Dommage collatéral d’une politique culturelle qui ne s’intéresse qu’au prestige au lieu d’investir dans des contenus, le musée de la forteresse ou « Musée op den dräi Eechelen » comme il s’appelle apparemment, est entré dans la ligne de mire de la Cour des Comptes. Le bilan que dresse l’honorable institution est catastrophique : après plus d’une dizaine d’années de travaux, de rénovations, de changements de concepts, de noms et de têtes, le musée n’est toujours pas prêt à ouvrir ses portes, faute de contenu et concept. Alors qu’il devrait s’intéresser à la culture et l’identité nationale luxembourgeoise selon les vœux pieux de la secrétaire d’Etat, le musée voisin du Mudam risque d’entrer dans l’histoire de l’art comme le seul musée vide du monde. En tout cas, l’ouverture qui était prévue pour fin 2007, selon les dires d’Octavie Modert en avril de l’année dernière, est ajournée sine die. De deux choses l’une : ou notre identité nationale ne suffit pas pour remplir un musée, ou il serait grand temps de faire le ménage dans un ministère paralysé par des fonctionnaires tout puissants et leur clientèle.
Harcèlement moral : plus de moyens pour l’ITM
En avril 2023, la Chambre adoptait une loi pour lutter contre le harcèlement moral au travail, en confiant à l’Inspection du travail et des mines (ITM) la charge de traiter les plaintes et de mener d’éventuelles enquêtes. Où en est-on trois ans après ? Répondant à une question parlementaire du député pirate Sven Clement, le ministre du...

