Art visuel : « OK Computer »

Un objet identifié en tant que « Machine Hallucinations. Rêves de nature » a atterri dans l’espace de la grande nef du Centre Pompidou de Metz. Une expérience psychosensorielle aux effets anxiolytiques nous y attend.

Photo : Nuno Lucas da Costa

À première vue, on pourrait spéculer sur une probable visualisation expérimentale des perceptions d’un des cobayes humains du chimiste Albert Hofmann (inventeur du LSD). Pourtant, ici, nulle question de prestidigitation ou de délires psychédéliques, mais plutôt d’une toile numérique de 10 mètres sur 10 mètres projetant des vidéos en 3D durant 20 minutes, élaborée par Refik Anadol. Issu de la génération Y, Anadol (né en 1985 en Turquie) vit et travaille actuellement à Los Angeles, où il est conférencier au département design et art numérique de la prestigieuse université de Californie à Los Angeles. mehr lesen / lire plus

Histoire : Immersion coloniale

Le MNHA réactive en ce moment la mémoire du passé colonial du Luxembourg. Une exposition ambitieuse qui soulève le capot des dérives et livre des récits jusqu’ici méconnus.

Photo : Nuno Lucas da Costa

Vers la fin de l’année dernière, le collectif Richtung 22, en plein contexte du mouvement Black Lives Matter, avait déboulonné provisoirement huit plaques de rues sur lesquelles figuraient des noms, dont quelques luxembourgeois, impliqués dans les pages noires du colonialisme. Elles donnèrent lieu à une exposition au Casino Luxembourg. En ce mois d’avril 2022, le MNHA rattrape le temps perdu autour de ce thème inconfortable, remis aux oubliettes depuis les années 1960, mis à part un documentaire de Paul Kieffer et Marc Thiel (« Ma vie au Congo/Ech war am Congo »), et surtout le mémoire de master de l’historien Régis Moes portant sur la collaboration coloniale belgo-luxembourgeoise au Congo. mehr lesen / lire plus

Arts visuels : Fer, métaux et vidéos

Une déferlante de plus de 80 vidéos musicales s’est abattue sur l’impressionnante salle des soufflantes de la Völklinger Hütte. Contrairement aux machines désormais à l’arrêt, les tympans y tourneront à plein régime.

Photo : Nuno Lucas da Costa

Dans un premier temps, le public ressentira des flashs d’impressions visuelles. L’obscurité, les machines gigantesques dans l’ancienne aciérie, les images fragmentées sur des écrans géants et des téléviseurs se condenseront en un voyage sensoriel à part qui fera le bonheur des mélomanes, indépendamment de leur tribu musicale. Le visiteur et la visiteuse pourront écouter et visionner la totalité des musiques à travers un guide numérique (sorte de smartphone), qui leur fournira des informations concernant la réalisation des clips musicaux ainsi que les paroles des chansons. mehr lesen / lire plus

Cinéma : Hitchcock®

Au Cercle Cité, Paul Lesch partage avec le grand public sa collection privée centrée sur la personne d’Alfred Hitchcock. Plus que comme une icône du septième art, le directeur du CNA nous le présente comme une marque.

Photo : Nuno Lucas da Costa

Même s’il existe des personnes qui n’ont jamais visionné un seul film de Hitchcock – ce qui constitue presque un crime cinématographique –, ces mêmes personnes ont d’une façon ou d’une autre consciemment ou inconsciemment aperçu sa fameuse silhouette de profil, sans parler des scènes angoissantes du film « The Birds » ou encore celle de l’assassinat au couteau sous une douche dans « Psycho ». mehr lesen / lire plus

Arts pluriels : Ce monde ne tourne pas rond

Le Centre Pompidou-Metz offre un second souffle à la Biennale de Taipei, organisée en 2020. Les dernières éditions s’intéressaient aux problèmes environnementaux. En 2022, le sujet est toujours d’actualité.

