Société : La vérité si je mens


À travers l’expo « Gleef dat net ! », le Lëtzebuerg City Museum décrypte actuellement quelques théories du complot d’hier et d’aujourd’hui. Plus qu’une mise à jour, il s’agit d’une mise à nu.

Photo : Nuno Lucas da Costa

Les théories du complot ont toujours marqué notre imaginaire au fil du temps. Beaucoup de personnes qui l’ont regardé en direct racontent qu’après l’alunissage de 1969 il était fréquent d’entendre que tout n’était qu’une mise en scène digne d’un film de Kubrick. Dans un passé proche, on se souvient des théories du complot qui ont gravité autour de l’effondrement des tours jumelles du World Trade Center en 2001. mehr lesen / lire plus

Arts visuels : Extorsion d’argent

« Silver Memories » vient tout juste de compléter l’affiche du Casino. Une expo sur les liaisons dangereuses entre l’industrie de la photographie et l’exploitation de l’argent sous sa forme métallique.

Photo : Nuno Lucas da Costa

L’expo, dont le curateur est Paul Di Felice – cofondateur de l’association Café-Crème, dédiée à l’art contemporain –, s’insère dans le cadre de la huitième édition du Mois européen de la photographie. Cette année, l’événement est placé sous le thème « Rethinking Nature/Rethinking Landscape ». Pour ce faire, l’artiste française d’origine coréenne Daphné Le Sergent (née en 1975) utilise deux salles du Casino et fait dialoguer photographie, dessin, vidéo et installation autour de la relation entre la photo argentique et la surexploitation des ressources naturelles. mehr lesen / lire plus

Peinture/techniques mixtes : Pop art2

La galerie Schortgen propose actuellement les créations de Paul Thierry et Gilbert Retsin : une exposition deux en un bien décrite par un pseudonéologisme : « popartdélique ».

Exceptionnellement, la galerie Schortgen expose simultanément deux artistes. Le pop art en est le dénominateur commun, car Paul Thierry (Peter Bednorz de son vrai nom) et Gilbert Retsin ne se connaissent pas. L’un est né à Dramatal (Pologne) en 1960, l’autre à Bruges en 1951. Lors de la visite, il faudra ainsi se figurer une rive droite et une rive gauche, correspondant chacune à l’habitat individuel des deux artistes.

Paul Thierry expose dans celle de gauche. mehr lesen / lire plus

Arts pluriels : Résonances australes

Cette année, le Mudam a vu grand et s’offre une exposition de l’artiste aux multiples talents William Kentridge.

Photo : Nuno Lucas da Costa

« More Sweetly Play the Dance » se veut la première exposition monographique du genre au Luxembourg. Pour ce faire, on a fait appel à William Kentridge, artiste au parcours international né en 1955 à Johannesburg. Sa venue au grand-duché intègre le « Red Bridge Project », une collaboration entre les trois institutions majeures du paysage culturel luxembourgeois que sont le Mudam, la Philharmonie et le Grand Théâtre, curieusement situés aux deux extrémités du pont rouge, d’où le nom du projet. mehr lesen / lire plus

Cinéma : L’envers du décor

Au Cercle Cité, l’exposition « Ready. Set. Design. » nous montre une autre facette du Luxembourg : celle d’un pays devenant un décor de cinéma à ciel ouvert.

Photo : Nuno Lucas da Costa

À la veille du prochain Luxembourg City Film Festival (du 4 au 14 mars), l’historien Paul Lesch, directeur du Centre national de l’audiovisuel, Chiara Lentz et Yves Steichen, également membres du centre dudelangeois, rendent un précieux hommage à la scénographie et aux décors des productions et coproductions luxembourgeoises réalisées pendant les quarante dernières années. Surprise pour les uns, nostalgie pour les autres, il est possible de (re)voir d’anciens clichés montrant le Luxembourg travesti en espaces plus improbables les uns que les autres. mehr lesen / lire plus

Photographie : The World Is Not Enough

Neimënster présente en exclusivité les lauréats du dernier concours « World Press Photo » en date. Une authentique revue de presse sous le format du journalisme visuel.

