Est-il encore raisonnable de construire de nouvelles autoroutes en 2026 ? Pour les autorités françaises, la réponse est résolument positive, comme le montre l’enquête d’utilité publique lancée le 11 mai pour la construction de l’A31 Bis, qui doit fluidifier le trafic entre le Nord mosellan et le Luxembourg. Ce projet, éclos dans l’esprit de responsables politiques locaux de droite il y a une trentaine d’années, prévoit un contournement ouest de Thionville sur sept kilomètres en 2×2 voies, la construction d’un tunnel de 2,4 km à Florange et l’élargissement de l’A31 existante à 2×3 voies. Le coût total avoisinera les 2 milliards d’euros. L’enquête d’utilité publique doit se terminer fin juin, un délai bien trop court face à un dossier de près de 5.000 pages, estiment les opposant·es à l’autoroute. Vingt-cinq associations locales et nationales se sont constituées en collectif pour tenter de bloquer la construction de la future autoroute, qu’elles qualifient de « projet d’inutilité publique ». Elles jugent disproportionné le tracé envisagé, le gain de temps prévu sur l’ensemble du trajet se limitant de 2 à 10 minutes. L’autoroute saccagera plusieurs espaces naturels et patrimoniaux – comme le château de Bétange –, provoquera l’artificialisation des sols, une augmentation des gaz à effet de serre, des nuisances sonores et de la pollution de l’air à proximité de zones habitées et d’écoles. Une fois achevée, l’autoroute sera confiée en concession à un opérateur privé, qui prélèvera près de 3,80 euros de péage pour un trajet.
Droit du travail dans le monde : de mal en pis
Le droit du travail et les droits syndicaux étaient en recul partout dans le monde en 2025, constate la Confédération syndicale internationale (CSI), dans la treizième édition de son « Indice des droits ». Parmi les indicateurs les plus dégradés, elle pointe une hausse « des violations de la liberté d’expression et de réunion » (dans 50 % des...


