Installation : L’I.A. (intelligence artisanale) de Katharina Grosse

« Déplacer les étoiles » est la plus récente installation artistique présentée au Centre Pompidou-Metz et aussi le défi que sa créatrice, Katharina Grosse, s’est posé. Une expérience unique et surtout immersive au sein d’une déflagration colorée où nous sommes tous et toutes partie intégrante.

« Déplacer les étoiles », présenté dans la Grande Nef du Centre Pompidou-Metz. (Photo : Nuna Lucas da Costa)

En photo, l’installation semble être encore une création de plus émanant de l’intelligence artificielle. Détrompez-vous, il n’y a pas d’illusion d’optique ici, car cette immense toile existe bel et bien, et la fiche technique de cette installation impressionne. Dans l’immense salle de la Grande Nef, sur une hauteur de vingt mètres, une trentaine de câbles tiennent accrochés un colossale corpus en tissus, tel un linceul, de près de quatre tonnes et d’une surface de 8.250 m², sans parler des litres de peinture aspergés à coup de pistolet aérosol industriel. mehr lesen / lire plus

Photographie : Bons Baisers de Paris

Encore jusqu’au 10 mars, la Moderne Galerie de Sarrebruck expose 200 photos, prises pendant 100 ans, de la ville de Paris. Des mastodontes de la photographie défileront sous nos yeux.

Paris est au cœur de l’exposition de photos « Mythos Paris. Fotografie.1860 bis 1960 ». (COPYRIGHT : Nuno Lucas Da Costa)

« Mythos Paris. Fotografie 1860 bis 1960 » clôt avec brio les commémorations des 60 ans du Traité de l’Élysée. L’expo rassemble, autour de la ville lumière, une ribambelle de noms comme Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Brassaï, Man Ray, Sabine Weiss, Gisèle Freund, Otto Steinert ou encore le Luxembourgeois Romain Urhausen, qui mériteraient à eux tous seuls des expositions individuelles. mehr lesen / lire plus

Jérôme Zonder: Joyeuse apocalypse !

(© Nuno Lucas Da Costa)

« Le public sera confronté à une dizaine de silhouettes de grande taille en bois découpé par l’artiste, mettant en scène une foule qui nous emporte vers une sorte de bal apocalyptique du Jugement dernier. En face ainsi que dans une ample salle à côté, un grand nombre de dessins se condensent du sol au plafond sur deux vastes murs. (…) Même si la danse à laquelle le public est convié se veut sinistre, sans parler des revolvers suspendus en forme de guirlandes foraines, les salles de l’ancien Casino bourgeois du 19e siècle lui confèrent une sorte d’aura aristocratique, rendant l’expérience moins suffocante malgré la noirceur du contenu. mehr lesen / lire plus

Dessins : Le bal des 
damnés

« Joyeuse apocalypse ! » est le vœu que Jérôme Zonder nous adresse pour la visite de son plus récent travail au Casino de la capitale. Une expo qui nous invite à une danse macabre à plusieurs temps.

Expo sur mesure : « Joyeuse apocalypse ! » par Jérôme Zonder a été spécialement conçu pour le Casino à Luxembourg-ville. (COPYRIGHT : Nuno Lucas da Costa)

Jérôme Zonder a spécialement conçu l’exposition pour cet espace d’art contemporain de la ville de Luxembourg. Plus d’une centaine de dessins, fruits d’un travail minutieux au crayon graphite et au fusain, y sont exposés sous plusieurs formats. mehr lesen / lire plus

Photographie : En fer et en os

En ce début d’automne, la galerie Schlassgoart présente « Steel Life ». Ayant comme toile de fond la ville d’Esch-sur-Alzette et le bassin minier des années 1950 et 1960, l’expo constitue un hommage posthume à l’artiste luxembourgeois Romain Urhausen.

Photo : Nuno Lucas da Costa

Artiste aux multiples talents et avec un véritable sens de l’esthétique, Romain Urhausen (1930-2021) a été architecte, réalisateur, a enseigné la photographie, a publié des livres, notamment sur les anciennes Halles de Paris (démolies en 1973) avec Jacques Prévert, a fabriqué des chaises et des meubles – dont l’iconique chaise longue à bascule du début des années 1970, en acier chromé et à la peau de taureau – que l’on croirait tout juste sortis du Bauhaus. mehr lesen / lire plus

Arts pluriels
 : On va jouer à un jeu


Du côté du Centre Pompidou-Metz, le duo d’artistes Elmgreen & Dragset nous souhaite depuis juin « Bonne chance » pour la visite de son expo. Dans un labyrinthe qui se veut ludique défilent des scènes du quotidien, teintées d’un hyperréalisme déconcertant.

