ART CONTEMPORAIN: Revolver éphémère

von | 24.10.2014

La galerie Zidoun & Bossuyt présente la « Suite for Spray Gun » de l’artiste allemand Thomas Zitzwitz, qui célèbre l’éphémère à sa façon.

Ne vous y trompez pas : seules les couleurs originales peuvent rendre justice au travail de l‘artiste.

Une chose avant tout sur l’art de Thomas Zitzwitz : cet homme a du courage. Car sans une bonne réserve de culot, personne n’oserait plus choisir des couleurs pastel de nos jours. Pour ainsi dire, nous nous excusons d’avance auprès de nos lectrices et lecteurs si la reproduction du tableau de l’artiste ci-dessus ressemble à de la mélasse grise. Mais nous pouvons les assurer que, en couleur, cela ne fait pas non plus tomber à la renverse le spectateur.

Pourtant, une visite à la petite galerie Zidoun & Bossuyt n’est nullement déconseillée : il faut juste un peu de temps et de recul pour mieux se plonger dans « Suite for Spray Gun ». L’art de Thomas Zitzwitz se situe plutôt du côté technique et pratique que de celui du contenu, et pourtant une touche personnelle émane quand même de ces grandes toiles abstraites. C’est qu’en contemplant longtemps les différentes couches superposées qui composent les oeuvres de l’artiste, on reconnaît – ou du moins on a l’impression de reconnaître – des formes anthropomorphiques : une tête par ci, une main par là ou encore des pores d’une peau humide sur un autre tableau. Le tout caché dans un brouillard de couleurs et de formes qui semblent arbitraires, mais qui ne le sont – peut-être – pas.

C’est que Zitzwitz jongle entre l’abstraction technique et la composante émotionnelle de ses tableaux. On pense aussi à Kandinsky, à cause du pari de l’artiste avec les couleurs. Mais, contrairement au vieux maître, Zitzwitz ne réussit pas toujours à les arranger de façon harmonieuse. Peut-être que l’artiste n’est tout simplement pas assez synesthétique pour cela.

Le natif de Sindelfinge a cependant réussi à se forger un style reconnaissable et à avancer dans ses recherches picturales. Et il ne fait rien pour plaire à tout prix au spectateur ou pour suivre des modes artistiques – ce qui le rend sympathique à première vue. Pourtant, gager sur l’art abstrait en 2014 comporte aussi le risque de passer pour un autiste de l’art contemporain.

En tout cas, « Suite for Spray Gun » présente l’avantage de ne pas pouvoir laisser indifférent. On aime ou on n’aime pas les tableaux et l’approche de Thomas Zitzwitz. Même sans grands contrastes.

Jusqu’au 10 novembre, 101, rue Adolphe Fischer à Luxembourg-ville.

Dat kéint Iech och interesséieren

EXPO

Kunst gegen Gewalt: Der Prozess der Heilung

Für das Projekt „Ugegraff“ schaffen 50 Künstler*innen eine Ausstellung, die während ihrer Vernissage (fast) vollständig zerstört wird. Schritt für Schritt werden die Werke nun neu zusammengesetzt. Ein Projekt über häusliche Gewalt, oder: wenn Kunst Gewalt spiegelt. Es ist der Abend des 25. September. Im Eingangsbereich des Musée national de la...

EXPOGENDER

Ausstellung „Les vrais hommes“: Blinde Flecken und offene Türen

Im Rainbow Center kann man zurzeit die Ausstellung „Les vrais hommes“ besichtigen. Eine Schau, die wichtige Themenbereiche ausspart und vor allem offene Türen einrennt. Härte, Aggressivität, Konkurrenzdenken – männliche Rollenbilder sind nach wie vor von stereotypen Vorstellungen geprägt, die Männlichkeit mit emotionaler Kälte und Dominanz...

EXPO

Arts pluriels : Rendre à Cléopâtre ce qui est à Cléopâtre

Pour l’Automne, l’Institut du monde arabe de Paris continue à nous présenter « Le mystère Cléopâtre ». Une expo qui remet les pendules à l’heure sur la vie de la dernière reine d’Égypte. Qui était vraiment Cléopâtre ? D’où vient cette légende de la femme fatale ? Est-ce qu’elle était vraiment aussi belle qu’on le dit ?...

EXPO

Arts pluriels : Illusions dominicales

L’exposition « Dimanche sans fin » célèbre les 15 ans du Centre Pompidou-Metz. Elle présente une exceptionnelle symbiose entre l’artiste Maurizio Cattelan et une vaste collection de la maison mère de Paris. C’était il y a quinze ans, en mai 2010, le public se pressait pour admirer un pur joyau architectural de Shigeru Ban et Jean de...