Les résultats de PISA 2025, publiés le 8 septembre 2026, confirment un recul des compétences au Luxembourg, qui suit la même tendance que les autres pays de l’OCDE. En lecture, le pays chute de 470 points (2018) à 443 points, soit un retard de plus d’une année scolaire. Depuis 2015, la part des lecteur·rices en difficulté a augmenté de 13 points. Le ministre Claude Meisch pointe l’usage excessif du smartphone et des réseaux sociaux et propose notamment une interdiction générale du smartphone dans les classes inférieures du secondaire. L’asbl Freed um Liesen salue cette démarche, mais estime qu’elle ne suffira pas. La lecture attentive s’acquiert avant tout par la pratique régulière, la curiosité et le plaisir de lire. Or, selon Luc Weis (Script), les erreurs d’inattention en lecture ont doublé : les textes sont survolés plutôt que lus. Une interdiction ne règle pas ce problème. Freed um Liesen rappelle aussi l’enjeu d’égalité des chances : les enfants à qui l’on fait la lecture à la maison réussissent bien mieux. Laisser cette mission au seul milieu familial creuserait les écarts. S’ajoute la réalité luxembourgeoise : 78 % des élèves testé·es parlent à la maison une autre langue que celle de l’épreuve. La promotion de la lecture se doit ainsi d’être une responsabilité collective prenant en compte les familles, les écoles, les bibliothèques, ou encore les médias et les associations. Un plan d’action national pour la lecture a justement été annoncé par le gouvernement. S’il va dans la bonne direction, l’essentiel sera de le déployer réellement à l’échelle de toute la société.
« Il faut assurer l’effectivité de la directive »
L’Initiative pour un devoir de vigilance et la Commission consultative des droits humains (CCDH) ont présenté dix recommandations afin d’assurer « l’effectivité » de la transposition de la directive européenne sur le devoir de vigilance. Actuellement, les victimes de violations de droits humains ou environnementaux survenues au long des...

