Luxtram : Entre l’ADR et Déi Lénk, on a d’autres priorités

von | 19.12.2017

Le tram récemment inauguré suscite toujours l’émoi. Déi Lénk demande des conditions de travail décentes chez Luxtram, pour l’ADR, la connaissance du luxembourgeois devrait être une condition d’embauche.

(© Wikimedia)

À chacun ses priorités : tandis que chez Déi Lénk, on demande des conditions de travail et des salaires décents pour les employés de Luxtram S.A., l’ADR s’offusque du fait que ces mêmes employés ne soient pas obligés de parler luxembourgeois.

Le tram est exploité par une entreprise privée, Luxtram S.A., dont les actionnaires sont la Ville de Luxembourg et l’État. Pourtant, les conditions de travail y ont, pour l’instant, peu à voir avec celles du secteur public. En janvier débuteront les négociations pour une convention collective, et Déi Lénk fait d’ores et déjà savoir que le parti soutient les revendications des salarié-e-s et de leurs syndicats.

À savoir : des conditions de travail similaires à celles qu’ils/elles auraient pu avoir si le tram avait été intégré dans les CFL ou les AVL (Autobus de la Ville de Luxembourg). En effet, Déi Lénk soutient que les salaires chez Luxtram S.A. sont, en début de carrière du moins, proches du salaire minimum.

En même temps, l’ADR se fend lui aussi d’un communiqué de presse ayant pour sujet le tram. Cela après la réponse de François Bausch à une question parlementaire du député Fernand Kartheiser, dans laquelle le ministre a expliqué que pour des raisons de sécurité, on aurait choisi la langue française comme langue opérationnelle pour le tram. L’ADR, qui qualifie la langue française de « langue étrangère », s’indigne de cette décision que le parti juge « discriminatoire ».

D’ailleurs, le parti nationaliste s’offusque du fait qu’une motion déposée le 14 décembre, réclamant la connaissance du luxembourgeois pour travailler auprès de Luxtram S.A., a été rejetée. Tout comme l’idée de donner la priorité aux anciens volontaires de l’armée luxembourgeoise lors du recrutement.

Les deux partis se rejoignent tout de même sur un point… ou presque : ADR comme Déi Lénk revendiquent la gratuité des transports. Mais tandis que Déi Lénk revendique cette gratuité pour tout le monde, aux yeux de l’ADR, elle devrait être réservée aux seul-e-s résident-e-s.

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