Photo : Nuno Lucas da Costa

L’image d’un jeune baigné par les lumières de téléphones portables pendant qu’il récite un poème, au milieu d’une manifestation pacifique contre la coupure des services internet instaurée par le régime militaire du Soudan, a remporté le prix de la photo de l’année. L’auteur en est le japonais Yasuyoshi Chiba, responsable de la photographie à l’AFP pour l’Afrique de l’Est et l’océan Indien. « Straight Voice », la photo prise le 19 juin 2019 à Khartoum, capitale du Soudan, a convaincu le jury par son caractère poétique, illustrant à la fois le pouvoir de la jeunesse et de l’art. mehr lesen / lire plus

Photographie : Renaissances

Pour son nouveau déconfinement, la galerie Nei Liicht de Dudelange propose la nouvelle série de photos de Cristina Dias de Magalhães. Des portraits d’animaux se jumellent avec celui de ses deux filles.

Les filles jumelles de l’artiste visitent l’exposition. (Photo : Nuno Lucas da Costa)

« Instincts. Same but Different » nous apparaît tel un album photo intimiste autour de Victoria et Helena, les filles jumelles de Cristina Dias de Magalhães, âgées aujourd’hui de quatre ans. À l’extrême opposé des terrifiantes jumelles de Kubrick dans « The Shining », l’expo propose des images provenant de l’espace familial de la photographe ainsi que celles d’animaux captées au Muséum d’histoire naturelle de Genève. mehr lesen / lire plus

Dessins : Flaques hivernales

L’Institut Camões expose depuis ce mois de décembre une série de dessins de João Jacinto, artiste ni égoïste ni altruiste.

Photos : Nuno Lucas da Costa

Avec une carrière de 30 ans au Portugal et après avoir exposé en Allemagne, en Belgique ou en Suisse, João Jacinto (né en 1966) se présente pour la première fois au Luxembourg. L’exposition « Nódoas » (« Taches ») réunit huit dessins émanant d’une période créative de 2010 à 2020. Sur ce qui a motivé l’artiste dans le choix du titre, Jacinto nous dit tout simplement se rappeler que lorsque cela lui a été demandé, le mot « nódoas » lui est presque automatiquement survenu, sans aucune explication particulière. mehr lesen / lire plus

Photographie : Rétro mais contemporain

Avec « Time 0 », Paul Kirps dévoile une nouvelle facette de sa veine artistique : celle de la photographie sous la lentille d’un bon vieux Polaroid.

Photos : Nuno Lucas da Costa

Plutôt connu pour ses peintures murales à l’École européenne et à la Commission européenne au Luxembourg, Paul Kirps se livre à un nouvel exercice à Neimënster et présente toute une série de photos prises ces deux dernières années à New York, Barcelone, Lisbonne, Palma de Majorque, Arlon, Bruxelles et certaines villes du Luxembourg, dont la capitale, avec un ancestral Polaroid SX70. Ici, pas de paysages ou de portraits, mais des espaces souterrains, des zones industrielles, des chantiers, des parcs d’attractions, des dépôts, des toits d’immeubles ou encore le quartier du Kirchberg lors du confinement. mehr lesen / lire plus

Art contemporain : Mudam 2.0

Avec « Me, Family » le Mudam se livre à une expérience inhabituelle : donner le pouvoir au public d’interagir virtuellement avec les artistes choisi-e-s.

(Stills from Karolina Markiewicz & Pascal Piron, Side Effects of Reality (To Not to Be Destroyed to Powder by the Powder and the Fist), 2018 Courtesy the artists )

Même si au Luxembourg les musées ont été épargnés par les nouvelles mesures sanitaires du gouvernement, ses habitant-e-s peuvent depuis le mois dernier apprécier toutes sortes de créations artistiques en un simple clic. Inspiré de l’emblématique exposition « Family of Man » du plus international des artistes du pays, Edward Steichen, « Me Family » est constitué d’une plateforme digitale avec 24 artistes originaires de 14 contrées différentes. mehr lesen / lire plus

Dans les salles : Evge

Sur fond de guerre russo-ukrainienne, « Evge » raconte les difficiles retrouvailles entre un père et son fils et met en évidence la cause du peuple tatar de Crimée.

