C’est comme les vases communicants : plus le néolibéralisme triomphe en Europe, plus les droits de l’homme s’effondrent. Dernier exemple en date : l’Espagne, où une loi antimanifestants et antijournalistes est entrée en vigueur ce 1er juillet. Hypocritement appelée « loi sur la sécurité publique », elle promet des répressions draconiennes à tous ceux qui oseraient défier la force publique en manifestant, avec des poursuites pouvant aisément aller de 30.000 à 600.000 euros. La même chose vaut aussi pour les journalistes qui auraient l’idée saugrenue de couvrir des violences policières : là aussi, les amendes peuvent aller jusqu’à 30.000 euros. Et si l’on considère que les « Indignados » ne sont pas forcément les personnes les plus aisées de la péninsule ibérique, on comprend aisément que cette loi est taillée sur mesure pour contrer les mouvements similaires dans le futur et mettre un frein à la dynamique de Podemos. Donc, après la Hongrie, c’est l’Espagne qui entre dans le club des pays européens ouvertement liberticides – tandis que la Commission Européenne, en tant que gardienne des traités, reste silencieuse.
Homophobie (bis) : rappel à la loi pour Tom Weidig
L’homophobie n’attend pas le mois des Fiertés pour se répandre sur les réseaux sociaux. Le 8 février 2025, un internaute, sévissant sous le pseudo « De Patrick », commentait ainsi un post Facebook du député ADR Tom Weidig : « Mir mussen och hei kempfen an LGBTQ vernischten. » Dans son post, l’élu d’extrême droite avait salué la décision de...

