Deniz Gamze Ergüven : Kings

Déception que ce deuxième film de , dont le « Mustang » était si fougueux. À trop vouloir évoquer les émeutes de 1992 à Los Angeles, elle perd le fil de sa narration et ne propose ni point de vue ni éclairage d’un destin individuel particulier. Halle Berry en mère d’adoption courageuse sauve les meubles.

L’évaluation du woxx : X
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Peinture mixte
 : Les mystères de l’Est


Avec les toiles d’Esti Levy à la galerie Schortgen, on est plongé d’emblée dans le grand bain des influences orientales, où même les figures les plus martiales pétillent de malice. Une exposition haute en couleur, c’est le cas de le dire.

Détail du polyptyque « Multiplicité »

Des silhouettes effilées tout en hauteur, desquelles on ne distingue que quelques traits de visage ; des compositions elles aussi résolument verticales, où les personnages côtoient d’étranges structures architecturales qui semblent avoir le ciel pour unique but ; un remplissage constant et polychrome ; çà et là, des bribes d’écriture ou d’alphabet : voici l’univers d’Esti Levy, à revoir à la galerie Schortgen, qui expose la Franco-Israélienne régulièrement depuis 12 ans déjà. mehr lesen / lire plus

Christophe Honoré
 : Excès de politesse du désespoir


Brillante reconstitution des années sida jusque dans les moindres détails, « Plaire, aimer et courir vite » cherche tellement la modération qu’il en devient maniéré… et un rien monotone.

Mise en abîme : première rencontre pour Arthur et Jacques dans une salle de cinéma.

L’année dernière, « 120 battements par minute » prenait le parti d’évoquer les années 1990 et l’épidémie de sida sous l’angle de l’énergie des militants d’Act Up et d’une histoire d’amour qui faisait la part belle à l’urgence d’aimer. Tout semble porter à croire que Christophe Honoré en a choisi, dans « Plaire, aimer et courir vite », le contre-pied. mehr lesen / lire plus

Musique classique
 : Notes pleines en plein air


Devant le succès rencontré l’année dernière par le concert sur la Kinnekswiss, le Luxembourg City Tourist Office remet le couvert et propose un festival classique dans le parc municipal. Petite revue de ce « Kinnekswiss Loves… ».

(Photo : Alfonso Salgueiro Lora)

Avec l’été et la venue des beaux jours, les activités de plein air déploient leurs charmes et les salles de concert se vident peu à peu. La pause estivale se profile à l’horizon. Mais avant leur sevrage relatif jusqu’en septembre, amatrices et amateurs de classique pourront conjuguer les plaisirs extérieurs avec ceux de l’oreille grâce au festival « Kinnekswiss Loves… ». mehr lesen / lire plus

Iram Haq : Hva vil folk si

Ce récit autobiographique de la réalisatrice Iram Haq évite l’écueil de la caricature. Plus qu’un témoignage sur la difficulté de grandir entre deux cultures, le film, même s’il pâtit quelquefois d’une dramatisation excessive qu’on imputera à l’enthousiasme, est aussi l’histoire d’une emprise psychologique qui tient en haleine.

L’évaluation du woxx : XXX
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Art naïf
 : De la poésie 
au dessin… 
et retour


Les dessins de Gisèle Prassinos exposés à la galerie Simoncini sont autant de poèmes visuels qui font entrer images et textes en symbiose. Le surréalisme et l’humour ne sont jamais bien loin dans ces œuvres attachantes.

(Illustrations : CNL/fonds Gisèle Prassinos)

On connaît les liens étroits qu’entretient la galerie Simoncini avec la littérature en général et la poésie en particulier. Pas plus tard que l’année dernière, sous l’impulsion d’André Simoncini, lui-même poète, elle avait organisé une exposition qui combinait les textes de Pierre Joris et les œuvres plastiques de Nicole Peyrafitte. Quelques mois après, la voilà qui récidive en proposant de nombreux dessins originaux de Gisèle Prassinos, réalisés entre 2003 et 2006 alors que celle-ci était âgée de plus de 80 ans. mehr lesen / lire plus

Gary Ross : Ocean’s 8

Une version féminine de la série aux vols impossibles ? Bonne idée. Mais Gary Ross n’a pas le flair de Steven Soderbergh : le film tire trop sur la corde de l’opposition entre féminin et masculin et ne retient de la leçon des précédents que ces séquences où préparatifs et action se déroulent sur une musique entraînante. Un divertissement vite oublié, au mieux.