Photo : Nuno Lucas da Costa

La Biennale de Taipei a été créée en 1992 par le Taipei Museum of Fine Arts. Pour cause de pandémie, l’édition de 2020 a injustement connu un faible retentissement international. Pour y remédier, le Centre Pompidou de Lorraine accueille depuis novembre, pratiquement à l’identique, une grande partie de cette exposition. À l’origine, les commissaires sont partis d’un juste et lucide constat en radiographiant l’état actuel de notre planète : « Toi et moi, on ne vit pas sur la même planète ». mehr lesen / lire plus

Mémoire collective : Tu ne coloniseras point

S’inspirant du mouvement Black Lives Matter, le collectif Richtung 22 a déboulonné provisoirement huit plaques de rues contenant des noms impliqués dans les pages noires du colonialisme. Elles sont exposées au Casino.

Un bienfaiteur ? Peut-être pas pour tout le monde. (Photo : Nuno Lucas da Costa)

Habituellement, beaucoup prêtent peu d’attention aux noms des rues lors de leurs déplacements à pied. Le groupement de jeunes artistes Richtung 22 s’est prêté au jeu et s’est rendu compte que certaines d’entre elles rendent hommage à des personnalités qui, d’une façon ou d’une autre, ont fomenté intellectuellement, scientifiquement, religieusement et surtout économiquement l’exploitation des peuples indigènes des autres continents que celui de l’Europe des Blancs. mehr lesen / lire plus

Expo collective : Permis de créer

Pour sa nouvelle expo « Freigeister », le Mudam a fait appel à quatorze électrons libres de la scène artistique luxembourgeoise.

Une vue de l’exposition. (Photo : Nuno Lucas da Costa)

Dans un habitat plus que compatible avec la volonté de briser la linéarité de l’existence et surtout de la questionner, l’esprit de quatorze esprits libres plane désormais sur le Mudam. Si les uns sont nés au Luxembourg, les autres y travaillent et y vivent, et tous appartiennent à la génération née dans les années 1970-1980. Tous ont ainsi accepté l’invitation du Mudam à l’occasion de son 15e anniversaire et s’y présentent en tant que « Freigeister », expression que les curateurs ont empruntée au philosophe allemand Friedrich Nietzsche. mehr lesen / lire plus

Peinture : Me, myself and…

L’Institut Camões poursuit sa programmation automnale en invitant Nicoleta Sandulescu, qui vient présenter « Dans la maison du corps » : des « selfies » dessinés de l’artiste et de son « moi », lequel se démultiplie à travers les différents espaces d’une maison.

Nicoleta Sandulescu se met en scène et se réinvente dans une ribambelle de vignettes dessinées. (Photo : Nuno Lucas da Costa)

L’approche artistique de Nicoleta Sandulescu n’est aucunement narcissique, mais plutôt empreinte de sincérité dans une quête quasi ludique du « moi », frôlant par moments le sinistre. Ce qui n’est pas sans rappeler certains travaux de la peintre portugaise Paula Rego. mehr lesen / lire plus

Sur arte.tv : Quand revient le calme

Minisérie de dix épisodes, « Quand revient le calme » nous dépeint Copenhague avant et après un attentat terroriste qui bouleversera à jamais la vie de huit personnes.

Une série qui ne ménage pas son audience. (Photo : DR)

Qu’on ne s’y trompe pas, cette nouvelle production danoise n’y va pas par quatre chemins. Dès les premières secondes, le spectateur et la spectatrice seront quelque peu secoués par une foudroyante tuerie à la kalachnikov dans un restaurant copenhaguois. La suite portera tout simplement un regard sur le parcours de vie de huit personnes qui dînaient tranquillement dans cet établissement, avant et après l’attaque. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Onoda

« Onoda » raconte une histoire que le monde entier se devait de connaître : celle d’un soldat japonais prêt au combat qui passa trente ans sur une île des Philippines, croyant que la Seconde Guerre mondiale n’était toujours pas terminée.

Un film basé sur des faits historiques : Hiroo Onoda a combattu pendant trente ans après la capitulation de son pays. (Photo : Le Pacte)

Parler du dernier film d’Arthur Harari équivaut tout simplement à narrer l’histoire invraisemblable d’Hiroo Onoda. Ce ne furent pas mille et une nuits, mais dix mille que cet homme passa sur l’île philippine de Lubang ; ce qui représente pas moins de trente années. mehr lesen / lire plus

Peinture : United Colors

La Ruth Gallery du Casino 2000 présente encore les deux prochains weekends « The Power of Color » d’Alexandre Elenga : une exposition littéralement coloriée autour des préjugés sur la couleur de peau.