« Evge » est le premier film de Nariman Aliev. Au centre de l’histoire : deux frères, dont un est mort à la guerre, et leur père. (Photo : Festival de Cannes/DR)

Le ton du film est donné dès le début : Mustafa (Akhtem Seitablaev) se rend dans une morgue à Kiev pour récupérer le corps de son fils, mort dans le conflit entre l’Ukraine et la Russie. Son projet est de l’enterrer sur sa terre natale en Crimée. mehr lesen / lire plus

Sculptures : Les suspensions de Leonor Antunes

Le Mudam présente depuis le mois dernier « Vides, intervalles et jonctions » de Leonor Antunes. Plus qu’une exposition, il s’agit d’un dialogue avec l’espace architectonique du musée du Kirchberg.

Photo : Nuno Lucas da Costa

L’expo de Leonor Antunes (Lisbonne, 1972) s’insère dans le nouveau programme du Mudam, qui invite artistes de tous bords à créer des œuvres pour le pavillon Henri J. and Erna D. Leir. Une des curatrices n’est autre que la directrice Suzanne Cotter. Pour contempler la complexité des sculptures de Leonor Antunes, il faudra d’abord traverser les immenses halls du Mudam au rez-de-chaussée et longer le « jardin des sculptures », pour finalement accéder à l’espace octogonal créé par l’architecte chinois Ieoh Ming Pei (1917-2019). mehr lesen / lire plus

Bande dessinée : Holocauste pop

Neimënster expose depuis peu une série de dessins sur la Shoah. Des témoignages artistiques uniques, de l’après-guerre jusqu’à nos jours, y dépeignent l’indicible avec les traits du neuvième art.

Une image de « Maus », d’Art Spiegelman.

Il y a 75 ans, l’Armée rouge libérait le camp d’Auschwitz. L’humanité y découvrit l’inconcevable. Dans ce contexte, l’expo « Shoah et bande ­dessinée. Des planches pour la mémoire collective » aborde la réalité de la Shoah de façon inhabituelle, à travers un assemblage de comics américains, de BD franco-belges, de romans graphiques ou encore de mangas japonais.

Bien structurée et en trois langues (français, anglais et allemand), l’expo se divise en trois parties. mehr lesen / lire plus

Photographie : Déracinements

Le Cercle Cité présente depuis peu l’exposition « mateneen » : des histoires de réfugiés au Luxembourg, de leur intégration au passé laissé derrière eux.

Photo : Nuno Lucas Da Costa

« mateneen » réunit quelque 70 photos de trois photographes du cru, Sébastien Cuvelier, Ann Sophie Lindström et Patrick Galbats. Dans un cadre plutôt gai par rapport au thème, le visiteur et la visiteuse ne verront pas de portraits misérabilistes en noir et blanc stimulant la catharsis la plus primaire. Ils et elles verront plutôt des photos en couleur empreintes d’humanisme, leur proposant avant tout un long moment de réflexion. mehr lesen / lire plus

Dessins/sculptures : Mémoires hétéronymes

Jusqu’au 2 octobre, l’Institut Camões présente « Gabinetes », assemblage de dessins et sculptures de Pedro Saraiva et ses acolytes imaginaires.

Photos : Nuno Lucas Da Costa

Pedro Saraiva, né en 1952 à Lisbonne, y travaille et y vit. Professeur titulaire à l’École supérieure des beaux-arts de la capitale portugaise, il est avant tout un artiste plastique assembleur. Assembleur de personnages qu’il crée, jonglant entre fiction et réalité. « Gabinetes » est le résultat de cette réunion, qu’il conçoit depuis 2008. Au Luxembourg, les personnages mis à l’honneur parmi les multiples issus de son imagination sont António Maria Codina, Cristina Rosa Agostinho et Alberto de Oliveira Bárcea. mehr lesen / lire plus

Kôji Fukada : La suspecte inusuelle

Intense thriller psychologique, « Yokogao (A Girl Missing) » brosse le portrait d’une femme injustement condamnée par le public et nous fait vivre sa descente aux abîmes.

