Deux images, surtout, restent à l’esprit longtemps après avoir vu „Fahrenheit 451“. L’une rigolo: des policiers volant grâce à un trucage fait main charmant. L’autre tragique: une bibliophile préférant s’incendier avec ses tonnes de livres, qu’elle avait réussi à cacher pendant si longtemps, au lieu de laisser faire les sbires de cet Etat répressif où la lecture est interdite, car subversive. Un film à part de François Truffaut, à la science fiction – d’après Ray Bradbury – douce, qui devient un fabuleux hommage à la lecture. Et puis Oskar Werner campe son rôle, encore une fois, de manière inoubliable.
Germain Kerschen
A la Cinémathèque, vendredi le 16 mai