L’évaluation du woxx : X
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Juan Antonio Bayona : Jurassic World: Fallen Kingdom

La série s’enfonce dans le spectacle sans profondeur à grosses ficelles, multipliant les scènes censées effrayer, mais qui ne provoquent plus qu’une certaine lassitude. La fin fait vraiment peur… de retrouver une encore plus grosse débauche de moyens pour si peu de cinéma dans l’épisode qui, évidemment, suivra.

L’évaluation du woxx : O
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Musique classique
 : Récital éclectique

Les concerts du toujours dynamique centre culturel Altrimenti sont l’occasion de découvrir de jeunes talents, mais aussi de réécouter des musiciennes et musiciens émérites. Arrêt sur le prochain rendez-vous, avec la pianiste Kae Shiraki.

Ne vous fiez pas
aux apparences :
si Kae Shiraki cède parfois à la mode des photos promotionnelles,
elle n’en est pas moins une excellente pianiste. (Photo : kaeshiraki.com)

« New Classic Stage », c’est le nom du « festival permanent de musique classique » que propose le centre culturel Altrimenti, sous la direction artistique d’Albena Petrovic. Sous l’impulsion de la compositrice luxembourgeoise et du directeur Diego Lo Piccolo, la salle Rheinsheim s’est ainsi petit à petit transformée en un nouveau lieu incontournable de la scène musicale classique : tout au long de la saison, des concerts divers et variés se succèdent, souvent avec des instrumentistes du grand-duché et avec une forte prépondérance de récitals de piano. mehr lesen / lire plus

Mike Newell
 : Un peu sous l’épluchure


Pas aussi foisonnant et réussi narrativement que le livre dont il s’inspire, « The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society » parvient néanmoins à montrer plus qu’un simple film d’amour pour cinéphiles fleur bleue.

Pour être membre d’un cercle littéraire anglo-normand, il faut parfois faire quelques sacrifices culinaires.

Écrit par l’Américaine Mary Ann Shaffer et terminé par sa nièce Annie Barrows, « The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society » a connu un succès planétaire dès sa publication en 2008. Parmi les ingrédients qui ont fait prendre la sauce, il y a certes l’itinéraire d’une jeune autrice qui découvre ce qu’est le véritable amour grâce à un voyage initiatique sur fond historique d’occupation nazie, mais aussi une forme littéraire, le roman épistolaire, qui permet une narration dynamique et originale. mehr lesen / lire plus

Ken Scott : The Extraordinary Journey of the Fakir

Cet itinéraire d’un petit arnaqueur indien, à l’atmosphère poético-onirique, ne passe pas aussi bien sur grand écran qu’en livre. L’acteur Dhanush, véritable star du cinéma tamoul, n’est pas en cause : la réalisation est bien pâlotte, et seuls les moments chantés et dansés apportent le grain de folie attendu.

L’évaluation du woxx : X
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Asghar Farhadi : Todos lo saben

Asghar Farhadi pose sa caméra loin de l’Iran, dans la campagne espagnole. Tout en utilisant sa recette éprouvée de mise en scène à la fois naturaliste et virtuose, il propose un thriller au rythme contemplatif où brille toute la distribution, et pas seulement les stars bancables.

L’évaluation du woxx : XX
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Stéphane Brizé : Trop hyperréaliste


Après la parenthèse « Une vie », adaptée de Maupassant, Stéphane Brizé revient au film de société comme dans « La loi du marché ». Quasi-reportage, « En guerre » appuie là où le dialogue entre patronat et salariat – ou son absence – fait mal… au risque de lasser.

Presque seul dans son combat, Laurent Amédéo (Vincent Lindon) a pourtant bien l’intention d’aller jusqu’au bout.

Le film avait créé l’attente : après le Prix d’interprétation raflé par Vincent Lindon à Cannes en 2016, avec un sujet brûlant d’actualité et la présence à nouveau de l’acteur fétiche du cinéaste, il y avait tout pour susciter l’intérêt des cinéphiles au goût social prononcé. mehr lesen / lire plus

Chanson italienne : Giorgio Conte au Luxembourg

Avec Giorgio Conte, c’est un monument de la chanson italienne qui sortira sa guitare pour la première fois au grand-duché, le 22 mai à l’Arca de Bertrange.