Intimidée par la presse à sensation qui s’abat sur elle, Michiko va pourtant trouver le chemin de sa vengeance. (© Art House)

Après le dérangeant « Harmonium » (prix du jury « Un certain regard » lors de l’édition 2016 du Festival de Cannes), Kôji Fukada scénarise cette fois l’histoire d’Ichiko (Mariko Tsutsui), infirmière dévouée qui preste des soins à domicile à Mme Oisho, une veuve d’âge avancé. Ichiko, partie quasi intégrante de la famille Oisho, aide également les petites-filles, ­Motoko et Saki, pour leurs devoirs. mehr lesen / lire plus

Art contemporain : Le ciel n’est pas la limite

Le Centre Pompidou-Metz présente depuis peu l’expo « Le ciel comme atelier. Yves Klein et ses contemporains ». Une expérience éthérée autour de l’emblématique artiste d’après-guerre.

Photo : J. Paul Getty Trust

Si vous vous attendiez à une simple exposition de peintures d’Yves Klein (1928-1962), détrompez-vous ! Le visiteur et la visiteuse y verront une myriade d’artistes gravitant autour du Français, à travers plusieurs approches artistiques qui vont de la peinture à l’architecture, en passant par le dessin, la photo, la vidéo, l’électronique ou encore les croquis futuristes.

L’expo débute par une authentique apologie du bleu, un bleu qu’Yves Klein lui-même nomme International Klein Blue (IKB) à partir de 1957. mehr lesen / lire plus

Arts visuels : L’enfer, c’est nous

Le couple d’artistes Karolina Markiewicz et Pascal Piron prolonge l’expo « Putain de facteur humain – précieux facteur humain » au Pomhouse du CNA. Une expérience dérangeante sur la dualité humaine.

Photo : Romain Girtgen – CNA

« Putain de facteur humain » (PFH) est une expression québécoise attribuée à l’astrophysicien et écologiste Hubert Reeves, par laquelle il se demande quelles sont les raisons qui font que l’on accepte quelque chose d’inacceptable. Karolina Markiewicz et Pascal Piron problématisent l’interrogation de Reeves à travers une multitude d’images, parsemées d’ambiances sonores et de messages écrits. Les unes sont affectueuses, les autres cinglantes, mettant ainsi à nu les dérives de l’être humain. mehr lesen / lire plus

Peinture : Anatomie d’une cuirasse

Après sa fermeture pour cause de pandémie, l’institut Camões rouvre ses portes et nous présente « Lux in tenebris ». L’artiste lisboète Miguel Telles da Gama y dissèque des armures de chevalier à travers six images en peinture acrylique.

Si la version brechtienne de « Lux in tenebris » (« La lumière dans les ténèbres ») mettait en évidence l’ironie et l’appât du gain, la version de l’artiste lisboète Miguel Telles da Gama (né en 1965) nous semble à première vue banale. Six images circulaires aux tonalités noires sur des feuilles en papier blanc rectangulaires mettent en scène les parties qui composent une armure. mehr lesen / lire plus

Portugal-Luxembourg : Des êtres humains et des départs

Neimënster expose depuis peu l’histoire d’innombrables hommes et femmes qui ont fui le Luxembourg pendant l’occupation nazie pour atteindre le Portugal. À partir des années 1960, ce sont les Portugais qui quittent le Portugal de Salazar et tentent leur chance au grand-duché.

En novembre 1940, trois trains quittent le Luxembourg en direction de la péninsule Ibérique. Les deux premiers ne rencontrent pas de problèmes particuliers. Le troisième, qui transporte 293 Juifs, est retenu à la frontière portugaise de Vilar Formoso pendant 10 jours à cause d’un différend diplomatique entre la Gestapo et les autorités portugaises sur la neutralité du Portugal. Pendant ces 10 jours, les passagers survivent grâce à la générosité de la population locale. mehr lesen / lire plus