Un bon exemple pour l’art complexe du duo Elmgreen & Dragset : « What’s Left? » (2021) questionne l’existence humaine et le devenir des partis gauches avec un clin d’œil. (©Adagp, Paris, 2023/© Photo Andrea Rossetti et Héctor Chico)

Le danois Michael Elmgreen (Copenhague, 1961) et le norvégien Ingar Dragset (Trondheim, 1969) travaillent ensemble depuis 1995. Leur renommée internationale est due, entre autres, à des créations insolites comme la réplique d’une boutique Prada en plein désert texan ou la gigantesque piscine posée verticalement devant le Rockefeller Center à New York. mehr lesen / lire plus

« When We Are Gone » : Capitalisme, mon amour

La Völklinger Hütte présente en première européenne « Euphoria », une série de courts métrages réflexifs, voire philosophiques, sur le capitalisme et ses dérives. Une expo capitale dans l’œuvre du cinéaste allemand Julian Rosefeldt.

Un tigre avec la voix de l’actrice Cate Blanchett ? À découvrir pendant l’expo « When We Are Gone » de Julian Rosefeldt à la Völklinger Hütte. (© Studio Julian Rosefeldt, Berlin)

Né en 1965 à Munich, Julian Rosefeldt propose des créations audiovisuelles mêlant humour et satire dans des univers théâtraux et surréalistes. Sa reconnaissance internationale est indiscutable, surtout avec ses installations multiécrans chorégraphiées. Actuellement, l’artiste allemand vit à Berlin, même s’il est professeur d’art médiatique à l’Académie des beaux-arts de Munich. mehr lesen / lire plus

Arts pluriels : Impossible Is Nothing

Le Centre Pompidou-Metz propose en ce moment de franchir les « Portes du possible » tout en établissant des liens entre « Art & science-fiction ». Une expo protéiforme mais constamment onirique.

La sculpture « Is More Than This More Than This » (2001) de John Isaacs est à voir au Centre Pompidou-Metz. (Copyright: Centre Pompidou-Metz/John Isaacs)

Dès l’entrée de la grande nef, la réplique d’une chambre individuelle parsemée de chaos se présente au public. En y regardant de plus près, les visiteurs-euses verront une ouverture forcée au plafond, comme traversée par un obus. Bizarrement, le sol est intact, malgré la zizanie qui y règne. mehr lesen / lire plus

Arts visuels : La talentueuse Mme Krüger

La Chambre des salariés sort de sa case habituelle et expose une série de créations visuelles de Miriam R. Krüger, artiste autodidacte de pure souche.

Photos : woxxL’autoportrait et le portrait de la femme en général, à travers une multitude de personnages fantasques issus de l’univers de l’artiste, constituent le noyau de la bonne soixantaine de créations présentes dans l’exposition. Miriam R. Krüger, dont le nom évoquera chez certain-es le souvenir d’un personnage de films d’horreur des années 1980, n’est nullement un pseudonyme. Globe-trotteuse et artiste compulsive, née à Lima, elle doit son nom de famille à son grand-père, de nationalité franco-allemande et de confession juive, exilé au Pérou pendant la Seconde Guerre mondiale pour des raisons évidentes. mehr lesen / lire plus

Arts pluriels : Let’s Go to Mars

Esch 2022 poursuit sa programmation en proposant à la Konschthal une escapade insolite vers la planète rouge, tout en alertant sur les dérives de la conquête spatiale.

Photos : Nuno Lucas da Costa

L’expo « New Minett » constitue le quatrième et dernier chapitre du projet pluridisciplinaire « Esch-Mars. De terres rouges en terres rouges », destiné à aborder la colonisation martienne et les utopies sociétales. Dans l’ascenseur de la Konschthal redécoré pour l’occasion, les visiteurs-euses se verront allégoriquement propulsé-es comme dans une capsule aérospatiale au troisième étage du bâtiment. Il ne manquerait plus que nous faire écouter simultanément le morceau « Space Oddity » de David Bowie. mehr lesen / lire plus

Art contemporain
 : Ecce homo ludens


La Konschthal expose en ce moment la nouvelle installation « Distance », de l’artiste danois Jeppe Hein. Un mélange du jeu Meccano et des circuits de billes pour enfants en version agrandie.