Photo : Nuno Lucas da Costa

S’il y a bien une expo qui nous imprime de la bonne humeur solaire en pleine « silly season » aoûtienne, la réponse se trouve du côté de Mondorf-les-Bains. Le jeune artiste Alexandre Elenga, né en 1997 à Brazzaville, mais vivant et travaillant à Persan (France), y orchestre une symphonie de couleurs éclatantes tout en dépeignant un sujet sérieux : celui des discriminations liées à la couleur de peau. mehr lesen / lire plus

Photographie : Raconte-moi ton été

Un air estival s’invite à l’Institut Camões. En quinze photos, 
Tito Mouraz nous emmène sur les plages fluviales portugaises.

Photo : Tito Mouraz

Tito Mouraz, né en 1977, vit et travaille à Porto. Il a parcouru, de 2011 à 2018, les haltes de son enfance dans sa région natale de la Beira intérieure. Sa dernière expo, « Fluvial », est une sorte d’hommage aux étés que le photographe a vécus dans un autre temps sur les rives de paisibles cours d’eau aux attraits bucoliques. Une bonne alternative aux stations balnéaires, assaillies par les hordes de touristes saisonniers, qui font du mètre carré libre et aéré une rareté. mehr lesen / lire plus

Photographie : Ons Hémecht

Le Cape expose une série de clichés du photographe luxembourgeois Raymond Clement : une ode en images à l’Oesling.

Photo : Nuno Lucas da Costa

Intitulée « Lumière – structures – rythmes », l’expo nous emporte immédiatement dès l’entrée de l’espace culturel ettelbruckois à travers trois panneaux photographiques formant une splendide image panoramique des contrées du nord du pays. Nous sommes bien sûr en plein milieu de l’Oesling, et plus précisément dans le parc national de l’Our. Les plus attentifs reconnaîtront, dans un des angles de la composition photographique de Raymond Clement, le lac artificiel du barrage de l’Our, dont beaucoup apprennent l’existence seulement après avoir visité le château de Vianden. mehr lesen / lire plus

Arts pluriels : L’art du gonflable

À l’instar de la majorité des musées de France, le Centre Pompidou-Metz rouvre ses portes. Une dernière opportunité de voir « Aerodream », une expo revivaliste qui nous plonge dans l’aventure des gonflables.

Tubes, montgolfières, ballons, sondes – l’expo « Aerodream » réunit des objets gonflables. (Photo : Nuno Lucas da Costa)

À l’entrée, le public sera quelque peu perplexe : s’attendant à des structures gonflables proportionnelles aux hauts espaces du Centre Pompidou messin, il sera accueilli par six tubes, certes gonflables, mais ressemblant plus à de vulgaires ustensiles de contraception de grande taille pour la gente masculine. Néanmoins, il s’agit tout simplement d’une œuvre collective des italiens Gruppo T intitulé, « Grande oggetto pneumatico », qui mettait en scène sept gigantesques tubes de plastique gonflables aux volumes variables, présentés à la galerie Pater à Milan lors de l’exposition « Miriorama 1 » en 1960. mehr lesen / lire plus

Photographie : Mieux vaut seules que…

Le Mudam présente « Enfin seules », une expérience muséale centrée sur la vie terrestre sans animaux ni êtres humains, où l’existence est surtout végétale.

Photos : Nuno Lucas da Costa

La huitième édition du Mois européen de la photographie poursuit son envol et s’offre la galerie ouest du rez-de-chaussée du Mudam. Pas moins de 200 photos – sans parler des 45 papiers peints surdimensionnés – y sont exposées et placées sous le thème de la présente édition, « Rethinking Nature/Rethinking Landscape ». Il importe d’emblée de souligner que les photos appartiennent toutes à la collection londonienne Archive of Modern Conflict, créée par Timothy Prus, curateur de l’exposition. mehr lesen / lire plus

Documentaires : Mauvaises herbes

Les photojournalistes Frauke Huber et Uwe H. Martin présentent au Pomhouse du CNA l’exposition « Landrush » : une série de documentaires immersifs au sein d’exploitations agricoles dans le monde entier.

