Depuis que, le 3 août, le journaliste turco-suédois Hamza Yalçin a été arrêté à l’aéroport de Barcelone en application d’un mandat d’arrêt international émis à la demande de la Turquie, la grogne envers les autorités espagnoles va croissant. Le mandat d’arrêt accuse le journaliste d’avoir entre autres insulté le président turc Erdoğan et d’être lié à un groupe d’extrême gauche illégal. Le député CSV Laurent Mosar avait alors réagi par une question parlementaire au ministre des Affaires étrangères et européennes pour connaître « la pratique luxembourgeoise relative à des mandats d’arrêt internationaux émis par la Turquie contre des journalistes turcs ». Dans sa réponse, Jean Asselborn explique que « le Luxembourg n’a connu qu’une seule demande d’extradition à l’égard d’une journaliste de nationalité turque, et ce au courant de l’année 2006. La Chambre du conseil a émis un avis négatif de sorte que le ministre de la Justice a dès lors refusé la demande d’extradition turque ». Ce que n’explique cependant pas le ministre, c’est qu’à l’époque, entre le jour de l’arrestation de Zubeyde Ersöz en cellule d’isolation (!) à Schrassig et son jour de libération trois mois et demi se sont écoulés. Elle avait été incarcérée au moment même où elle voulait déposer sa demande d’asile politique – suite à un mandat d’arrêt turc qui lui reprochait d’être une terroriste. Qui sait ce qui se serait passé si son cas n’avait pas été rendu public à l’époque par le woxx, et qu’à la suite il n’y avait pas eu création d’un comité de soutien venant en aide à la journaliste kurde tellement désespérée qu’elle avait même entamé une grève de la faim ?
Corruption à la Direction de l’immigration : Mémoire sélective
Les affaires de corruption présumée à la Direction de l’immigration ont débuté quand Jean Asselborn en était le ministre de tutelle. Elles se sont poursuivies sous le mandat de Léon Gloden. Tous deux affirment n’avoir eu qu’une connaissance limitée des faits, qui sont pourtant d’une exceptionnelle gravité.

