Les salarié-e-s observé-e-s

von | 27.05.2011

Le taux d’absentéisme au travail est particulièrement bas au Luxembourg. Comparé aux chiffres de 2010 en Belgique (5,68%) ou en Allemagne (4,80%), il n’est au Luxembourg que de 3,4%. Malgré ces faits, le gouvernement s’est plié à une revendication de notre patronat local qui n’a de cesse de se plaindre de salarié-e-s, qui, selon lui, seraient trop souvent et indûment absent-e-s de leur poste de travail. Cette semaine donc, les ministres socialistes du travail, Nicolas Schmit, et de la santé, Mars di Bartolomeo, ont présenté le lancement de l’Observatoire de l’absentéisme, qui sera en ligne à partir de ce lundi. Ils n’étaient pas seuls à la conférence de presse : des représentants du patronat et des syndicats y étaient aussi. Si di Bartolomeo souligne que ce portail servira à évacuer les « préjugés » relatifs à l’absentéisme, ainsi que de « trouver des solutions » dans les branches où ce phénomène est particulièrement élevé, il n’en reste pas moins qu’il peut également servir de moyen de pression sur les salarié-e-s, car l’absentéisme est considéré également comme un frein à la compétitivité de l’économie nationale. Et pourquoi pas instaurer un observatoire sur les profits entreprise par entreprise, histoire que certain-e-s salarié-e-s puissent voir où vont les richesses qu’ils ont produites et à quel prix ?

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