PEINTURES: Moëlle épineuse

von | 21.05.2010

« ? et la moëlle fabrique », de Steve Kaspar donne l’occasion de pénétrer la partie visuelle d’un artiste qui s’est jusqu’à présent illustré par ses interventions sonores.

Quoi ? C’est bien la première question qui traverse la tête du visiteur. La moëlle, elle fabrique quoi ? Pas grand-chose, ne serait-ce que le lien entre le cerveau et les différents organes qu’il commande dans notre corps. Donc, la moëlle fabrique avant tout des informations – dont elle est responsable. Car sans elle, nous aurions beau avoir le plus beau et complexe cerveau du monde – celui-ci ne servirait strictement à rien. La moëlle, finalement, fabrique les actions de l’homme, ou du moins elle y est indispensable.

Ainsi fixés sur un angle d’attaque, les tableaux exposés par Steve Kaspar à la galerie Toxic peuvent apparaître moins cryptiques qu’ils en ont l’air. En effet, chaque dessin comprend toujours trois composantes : un écrit – qui peut être une phrase ou un simple mot comme « tuer », par exemple – un dessin et une petite sorte de légende qui a toujours la même forme ronde et paraît comme photocopié et collé sur le tableau. Par ce biais, l’artiste se place délibérément dans une approche qui soumet le signifiant au signifié, qui fétichise le sens et qui voit la peinture plutôt comme une écriture, que comme une composition formelle. C’est qu’il veut faire sens avant tout, l’esthétique en soi devient secondaire. En effet, les couleurs de base blanc cassé et jaune et les différents graphiques ne sont pas vraiment attrayants et agréables à l’oeil. L’environnement dans lequel les tableaux évoluent a ceci de spécial que des enceintes y jouent de la musique de fond, des bruitages composés par l’artiste lui-même : ce qui donne une impression de bourdonnement, de travail et d’activité au tout – et contraste en même temps avec l’atmosphère monotone de la petite galerie. Les tableaux de « ? et la moëlle fabrique » sont donc de véritables petites machines à produire du sens. Mais lequel ?

La combinaison des genres nous en dira peut-être plus : musique, écriture, différentes sortes de dessins. Le tout communique pour être un tout et presque tous les sens sont stimulés. Les dessins principaux sont d’ailleurs toujours légèrement anthropomorphes, ce qui laisse supposer qu’ils expriment aussi dans un certain sens les mots ou phrases qui garnissent les tableaux. Et quant aux légendes circulaires apposées, elles peuvent symboliser l’autre, l’influence extérieure qui fait réagir le cerveau, qui à son tour transfère ses données au corps.

Une sorte de cycle qu’on ne peut briser se cache donc derrière les « tableaux-totems » de Steve Kaspar. « ? et la moëlle fabrique » vaut le coup d’une visite en tout cas, même si ce n’est pas pour le côté esthétique de l’affaire, l’expérience en soi est valorisante.

A la galerie Toxic, jusqu’au 3 juillet.

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