Contrairement à son frère aîné, Paolo Conte, qui écume les grandes salles et les lieux prestigieux pour ses concerts, Giorgio Conte fait plutôt dans l’intimiste. Il préfère les petites salles et la proximité du public, qu’il rencontre volontiers après ses prestations et avec lequel il lui arrive de partager un bon plat de spaghettis. C’est donc tout naturellement qu’il se produira pour cette première apparition au Luxembourg dans un lieu certes parfaitement équipé, mais auquel on n’aurait pas forcément pensé pour un artiste de sa stature : l‘Arca de Bertrange. mehr lesen / lire plus

Peinture
 : Dans la vastitude


Au sein des grands espaces immaculés du nouveau centre culturel portugais Camões au Luxembourg, l’exposition « Superstition Wilderness » de Pedro Vaz prend ses aises tout en stimulant l’imagination face à des paysages léchés.

Quatre tableaux en tout et pour tout, auxquels s’ajoutent deux cartes de l’Institut d’études géologiques des États-Unis : un peu court pour une exposition. Il est dès lors difficile d’affirmer que celle-ci exige le déplacement à Merl, mais elle n’en reste pas moins d’un certain intérêt pour qui se trouverait dans les environs. En effet, le sujet des œuvres, leur réalisation et l’espace qui les accueille s’interconnectent pour former un tout plutôt réussi. mehr lesen / lire plus

Meghna Gulzar : Raazi

Au cœur de l’appareil de guerre pakistanais, une espionne indienne soutire des informations lors du troisième conflit entre les deux pays, qui a abouti à la création du Bangladesh. Sans flonflons bollywoodiens, le film exacerbe le sentiment national indien. Mais pour les cinéphiles qui veulent se coltiner à un autre cinéma, il a l’intérêt du dépaysement et d’un point de vue différent.

L’évaluation du woxx : XX
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Un concert Bach à saisir

Ce dimanche 13 mai, entre deux dates à Cologne et à Vienne, les English Baroque Soloists et le Monteverdi Choir feront étape à la Philharmonie. Un concert d’exception pourtant pas encore complet.

(Photos : monteverdi.co.uk)

Sous la direction de John Eliot Gardiner, l’ensemble orchestral britannique et son chœur associé proposeront un programme entièrement consacré à des cantates de Bach. Soigneusement choisies parmi celles composées pour diverses occasions religieuses (le cantor de Leipzig a aussi écrit de nombreuses cantates profanes), elles résonneront dans le grand auditorium de la Philharmonie dans le cadre d‘une longue tournée européenne tant dans des salles de concert que dans des églises. mehr lesen / lire plus

Fränz Hausemer : Schwaarze Mann – un Noir parmi nous

Où la petite histoire luxembourgeoise rencontre la grande histoire de la colonisation, à travers une chronique familiale agrémentée d’images d’archives. Les animations donnent une certaine prestance cinématographique à l’ensemble, qui certes est à voir sous l’angle « Luxemburgensia », mais qui tout de même dépasse le strict intérêt local.

L’évaluation du woxx : XX
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Le Goncourt de la poésie pour Anise Koltz

La poétesse luxembourgeoise reçoit aujourd’hui vendredi 4 mai le prix Goncourt de la poésie – Robert Sabatier pour l’ensemble de son œuvre.

(Photo : woxx)

Si la nouvelle aurait dû seulement être annoncée ce jour, voilà déjà deux semaines que « Le Jeudi » l’a révélée au Luxembourg. Il faut dire que l’Académie Goncourt a eu l’étrange idée de mettre à jour, dès la mi-avril au moins, la liste des lauréats sur son site, facilitant ainsi le travail de confirmation des rumeurs. S’est donc ensuivie une (modeste, tout de même) couverture médiatique grand-ducale où perçaient à la fois une certaine fierté nationale et une admiration probablement sincère. mehr lesen / lire plus

Samuel Maoz
 : Onirisme réaliste… 
ou vice-versa ?


Du huis clos d’un appartement cossu de Tel-Aviv à un poste frontière surréel en plein désert, « Foxtrot » sert un ambitieux message en déroulant une mécanique de réalisation précise. Par moments un peu trop précise, d’ailleurs…

Dans « Foxtrot », Lior Ashkenazi et Sarah Adler incarnent avec talent des parents israéliens abattus par la mort de leur fils militaire. (Photo : Sophie Dulac distribution)

La réception critique d’un film peut parfois réserver des télescopages surprenants. C’est notamment le cas pour « Foxtrot » : d’un côté, le long métrage franco-germano-israélien s’est attiré les foudres de la ministre israélienne de la Culture, Miri Regev, en raison de la mauvaise image supposée qu’il donne de Tsahal, l’armée israélienne ; d’un autre côté, bien des articles lui ont reproché un certain maniérisme formel. mehr lesen / lire plus