(Photo : Nuno Lucas da Costa)

« Distance », œuvre patiemment conçue par Jeppe Hein, a intégré récemment la programmation d’Esch 2022, capitale européenne de la culture. Le public n’y verra que du jeu. Dès l’entrée de l’immeuble de la Konschthal, il devra appuyer sur un bouton qui déclenchera le départ d’une boule au diamètre supérieur à celui d’une boule de bowling, qui parcourra des rails incrustés dans tous les coins (excepté les nobles toilettes) de trois des quatre niveaux du centre d’exposition eschois. mehr lesen / lire plus

Art visuel : « OK Computer »

Un objet identifié en tant que « Machine Hallucinations. Rêves de nature » a atterri dans l’espace de la grande nef du Centre Pompidou de Metz. Une expérience psychosensorielle aux effets anxiolytiques nous y attend.

Photo : Nuno Lucas da Costa

À première vue, on pourrait spéculer sur une probable visualisation expérimentale des perceptions d’un des cobayes humains du chimiste Albert Hofmann (inventeur du LSD). Pourtant, ici, nulle question de prestidigitation ou de délires psychédéliques, mais plutôt d’une toile numérique de 10 mètres sur 10 mètres projetant des vidéos en 3D durant 20 minutes, élaborée par Refik Anadol. Issu de la génération Y, Anadol (né en 1985 en Turquie) vit et travaille actuellement à Los Angeles, où il est conférencier au département design et art numérique de la prestigieuse université de Californie à Los Angeles. mehr lesen / lire plus

Histoire : Immersion coloniale

Le MNHA réactive en ce moment la mémoire du passé colonial du Luxembourg. Une exposition ambitieuse qui soulève le capot des dérives et livre des récits jusqu’ici méconnus.

Photo : Nuno Lucas da Costa

Vers la fin de l’année dernière, le collectif Richtung 22, en plein contexte du mouvement Black Lives Matter, avait déboulonné provisoirement huit plaques de rues sur lesquelles figuraient des noms, dont quelques luxembourgeois, impliqués dans les pages noires du colonialisme. Elles donnèrent lieu à une exposition au Casino Luxembourg. En ce mois d’avril 2022, le MNHA rattrape le temps perdu autour de ce thème inconfortable, remis aux oubliettes depuis les années 1960, mis à part un documentaire de Paul Kieffer et Marc Thiel (« Ma vie au Congo/Ech war am Congo »), et surtout le mémoire de master de l’historien Régis Moes portant sur la collaboration coloniale belgo-luxembourgeoise au Congo. mehr lesen / lire plus

Arts visuels : Fer, métaux et vidéos

Une déferlante de plus de 80 vidéos musicales s’est abattue sur l’impressionnante salle des soufflantes de la Völklinger Hütte. Contrairement aux machines désormais à l’arrêt, les tympans y tourneront à plein régime.

Photo : Nuno Lucas da Costa

Dans un premier temps, le public ressentira des flashs d’impressions visuelles. L’obscurité, les machines gigantesques dans l’ancienne aciérie, les images fragmentées sur des écrans géants et des téléviseurs se condenseront en un voyage sensoriel à part qui fera le bonheur des mélomanes, indépendamment de leur tribu musicale. Le visiteur et la visiteuse pourront écouter et visionner la totalité des musiques à travers un guide numérique (sorte de smartphone), qui leur fournira des informations concernant la réalisation des clips musicaux ainsi que les paroles des chansons. mehr lesen / lire plus

Cinéma : Hitchcock®

Au Cercle Cité, Paul Lesch partage avec le grand public sa collection privée centrée sur la personne d’Alfred Hitchcock. Plus que comme une icône du septième art, le directeur du CNA nous le présente comme une marque.