Photo : Nuno Lucas da Costa

« Landrush. Ventures into Global Agriculture » est une expérience intercontinentale qui transforme le Pomhouse en un manoir parsemé d’une multitude d’écrans racontant chacun son histoire. Quelques-unes nous arrivent du Brésil, d’autres du Kazakhstan, d’Éthiopie, d’Inde, des États-Unis ou encore d’Allemagne, pays natal de Frauke Huber et Uwe H. Martin. Les deux globe-trotters engagés explorent la planète depuis 2007 en recueillant des témoignages auprès d’agriculteurs, pêcheurs, éleveurs, activistes, scientifiques et politiciens. mehr lesen / lire plus

Société : La vérité si je mens


À travers l’expo « Gleef dat net ! », le Lëtzebuerg City Museum décrypte actuellement quelques théories du complot d’hier et d’aujourd’hui. Plus qu’une mise à jour, il s’agit d’une mise à nu.

Photo : Nuno Lucas da Costa

Les théories du complot ont toujours marqué notre imaginaire au fil du temps. Beaucoup de personnes qui l’ont regardé en direct racontent qu’après l’alunissage de 1969 il était fréquent d’entendre que tout n’était qu’une mise en scène digne d’un film de Kubrick. Dans un passé proche, on se souvient des théories du complot qui ont gravité autour de l’effondrement des tours jumelles du World Trade Center en 2001. mehr lesen / lire plus

Arts visuels : Extorsion d’argent

« Silver Memories » vient tout juste de compléter l’affiche du Casino. Une expo sur les liaisons dangereuses entre l’industrie de la photographie et l’exploitation de l’argent sous sa forme métallique.

Photo : Nuno Lucas da Costa

L’expo, dont le curateur est Paul Di Felice – cofondateur de l’association Café-Crème, dédiée à l’art contemporain –, s’insère dans le cadre de la huitième édition du Mois européen de la photographie. Cette année, l’événement est placé sous le thème « Rethinking Nature/Rethinking Landscape ». Pour ce faire, l’artiste française d’origine coréenne Daphné Le Sergent (née en 1975) utilise deux salles du Casino et fait dialoguer photographie, dessin, vidéo et installation autour de la relation entre la photo argentique et la surexploitation des ressources naturelles. mehr lesen / lire plus

Peinture/techniques mixtes : Pop art2

La galerie Schortgen propose actuellement les créations de Paul Thierry et Gilbert Retsin : une exposition deux en un bien décrite par un pseudonéologisme : « popartdélique ».

Exceptionnellement, la galerie Schortgen expose simultanément deux artistes. Le pop art en est le dénominateur commun, car Paul Thierry (Peter Bednorz de son vrai nom) et Gilbert Retsin ne se connaissent pas. L’un est né à Dramatal (Pologne) en 1960, l’autre à Bruges en 1951. Lors de la visite, il faudra ainsi se figurer une rive droite et une rive gauche, correspondant chacune à l’habitat individuel des deux artistes.

Paul Thierry expose dans celle de gauche. mehr lesen / lire plus

Arts pluriels : Résonances australes

Cette année, le Mudam a vu grand et s’offre une exposition de l’artiste aux multiples talents William Kentridge.

Photo : Nuno Lucas da Costa

« More Sweetly Play the Dance » se veut la première exposition monographique du genre au Luxembourg. Pour ce faire, on a fait appel à William Kentridge, artiste au parcours international né en 1955 à Johannesburg. Sa venue au grand-duché intègre le « Red Bridge Project », une collaboration entre les trois institutions majeures du paysage culturel luxembourgeois que sont le Mudam, la Philharmonie et le Grand Théâtre, curieusement situés aux deux extrémités du pont rouge, d’où le nom du projet. mehr lesen / lire plus