesen / lire plus

Lukas Dhont : Girl

Prenant le contre-pied des scénarios usuels sur ce thème, Lukas Dhont montre un entourage le plus souvent bienveillant pour Lara, née garçon, apprentie ballerine et en attente de l’opération qui fera d’elle une femme. Le jeune Victor Polster y est remarquable. Une Caméra d’or méritée à Cannes.

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Trio Cénacle : Georges Schmitt, Lieder

Un an après un concert à la Philharmonie où il a donné en public plusieurs chansons de Georges Schmitt, le trio Cénacle propose un CD entièrement consacré à ce compositeur méconnu, à cheval entre l’Allemagne et la France.

Georges Schmitt, né Johann Georg Gerhard Schmitt à Trèves, en 1821, est un musicien précoce : dès 14 ans, il tient les grandes orgues de la cathédrale de sa ville natale. Les lumières de Paris l’attirent en 1844, et il est nommé organiste à l’église Saint-Sulpice en 1849. Si son œuvre la plus populaire est sans conteste la chanson « Mosellied », Schmitt a été un compositeur prolifique tant pour son instrument que pour orchestre et chœurs. mehr lesen / lire plus

Musique classique indienne
 : Un sacré duo


Chaque année, Rahul Pophali au tabla et KG Westman au sitar offrent une série de concerts au Luxembourg et en Grande Région. Le woxx vous fait découvrir ces musiciens qui se consacrent à un art millénaire très élaboré.

En avant les râgas : Rahul Pophali…

Vous ne les verrez pas sur des affiches partout dans la ville, et ils n’apparaîtront pas dans des articles dithyrambiques dans la presse nationale. C’est que Rahul Pophali et KG Westman, même s’ils se produisent tous les ans en automne au grand-duché, font généralement le bonheur d’un petit cercle d’initiées et initiés à la musique classique indienne. mehr lesen / lire plus

OPL et Gustavo Gimeno : Stravinsky

Et de cinq ! L’Orchestre philharmonique du Luxembourg, conduit par Gustavo Gimeno, a gravé un nouveau disque pour le label Pentatone, consacré cette fois à Stravinsky. Un album double d’ailleurs, qui regroupe un des tubes de la saison 2016-2017 de l’orchestre et des partitions moins connues, voire miraculeusement retrouvée récemment pour l’une d’entre elles.

Des cinq œuvres de Stravinsky enregistrées dans ce coffret, gageons que « Le sacre du printemps » sera encore dans l’oreille des mélomanes qui suivent l’OPL. En effet, ce ballet – qui avait fait scandale à l’époque de sa création – était en quelque sorte le fil conducteur de la saison 2016-2017, joué plusieurs fois en concert à la Philharmonie et même en tournée. mehr lesen / lire plus

Michel Blanc : Voyez comme on danse

Petite déception que cette fausse suite 16 ans après d’« Embrassez qui vous voudrez ». Le démarrage tarde, et si les répliques cinglantes fusent finalement, notamment grâce à l’abattage de Karin Viard, la comédie manque un peu de rythme et de mordant. Mais le tout n’est ni vulgaire ni racoleur: c’est déjà ça.

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Théâtre
 : À l’école de la cruauté


La fabrique de la violence ordinaire à travers l’école, voilà le sujet choc de « Sales gosses », première création de cette saison au Centaure. Une entrée en matière brutale mais salutaire.

Métaphore musicale de la violence : les cymbales, éléments essentiels de la mise en scène, reçoivent les coups destinés à la victime. (Photos : Bohumil Kostohryz)

Mihaela Michailov a trouvé l’inspiration pour écrire cette pièce dans un fait divers plutôt sordide : le ligotage en classe d’une élève par sa professeure, qui s’est ensuivi à la récréation d’une séance de torture par ses condisciples. À partir de ce matériau nauséeux, l’autrice roumaine a développé un monologue où la comédienne incarne tour à tour l’élève maltraitée, l’enseignante, la mère ou les élèves tortionnaires. mehr lesen / lire plus