Photo : Nuno Lucas da Costa

Même s’il existe des personnes qui n’ont jamais visionné un seul film de Hitchcock – ce qui constitue presque un crime cinématographique –, ces mêmes personnes ont d’une façon ou d’une autre consciemment ou inconsciemment aperçu sa fameuse silhouette de profil, sans parler des scènes angoissantes du film « The Birds » ou encore celle de l’assassinat au couteau sous une douche dans « Psycho ». mehr lesen / lire plus

Arts pluriels : Ce monde ne tourne pas rond

Le Centre Pompidou-Metz offre un second souffle à la Biennale de Taipei, organisée en 2020. Les dernières éditions s’intéressaient aux problèmes environnementaux. En 2022, le sujet est toujours d’actualité.

Photo : Nuno Lucas da Costa

La Biennale de Taipei a été créée en 1992 par le Taipei Museum of Fine Arts. Pour cause de pandémie, l’édition de 2020 a injustement connu un faible retentissement international. Pour y remédier, le Centre Pompidou de Lorraine accueille depuis novembre, pratiquement à l’identique, une grande partie de cette exposition. À l’origine, les commissaires sont partis d’un juste et lucide constat en radiographiant l’état actuel de notre planète : « Toi et moi, on ne vit pas sur la même planète ». mehr lesen / lire plus

Mémoire collective : Tu ne coloniseras point

S’inspirant du mouvement Black Lives Matter, le collectif Richtung 22 a déboulonné provisoirement huit plaques de rues contenant des noms impliqués dans les pages noires du colonialisme. Elles sont exposées au Casino.

Un bienfaiteur ? Peut-être pas pour tout le monde. (Photo : Nuno Lucas da Costa)

Habituellement, beaucoup prêtent peu d’attention aux noms des rues lors de leurs déplacements à pied. Le groupement de jeunes artistes Richtung 22 s’est prêté au jeu et s’est rendu compte que certaines d’entre elles rendent hommage à des personnalités qui, d’une façon ou d’une autre, ont fomenté intellectuellement, scientifiquement, religieusement et surtout économiquement l’exploitation des peuples indigènes des autres continents que celui de l’Europe des Blancs. mehr lesen / lire plus

Expo collective : Permis de créer

Pour sa nouvelle expo « Freigeister », le Mudam a fait appel à quatorze électrons libres de la scène artistique luxembourgeoise.

Une vue de l’exposition. (Photo : Nuno Lucas da Costa)

Dans un habitat plus que compatible avec la volonté de briser la linéarité de l’existence et surtout de la questionner, l’esprit de quatorze esprits libres plane désormais sur le Mudam. Si les uns sont nés au Luxembourg, les autres y travaillent et y vivent, et tous appartiennent à la génération née dans les années 1970-1980. Tous ont ainsi accepté l’invitation du Mudam à l’occasion de son 15e anniversaire et s’y présentent en tant que « Freigeister », expression que les curateurs ont empruntée au philosophe allemand Friedrich Nietzsche. mehr lesen / lire plus

Peinture : Me, myself and…

L’Institut Camões poursuit sa programmation automnale en invitant Nicoleta Sandulescu, qui vient présenter « Dans la maison du corps » : des « selfies » dessinés de l’artiste et de son « moi », lequel se démultiplie à travers les différents espaces d’une maison.

Nicoleta Sandulescu se met en scène et se réinvente dans une ribambelle de vignettes dessinées. (Photo : Nuno Lucas da Costa)

L’approche artistique de Nicoleta Sandulescu n’est aucunement narcissique, mais plutôt empreinte de sincérité dans une quête quasi ludique du « moi », frôlant par moments le sinistre. Ce qui n’est pas sans rappeler certains travaux de la peintre portugaise Paula Rego. mehr lesen / lire plus

Sur arte.tv : Quand revient le calme

Minisérie de dix épisodes, « Quand revient le calme » nous dépeint Copenhague avant et après un attentat terroriste qui bouleversera à jamais la vie de huit personnes.

Une série qui ne ménage pas son audience. (Photo : DR)

Qu’on ne s’y trompe pas, cette nouvelle production danoise n’y va pas par quatre chemins. Dès les premières secondes, le spectateur et la spectatrice seront quelque peu secoués par une foudroyante tuerie à la kalachnikov dans un restaurant copenhaguois. La suite portera tout simplement un regard sur le parcours de vie de huit personnes qui dînaient tranquillement dans cet établissement, avant et après l’attaque. mehr lesen / lire plus