INSTALLATIONS: Cinémaphorismes

von | 06.03.2014

Les « Holograms » de Jeff Desom, exposés dans le cadre du festival Discovery Zone, sont de petits hommages amoureux au monde du cinéma.

« Twin Peaks » – une des scènes immortalisées dans une boîte noire par Jeff Desom (Photo: Tom Gundelwein)

Que le jeune réalisateur – et lauréat du prix Edward Steichen – Jeff Desom soit un fou du monde cinématograpique et qu’il aime citer ses séquences favorites en les remaniant, cela est connu, du moins depuis le succès de « Rear Window Loop » – un court métrage qui revisite le classique « Rear Window » d’Alfred Hitchcock, avec l’aide de la technologie numérique.

Dans « Holograms », Desom ne fait pas danser les bits and bytes, mais il réussit, grâce à des techniques plutôt artisanales à la base, à créer des miniatures en hommage à quelques-uns de ses films favoris – qui pour le bonheur de toutes et de tous sont aussi des classiques du cinéma. Ainsi, le spectateur est invité à plonger son regard dans une série de boîtes noires. A l’intérieur, Desom a reconstruit avec minutie les sets de films célèbres. Et c’est sur ces sets qu’il projette, par une construction de miroirs et avec une plaque en verre, les acteurs en mouvement. En quelque sorte, il reprend le principe des premiers appareils photographiques, pour le détourner et en faire une sorte de « spin-off » créatif.

Desom parvient ainsi à isoler quelques-uns des moments les plus beaux et les plus marquants du cinéma : la tête de Martin Sheen dans « Apocalypse Now », juste avant qu’il n’abatte le méchant Kurtz (Marlon Brando). Ou une scène extraite de « The Big Lebowsky » où Steve Buscemi et John Turturro polissent leurs boules de bowling. Mais aussi des moments plus classiques comme l’envolée en vélo sur fond de pleine lune dans « E.T. » ou encore une scène du vieux classique « Jason et les Argonautes » où le capitaine se bat contre une armée de squelettes. Mais la boîte noire qui fait le plus froid dans le dos est sûrement celle dans laquelle Desom met en scène « Twin Peaks » de David Lynch.

Au-delà de la prouesse technique qui se cache derrière « Holograms », Desom prouve qu’il est capable de transférer ses concepts artistiques d’un moyen d’expression à l’autre. D’autant plus que ses hologrammes sont plus que de simples citations de films, ce sont aussi des fragments d’une mémoire collective cinématographique. Et comme le cinéma bouge, les installations de Desom semblent condamnées à faire de même – mais, vu leur conception, elles consistent avant tout dans une répétition ad aeternam des mêmes gestes.

En ce sens, « Holograms » est aussi une réflexion sur comment nous concevons la mémoire cinématographique, doublée d’une manifestation audacieuse des talents multiples de l’artiste.

Au Ratskeller du Cercle Cité, jusqu’au 23 mars.

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